Colloque politique pour le diagnostic de la situation des jeunes et la dynamisation du rôle de ces derniers

  Le Conseil supérieur de la jeunesse a organisé mercredi soir à Nouakchott ouest un colloque politique pour le diagnostic de la situation des jeunes sous le thème de:  » la jeunesse mauritanienne: les principaux problèmes et les solutions appropriées ».
Dans un mot prononcé pour la circonstance, le président de la commission de gouvernance au conseil supérieur de la jeunesse, Dr Baheida Ould Khattry a indiqué que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a voulu à travers la création de ce conseil de dynamiser le rôle ce cette frange sur laquelle la société fonde de grands espoirs pour le traitement des questions nationales et de ne pas rester passive comme c’était le cas dans le passé.
Il a ajouté que cette approche participative vise en outre à permettre aux jeunes, dans toutes leurs composantes et orientations politiques, de contribuer au développement du pays et à sa prospérité.
Le colloque a aussi pour objectif, a-t-il dit, de faire le diagnostic des principaux problèmes qui se posent aux jeunes et de leur trouver les solutions appropriées, grâce aux remarques des participants qui seront remises, a-t-dit, au Président de la République.
Il a enfin loué l’intérêt qu’accordent les hautes autorités du pays aux jeunes en leur permettant d’accéder aux postes de responsabilité et de créer leurs propres sociétés.
L’ouverture du colloque s’est déroulée en présence des membres du bureau exécutif du conseil supérieur de la jeunesse et des représentants des organisations et des associations des jeunes.

 

 

Source: AMI

Réunion du conseil des ministres

 Le Conseil des ministres s’est réuni, jeudi, au palais présidentiel à Nouakchott,, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

 

 

 

Source: AMI

Déplacement en République islamique de Mauritanie de M. Jean-Yves Le DRIAN du 15 au 16 juin 2017.

M. Jean-Yves Le DRIAN, Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères effectuera un déplacement en République islamique de Mauritanie du 15 au 16 juin 2017.
Dans le cadre bilatéral, M. Le DRIAN sera reçu en audience par le Président de la République islamique de Mauritanie, S.E M. Mohamed Ould ABDEL AZIZ.

Le ministre français aura également des entretiens avec son homologue, M. Isselkou Ould Ahmed IZID BIH, Ministre des Affaires étrangères et de la coopération.
La signature conjointe d’une convention d’appui à la santé maternelle et infantile marquera l’attention prioritaire portée par l’aide française au développement à ce secteur, constitutif de l’un des pôles de concentration des activités de l’Agence française de développement en Mauritanie.
M. Le DRIAN se rendra au Secrétariat permanent du G5 Sahel pour marquer le soutien constant de la France, à titre national et conjointement avec l’Union Européenne, à cette organisation régionale dédiée à la sécurité et au développement.

 

Source: ambafrance

Pour avoir la garde de ses filles de leur mère divorcée, il l’accuse de les avoir envoyées en Mauritanie pour excision (histoire d’Aminata Ly)

Depuis plus d’un an, Aminata Ly vit un drame. Ses deux filles ont été enlevées par leur père qui vit aux USA. Son drame, son histoire bouleversante, c’est elle-même qui le raconte dans une Lettre ouverte envoyée à Afrique Connection.

Voici la lettre ouverte d’Aminata Ly

” Bonjour, je m’appelle Aminata Ly.

