Au Mali, une paix incertaine dans un Nord fragmenté

4607272_3_471e_des-soldats-du-mouvement-national-de_1fe56260195f3910f62ebb6c64c4cd5eDix-huit mois sont trop courts pour établir un bilan. Mais déjà pointe le désenchantement. Elu avec une très large majorité, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), qui avait promis de rendre aux Maliens leur fierté bafouée par une crise sans précédent, est encore loin d’avoir rétabli l’autorité de l’Etat dans le nord du pays, chantier pourtant prioritaire de sa présidence.

L’accord de paix proposé il y a un mois par l’Algérie, prévoyant notamment une décentralisation plus poussée, n’a obtenu que le paraphe de Bamako et de milices alliées. La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui réunit des groupes armés rebelles issus principalement de communautés touareg et arabes du nord du Mali, n’est pas sortie du processus de paix mais refuse de signer un document qui enterre ses projets d’autonomie.

A force de tractations, les médiateurs internationaux arracheront peut-être la décision qu’ils attendent mais des observateurs redoutent déjà d’interminables querelles d’interprétations lors de la mise en application de l’accord. « Le problème est qu’il n’y a aucune confiance entre les parties », confie un diplomate.

Dans ce contexte, les derniers mouvements observés autour de Kidal, le bastion des insurgés, laissent craindre une reprise des hostilités. « Chacun renforce ses positions », constate un notable de la région. Le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) − une milice soutenue par l’armée malienne, dont l’un des principaux responsables reçoit dans des locaux officiels − a, selon cette source, installé cinq nouveaux barrages…

Source: Le monde Afrique

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