Sénégal : Face à l’insatisfaction de la demande sociale, Macky Sall limoge son PM

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Le Premier Ministre sénégalais Abdoul Mbaye a été limogé ce dimanche 1er septembre. Il est remplacé par Mme Aminata Mimi Touré qui occupait le poste de ministre de la juste Garde des sceaux qui devient la deuxième femme nommée Premier Ministre au Sénégal après Mame Madior Boye. Plusieurs raisons ont précipité le départ d’Abdoul Mbaye nommé le 02 avril 2012 à la tête du premier gouvernement de Macky Sall.

Abdoul Mbaye a enfin quitté la Primature. Le Président Macky Sall qui fait toujours face à la demande sociale et à la situation économique sans trouver de solutions idoines, a décidé de changer de Chef de gouvernement. Après un an et cinq mois passés à la primature, le désormais ancien Premier Ministre, Abdoul Mbaye, banquier de formation, quitte le gouvernement faute de résultats et d’actions réelles comme l’attendait le Président Macky Sall.

Abdoul Mbaye, les raisons d’un départ

Abdoul Mbaye, ancien banquier et ancien premier ministre sous l’ère Macky Sall, est éjecté de la primature. Plusieurs raisons militent en faveur de son départ dont deux seulement peuvent suffire et expliquer pourquoi Macky Sall s’est débarrassé de son premier « Premier Ministre ». D’abord, sur le plan politique, le Président Macky Sall élu par les Sénégalais pour satisfaire la demande sociale (cherté de la vie, délestage, chômage, gabegie, corruption à outrance …), n’a pas encore répondu favorablement ou n’a pas encore trouvé des solutions à cette demande sociale qui a valu à Wade son désamour avec le peuple sénégalais qui l’a finalement sanctionné le 25 mars 2012. Mieux, Abdoul Mbaye est accusé par les compagnons de Macky Sall, de retarder l’action gouvernementale, d’être inefficace sur les solutions économiques. Le Sénégal peine à retrouver ses marques sur ce plan et à assurer les réformes réelles par rapport aux maux dont souffre le peuple sénégalais. «La démission du premier ministre va donner une nouvelle impulsion à l’action du gouvernement et accélérer les réformes », soutient Moustapha Diakhaté, membre de l’Alliance pour la République (APR) et président du groupe parlementaire de la coalition Benno Bokk Yakaar (mouvance présidentielle).

D’autre part, Abdoul Mbaye est cité dans l’affaire Hissène Habré, poursuivi par la Cours pénale internationale pour crime contre l’humanité. L’argent emporté lors de sa fuite a été logé dans la banque que dirigeait à l’époque par Abdoul Mbaye. Ces milliards qui ont servi à oxygéné la banque d’Abdoul Mbaye ont été le véritable acharnement de l’opposition contre l’ancien Premier Ministre de Macky Sall, accusé par cette dernière de blanchiment d’argent. Elle a même déposé une motion de censure au gouvernement obligeant l’ancien PM d’aller se défendre à l’assemblée avec le soutien des députés de la mouvance présidentielle mettant ainsi en quarantaine ce projet de l’opposition. Mais cela ne suffisait pas, l’opposition, le PDS notamment, parti de l’ancien président Abdoulaye Wade, a continué à exiger le départ du PM pour répondre aux accusations dans l’affaire Habré. Lui, Abdoul Mbaye, a fait une sortie à propos, pour dire que s’il est cité par la justice dans cette affaire, il démissionnera pour se mettre à la disposition de la justice. Aujourd’hui, l’on est en droit de considérer que son limogeage a bel et bien des raisons liées à l’affaire Habré. Reste à savoir s’il va être convoqué pour témoigner de l’argent de l’ancien président tchadien ou non. En tout cas, certains observateurs pensent qu’il est désormais dans le collimateur de la justice.