Le père de mes enfants et moi, nous nous sommes mariés aux USA en 2002. Nous avons eu deux filles: l’ainée en 2004 et la seconde en 2005. Notre mariage était malade des infidélités permanentes de mon ex-mari, de la torture morale, de la souffrance.
En 2007, j’ai donc décidé de le quitter (c’était déjà la 4e fois) ainsi que tout ce que nous avions construit ensemble et de rentrer en Afrique, avec les enfants bien sûr.
Soi-disant qu’il avait changé, il est revenu vers moi, demander pardon et on s’est remis ensemble en 2008. Mais bien évidemment, cela n’a duré que quelques mois et finalement notre séparation a été scellée dans une grande violence. Il est parti de la maison début 2009 et j’ai demandé le divorce.
Notre divorce a été prononcé en 2012. Les termes me donnent la garde exclusive des enfants jusqu’à leur majorité. Décision confirmée le 7 avril dernier par la cour d’appel d’Abidjan.
Le tribunal des tutelles m’a également accordé la puissance paternelle. Le père a un large droit de visite et on lui demande de me payer 100.000FCFA par mois comme aide au logement (ce qu’il fait à peine, quand il le veut bien et toujours à coup de chantages). Bref, il vit aux Etats-Unis et nous, à Abidjan. Il donne des nouvelles quand il veut, vient de temps en temps….
Je n’ai jamais empêché mon ex-mari de voir les enfants, JAMAIS. Mais il passe son temps à clamer cela haut et fort.
Je n’ai jamais empêché mon ex-mari de voir les enfants, JAMAIS. Mais il passe son temps à clamer cela haut et fort. Il oublie qu’il les a vues et/ou prises chez lui pour plusieurs jours, à chaque fois qu’il le voulait bien….. décembre 2012 (son premier retour à Abidjan depuis 2009), décembre 2013, février 2014, leurs anniversaires en 2014 (chez moi), février 2016, etc…..
Les seules fois où il n’a pas pu les voir, c’est qu’il a trouvé qu’elles étaient déjà parties en vacances, et ça c’est parce qu’il ne communiquait pas…. Ça lui aurait coûté quoi d’envoyer juste un mail pour dire, cette année je viens chercher les filles.
En juillet 2016, il est arrivé à Abidjan avec l’intention de venir chercher les filles pour les emmener en vacances chez lui. Le seul moyen qu’il a de communiquer avec moi depuis plusieurs années, c’est par voie d’huissier. Il m’a donc envoyé son huissier un vendredi soir, pour m’informer qu’il était à Abidjan et qu’il viendrait récupérer les filles le lendemain matin.
Aminata Ly – mes enfanyts m’ont été enlevés par leur père
Moi j’ai pour habitude de programmer les vacances des filles bien à l’avance et n’ayant aucunes nouvelles de lui, j’avais déjà organisé leur voyage et elles étaient à Cotonou chez ma grande-sœur.
Il faut dire qu’elles sont en vacances depuis début Juin pour l’une et mi-juin pour l’autre. C’est ce que j’ai répondu à l’huissier.
Le commissaire qui nous reçoit me fait bien comprendre que je dois lui donner les enfants et que j’encoure une peine de 3 ans de prison si je ne me soumets pas à cette exigence. J’ai eu beau me défendre des mensonges calomnieux, dénoncer les accusations mensongères et les stratagèmes honteux, rien n’y faisait, le commissaire n’entendait rien.
Le 15 Juillet 2016, mon ex-mari me fait convoquer à la police criminelle, sous-direction de la lutte contre la traite d’enfants et la délinquance juvénile, après avoir porté plainte auprès du bureau du procureur de la République.
Je réponds à la convocation et là, c’est la stupeur: j’apprends qu’il m’accuse de l’empêcher de jouir de son droit de père et surtout, d’avoir envoyé mes filles en Mauritanie pour les faire exciser….
Un mensonge honteux puisque l’excision n’existe pas dans ma famille et lui, le sait mieux que personne puisque j’ai été sa femme…..
Le commissaire qui nous reçoit, me fait bien comprendre que je dois lui donner les enfants et que j’encoure une peine de 3 ans de prison si je ne me soumets pas à cette exigence.
J’ai eu beau me défendre des mensonges calomnieux, dénoncer les accusations mensongères et les stratagèmes honteux, rien n’y faisait, le commissaire n’entendait rien.
