Le Président de la République affirme dans un important discours à Kaédi que ceux qui l’ont élu pour renforcer l’unité du pays et garantir sa sécurité et sa prospérité ne se laisseront pas trompés par ceux qui propagent les mensonges

  Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel AZiz a présidé mardi matin à Kaédi, capitale de la wilaya du Gorgol, un important meeting populaire auquel ont participé toutes les moughataas de la wilaya et leurs sensibilités politiques, sociales et professionnelles.
Dans l’important discours qu’il a prononcé à cette occasion, le Président de la République a indiqué qu’à chaque fois où il vient à Kaédi, il se rappelle de son service dans cette ville, il y a 30 ans de cela, mais aussi de ses agréables souvenirs dans cette belle ville.
Il a ajouté que les populations de Kaédi et de la Mauritanie en général l’ont élu pour renforcer l’unité nationale et consolider et préserver la stabilité du pays. Et voilà que le pays vit aujourd’hui dans la concorde et la solidarité, a-t-il dit.
Il a ajouté que les populations l’ont aussi élu pour améliorer les services de santé, d’enseignement, d’électricité et d’eau, et voilà aussi que le pays connaît un développement dans tous les domaines et que sa marche continue, quels que soient les sacrifices à consentir et le prix à payer pour cela, dans l’intérêt du peuple mauritanien, et ce grâce aux sacrifices de ce dernier et à sa persévérance.
Le Chef de l’Etat a noté que ces populations qui l’ont élu ne se laisseront pas trompés par les mensonges propagés par ceux qui sont connus de tous.
Le Président de la République a souligné que la démocratie est un phénomène caractérisant l’Etat et que l’opposition doit être responsable et patriotique, critiquant, orientant et présentant les alternatives objectives et non une opposition qui court derrière les intérêts personnels et qui oeuvre pour ramener le pays à la gabegie, à la corruption et au népotisme.

suivra…

 

 

 

Source: AMI

L’union des jeunes de Nouadhibou organise une manifestation populaire en appui aux amendements constitutionnels

 L’union des jeunes de Nouadhibou a organisé lundi soir dans la capitale économique du pays une manifestation populaire en appui aux amendements constitutionnels qui seront soumis à un référendum le 5 août prochain.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, M. Melainine Ould Haye, coordinateur national de la campagne des jeunes a indiqué que l’ampleur de cette manifestation prouve que les populations de Nouadhibou voteront en faveur des amendements constitutionnels.
Il a en outre appelé à davantage de sensibilisation sur ces amendement, appelant à un vote massif en faveur de ces derniers et insistant sur la nécessité d’assister en grands nombres au meeting que présidera le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, le 1er août prochain à Nouadhibou.
Pour sa part, le membre du comité exécutif de la commission nationale des jeunes, M. Nouredine Ould Sidi Ali François a affirmé que le niveau de participation à cette manifestation prouve l’attachement des populations de Nouadhibou au programme de changement constructif que dirige le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, avant de passer en revue les plus importantes réalisation accomplies ces dernières années dans le pays.
De son côté, le secrétaire général de l’autorité de la zone franche de Nouadhibou, M. El Jeilany Ould Cheikh a remercié les jeunes pour l’organisation de cette manifestation, insistant sur les réalisations accomplies dans tous les domaines au cours des dernières années.
Auparavant le président de l’Union des jeunes de Nouadhibou, M. Sidi Mohamed Ould Mohamed Cheikh dit Haidy avait passé en revue le contenu des amendements constitutionnels qui contribueront, a-t-il dit, à ancrer la démocratie et à promouvoir le développement en Mauritanie, appelant à un vote massif en faveur des amendements constitutionnels, le 5 août prochain.
Il a en outre affirmé la volonté des jeunes d’organiser différentes manifestations dans plusieurs endroits de la ville de Nouadhibou pour appeler les populations à voter en faveur des amendements constitutionnels.
Les autres intervenants ont aussi appelé à voter massivement en faveur des amendements constitutionnels.

 

 

 

Source: AMI

Elle tue son mari… mais son perroquet la dénonce

Une Américaine de 49 ans risque la prison à vie après avoir été reconnue coupable du meurtre de son mari. C’est son perroquet nommé Bud, témoin de la scène, qui l’a dénoncée en répétant les dernières paroles du mari assassiné.