Une politicienne à la tête de la Primature

La nomination d’Aminata Touré à la tête du futur gouvernement sénégalais augure plusieurs choses. Cette dame de fer, jadis ministre de la justice est appréciée dans le milieu politique et l’entourage de Macky Sall. Elle est surtout appréciée pour avoir sommé les anciens ténors du régime de Wade, de rembourser plus de 30 milliards de francs Cfa dans le dossier de la traque des bien mal acquis. Ensuite, Mimi Touré, est une femme coriace qui va jusqu’au bout de ses idées. Comme par hasard, elle devient la deuxième femme nommée à la Primature après avoir occupé le portefeuille de la justice comme Mame Madiro Boye, également ancien ministre de la justice devenue Premier Ministre sous l’ère Wade. Plusieurs chantiers attendent ce nouveau locataire de la primature et les Sénégalais deviennent encore impatients dans la satisfaction de la demande sociale. Elle a la charge d’accélérer les réformes et améliorer les conditions de vie des Sénégalais.

Badiana

 

RIMWEB

Sommet Mondial des Dirigeant Locaux et Régionaux

 

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La ville de Rabat se prépare à accueillir le second Sommet Mondial des dirigeants locaux et régionaux et le 4ème Congrès de l’Organisation Mondiale du 1er au 4 octobre 2013. Cet événement coïncide avec le centenaire du mouvement municipal à travers le monde. Les organisateurs souhaitent saisir l’occasion pour faire un moment de partage et de rencontre entre l’Afrique et le reste du monde.

Le contexte tendu, marqué par la crise économique et la baisse des moyens que possèdent les organisateurs, les pousse à imaginer de nouvelles modalités de développement des territoires, de façon plus solidaires et plus durables. Ainsi, des thèmes comme l’amélioration de la qualité de vie, la gestion de la diversité, la solidarité entre les territoires ou encore la maîtrise de l’avenir urbain marqueront les débats et échanges lors de ce Congrès.

Mauritanie/Pétrole : Un décollage raté

 

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La Mauritanie a tiré 12,24 millions de dollars us de la vente de pétrole au mois de juillet 2013, selon des indications officielles contenues dans un rapport lu par Financialafrik.

La production pétrolière tirée du champ of shore  Chinguetti (70 kilomètres au Sud de Nouakchott), le seul actuellement en exploitation, a tourné autour de 7083 barils/jours. Elle affiche un léger recul par rapport au mois de juin.

En dépit d’une intense campagne de recherches on shore et of shore, l’histoire du pétrole mauritanien ressemble fort à un décollage raté. Ainsi, pour le champ Chinguetti, d’une production journalière de 120.000 barils, annoncée par les prévisions au début des années 2000, on retombe à un plancher de 7000 barils/jour.

Financialafrik

RDC: Thabo M’Beki sur la trace des flux financiers illégaux

tabombeki

L’ancien président sud africain, Thabo M’Beki, est  depuis février 2012 à la tête d’un  Groupe de Personnalités de Haut Niveau (GPHN-au nombre de 10) chargé de lutter contre les flux financiers illégaux.   En ligne de mire, la République Démocratique du Congo.

Les flux financiers illégaux partant de l’Afrique vers le reste du monde atteindrait actuellement un montant annuel astronomique de 50 milliards us, soit plus que l’aide au développement dont bénéficie le continent.

Un phénomène qui constitue l’un des principaux facteurs de blocage par rapport à l’impératif du développement et pousse à la mobilisation des institutions internationales, des organisations régionales  et des états en vue de son éradication.

La Banque Africaine de Développement (BAD), la Commission Economique pour l’Afrique et la Commission de l’Union Afrique (CUA) ont décidé de travailler en synergie, mener la réflexion  pour identifier les contours d’un mal tentaculaire avec la détermination de trouver des solutions.

Une nécessité qui a conduit à la mise sur pied d’un Groupe de Personnalités de Haut Niveau (GPHN-au nombre de 10) sous la houlette de l’ancien président sud africain, Thabo M’Beki, dont le mandat court depuis février 2012.