J’ai surtout hurlé ma crainte qu’il ne ramène pas les enfants s’il les prenait, j’ai eu beau le répéter au commissaire devant mon ex-mari… « S’il les prend, il ne les ramènera pas ». Ce même commissaire m’ordonne de me calmer et m’assure qu’il n’osera pas. Il dit et je cite: « On est quand même dans un pays de droit ! ».
N’ayant pas le choix, je lui signe donc les autorisations parentales pour qu’il puisse voyager avec les filles. Je les fais revenir de leurs vacances à Cotonou. Je lui remets les passeports américains des enfants. Il est censé les ramener le 24 août 2016. Entre-temps, devant le commissaire, il nous a donné une fausse adresse aux Etats-Unis ; mais cela nous ne le saurons qu’après…
Malheureusement, nous avons su après que le procureur avait demandé une enquête approfondie mais que le commissaire a bâclé ce travail, ni rapport, ni PV… Rien.
Il part donc avec les enfants début août. Le voyage commence par Paris, puis New York, puis Atlanta…. Je suis heureuse pour mes filles mais la boule au ventre ne me quitte pas.
Une semaine avant leur date de retour prévue, il les inscrit dans un institut d’anglais…. Soi-disant pour voir comment elles s’en sortent. Entre-temps, les filles, un peu perdues, me donnent quand même quelques indices…. « Maman nous ne sommes pas à Chattanooga (adresse que le père m’avait donné), nous sommes à Atlanta. Notre école s’appelle « Cobb ».
Les doutes ne me quittent pas, une mère ressent ce genre de choses ; mais je me persuade qu’il n’osera pas, quand même pas…..
Malheureusement, le 20 août 2016, il m’appelle pour me dire que mes filles ne reviendront pas….
Ses arguments: “les enfants ne parlent pas anglais”, “les enfants n’ont aucun niveau”.
Je tiens à dire que mes filles ont toujours été inscrites dans les meilleurs écoles privées de Cote d’Ivoire. Ce sont des élèves studieuses et appliquées. A la fin de sa 6e, l’ainée était l’une des meilleures élèves de sa classe avec les Félicitations de tous ses professeurs et à la fin de son CM2, la seconde a eu le Tableau d’Honneur.
Je suis allée à l’ambassade des USA. Ils m’ont mise en contact avec le Département d’État Américain mais malheureusement, ils m’expliquent très cordialement qu’ils ne peuvent rien faire car la Côte d’Ivoire n’est pas signataire des accords de La Haye.
Ils m’ont tout de même mise en contact avec l’ONG « National Center for Missing and Abducted Children » aux USA, avec lesquels je suis toujours en contact. Mais à ce niveau-là, pas d’évolution majeure.
Ils m’expliquent que je dois faire exécuter mon droit de garde (procédure d’exequatur) auprès d’un juge aux USA, dans l’état dans lequel les enfants se trouvent…. Mais j’ai demandé le visa, qui m’a été refusé.
Il les a coupées de tout et de tout le monde (…) Aujourd’hui elles sont complètement isolées
J’ai également porté plainte auprès du procureur de la République pour enlèvement mais rien n’a bougé à ce niveau là non plus.
Je suis complètement démunie…. Je ne sais plus quoi faire.
Cela fait bientôt un an que mes filles sont retenues aux Etats Unis et leur père n’a absolument aucune intention de les ramener. Les mensonges continuent. Il ment à ses enfants, il ment aux autorités, il ment à tout le monde. Je sais pour sûr qu’il n’a absolument aucune intention de ramener les enfants.
Aux dernières nouvelles, ils sont toujours à Atlanta en Géorgie…. Je leur parle quand il le décide, à peine une fois en passant, à peine 5 minutes…..
Lorsqu’elles avaient leurs téléphones, on se parlait au moins 2 fois par jour matin et soir. Mais il leur a retiré leurs téléphones, soi-disant que je leur monte la tête.
Il les a coupées de tout et de tout le monde. Les filles ont toujours été très entourées, ma famille, la sienne, les grands-parents, les oncles et tantes, les cousins, les cousines, les amis….. Aujourd’hui, elles sont complètement isolées…..
Ce sont mes filles, ce sont DES FILLES… Elles ont 12 et 13 ans.”

