Cameroun : la crise anglophone ne faiblit pas

Lundi 10 avril, le bâtonnier de l’Ordre des avocats au barreau du Cameroun a appelé à une levée de la grève des avocats anglophones. Une invitation qui n’a pas fait l’unanimité. Ce mouvement de protestation, lancé en octobre, est à l’origine de la crise que traversent actuellement les régions anglophones du pays.Le 10 avril, Maître Jackson Ngnie Kamga, bâtonnier de l’Ordre des avocats au barreau du Cameroun, a annoncé l’arrêt de la grève des avocats anglophones et la reprise des activités pour le 2 mai. Cette déclaration survient quelques semaines après l’annonce de mesures prises par le gouvernement, fin mars, en vue de satisfaire les grévistes. Une partie d’entre eux a salué les avancées réalisées par le pouvoir central, mais le communiqué du bâtonnier ne satisfait pas tous les protagonistes.

D’après le site d’informations en ligne Koaci, Eyambe Elias Ebai, président de l’association des avocats de la Meme (Sud-Ouest) et Harmony Bobga, chef de file des avocats du Nord-Ouest, ont signé un communiqué dans lequel ils rejettent l’appel du bâtonnier à stopper le mouvement.

Nous sommes prêts à travailler, mais il faut que nos collègues soient libérés

Selon eux, ce dernier n’a pas « compétence pour appeler à la fin d’une grève dont il n’est pas l’initiateur ». Pour Ruth Leyuga, avocate du Sud-Ouest, les conditions pour un retour à la normale ne sont pas réunies à l’heure actuelle. « Nous sommes prêts à travailler, mais il faut que nos collègues soient libérés, explique-t-elle à Jeune Afrique. Nous n’avons pas Internet, nous sommes coupés du monde, beaucoup de choses ne vont pas. » Ruth Leyuga est membre de la  Fako Lawyers Association (Fakla) dont le président, Felix Nkongho Agbor Balla, a été arrêté le 17 janvier.

La longueur de la grève et la réticence de certains acteurs à reprendre le travail mettent en exergue les tensions qui subsistent entre les anglophones et Yaoundé. Retour en trois dates-clés sur un conflit qui dure depuis six mois :

  • 11 octobre 2016 : les avocats, fer de lance de la contestation   

Le 11 octobre 2016, les avocats anglophones, présents dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun, lancent le mouvement de contestation en entamant une grève.

Les hommes en robe des deux régions regrettent l’absence du droit anglais dans le système judiciaire camerounais. Ils rejettent le code civil francophone et militent pour une reconnaissance de la Common Law dans les juridictions de leurs régions.

  • 21 novembre 2016 : le conflit se généralise

Le 21 novembre, les enseignants, qui dénoncent notamment la « francophonisation du système anglo-saxon d’éducation au Cameroun », se mettent à leur tour en grève. Bamenda, capitale de la région du Nord-Ouest, devient le foyer de la contestation. Le conflit prend de l’ampleur. Miné par le chômage, le Cameroun anglophone se sent abandonné par le pouvoir central et exige du gouvernement davantage d’implication.

Progressivement, des velléités fédéralistes se greffent aux revendications sociales ; des voix s’élèvent en faveur d’une partition du Cameroun. Dans la rue, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre se multiplient.  Des négociations sont entamées par le pouvoir mais Yaoundé procède également à de nombreuses arrestations. Parmi les interpellés, on trouve notamment des avocats, comme Maître Felix Nkongho Agbor Balla.

  • 17 janvier 2017 : #Bringbackourinternet

Le Cameroun s’enfonce un peu plus dans la crise le 17 janvier, lorsque le gouvernement décide de priver le Nord-Ouest et le Sud-Ouest d’internet. Sur place, les conséquences se font très vite sentir. Sans internet, Buéa, baptisée la « Silicon Mountain » en raison du nombre importants de start-up qu’elle accueille, est fortement pénalisée. Plus globalement, l’ONG Internet sans frontières estime qu’en 60 jours, la coupure a fait perdre 2,69 millions d’euros à l’économie camerounaise.

Sur Twitter, le hashtag #Bringbackourintern et est utilisé par les internautes en réaction à la coupure opérée par le pouvoir central. Deux mois après, la campagne se poursuit sur les réseaux sociaux, le Cameroun anglophone étant toujours en pénurie de réseau. Une situation qui préoccupe à l’international. Le 13 avril, François Louncény Fall, représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale, a appelé les autorités camerounaises à résoudre cette crise au plus vite

 

Source: Jeuneafrique

Karim Wade au Sénégal avant…

Karim Wade est annoncé à Dakar le 12 mai prochain. On sera à un peu plus de deux semaines de la fin des dépôts des listes pour les législatives de juillet prochain (26 au 30 mai). Quinze jours plus tard, informe un proche des Wade, son père débarquera à son tour dans la capitale où il compte effectuer la grande prière de la Korité, précisément à la mosquée Massalikoul Djinane.

