Attentats en Thaïlande: des suspects arrêtés, les motivations restent floues

sud de la ThaïlandeEn Thaïlande, la junte au pouvoir a annoncé qu’elle détenait 15 suspects après la série d’attentats à la bombe de la semaine dernière. Les militaires donnent peu de précision sur l’identité des suspects et leurs liens éventuels avec les attentats. Cette annonce intervient alors que les divergences entre les accusations lancées par la junte et l’enquête menée par la police deviennent plus prononcées.

Les 15 personnes ont été inculpées « d’associations de malfaiteurs » par la police et ont regagné leur cellule dans un camp militaire. Parmi ces accusés figurent un militant « chemise rouge », c’est-à-dire un opposant à la junte et partisan de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra. Jusqu’à présent, les militaires ont privilégié la piste politique : ils lient les attentats aux divisions entre partisans et opposants au régime militaire.

Mais la police et plusieurs experts sont eux catégoriques sur le fait que les attentats sont l’œuvre des séparatistes musulmans de l’extrême sud du pays. Ainsi, il y a deux jours, le chef-adjoint de la police s’est dit consterné par l’arrestation du militant « chemise rouge » sans autre preuve que le fait qu’il soit allé acheter de la nourriture dans un complexe commercial, centre qui a été ensuite victime d’un incendie.

Message des séparatistes ?

Selon plusieurs experts thaïlandais et étrangers, ces attentats sont un message des séparatistes musulmans visant à ce que la junte établisse de véritables négociations avec eux. Pour ces rebelles, cette campagne violente hors de leur bastion près de la frontière malaisienne est un changement radical de stratégie.

RFI

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