Aminata Ly

Titre source : La bouleversante histoire d’Aminata Ly : « Mes deux filles ont été enlevées par leur père »

 

 

Source : Leral

Report du referendum au 5 août prochain : Reculer pour mieux sauter ?

Le gouvernement  mauritanien a pris la décision de reporter le referendum, initialement prévu le 17 Juillet prochain, au 5 août. Raison officielle avancée, une demande de la Commission Electorale  Nationale Indépendante (CENI), organe chargé de l’organisation des consultations électorales. On en parlait depuis plusieurs semaines, une correspondance, adressée par cet organe,  affirmant son incapacité de tenir le délai  avait été évoquée, avant  ensuite d’être démentie par des sources proches de la CENI. C’était donc un secret de polichinelle. Aujourd’hui c’est officiel : la CENI ne serait pas prête. Et pour cause ?

On avance  un très faible taux d’inscription des  citoyens sur la liste électorale, en cours de renouvellement.  Des sources proches de la CENI évoquent moins de dix mille inscrits, depuis l’ouverture de l’enregistrement, il y a déjà quelque quarante-cinq jours. Un taux jugé trop faible, par les observateurs. Traduirait-il le « peu » d’intérêt des citoyens pour cette opération ?  Confirmation et renforcement, en ce cas, de l’opposition et des sénateurs  frondeurs, affirmant que les  amendements constitutionnels, préconisés par l’accord du 20 Octobre 2016, ne constituent nullement la priorité des Mauritaniens, et preuve que la campagne de sensibilisation du principal parti de la majorité présidentielle, l’UPR, est très loin d’avoir suscité l’envie des populations à s’inscrire ou à renouveler leur  inscription.

Une situation inédite peut-être profitable au gouvernement qui  serait, croient certaines confidences, en peine d’argent frais pour financer le referendum. Même si l’Assemblée nationale a voté le projet  rectificatif de la loi de finances 2017, les obstacles ne seraient pas tous levés. Le Sénat, chambre haute du Parlement, dont  une bonne part  reste  hostile à la modification de la Constitution, traîne les pieds ; pis, il a décidé de reporter la date de son examen, à la fin-Juin. Face à la détermination du pouvoir à passer outre leur rejet, les sénateurs lui opposent toutes sortes d’obstructions ; contre-attaquent, même. Et de fourrer leur  nez dans l’attribution, par le gouvernement,  des marchés  de gré à gré qui brassent des milliards,  au profit des proches du pouvoir. Ils ont mis en place, à cet effet, une commission chargée de passer, au peigne fin, les marchés suspectés d’« irrégularités. » Dans le viseur, notamment l’ONG Errahma, présidée par le fils du président de la République, qui disposerait d’un colossal patrimoine.  Le sénateur de Tidjikja, Moustapha ould Sidatt, a décidé d’interpeler le  Premier ministre sur son discours, jugé  « tribaliste »,  lors de sa tournée à l’est du pays. La chambre haute du Parlement paraît donc vent debout contre le gouvernement  dont le chef a décidé de sceller son sort, depuis son discours de Néma, il y a  bientôt plus de deux ans.

De son côté, l’opposition dite radicale (FNDU et RFD) reste  farouchement opposée  au referendum. Si le Front a invité ses militants et sympathisants à s’inscrire sur la liste électorale, pour voter contre, aux fins de  discréditer l’opération, le RFD ne veut, en aucune manière, « crédibiliser » le projet gouvernemental. Tous se battent, en tout cas, pour contrecarrer les  « éventuelles » ambitions du président Aziz  de  briguer un troisième mandat. Un débat  venu s’inviter sur la scène politique, depuis que le Premier ministre, Ould Hademine, a exclu tout départ de l’actuel « système », en 2019. Une brèche où se sont rués, ensuite, le président de l’UPR, Ould Maham, et le porte-parole du gouvernement, Ould Cheikh. Diversion, face aux difficultés de la conjoncture ?

« Cerise » (amère) sur l’indigeste gâteau, la rupture des relations diplomatiques avec le petit émirat du Qatar, aux allures d’obéissance servile aux ordres du grand royaume d’Arabie Saoudite. Une décision  dont la précipitation étonne plus d’un observateur. Le 22 Mars dernier, le président Aziz n’avait-il pas clamé, lors d’une prestation télévisée,  qu’aucun  pays  ne viendrait  dicter, à la Mauritanie, la manière de conduire ses affaires internes, ni   celle de  sa diplomatie ?

DL

 

 

 

 

 

Source: lecalame

«Nous tombons malades»: le calvaire des migrants dans le nord de Paris

Ce n’est plus une crise migratoire, mais une crise de l’accueil, affirment les associations. Dans le nord de Paris, le centre d’accueil des réfugiés, situé Porte-de la Chapelle, est aujourd’hui débordé. Faute de place, près de 500 migrants campent aujourd’hui dans la rue.