D’après nos informations, Karim Wade entend s’impliquer personnellement dans les derniers réglages pour une liste unique de l’opposition.

Quid du «Protocole de Doha» ? Nos sources indiquent qu’il n’existe aucun accord écrit, que tout était verbal. Et sur ce plan, jurent nos interlocuteurs, l’ancien ministre d’État a respecté son engagement. Il devait, une fois gracié, s’éloigner momentanément du Sénégal pour éviter des rassemblements susceptibles de troubler l’ordre public. Ce qu’il a fait depuis sa libération au mois de juin 2016.

 

Source: Seneweb

Un réseau de trafic d’êtres humains démantelé entre Dakar et l’Espagne

Libération révèle que la Division des investigations criminelles (DIC) a mis fin à un trafic d’êtres humains actif depuis cinq ans à partir du Sénégal. Deux agents de l’aéroport impliqués dans ce réseau qui a des ramifications au Maroc et en Espagne ont été interceptés et interrogés sous le régime de la garde à vue.

Il aura fallu le témoignage d’un rescapé pour que la Division des investigations criminelles (DIC) mette fin aux agissements d’un réseau international actif dans le trafic d’êtres humains.

Deux de ses membres, A. Seck et P. N. Padame, tous les deux agents à l’aéroport Léopold Sédar Senghor ont été interceptés pour interrogatoire sous le régime de la garde à vue dans les locaux de la DIC sis à la Rue Carde (Dakar).

En effet, les candidats au voyage versaient aux membres du réseau la somme de deux millions de FCFA pour espérer rejoindre l’Espagne. C’est ainsi que du Sénégal ils embarquaient dans un avion pour le Maroc avant d’être mis dans des zodiaques pour la traversée en direction de l’Espagne. Mais le dernier « voyage » a été une tragédie. Selon les informations de Libération, le zodiaque transportant 43 candidats au voyage de diverses nationalités a chaviré. 3 Sénégalais sont morts sur le coup dont le nommé A. Dicko. C’est d’ailleurs le père de ce dernier qui a alerté les enquêteurs qui ont pu retrouver, sur ses indications, un des rescapés du drame qui a leur conté sa mésaventure avant de donner le nom des deux membres du réseau qui sont sous le coup d’une procédure pour association de malfaiteurs, trafic d’êtres humains  et homicide involontaire. A noter que le réseau était actif  depuis cinq ans.

 

Source: Seneweb

Relocalisation de demandeurs d’asile dans l’UE: point d’étape de la Commission

La Commission européenne a fait le point sur les relocalisations des demandeurs d’asile depuis le début du plan de l’UE de 2015. La relocalisation consiste à transférer de ces personnes d’Italie ou de Grèce, deux pays débordés par le phénomène, vers d’autres Etats membres. Une politique plus ou moins appliquée selon les pays. Le commissaire européen chargé des Migrations a donc rappelé qu’il était temps de tenir les engagements.

Quelque 16 300 demandeurs d’asile arrivés en Grèce et en Italie ont été répartis dans d’autres pays de l’Union européenne depuis fin 2015. Le plan européen a été appliqué au ralenti par les pays de l’UE. La Hongrie et la Pologne refusent même de participer à ce programme.

« Il est temps à présent que les Etats membres tiennent leurs engagements et intensifient leurs efforts », a déclaré le commissaire européen chargé des Migrations. Pointés du doigt par la Commission : la Bulgarie, la Croatie et la Slovaquie, qui n’ont respecté que de manière « très limitée » les quotas d’accueil.

Seuls deux Etats parfaitement exemplaires dans les Vingt-Sept

L’exécutif européen a menacé les pays qui ne suivent pas ces obligations de procédures d’infraction. Mais le commissaire n’a pas précisé à quel moment il prendrait cette décision. Parmi les bons élèves : le Luxembourg, le Portugal, qui font des progrès constants dans cet accueil.

Seuls deux Etats membres, Malte et la Finlande, auront accueilli le nombre de demandeurs d’asile demandé par l’Union d’ici septembre. En Grèce, il reste environ 14 000 personnes souhaitant une relocalisation. Elles sont 3 500 en Italie.

 

Source: Rfi

Afrique du Sud : Jacob Zuma et les racistes

Les protestations anti-Zuma se poursuivent à travers tout le pays, comme hier à Pretoria la capitale. Attaqué de toutes parts, le président a brandi l’étendard du racisme. Drôle d’argument pour le chef de l’État qui avait déclaré en janvier 2016 : “Nous avons vaincu le racisme, notre société est une nation arc-en-ciel et non raciale.”