C’était le crime presque parfait. Le 13 mai 2015, Marty Duram, 46 ans, est découvert mort, touché par cinq balles dans la chambre du couple. Glenna, qui est sa femme depuis onze ans, est blessée à la tête, mais survit à ses blessures. Au départ, les policiers pensent que c’est une tierce personne qui a attaqué le couple, mais c’était sans compter sur leur perroquet. Les parents de Marty récupèrent Bud, et c’est certainement l’erreur qu’a commise sa femme. Le perroquet se met à répéter en boucle des mots étranges : «Ne tire pas, ne tire pas, ne tire pas». Les parents filment alors le témoignage de Bud pour le montrer aux policiers.

Selon un expert, Bud imite une dispute entre le couple

Les parents sont convaincus de la culpabilité de Glenna : «Je suis personnellement convaincu qu’il était là, qu’il s’en souvient et qu’il le dit», a déclaré le père de Marty à Wood TV. Et les policiers commencent également à croire que Glenna a abattu son mari, avant de tenter de se suicider, car cette dernière a laissé plusieurs lettres d’adieu qui ont joué contre elle. Et si elle a toujours nié les faits, un spécialiste des perroquets est venu appuyer la thèse du volatile. En effet, après avoir étudié le comportement et les paroles de Bud, il a estimé qu’il reproduisait la dispute du couple à laquelle il a assisté.

Glenna s’est donc fait avoir par son perroquet, devenu témoin à charge dans son procès pour meurtre. Un fait tout de même rare. Glenna Duram, qui encourt la prison à vie, doit connaître sa peine le 28 août prochain.

 

Source: seneweb

Aziz qualifie les membres du FNDU de perturbateurs

Aleg, la seconde étape de son péril à l’intérieur du pays, pour la campagne sur le référendum constitutionnel, le président Mohamed Ould Abdel Aziz, a qualifié les présidents et leaders du Forum national pour la démocratie et l’Unité de « perturbateurs ». Selon les termes du président, ils n’ont jamais souhaité du bien pour la Mauritanie et pour les mauritaniens.
Mais, dira-t-il, les mauritaniens sont intelligents et conscients de leurs intérêts. « Ils ont voulu transformer leur pays en feu et en cendres, mais Allah a voulu le contraire », a-t-il martelé. Pour Ould Abdel Aziz, ces personnes ont été impressionnées par ce qui s’est passé dans certains pays comme révolution, guerres civiles, famine,…..
Et le président Aziz de rappeler qu’il les a appelés plusieurs fois à des dialogues, mais, ils n’ont pas répondu.
Ils ne sont pas des opposants mais au contraire des perturbateurs, selon les propos du président Ould Abdel Aziz.
« Ils ont voulu perturber le processus de développement, la démocratie et la stabilité du pays, après avoir perdu la confiance du peuple souverain », précise-t-il.

 

 

 

Source : Tawary

Le Président de la République arrive à Kaédi

  Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, est arrivé mardi matin à Kaédi, troisième étape de sa visite dans les capitales des wilaya du pays dans le cadre de la campagne électorale préparatoire du référendum constitutionnel prévu le 5 août prochain.
Le Chef de l’Etat a été accueilli à son arrivée par le wali du Gorgol, M. Yahya Ould Cheikh Mohamed Vall, le commandant de la 7eme région militaire, le général de brigade Mohamed Ould Mohamed Mokhtar ould Habib,
le coordinateur régional de la campagne sur le référendum constitutionnel au niveau du Gorgol, M. Mohamed Ould Kembou, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, le maire de Kaédi, les directeurs des campagnes au niveau des moughataas de la wilaya, les élus et les représentants des formations politiques de la majorité et de l’opposition participant au dialogue.
Le Président de la République a ensuite pris un bain de foule. Ainsi, les populations venues de toutes les moughataa du Gorgol, lui ont réservé un accueil chaleureux, portant des portraits géants du Président de la République et des banderoles mettant en valeur les acquis réalisés au cours des dernières années dans tous les coins du pays au profit des populations.