La mission du GPHN est d’établir les causes, l’ampleur exacte du phénomène, les manifestations et la complexité  des transferts illicites.   Comment mettre fin à l’action de ces braqueurs en cols blancs qui ruinent à l’Afrique à travers différentes activités criminelles, l’évasion fiscale, la violation de la réglementation du contrôle des changes ?…..un véritable travail d’Hercules.

Pays aux immenses richesses naturelles (notamment minières) victime de pillage depuis plusieurs dizaines d’années, la République Démocratique du Congo (RDC) servira de test grandeur nature au GPHN qui va y séjourner du 26 au 28 août.    

Financialafrik

Drame de la place des pêcheurs : La victime serait de nationalité étrangère!

 

Assassinatbou

L’incident qui a eu lieu à la plage des pêcheurs entre deux amis et ayant conduit au drame ce 21 août dernier, n’a pas fini de révéler tous ses secrets. Selon nos sources, Aboubekrine Ould Moussa dit Bouba pour les intimes, serait né en Gambie, d’un père Gambien parce que sa maman se serait mariée à cet homme. Le couple n’ayant pas survécu aux multiples problèmes conjugaux qui l’ont secoué, la mère de Bouba, une mauritanienne, a tout bonnement emmené l’enfant de bas âge avec elle à Nouakchott. Ce dernier a donc grandi dans la maison maternelle jusqu’à l’âge adulte. Depuis lors, il n’aurait pas foulé le sol gambien mais sa maman l’aurait quand même informé de ses origines étrangères. Mais Aboubekrine a préféré rester avec sa mère en Mauritanie. Toutefois, selon toujours nos informateurs, il ne s’est pas approché de ses parents paternels. Il s’est d’ailleurs marié à une femme de nationalité étrangère, proche de ses derniers.

Nos sources n’ont pas précisé si les parents paternels ont été informés de la mort tragique de leur fils. En tout cas, Bouba (notre photo), est parti subitement à la suite de cet incident malheureux qui l’a opposé à son « ami » Moctar Ould Messaoud qui a mis fin à ses jours à l’aide d’une arme blanche qu’il a enfoncé dans le vendre. Il laisse derrière lui, une femme et deux jeunes garçons dont l’un n’a encore rien compris ce qui est arrivé à son père. Triste sort !

RIMWEB

Foot: les journalistes battent les artistes & rappeurs (5-2)

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Dans la mouvance de la célébration des 20ans du hip hop mauritanien, les artistes & rappeurs ont convié les journalistes à un match de gala ce 23août sous le regard attentif de leurs supporteurs respectifs menus de vuvuzela.

Ce match tenu entre amateurs du ballon rond s’est déroulé sur la pelouse synthétique du stade de l’académie de foot située dans l’enceinte de la FFRIM en présence d’une dizaine de journalistes dont les membres du CJJ (Club des Jeunes Journalistes).

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Lors de ce match qui devait se tenir au stade capital, le 1er but a été inscrit par les rappeurs sur un pénalty de Alioune Diagne alias Bad’s Diom en attendant la montée en puissance des hommes du 4e pouvoir. Ces derniers avant la fin de la période réduisent le score jusqu’à prendre l’avance sur les artistes & rappeurs en les terrassant (4 -1) lors de la première mi-temps. Une montée en puissance rendue possible grâce notamment aux buts de Djibril Diaw (Sahel TV), Hamoud Ould Amar (Radio Mauritanid), Mohamed Diop (Alakhbar) et Dj Féroce (Radio Nouakchott).

Ce match amical qui a connu des problèmes d’organisation, manque de préparation, d’arbitrage, s’est joué dans une ambiance de ferveur de part et d’autre. Il s’est donc conclu après un long arbitrage sur un score sans appel de (5-2) dont un doublé du confrère Mamadou Baydi Gaye alias Dj Féroce.