« Les marches de la semaine dernière ont démontré que le racisme est bien réel et qu’il existe dans notre pays. » Cette déclaration de Jacob Zuma qui datent du 10 avril dernier, a été prononcée pendant la célébration des vingt-quatre ans de la mort de Chris Hani, militant communiste et anti-apartheid. C’est la première fois dans l’histoire politique récente du pays qu’un leader brandit les sirènes de la haine raciale pour expliquer la colère d’une population à son égard, même si les tensions ont toujours existé.

Face à un parterre de sympathisants vêtus aux couleurs de l’ANC, le président sud-africain a choisi le bon endroit pour enfin s’exprimer sur les manifestations de masse qui secouent le pays depuis plus d’une semaine. Sous les applaudissements, ce dernier n’a pas manqué de fustiger des « Blancs qui brandissent des pancartes comme par le passé et qui représentaient les Noirs comme des babouins ou des sous-hommes ».

Si des affiches de Zuma campé en Lucifer ou Adolf Hitler ont bien été aperçues le 7 avril dernier à Pretoria, les représentations simiesques ou dégradantes dont parle Zuma ne figuraient pas dans les récentes manifestations.

Une instrumentalisation des vieux démons de l’Afrique du Sud

Dans un entretien accordé à une chaîne de télévision locale, Gwen Ngwenya, de l’Institut des relations entre les races, a exprimé ses inquiétudes quant à « l’instrumentalisation raciale de ces manifestations qui ne concernent pas que les Blancs et la classe moyenne », rappelant que les Sud-Africains pauvres et habitants des townships prennent également part à la vague de mobilisation anti-Zuma. Elle ajoute que cet argument est « une porte de sortie pour le président », sachant que la question du racisme est extrêmement sensible dans une Afrique du Sud toujours en proie à ses démons.

Pour Thulasizwe Simelane , journaliste politique à la chaine eNCA, les arguments du chef de l’État sont contradictoires et expriment « un changement radical dans sa vision du racisme en Afrique du Sud ». En effet, dans un tweet posté il y a deux jours, Simelane évoque son entretien télévisé avec Zuma en janvier 2016, où le leader désormais controversé se réjouissait d’une Afrique du Sud débarrassée de ce fléau.

Hier, Jacob Zuma a fêté ses 75 ans et des dizaines de milliers de personnes ont à nouveau défilé dans les rues de la capitale pour demander sa démission. Parmi les organisateurs de ce « jour national d’action » se trouvait bien sûr Julius Malema, le leader du parti EFF (les combattants pour la liberté économique), qui a déclaré devant la foule : « Si refuser Zuma est raciste, et bien nous sommes racistes ».

 

Source: Jeuneafrique

Les habitants de la localité d’Imal lancent un SOS aux autorités contre les voleurs

Elhourriya a reçu une plainte des habitants de la localité d’Imal, non loin du regroupement de Termessa, dans la wilaya du Hodh Gharbi, dans laquelle ils se plaignent de  bandes de voleurs qui s’emparent de leur bétail, et demandent une intervention rapide des autorités ;

La localité qui se situe au nord de la moughataa de Timbedra, près du regroupement de Termessa, dit espérer une intervention

rapide des autorités pour faire cesser ces vols commis par des groupes dont les habitants disent ne  rien connaître. Selon le communiqué, la gendarmerie de Timbedra aurait déjà été alertée contre ces exactions mais devant la répétition de ces faits, les populations déclarent porté maintenant leur plainte devant les plus hautes autorités nationales espérant qu’une mesure d’urgence sera prise pour faire cesser ces agissements qui leur portent un énorme préjudice, selon les termes du communiqué.

Pour la communauté : Sidi Mohamed Ould Mohamed Khattry

 

Elhourriya

Onze matches du week-end : Manchester et le Real ont bien répété

Manchester United et le Real Madrid ont bien préparé leurs retrouvailles mardi en huitième de finale retour de la Ligue des champions en s’imposant en championnat. Phénomène inverse pour le PSG, battu avant d’affronter Valence mercredi pour une place en quart de finale de la C1. Nos onze matches du week-end.

REAL MADRID – FC BARCELONE : 2-1
Liga – 26e journée

Deuxième victoire dans la même semaine pour le Real contre le Barça. Plus qu’un succès qui ne devrait pas changer grand-chose en Liga, c’est le niveau de la formation surprise alignée par Mourinho qui a bluffé. Et un homme plus particulièrement : Alvaro Morata. Pour son premier Clasico en tant que titulaire, le jeune canterano a été l’un des meilleurs sur la pelouse, délivrant un véritable caviar sur le but de Karim Benzema. C’est peut-être une sérieuse alternative pour Mourinho, au moment où le Français et Higuain sont en méforme.