Des duvets sur des cartons, le ciel obstrué par le béton, des échangeurs du périphérique, des centaines de migrants dorment ici jour et nuit à l’entrée de la capitale française, à quelques dizaines de mètres seulement du centre humanitaire de la Porte de la Chapelle, le Centre de premier accueil (CPA), aujourd’hui débordé.

« En fait, ce sont des camps de fortune qui s’installent parce que là, clairement ils sont à 150 mètres de la prise en charge, explique Antoine Bazin, coordinateur de l’association Utopia 56. Donc ça veut dire l’arrêt de la galère, ça veut dire l’arrêt de la rue. Sauf que les conditions font qu’aujourd’hui, c’est très compliquées de rentrer dans le centre, par manque de place. »

Sous les couvertures, les silhouettes ouvrent un œil au passage des bénévoles, armés de pelles et de balais, pour aussitôt le refermer sur leurs rêves sans étoiles. Tiphaine, 24 ans, de l’association Utopia 56 : « Là on nettoie parce qu’ils n’ont pas de sacs poubelle. Ils n’ont pas de matériel pour nettoyer eux-mêmes. Et comme vous pouvez le voir, ils viennent nous aider. C’est aussi nous qui gérons les accompagnements hôpitaux. Donc aujourd’hui, on a six bénévoles qui sont à l’hôpital avec une quinzaine de réfugiés. »

Et les problèmes sont nombreux chez les migrants : « Des vomissements. La gale. La gale, c’est le plus courant. »

« Presque pire qu’en Afghanistan »

Fin de la route migratoire pour ces primo-arrivants. Parmi les duvets réveillés, Mohammed dit venir du Soudan : « Ça fait 11 jours maintenant que je suis ici. Toujours on me dit qu’il n’y a pas de place. Il y a beaucoup de bruit, je ne peux pas bien dormir. C’est très compliqué. »

Compliqué de dormir à quelques centimètres de la circulation parisienne. « Nous tombons malades, il y a les germes, les maladies », ajoute encore Aria et ses amis venus de Kaboul, qui ont amené avec eux la musique du pays. Et d’ajouter, « c’est presque pire que chez nous en Afghanistan ».

 

 

Source: RFI

Mali/MIGRATION : Bientôt des faveurs pour les 120 Maliens enfermés en Mauritanie

Les 120 Maliens enfermés en Mauritanie seront bientôt rapatriés. L’annonce a été faite par le chef de cabinet du ministère des Maliens de l’Extérieur et l’Intégration africaine (MMEIA), Moussa Aliou Koné, a reconnu la détention de plus de 120 Maliens dans des prisons en Mauritanie.
Il a aussi assuré que les négociations sont avancées pour que ces prisonniers soient rapatriés pour purger le reste de leur peine au Mali.
En conférence de presse annonciatrice de la tenue des concertations sur les questions migratoires au Mali, le chef de cabinet du MMEIA a évoqué le cas des 120 Maliens détenus en Mauritanie. Il s’agirait de nos compatriotes impliqués dans « des affaires de drogue ou d’assassinat ».
Ces compatriotes maliens ne sont pas laissés pour compte. Les autorités maliennes à travers le MMEIA et celles de la Mauritanie sont en négociation pour rapatrier ces condamnés afin qu’ils purgent le restant de leur peine au Mali. “Nous avons mené des plaidoyers pour que certains de ces compatriotes soient libérés en ce mois de ramadan et que l’ambassade continue à les suivre les dossiers des autres “.
Cette conférence de presse avait pour but d’informer les journalistes sur le programme des concertations sur les questions migratoires au Mali qui se tiendra du 15 au 17 juin 2017 à Bamako. Cette rencontre doit regrouper l’ensemble des acteurs en charge de la question migratoire. Selon le conférencier cette rencontre de trois jours devrait permettre aux 300 participants de mener des réflexions sur l’épineuse question de migration au Mali afin d’y trouver des solutions durables.
Durant ces concertations sur les questions migratoires, plusieurs thèmes tels que les défis actuels de la migration en matière de géopolitique entre l’Afrique et l’Europe ; rôle de la société civile dans la gestion de la crise migratoire ; les textes législatifs et réglementaires en matière de migration ; …seront débattus.
Parlant de l’accessibilité des documents de voyage, le conférencier a informé que beaucoup a été fait dans ce sens. Selon M. Koné, près de 100 millions de F CFA ont été débloqués pour l’enrôlement des Maliens de la diaspora.