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Toutefois, il faut noter que l’équipes des artistes rappeurs bien que battue, n’a pas démérité. Elle a tenté par tous les moyens de réduire le score mais en vain, c’était sans compter sur la détermination de la bande à Babacar Baye Ndiaye, Féroce, véritable pivot au niveau de l’attaque des journalistes. C’était un match de fair-play qui a permis aux uns et aux autres de jauger leurs formes physiques mais surtout, il a été une occasion de rapprocher certains artistes et journalistes pour une bonne collaboration.

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Un match que le coach du jour des journalistes a jugé satisfaisant. Ainsi le confrère Ibou Badiane très satisfait du match de ses confrères a estimé que ce fut « un match intéressant malgré le cafouillage de départ, ils ont pu redresser leur niveau de jeu à travers un réglage technique». Comme lui, on espère que le match de ce genre sera la prochaine fois, plus prometteur avec une meilleure organisation, une meilleure préparation pour plus de buts.

Awa Seydou

Présidentielle malienne : IBK remporte largement le second tour avec 77,61% des voix

 

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Comme il était attendu, les résultats provisoires complet du second tour de la présidentielle malienne, ont été proclamés ce jeudi 15 août 2013. C’est la grande salle du gouvernorat du District de Bamako qui a abrité la cérémonie en présence de plusieurs ministres du gouvernement malien, des personnalités de représentations diplomatiques accrédités au Mali, des représentants des organisations sous-régionales et internationales ainsi que plusieurs journalistes de la presse nationale et étrangère. C’est le Ministre de l’administration territoriale au Mali, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, promu hier au grade de général, qui a proclamé les résultats complets provisoires de ce second tour de la présidentielle malienne. Avant de passer aux choses sérieuses, le ministre a d’abord ouvert le chapitre des remerciements à tous les pays amis parmi lesquels la Mauritanie qui accueille un grand nombre de ressortissants et de réfugiés maliens qui ont fui la crise dans leur pays. Il a remercié les autorités de Nouakchott pour avoir facilité le vote de ces derniers.

Les chiffres de ce second tour viennent comme suit, le nombre d’inscrits étaient de 6 829 696 électeurs ; le nombre de votants était de 3126 521 électeurs. Contrairement au premier tour qui a vu un nombre très élevé de bulletins nuls (plus de 400.000) pour ce scrutin il a baissé avec 92 920. Le taux de participation a relativement baissé par rapport à celui proclamé par le ministre Sinko pour le premier tour. Il passe en effet à 45,78%. Le candidat du RPM, Ibrahim Boubacar Keïta arrivé en tête au premier tour a été élu largement par 2.354.693 électeurs soit 77,61% des voix. Son rival dans ce second tour, le candidat de l’URD Soumaïla Cissé qui a déjà pris les devants en se rendant au domicile de son aîné et adversaire le lundi dernier pour le féliciter contribuant ainsi à éviter les troubles postélectoraux a totalisé 679 258 soit 22,39%.

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Ainsi, ce sont des résultats provisoires, même s’ils sont complets, ils ne seront définitifs qu’une fois proclamés par la Conseil Constitutionnel probablement dans 3 à 4 jours à venir. Il faut dire que la victoire d’IBK était déjà attendue car il était en tête sur l’ensemble du territoire national et même à l’étranger. Il a même gagné dans plusieurs régions du nord du pays alors que son challenger Soumaïla Cissé est originaire de cette partie. Le suspens de ce scrutin résidait sans doute au niveau de l’écart qui sera entre les deux candidats et sans doute du taux de participation qui permettra au Président élu d’avoir une grande légitimité. Sur ces deux points, le Mali aura relevé les défis en réalisant un taux de participation jamais égalé depuis l’avènement des élections pluralistes dans ce pays au début des années 90. Il faut reconnaitre que la victoire d’IBK n’a pas suscité des réactions de joie comme ce fut le cas au premier tour où son domicile a été pris d’assaut. Cette situation est sans doute due à la visite historique que son challenger Soumaïla Cissé lui a rendue le lundi dernier pour le féliciter avant même la proclamation des résultats par le ministère. Une démarche qui été saluée en ce sens qu’elle revêt une renaissance de la démocratie malienne.