CATANE – INTER MILAN : 2-3
Serie A – 27e journée

Privé de Diego Milito jusqu’à la fin de la saison, l’Inter sait qu’elle peut compter sur Rodrigo Palacio, recruté pour plus de dix millions d’euros l’été dernier. Alors que les Nerazzurri étaient menés (2-0) à la pause, l’Argentin est entré en jeu à la place de Tommaso Rocchi, muet cette saison. Il a d’abord été passeur décisif pour Ricky Alvarez dès la 52e minute, puis double buteur dans la dernière demi-heure. A la 70e minute et dans le temps additionnel. L’ancien du Genoa totalise désormais neuf buts, soit autant que Milito. Et se profile jeudi le retour de la Ligue Europa, où il en est à sept réalisations en huit rencontres. Tottenham est prévenu.

NAPLES – JUVENTUS : 1-1
Serie A – 27e journée

Il y avait une atmosphère de fin des années 80 à San Paolo vendredi soir, où 60.000 personnes s’étaient réunies pour assister au choc au sommet de la Serie A entre Naples et la Juventus. Mais cela n’a pas suffi pour le Napoli, tenu en échec par une solide Juve (1-1) et dont les espoirs de remporter le titre au nez et à la barbe de la Vieille Dame ont pris du plomb dans l’aile. Six points séparent toujours les deux clubs.

AS ROMA – GENOA : 3-1
Serie A – 27e journée

A Rome, c’est le carrefour des générations. D’un côté, Francesco Totti, 36 ans, auteur sur penalty de son 225e but dans le championnat italien face au Genoa (3-1), ce qui lui permet de rejoindre Gunnar Nordahl au deuxième rang des meilleurs buteurs de l’histoire de la Serie A. De l’autre, Alessio Romagnoli, 18 ans, en larmes après avoir inscrit son premier but en pro pour redonner l’avantage aux Giallorossi dans cette rencontre. Il n’était même pas né quand Totti ouvrait son compteur en Serie A. Tous deux élevés au sein de la Louve, ils ont aussi en commun d’avoir contribuer à replacer la Roma à la septième place du classement.

WIGAN – LIVERPOOL : 0-4
Premier League – 28e journée

Liverpool confirme son regain de forme (septième au classement). L’équipe coachée par Brendan Rodgers a fait un carton sur la pelouse de Wigan (0-4). L’inévitable Luis Suarez a encore crevé l’écran en inscrivant un triplé, pour un total de six buts lors des trois dernières sorties des Reds. L’Uruguayen est désormais en tête du classement des buteurs du championnat avec 21 réalisations. Il est aussi devenu le troisième joueur de Liverpool à dépasser la barre des 20 buts en une saison en Premier League après Robbie Fowler (1994/95 et 1995/96) et Fernando Torres (2007/08).

TOTTENHAM – ARSENAL : 2-1
Premier League – 28e journée

Deux minutes. Il aura suffi de deux petites minutes d’inattention à la défense d’Arsenal pour sombrer contre Tottenham. Un trou d’air incompréhensible qui a permis aux Spurs de prendre la troisième place de Premier League et surtout de reléguer leur meilleur ennemi à sept points de la Ligue des champions. Cette victoire acquise grâce à deux réalisations de Bale (37e) et Lennon (39e), revêt également une symbolique particulière pour Andre Villas-Boas. En remportant ce 157e derby de l’histoire, le coach portugais a atteint la barre des cents points glanés en championnat d’Angleterre.

MANCHESTER UNITED – NORWICH : 4-0
Premier League – 28e journée

Pour Sir Alex Ferguson, Shinji Kagawa a besoin d’une saison pour s’adapter à la Premier League avant d’être à son sommet. Ça promet… Et ce n’est pas Norwich qui dira le contraire. Le Japonais de 23 ans, débarqué cet été de Dortmund, s’est offert un triplé face aux Canaries samedi (4-0). « C’est un très bon finisseur. Sa blessure en novembre l’a un peu freiné mais il revient petit à petit et je pense qu’il sera très bon la saison prochaine », prédit Sir Alex sur le site du club. On vous le dit, ça promet… En attendant, les Red Devils prennent 15 points d’avance sur leur voisin City, qui se déplace lundi à Aston Villa.

