Au Togo, la réélection contestée de Faure Gnassingbé

4625020_3_2c01_faure-gnassingbe-le-28-avril-2015-a-lome_c534e6c79a4e41c37823cfbd64b4efa3De longues journées d’atermoiements rompues par quelques brusques empoignades entre représentants du pouvoir et de l’opposition au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avaient fait naître le doute sur un éventuel enlisement du processus électoral, trois jours après l’élection présidentielle du 25 avril. Mardi en début de soirée, le rythme s’est brutalement accéléré, voire précipité, ce qui pourrait bien accroître le mécontentement d’une opposition prompte à déplacer le débat politique dans la rue.

À la surprise quasi générale, la CENI a en effet subitement annoncé les résultats provisoires – avant les éventuels recours en contestation devant la Cour constitutionnelle – de la présidentielle sanctionnant la très large victoire du président sortant Faure Gnassingbé (58,75 %), au pouvoir depuis 2005, devant Jean-Pierre Fabre (34,95 %), le candidat de la coalition d’opposition CAP 2015 (Combat pour l’alternance politique en 2015).

Certes, le temps était compté avant l’expiration, vendredi soir, du délai imparti à la CENI pour compiler les résultats des 42 commissions régionales (CELI). Le problème est que la commission électorale était progressivement sortie de son rôle. D’organe de centralisation des résultats elle avait progressivement mué en chambre de contestation – mission qui revient à la Cour constitutionnelle –, noyée sous le flot récriminatoire des représentants du CAP 2015. Les travaux n’avançaient guère plus….

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Source: lemonde.fr

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