Youssouf Coulibaly

Source: L’indicateur du Renouveau

 

 

Source : Mali Actu

Maroc : la visite de courtoisie d’Emmanuel Macron à Mohammed VI

Le président français rencontre mercredi 14 juin le roi du Maroc pour une première prise de contact. Au menu : la crise dans le Golfe, la Libye et la coopération bilatérale.

C’est une visite strictement « personnelle » que le président français, Emmanuel Macron, effectuera au Maroc les 14 et 15 juin. Une rencontre « simple, rapide et dont le seul objectif est de permettre aux deux chefs d’État de faire connaissance », résument les conseillers du président français dans un briefing à la presse.

Concrètement, celui-ci atterrira à Rabat mercredi 14 juin en début d’après-midi et repartira le lendemain dans la matinée. Il sera accompagné uniquement de son épouse, Brigitte, et de ses proches collaborateurs. Aucun membre de son gouvernement ou du patronat français ne fera partie de ce voyage express qui intervient à la suite d’une invitation de Mohammed VI.

Il sera directement reçu par le roi au Palais de Rabat. Les deux chefs d’État aborderont « l’amitié franco-marocaine » mais aussi des sujets régionaux comme la Libye – le Maroc a abrité les accords de paix de Skhirate – et la crise dans le Golfe. Le roi du Maroc, qui entretient des liens d’amitié avec les monarchie saoudienne comme qatarie, a proposé sa médiation dans le conflit qui les oppose. Un exercice fort périlleux. Lundi 12 juin, il a ordonné l’envoi d’avions chargés de produits alimentaires à Doha tout en insistant sur le fait que son aide n’a aucun caractère  politique. Officiellement, cette dernière intervient par « solidarité musulmane » en ce mois de ramadan, et « n’a aucune relation avec la crise qui oppose le petit État et d’autres puissances du Golfe ». 

Médiation franco-marocaine dans le Golfe

« Le roi du Maroc et le président Emmanuel Macron se concerteront sur ce que chacun pourrait apporter à cette médiation », indique l’entourage du président français. Depuis l’éclatement de cette crise, Emmanuel Macron s’est entretenu avec les chefs d’État directement impliqués, appelant au dialogue et à l’apaisement. Le dernier qu’il a appelé est l’émir du Koweït, cheikh Sabah al Ahmad Al Sabah – le Koweït ne participe pas à la coalition anti-Qatar menée par Riyad-, avec qui il a eu un entretien téléphonique lundi 12 juin.

D’autres points d’intérêt commun seront abordés entre Mohammed VI et Emmanuel Macron : la coopération économique en Afrique, la lutte contre le changement climatique – la France et le Maroc ont respectivement abrité la Cop21 et la Cop22 – sans oublier la coopération sécuritaire.

Pas d’ingérence entre le Maroc et l’Algérie

En fin d’aprés-midi, Emmanuel Macron donnera une conférence de presse avant de rejoindre Mohammed VI pour un Iftar (repas de rupture du jeûne) en son honneur. « Il veut maintenir le partenariat d’exception avec le Maroc », confient ses conseillers. Mais sans pour autant « s’ingérer dans sa relation avec l’Algérie ».

La visite d’Emmanuel Macron au Maroc tombe presque à la même date que celle de son ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, à Alger. Mais cette coïncidence est « fortuite », précise-t-on à l’Élysée, sans aucune intention de ménager les susceptibilités des deux puissances du Maghreb. « La visite de M. Le Drian à Alger s’inscrit dans une vaste tournée africaine, convenue d’avance avec les autorités algériennes. Le président Emmanuel Macron veut mener une diplomatie multiple en Afrique », ajoute-on. 

Sur la question du Sahara occidental, la position de la France restera « inchangée, en soutien des initiatives de l’ONU », insistent les conseillers d’Emmanuel Macron.