HOFFENHEIM – BAYERN MUNICH : 0-1
Bundesliga – 24e journée

C’était un beau dimanche pour Franck Ribéry. Contre Hoffenheim (0-1), le Bayern Munich a signé sa 20e victoire de la saison en Bundesliga pour reprendre 17 longueurs d’avance sur Dortmund. Et le Français y est pour beaucoup. De retour de suspension après avoir manqué le choc face à Dortmund en Coupe d’Allemagne, l’ancien Marseillais n’a pas compté ses efforts. Il a été récompensé en signant la passe décisive sur l’unique but du match de Mario Gomez. Pour la 100e fois en 148 matches de Bundesliga, il est décisif avec le Bayern. Il en est maintenant à 48 buts et 52 passes décisives en championnat…

MARSEILLE – TROYES : 2-1
Ligue 1 – 27e journée

Marseille – Troyes, ou le véritable remake footballistique du fameux court-métrage des frères Lumière. Dans le rôle de l’arrosé, l’ESTAC. Dans celui de l’arroseur, l’OM. Souvenez-vous… Le 21 octobre dernier, pour la neuvième journée de Ligue 1, les Troyens dominent Marseille grâce à un but de Nivet inscrit à la 89e minute de jeu. Hier, au matin, Elie Baup n’avait toujours pas digéré. « J’ai encore le match aller à Troyes en travers de la gorge », déclare l’entraîneur phocéen. Quelques heures plus tard, les siens s’imposent (2-1), sur le fil, grâce à deux buts, de Nkoulou (avec la complicité de Jarjat) et Gignac. Buts inscrits aux 81e et 82e minutes… Plus de quatre mois après, l’OM tient sa revanche. Sur la Canebière, la vengeance est un plat qui se mange froid.

REIMS – PSG : 1-0
Ligue 1 – 27e journée

Non, non, ce n’est pas un problème de suffisance ou une mauvaise approche de ce match « moins glamour ». Selon Leonardo, si le PSG a perdu contre Reims (1-0), c’est parce que l’équipe parisienne possède une équipe « plus faite pour l’Europe que pour la L1 ». Les Parisiens ont pourtant donné l’impression de ne pas réussir à se sublimer face à une équipe luttant pour le maintien, comme face à Sochaux (3-2). Ou d’avoir la tête ailleurs à quelques jours de son choc contre Valence en Ligue des champions. Après Saint-Etienne (1-2), Rennes (1-2) ou encore Nice (2-1), le PSG s’incline d’ailleurs une nouvelle fois quelques jours avant un match de C1. Pour Leonardo, c’est « normal ». Après la sortie de Leo, le PSG n’aura en tout cas pas droit à l’erreur mercredi à domicile contre Valence.

SAINT-ETIENNE – NICE : 4-0
Ligue 1 – 27e journée

« J’aurais préféré perdre le match plutôt que Jérémy. » Les propos sont signés Christophe Galtier, l’entraîneur de Saint-Etienne, après une brillante victoire (4-0) sur un concurrent à l’Europe, Nice, qui permet aux Verts de s’emparer de la quatrième au classement de la L1, à deux points du podium. Ce succès, les Stéphanois ne l’ont en effet pas savouré. Au cours de la rencontre, leur milieu de terrain Jérémy Clément a été victime d’une fracture ouverte de la cheville sur un tacle du Niçois Valentin Eysseric. Une image effroyable à côté de laquelle la victoire, si brillante soit-elle, ne pèse pas grand-chose.


Eaux usées en Afrique La solution miracle

 L’Afrique possède la couverture d’infrastructures pour l’eau et l’assainissement la plus faible au monde.

 

Pour Valérie Issumo, directrice de Prana Sustainable Water, la solution passe par un marché à terme des eaux usées. Focus.
En 2010, 39% de la population d’Afrique Sub-Saharienne n’avait pas l’accès à l’eau potable et 70% n’avait pas l’accès à l’assainissement. Il faut malheureusement ajouter à ces chiffres officiels le mauvais fonctionnement des réseaux existants. Dans certains quartiers de Kinshasa, il y a des conduites d’eau, mais la distribution de l’eau n’y existe plus depuis de nombreuses années et les solutions de livraison par citerne ou par achat à certaines bornes mènent à la situation ironique que les Africains paient l’eau dans certains pays jusqu’à 300 fois plus cher que les habitants de l’Europe qui ont des revenus plus élevés. Le secteur de l’eau africain souffre de la variabilité hydro-climatique, d’un stockage inapproprié, d’une demande croissante et d’un manque de coopération transfrontalière. Les risques liés à l’eau peuvent être la sécheresse, les inondations et si ce n’est pas les volumes d’eau disponibles qui font souci, les eaux usées non traitées peuvent contaminer les sols, les nappes phréatiques, les sources, les rivières…