 

 

 

 

Source: AMI

Le président Aziz : les amendements constitutionnels sont exclusivement dans l’intérêt de la Mauritanie

 

Le président mauritanien Mohamed O. Abdel Aziz a déclaré lundi après midi, lors d’un meeting populaire à Aleg, que les amendements constitutionnels servent l’intérêt général et seulement l’intérêt général du pays.
Il a accusé certaines personnes de l’opposition de vouloir entraver la marche du pays, ajoutant que les citoyens ont compris cela et ne leur font plus confiance.
Il a appelé les populations à voter en faveur des amendements qui rendront hommage à nos martyrs et leur témoigneront notre reconnaissance.
Il a démenti les rumeurs selon lesquelles l’adoption des amendements entrainera des modifications de l’état civil.
O. Abdel Aziz tout en minimisant l’importance du sénat, a ajouté que les 16 milliards qu’il coute annuellement au budget de l’état, abstraction faite de la prise en charge pour leurs soins des sénateurs en plus de leurs déplacements, seront utiles pour les services publics.
Le président de la république a par ailleurs déclaré que la constitution, héritée d’idées colonialistes qui prévalaient, doit être révisée pour l’adapter à nos réalités, ce qui sera fait avec le temps.
Source: Saharamédias

Mankeur Ndiaye : «L’appel à manifester de Wade pose un problème de sécurité»

Mankeur Ndiaye a présidé, hier, un meeting organisé par l’adjoint au maire de Podor, l’ancien député Issaga Ly. Le ministre des Affaires étrangères a fustigé les « sorties regrettables de la tête de liste de Mankoo Wattu Sénégal », Abdoulaye Wade.
Son appel à la marche pour protester contre les difficultés liées à la distribution des cartes d’électeur pose, estime-t-il, un problème de sécurité. L’Etat prendra toutes ses dispositions pour que la loi soit respectée. « Nous voulons, comme il est de tradition dans notre pays, avoir des élections pacifiques. Que chacun aille voter tranquillement et les Sénégalais décideront de ce qu’il adviendra des différentes listes en compétition », a-t-il souhaité non sans afficher sa sérénité quant à l’issue de ces Législatives. Il est important, à ses yeux, de donner une majorité confortable au président Macky Sall, pour soutenir son action utile qui vise le bien collectif. « J’ai entendu des gens théoriser une deuxième ou une troisième voie. Il n’y en a qu’une seule, c’est celle de l’émergence », a-t-il affirmé tout en invitant les leaders de la coalition « Benno Bokk Yakaar » à continuer la mobilisation pour la victoire éclatante au soir du 30 juillet prochain. Ce serait, pour lui, une étape gagnée avant l’élection présidentielle de 2019.
 

Source: SenewebNews-RP

Contestation dans le Rif : à la grâce de Sa Majesté

Pour endiguer la crise dans le Rif, Mohammed VI pourrait user de son pouvoir d’amnistie. Retour sur les origines et l’utilisation d’une prérogative de la monarchie qui a souvent servi à apaiser les tensions.

Grâce royale ou pas ? De la réponse à cette question dépendent la remise en liberté de 176 militants du « Hirak » du Rif actuellement détenus et la fin des poursuites contre 63 autres. « Ce serait une sortie par le haut, un début de solution intelligente pour apaiser les tensions dans le Rif et permettre à la région de retrouver définitivement son calme », soutient Me Mohamed Ziane, ancien bâtonnier et membre du collectif de défense du Hirak. Cet espoir de voir Mohammed VI user de son pouvoir de grâce pour mettre fin aux poursuites contre les militants du Rif était présent dans tous les esprits à la veille de l’Aïd-el-Fitr (fête religieuse marquant la fin du ramadan), occasion régulière de l’octroi de la grâce royale.

Désormais, les familles des détenus – dont certains ont expressément formulé une demande de grâce – attendent avec impatience (et beaucoup d’incertitude) le prochain événement où le souverain pourrait exercer ce privilège monarchique : la fête du Trône, le 30 juillet.

Une disposition qui a presque 100 ans

À chaque fête nationale ou religieuse, le monarque a pour habitude d’accorder une grâce collective qui profite au bas mot à des centaines de personnes, voire parfois à des dizaines de milliers. Mais le roi peut faire valoir ce privilège à tout moment, pour n’importe qui et à n’importe quelle étape de la procédure judiciaire. Le texte de loi réglementant les modalités de demande et d’octroi des grâces, de par son manque de précision (il tient en 14 articles), laisse les pleins pouvoirs à l’institution monarchique.

Cette réglementation trouve ses origines législatives dans une kyrielle d’ordonnances et d’arrêtés promulgués à partir des années 1920. La loi coloniale a ensuite été remplacée par un dahir publié en 1958, soit bien avant l’adoption de la première Constitution du royaume, qui accorde ce droit à l’institution monarchique.

