ATTM : A l’heure de la faillite

Malgré de multiples marchés de gré à gré dont elle a bénéficié, la société ATTM – filiale de la SNIM – étoufferait  sous le poids problèmes inextricables ATTà en en croire des sources dignes de foi. La faute, semble t-il, incombe à la mauvaise gestion et à la carence de son conseil d’administration. Pour l’année 2012, les pertes de l’ATTM  ont été chiffrées  à 12,5 milliards d’ouguiyas. Son chiffre d’affaires a  chuté de 3 milliards d’ouguiyas.

 

Et la SNIM a remboursé  pour le compte de l’ATTM quelques 13 milliards ouguiyas  dont 5 milliards ouguiyas  ont été versés à  la  Générale de Banque de Mauritanie  (GBM).

 

La route Kiffa-Tintane  (140km) dont l’achèvement était programmée pour  août 2012, demeure bloquée au kilomètre 70. Le retard dans sa construction risque de se prolonger jusqu’en 2015 avec un doublement,  si ce n’est un triplement  de son coût.  Ce sera également le cas de la route Kiffa-Kankossa dont la réalisation n’a pas dépassé les 10%. Les dépenses d’approvisionnement  évaluées à 500 millions d’ouguiyas,  risquent à leur tour  de doubler à cause de la surfacturation de fournisseurs gâtés appuyés par des personnes placées dans les hautes sphères de l’Etat.

 

Les signes de banqueroute sont nombreux. Citons, à titre d’exemple, le blocage des travaux sur le réseau d’assainissement de Nouadhibou, un grand retard dans les travaux de réalisation, en collaboration avec la SNIM, du projet du  Guelb 2, la fuite de nombreux ingénieurs et techniciens spécialisés et leur remplacement par des éléments incompétents  recrutés sur intervention d’hommes influents.

 

Tout dernièrement, l’ATTM a confié   la construction de la route Kiffa-Kankossa  à une société peu connue, dénommée NTBR, qui  a disparu aussitôt sans laisser de traces, détournant ainsi la somme de 150 millions d’ouguiyas  sans aucune justification.

Source : Taqadoumy

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