En effet, s’il est relativement facile de permettre l’accès à l’eau, ceci n’est pas vrai pour réparer les dégâts des eaux non assainies. Ces dernières sont toxiques par exemple dans les zones aurifères où l’utilisation du mercure pour amalgamer l’or se fait en dépit des règles de protection pour la santé et pour l’environnement. L’exposition au mercure peut se faire par exemple à travers la consommation de poisson. Seuls quelques pays sont en passe d’atteindre leurs Objectifs du Millénaire pour le développement (réduction de moitié du manque d’accès à l’eau potable et assainissement) malgré que des millions d’euros aient été investis dans des installations principalement pour pomper de l’eau de puits. En Afrique, 40 à 60% de ces points d’eau ont manqué de maintenance et ceci déplaît aux investisseurs. Il manque donc des modèles attractifs de gestion.

Plus de 2,6 milliards de personnes vivent sans accès à l’assainissement et les victimes ne sont pas seulement dans les pays du Sud où même à proximité de fleuves ou sources d’eau, des personnes meurent de cholera ou d’autres maladies liées à l’eau. Dans les pays du Nord aussi, des personnes deviennent malades ou meurent à cause de traitements insuffisants des eaux usées contenant trop souvent des micropolluants nocifs.

Depuis le sommet Rio+20 en juin 2013, il a été acté que les Millenium Dev Goals (MDGs) qui expirent en 2015 seront remplacés par les Objectifs du Développement Durable (Sustainable Development Goals).

L’urgence de gérer l’urgence

Prana Sustainable Water n’a pas attendu juin 2013 ou les ODD pour une solution alliant les interdépendances entre l’eau et la nourriture, l’eau et l’énergie, les coûts sociaux et environnementaux cependant comme disait John Maynard Keynes «la difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, c’est d’échapper aux idées anciennes».

Les actions de Prana Sustainable Water ont pour objectif les eaux usées ne contaminent pas les réserves disponibles et que cette menace devienne une opportunité pour la bonne gouvernance de l’eau à travers la «commoditisation» des eaux usées traitées. Les besoins financiers et les investissements nécessaires pour les infrastructures d’eau sont chiffrés par la Deutsche Bank pour le monde entre 400 et 500 milliards d’euro par an durant les 20 prochaines années. Les dettes et déficits publics actuels dictent d’explorer d’autres approches en dehors de la finance traditionnelle. Aussi, il faut constater que la majorité des infrastructures d’eau existantes ne sont pas efficaces et sont obsolètes.

Plusieurs études sérieuses montrent que d’ici 2030, la demande globale d’eau excèdera de 40% l’offre de distribution. Paradoxalement, seules 20% des eaux usées sont assainies dans le monde (UNEP). Les eaux usées non traitées sont une arme de destruction massive mettant en danger notre santé, notre planète et notre économie. Les actions de Prana Sustainable Water sàrl ont pour objectif les eaux usées ne contaminent pas les réserves disponibles et que cette menace devienne une opportunité pour la bonne gouvernance de l’eau. Le retard africain est néanmoins une opportunité pour ne pas devoir utiliser et amortir des technologies qui sont bien moins efficaces que les nouvelles. Grace aux nouvelles technologies, les effluents deviennent une matière première importante pour la distribution d’eau recyclée, d’énergie, pour l’extractions de phosphore (par exemple pour les lampes led ou engrais), ou production de polymères, …etc…Il est aujourd’hui moins couteux et plus facile de décentraliser les services et utiliser des technologies nouvelles d’assainissement en énergie positive permettant de régler simultanément les problèmes d’eau, de certains déchets solides organiques et d’énergie.

Les eaux usées traitées peuvent partiellement être stockées pour produire de l’énergie (gravité, turbines …) Si les effluents sont récoltés par qualité, il est en effet plus facile de générer de l’énergie par exemple avec des eaux usées auxquelles des déchets solides organiques peuvent être ajouté. Aussi, l’épuration des eaux usées partiellement par des algues permet d’extraire du biocarburant des algues qui produisent parfois 100 fois plus de biofuels que le soja sur la même surface.

Les marchés à terme permettent de vendre et d’acheter des denrées avant leur productions. Si actuellement les cours et prix des commodities augmentent avec des conséquences négatives sur les marchés et donc des pertes d’emplois, ne serait-il pas préférable de valoriser l’eau traitées sur un marché à terme tenant compte des offres et demandes mondiales plutôt que laisser ces eaux usées contaminer les ressources ?