 Les politiques n’ont pas eu le courage de porter cette réforme jusqu’au bout

Ce texte de loi, qui a été légèrement amendé à deux reprises (1963 et 1977), dispose que la demande de grâce doit être formulée par la personne poursuivie, son entourage ou même l’Administration. Il fixe par ailleurs la composition de la commission chargée d’étudier ce genre de demande.

Celle-ci comprend des représentants du département de la justice, du cabinet royal, de la magistrature, de l’administration pénitentiaire, voire de l’armée dans les cas de poursuites par la justice militaire. Une composition censée rendre la procédure infaillible et garantir son utilisation à bon escient. Et pourtant…

Le scandale Daniel Galvan

Jeudi 1er août 2013, le Maroc se réveille effaré. Dans la liste d’une cinquantaine de détenus espagnols graciés par Mohammed VI à l’occasion de la fête du Trône figure un pédophile espagnol qui n’aura passé que dix-huit mois derrière les barreaux pour une peine de prison de trente ans.

L’alerte, lancée par l’avocat des victimes du prédateur sexuel, choque l’ensemble du Maroc sans distinction de classe sociale. La marche de protestation organisée dans la soirée du vendredi 2 août à Rabat rassemble des profils qui diffèrent sensiblement des habituels « marcheurs du dimanche », sobriquet donné aux derniers groupes de militants du Mouvement du 20-Février qui, à cette époque, s’échinaient tant bien que mal à entretenir le vent de protestation que faisait souffler le Printemps arabe.

Et la colère populaire de prendre encore plus d’ampleur quand les forces de l’ordre chargent les manifestants venus dénoncer une grâce scandaleuse.

Mohammed VI prend rapidement la mesure de la crise d’impopularité sans doute la plus grave qu’il ait eu à traverser. La machine monarchique se met alors en branle pour rattraper l’erreur : le roi rencontre les familles des victimes pour les apaiser, annonce l’annulation de la grâce et met tout en œuvre avec la justice espagnole pour renvoyer le pédophile derrière les barreaux.

Dans la foulée, une enquête est ouverte. Le délégué général de l’administration pénitentiaire en fera les frais. Une réforme du système de la grâce royale est même annoncée. En 48 heures chrono, la monarchie est parvenue à endiguer la crise. Le dossier Daniel Galvan a certes été clôturé en un temps record, mais le débat sur le système de la grâce royale, lui, est resté ouvert.

La réforme oubliée

L’annonce d’une réforme par le souverain suscite l’enthousiasme au sein de la société civile. Deux associations, Capdema et Anfass, vont jusqu’à soumettre une proposition de loi qui prévoit entre autres l’implication d’observateurs des ONG nationales dans le processus et insiste sur la nécessité de motiver chaque cas de grâce royale.

« Les politiques n’ont pas eu le courage de porter cette réforme jusqu’au bout, nous explique un ancien de Capdema. Mustapha Ramid, ministre de la Justice à l’époque, a préféré opter pour la politique de l’autruche. »

En fin de compte, le gouvernement n’osera pas toucher au poussiéreux décret de 1958 et se contente d’approuver, en juin 2014, un décret réorganisant l’administration pénitentiaire : une nouvelle direction y est créée, chargée d’examiner à la loupe les demandes de grâce.

Réparer des injustices, régler des problèmes politiques, réguler la surpopulation carcérale, telles sont les utilisations actuelles du système de la grâce royale

« C’est loin d’être la véritable réforme promise pour ce système, explique Me Ziane. Elle ne touche que le maillon le moins influent de la chaîne, l’administration pénitentiaire en l’occurrence, alors que tout le monde sait que ceux qui tirent vraiment les ficelles sont les représentants du département de la justice et ceux du cabinet royal. »

Pour le vieux routier du barreau, qui a également été ministre des Droits de l’homme sous Hassan II, il y a même eu un recul en matière de gestion des modalités de la grâce royale : « Au milieu des années 1990, la société civile avait été officieusement impliquée dans l’examen des grâces à travers le Conseil consultatif des droits de l’homme [ancêtre du Conseil national des droits de l’homme, CNDH] », se souvient-il.

Un précieux atout pour le roi

Rien n’a donc vraiment changé dans le système de la grâce royale. Car, outre son caractère sacré, qui décourage toute initiative politique, il s’agit aussi d’un précieux atout pour la monarchie – qui lui confère un pouvoir supérieur à celui de la justice.