Source: jeuneafrique

Le wali du Trarza: Il est heureux de constater que début du mois du Ramadan a coïncidé avec le début de la saison de production des produits maraîchers dans la wilaya

 Le climat qui règne au cours du mois du Ramadan dans la wilaya du Trarza est marqué par la quiétude et le calme, permettant ainsi aux populations d’accomplir leur jeun dans de bonnes conditions, chose largement favorisée par les mesures prises par les autorités administratives.
Dans ce cadre, le wali du Trarza, M. Saidou Hacen Sall, a indiqué que les mesures en question ont pour but en premier lieu de contrôler les prix, notamment ceux des viandes qui sont restés, a-t-il dit, stables et conformes au pouvoir d’achat des populations dans la wilaya.
Il a en outre indiqué que les autorités ont veillé à ce que la saison de production des produits maraîchers coïncide avec le début du mois du Ramadan. En effet, a-t-il noté, ces produits sont actuellement abondants et avec des prix très bas sur les marchés de la wilaya.
Le wali a indiqué que la wilaya du Trarza est considérée comme une région agropastorale disposant en outre de grandes possibilités de pêche sur l’océan Atlantique et dans le fleuve Sénégal. Elle est aussi une source de production de viandes et de laits, a-t-il noté, soulignant que se sont là autant de facteurs positifs qui ont eu des répercussions positives sur la vie des populations, au cours de mois béni du Ramadan.
Il a par ailleurs précisé que que la wilaya a connu avant le début du mois du Ramadan un certain nombre d’inaugurations d’infrastractures hydrauliques et électriques qui viennent s’ajouter aux réalisation déjà accomplies pour permettre aux populations de la wilaya d’accéder aux services de l’eau et d’électricité, notamment dans les villages et les autres lieux d’agglomération.
En ce qui concerne les boutiques « Emel », le wali a souligné que les produits alimentaires de bases, comme le sucre, le blé, le riz et les huiles sont disponibles en quantités suffiantes et avec des prix très réduits dans tous les coins de la wilaya.
Il a précisé que le nombre des boutiques Emel dans la wilaya atteint 152 dont 21 à Rosso, 36 à R’Kiz, 31 à Boutilimit, 30 à Keur Macène, 20 à Mederdra et 14 à Wad Naga. Ces boutiques, a-t-il noté, jouent aussi un grand rôle contre les spéculations tout comme elles garantissent la disponibilisation de produits alimentaires de qualité, notamment aux profit des nécessiteux.
En ce qui concerne l’animation du mois béni du Ramadan, la délégation régionale du ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel, a mis un place un programme d’activités très riche comportant, entre autres, des conférences religieuses données par des oulémas dans les mosquées de la wilaya.
Dans un tel climat, les populations à Rosso ont exprimé leur joie pour les mesures prises par les autorités administratives pour le contrôle des marchés et leur approvisionnent en produits nécessaires.

 

 

 

Source: AMI

Coopération Sud-Sud : la Mauritanie coopère avec la CEA et le Maroc pour le calcul des comptes nationaux

Rabat, 12 juin 2017 (CEA) – Une délégation de l’Office National des Statistiques mauritanien (ONS) a entamé aujourd’hui au Maroc, avec le soutien de la Commission économique pour l’Afrique, un voyage d’étude auprès de son équivalent marocain, le Haut-Commissariat au Plan.
Cette mission sera l’occasion pour les statisticiens mauritaniens et marocains d’échanger leurs expériences en matière de collecte et de traitement de données.
Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un projet initié par la CEA, en partenariat avec les instituts des statistiques mauritanien et marocain, pour faciliter et accélérer la modernisation des comptes nationaux annuels de la Mauritanie et soutenir la migration du Système de Comptabilité Nationale mauritanien vers le nouveau système SCN 2008, conformément aux recommandations de la Commission des Statistiques des Nations Unies.
Ce voyage d’étude sera l’occasion pour les équipes mauritanienne et marocaine d’échanger leurs expériences en matière d’élaboration des comptes nationaux ainsi que pour des secteurs tels que la pêche, le secteur informel ou les administrations publiques.
« Ce voyage d’études entre dans le cadre de la coopération Sud-Sud encouragée par le Bureau de la CEA en Afrique du Nord. Notre ambition est d’ailleurs que d’avantage de pays de la sousrégion rejoignent cet échange pour un renforcement mutuel des capacités nationales dans le domaine statistique en Afrique du Nord », a déclaré M. Omar Abdourahman, Directeur par intérim du Bureau de la CEA en Afrique du Nord.

 

 

Source: lecalame