Un élément commun des denrées cotées en Bourse telles que le cuivre, le mais, le jus d’orange, café, sucre … est l’eau. Ces denrées ont donc une empreinte en eau (www.water footprint.org) à corréler avec les demandes et offres des commodities. La Bourse éthique de l’eau conçue par Prana Sustainable Water permettra de transformer les eaux usées non traitées en une denrée cotable en Bourse lorsqu’elle est traitée selon les standards de l’ISO. Ceci aide à relier et corréler les engagements pour des denrées cotées parfois 4 à 5 ans avant leur production avec le besoin massif de réduire les conséquences des eaux usées non traitées mais aussi avec le besoin de sécurité d’approvisionnement.

A travers la Bourse (plateforme d’échanges) éthique de l’eau, l’eau assainie devient une denrée fongible (et le sous-jacent de tout produit/service) représentée par des contrats à terme d’eau («Ethical Water Titles©») pour faciliter les échanges entre ceux qui sont en excès ou en déficit d’eau recyclée livrable près des stations d’épuration décentralisées. Les contrats à terme des eaux traitées sont nécessaires pour la couverture (hedging) de risques des stress hydriques, dégâts des eaux, inondations, pollutions et leurs conséquences telles que la volatilité des cours de produits, l’impact social, le climat d’investissement …etc…

Les livraisons physiques des titres éthiques d’eau recyclée doivent être locales près des centrales d’épuration décentralisées même si elles peuvent se rapporter à des biens négociés à l’international à travers l’empreinte en eau de ces produits/services (par exemple corrélation avec les échéances/maturités sur les marchés à terme pour le coton, sucre, cuivre…etc…). Le négoce international exporte/importe virtuellement des ressources en eau à travers le principe de l’empreinte en eau (www.waterfootprint.org). Par exemple, 1kg de coton nécessite en moyenne 10 000 litres d’eau dont une partie peut venir des eaux usées après traitement (selon les normes ISO 24512). Le coton est une culture de rente au Togo, si on prend le prix maximum de 1 USD/m3 pour l’eau recyclée d’effluents domestiques et seulement 1% des empreintes en eau pour la production de 70 000 tonnes de coton permettrait de lever annuellement environ 7 millions de USD pour des stations d’épuration décentralisées (amortissables en 3 ans) et donner l’accès à approximativement 479 500 habitants. Dans cet exemple, vous pouvez constater l’accès à la dignité à travers l’accès à l’assainissement.

Les acheteurs et les vendeurs de titres éthiques

Les acheteurs de titres éthiques en eau peuvent couvrir tout ou partie de leurs besoins d’approvisionnement en eau (et énergie) et/ou minimiser les risques liés aux eaux usées non traitées ou manque d’eau. Les engagements d’achats des Ethical Water Titles© permettront au secteur financier d’avoir des garanties supplémentaires pour les lignes de crédit correspondantes (par exemple pour contrer les défauts de livraison des denrées correspondantes). Acheter une partie de l’empreinte en eau nécessaire à la production de denrées pour abaisser la dépendance aux aléas des marchés relève aussi d’une gestion saine. Par exemple, un trader a besoin de réduire les risques de défaut de livraison, un organisme financier peut conditionner l’octroi de sa ligne de crédit au trader à l’achat de contrats à termes d’eau traitée pour réduire l’exposition des risques de non paiement. Les acheteurs de titres éthiques peuvent aussi être des banques de développement soucieuses de permettre l’efficacité et la solvabilité d’un réseau d’assainissement.

Les vendeurs des Ethical Water Titles initiaux sont principalement des sociétés actives dans l’assainissement en quête de marchés solvables. Ils s’engagent à utiliser des technologies de traitement des eaux usées en énergie positive (traiter les effluents et générer du biogaz avec les résidus solides), et à mettre en place des réserves d’eau traitée permettant de valoriser aussi le stockage de l’eau traitée (par exemple à travers des swaps de contrats à terme pour l’énergie ou les crédits carbones). Ces vendeurs de contrats à terme d’eau peuvent aussi, à travers les services financiers adéquats, mettre à disposition des microcrédits pour équiper les maisons pour récolter les eaux de pluies et être connectées aux stations d’épurations décentralisées : les remBoursements seront au prorata des volumes et qualités de ressources (effluents) injectées dans le réseau.

Si 15 à 25% des transactions du commerce mondial transitent via les institutions financières en Suisse sans qu’il y ait systématiquement un contrôle de la source des empreintes en eau des produits ou services concernés, le secteur financier ne rassure pas les investisseurs qui veulent abaisser le risque des portefeuilles qui passe nécessairement par une gestion des risques sous-jacents qui sont mis actuellement en danger par les enjeux liés à l’eau. Les banques intéressées par la solution de marché à terme des effluents traités verront les investissements et les transactions grimper si elles proposent de couvrir le risque «eau» par l’achat ou vente de titres éthiques d’eau traitées.