L’instrument que constitue la grâce royale a d’ailleurs souvent servi à apaiser des tensions. Sous l’ère de Hassan II, de nombreuses amnisties ont été prononcées pour faire libérer des prisonniers politiques. Sous Mohammed VI, les grâces royales ont également été utilisées pour régler des affaires d’État.

En 2011, la grâce accordée aux prisonniers politiques incarcérés dans le cadre du procès Belliraj et la relaxe de certains cheikhs salafistes lourdement condamnés après les attentats de 2003 ont été un cadeau de bienvenue de la monarchie au nouveau duo – El Yazami - Sebbar – qui venait de prendre les commandes du CNDH.

En 2012, le nouveau ministre de la Justice, Mustapha Ramid, aura lui aussi droit à son cadeau de prise de fonctions : une grâce royale au profit de 458 personnes, dont une nouvelle vague de cheikhs de la Salafiya Jihadiya et des militants de gauche. Mais c’était aussi l’occasion de régler des cas individuels pour ne citer que celui de l’ancien président d’Attijariwafa Bank, qui avait été condamné par contumace à vingt ans de réclusion criminelle pour une affaire d’escroquerie.

Le roi a pour habitude d’accorder une grâce collective à chaque fête religieuse ou nationale.

« Réparer des injustices, régler des problèmes politiques, réguler la surpopulation carcérale, telles sont les utilisations actuelles du système de la grâce royale, soutient Me Ziane. C’est quelque part une déviation de sa vocation initiale, laquelle consiste à accorder le pardon à un condamné qui manifeste la volonté de se repentir et de se réinsérer dans la société. »

Autant d’utilisations qui s’appliquent à la perfection au cas des détenus du Hirak. Alors, la grâce de Mohammed VI va-t‑elle opérer cet été ?

Principales amnisties de Hassan II

Abderrahmane El Youssoufi, Moumen Diouri, Fqih Basri et d’autres leaders de l’Union nationale des forces populaires (UNFP) sont graciés par Hassan II après avoir été condamnés l’année précédente à la peine capitale dans le cadre de l’affaire du « complot de 1963 ».

Une centaine de détenus sont graciés par le monarque – dont quelques militants du courant marxiste-léniniste arrêtés lors des événements de 1973, parmi lesquels Abdellatif Laâbi.

D’autres militants de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) ont été concernés par ce mouvement d’amnistie, dont, encore une fois, Abderrahmane El Youssoufi, condamné à mort pour la deuxième fois…

À l’occasion de l’Aïd-el-Fitr, Hassan II accorde sa grâce à une cinquantaine de détenus politiques, dont une majorité de « frontistes » du procès de 1977. Mais aussi à quelque 200 fonctionnaires qui avaient fait l’objet de poursuites ou de condamnations à la suite des grèves de 1979 et de 1981.

 

 

 

Source: jeuneafrique

Aziz salue le système sanitaire dans le pays au moment où le corps médical menace d’aller en grève

Le président Mohamed O. Abdel Aziz a salué la qualité du système sanitaire dans le pays « le plus performant dans la région » selon lui.
O. Abdel Aziz a ajouté que l’état n’évacue plus les malades à l’étranger, après avoir mis à la disposition des structures sanitaires les équipements et matériels nécessaires et de qualité.
Cette déclaration du chef de l’état ce lundi à Rosso, intervient une semaine après que deux syndicats des médecins du privé et du public aient menacé d’aller en grève pour protester contre l’arrêt des appareils dans les hôpitaux  du pays et la prolifération des médicaments falsifiés.
Les manifestants qui ont observé un sit-in devant le ministère de la santé, ont demandé la satisfaction de leurs doléances destinées à améliorer leurs conditions de travail.
Source: Sahara Media

Scandale: les candidats admissibles des Classes Préparatoires de l’Ecole Supérieure Polytechnique sacrifiés