Les investisseurs ou les responsables de lignes de crédit choisiront de financer les empreintes en eau qui reviennent les moins chères: le marché régulera ainsi la logique de production où cela fait du sens. Il y a des eaux usées non traitées par exemple moins chères que les eaux pompées des nappes, traitement des eaux usées selon les technologies sélectionnées génératrices d’énergie, les produits ayant un marché garanti et/ou avec une forte valeur ajoutée. Ceci est donc positif pour un usage efficient de l’eau et pour réduire les coûts de production.

Ce marché peut aussi régler le problème de valorisation et du prix de l’eau menant aux gaspillages et/ou manque à gagner pour les pays/entreprises concernés. Le modèle de prix transparent des contrats à terme d’eau est d’abord calculé sur la base des contraintes locales telles que l’eau traitée qui doit retourner dans la nature selon l’indice d’exploitation des ressources. Les smart-meters permettent non seulement de mesurer et d’arrêter les flux quantitatifs mais aussi d’encourager les utilisateurs responsables ne faisant pas recours aux solvants ou produits chimiques difficiles à traiter.

Les prix minimaux des cours sont calculés par le logiciel en fonction des technologies, des qualités des eaux usées et d’autres contraintes locales mais également en fonction des besoins élémentaires des personnes qui vendent leurs eaux usées au vendeur d’eau traitée devenue denrée cotée sur le marché à terme de l’eau. La tarification peut être progressive en fonction des volumes et recouvrement par cartes prépayées (comme pour les communications de téléphones portables).

LesAfriques


Nouveaux affrontements meurtriers à Port-Saïd, deux policiers tués

La décision du ministère de l’Intérieur de déplacer à l’extérieur de la ville 39 détenus accusés des violences qui ont fait 74 morts l’an dernier lors d’un match de football a provoqué une nouvelle flambée de violences à Port-Saïd.

Quatre personnes, dont deux policiers, ont été tuées dans des violences nocturnes à Port-Saïd (nord-est) entre des habitants et les forces de l’ordre, a indiqué lundi le ministère de l’Intérieur.

Des inconnus ont tiré « de manière aléatoire » aux abords d’un commissariat, tuant deux membres de la police anti-émeutes. Deux hommes ont également été tués et plus de 400 personnes blessées, selon le ministère.

Les affrontements avaient éclaté pendant la journée de dimanche, après la décision du ministère de l’Intérieur de déplacer 39 prisonniers attendant un jugement. Le verdict, qui doit être prononcé samedi, concerne la deuxième partie des accusés dans le procès des violences qui ont fait 74 morts après un match de football à Port-Saïd en février 2012.

Dimanche, les manifestants ont jeté des pierres et des cocktails Molotov contre un poste de police de Port-Saïd, une ville longeant le canal de Suez où une grève générale est entrée dans sa troisième semaine. La police a répondu par des tirs de gaz lacrymogène, selon un responsable de la sécurité.

En janvier, 21 personnes, en majorité des supporteurs de football de Port-Saïd, avaient été condamnées à la peine capitale dans un premier volet de cette affaire, ce qui avait provoqué des affrontements dans lesquels au moins 40 personnes avaient été tuées.

Le ministère de l’Intérieur avait annoncé avoir décidé de déplacer des prisonniers à l’extérieur de Port-Saïd, à commencer par les 39 accusés, afin d’éviter de nouvelles violences.

France24


Macky Sall sur la traque des biens mal acquis: « Si c’était une chasse aux sorcières, Karim Wade serait déjà en prison »

Dans une interview qu’il a accordée à France 24, le président de la république refuse la circonscription de la question des biens mal acquis à la personne de Karim Wade.

 

A l’en croire, les poursuites engagés contre les dignitaires de l’ancien régime ne sont pas une chasse aux sorcières.

« Je refuse la personnalisation. Karim Wade est citoyen qui a eu à gérer. Si dans les investigations, il se trouve être concerné, il ne pourra pas échapper. Mais, on ne peut pas ramener cette dimension de la préservation de nos ressources sur la seule personne de Karim Wade. C’est n’est pas une chasse aux sorcières, ci c’était le cela, il serait en prison déjà » a précisé Macky Sall, selon le Populaire. Se réjouissant du travail effectué dans la traque des biens mal acquis, le président a expliqué, »Le temps du juge n’est pas le temps du politique. La justice doit travailler avec sérénité sans subir l’influence des médias ni de la pression de la rue. J’ai décidé lorsque j’ai été élu que la question de la préservation des ressources de l’Etat va être une question centrale. Et donc j’ai réactivé la Crei qui va travailler selon les procédures en vigueur sans précipitation ».

Seneweb