L’Ecole Supérieure Polytechnique de Nouakchott (ESP) est l’ancienne Ecole Polytechnique mise en place par le Ministère de la Défense et qui a absorbé, il y a deux ans, l’Ecole de Mines de Mauritanie (EMiM) et l’Ecole des Métiers du Génie Civil d’Aleg.
L’ESP abrite aussi l’Institut Préparatoire aux Grandes Ecoles d’Ingénieurs (IPGEI), voie d’excellence pour accéder aux études d’ingénieurs. L’IPGEI sélectionne les meilleurs lauréats du baccalauréat de Mathématiques (Bac « C ») et en compose des classes de Math-Physique (MP et MP*) et Math-Physique et Sciences de l’Ingénieur (MPSI).
Ces élèves sont destinés à se présenter aux concours des écoles d’ingénieurs mauritaniennes (ESP), marocaines, tunisiennes mais aussi françaises les plus cotées. La préparation au sein de l’IPGEI dure de deux ans (appelés « 3/2 ») à trois ans (appelés « 5/2 »).
Cette année, l’IPGEI a présenté sa première promotion aux concours d’entrée en écoles d’ingénieurs françaises (notamment le Concours Communs Polytechniques, CCP) où 9 élèves ont été admissibles à passer les oraux après avoir réussi les épreuves écrites. Pour une première expérience, ce résultat est plus qu’honorable. Mais ce fut sans compter avec l’épreuve la plus redoutable, la plus pernicieuse, la plus difficile à préparer et qui porte deux noms: « bureaucratie et médiocrité ».
Le 4 juillet 2017, apparait sur le site du CCP la liste suivante de 9 candidats admissibles.
Deux candidats parmi les neufs admissibles, choisissent de ne pas passer ces oraux et de confirmer leur admission dans d’autres écoles qui les ont acceptés sans oraux (Ecole d’actuariat). Ils libèrent par cette acceptation deux horaires de passage aux oraux des CCP.
Pour les 7 autres élèves, commencent la période (trop courte) de préparation aux oraux mais surtout de constitution du dossier de demande de visa pour la France. Ils réussissent, bon an mal an, à réunir toutes les pièces demandées sauf la réservation du vol Nouakchott-Paris, dont devait se charger l’Administration (Direction de l’ESP, Ministère…?).
Pour les 3 candidats convoqués pour le 13/07/2017, une réservation fut obtenue le 7 juillet suivie de rendez-vous à l’ambassade de France pour le retrait des visas fixé pour le 11/07. Mais, à leur arrivée le 11/07, ils découvrirent que les visas ne sont pas prêts! L’Administration finit par obtenir de la direction des CCP de reculer les dates de leurs passages aux oraux en récupérant les créneaux des deux candidats admissibles qui avaient choisi d’intégrer l’Ecole d’Actuariat. Deux candidats sur les trois finissent donc par décoller vers Paris pour passer les fameux oraux. Le troisième restera sur le bord de la route, éliminé pour non présentation à l’épreuve des TIPE (Travaux d’Initiative Personnelle Encadré) et pour non obtention de visa!
Sur le groupe des 9 premiers candidats admissibles aux Concours Communs Polytechniques (CCP), ils restent 4 élèves stressés à mort par l’approche des oraux et empêtrés dans des démarches bureaucratiques que l’Administration auraient dû anticiper et prendre en charge.
Les quatre rescapés finirent par avoir une réservation pour le vol Nouakchott-Paris le 10 juillet. L’un d’entre eux obtient un rendez-vous le 13 juillet pour récupérer son visa. Pour les trois autres, les rendez-vous étaient fixés pour le 17/07.
L’un des candidats dont la date de passage était prévue le 18/07 se présentant le 13/07 à l’ambassade de France pour retirer son visa, se vit signifier que ce dernier n’est pas encore prêt et qu’il devait revenir…le mardi 18 juillet, jour de son oral à Paris, pour le retirer! Pris de panique, il remua ciel et terre pour faire repousser sa date de passage et obtint qu’un nouveau créneau lui soit attribué le 20 juillet. Mais, arrivé le 18/07, l’ambassade lui signifia que son visa est « toujours à l’étude »! Les 3 autres camarades reçurent une réponse similaire. Tous les 4 seront éliminés pour non présentation aux oraux.
Renseignements pris sur les raisons de tous ces blocages, les malheureux candidats découvrirent que leur billet d’avion et leur frais d’hébergement ont été annulés par l’administration.
Ainsi, l’histoire retiendra que la première promotion des Classes Préparatoire de l’ESP de Nouakchott fut sacrifiée par une combinaison implacable de bureaucratie et de médiocrité sans précédent. Cinq candidats sur les sept qui ont eu le mérite de réussir des écrits très difficiles et qu’ils ont préparés pendant deux ans, ont été éliminés parce qu’empêchés de se rendre sur le lieux de l’oral.

Mohamed BABA
Professeur

 

 

 

Source : Le Calame