 A l’issue de cette élection, IBK devient donc le troisième Président démocratiquement élu de la 3e République du Mali après Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré destitué par le capitaine Amadou Haya Sanogo en mars 2012. Ce dernier est depuis hier promu au rang de Général avec l’un de ses proches en l’occurrence l’actuel ministre de l’administration territoriale, le colonel Moussa Sinko Coulibaly et le colonel Didier Dacko, Chef des opérations militaires au nord du pays.

D’ores et déjà selon certaines sources, le Président mauritanien Mohamed Ould AbdelAziz a félicité son homologue malien IBK. Il est aussi attendu lors de l’investiture de ce dernier qui devrait intervenir au plutôt avant la fin de ce mois-ci au plus tard au début du mois prochain.

M.Diop Mali via Badiana

Présidentielle malienne : IBK félicité par Soumaila Cissé

Photo du Mali

Après 18 mois de crise sans précédent, le Mali vient d’organiser une élection présidentielle dont Ibrahim Boubacar Keita (IBK) et Soumaila Cissé sont les deux finalistes. Au finish, la tradition a été respectée. C’est la fin du suspens!

Après un 2e tour tenu ce 11 août, opposant l’ex premier ministre à l’ex ministre des Finances du Mali, la victoire du premier a été reconnue par le second dans la soirée du 12 aout dernier avant même l’annonce officielle des résultats. Ingénieur de formation, Soumaila Cissé, 63 ans, qui rêvait de présider le Mali après sans doute une lecture minutieuse des décomptes de voix a préféré lui-même admettre sa défaite. Se faisant, il a choisi de téléphoner et de se rendre avec sa famille au domicile d’IBK qui l’a accueilli en compagnie de ses proches sous l’œil attentif de la presse venue immortaliser ces instants où le pays retenait son souffle. Soumi, l’enfant de Niafunké (une ville située dans la région de Tombouctou) qui se présentait ainsi pour la 2e fois à une présidentielle a posé ainsi un acte hautement symbolique salué par beaucoup de ses compatriotes et même de ses détracteurs. L’histoire retiendra.

Et pourtant c’est avec son cercle rapproché qu’il a pris la décision  d’admettre une nouvelle fois sa défaite: « Je n’ai reçu de pression de personne pour aller saluer IBK. Je suis parti en Homme libre. A part ma femme et mes enfants, personne ne savait que j’allais voir IBK, pas même mon chauffeur. Nous allons contribuer au rassemblement, nous allons contribuer au développement du Mali. C’est cela le plus important pour moi » confie t-il à la presse.

IBK s’est quant à lui félicité de cette surprise que lui a réservé son jeune frère conformément à la tradition purement malienne: «Ce n’est pas n’importe quelle visite. C’est la visite de mon jeune frère, de mon cadet, Soumaïla Cissé (…) Cela je crois est le symbole d’un Mali nouveau. J’ai dit que dans cette affaire là, c’est le Mali qui gagne et l’image est là ! Cela est seul digne du Mali » a-t-il soutenu selon le site www.journaldumali.com.

Après ce consensus sur l’acception du choix du peuple malien et du verdict des urnes, accueilli favorablement dans le concert des nations comme signe de la maturité de la démocratie malienne, tous attendent l’annonce officielle des résultats qui devra intervenir dans les heures ou jours prochains pour confirmer l’acte hautement symbolique rehaussé par «un bon perdant». En attendant que le futur président IBK prenne du service pour mettre au travail ses compatriotes après une crise multidimensionnelle, le Mali sort grandi de cette élection très suivie et très attendue par toute la communauté internationale.

Le Mali retrouve sa démocratie perdue dans les méandres du désert

Il a fallu être armé de courage et de détermination pour en arriver là. Le peuple malien qui a toujours montré un exemple de démocratie, vient de rééditer une tradition bien connue au pays de Soundiata Keita. Le « Maliba » par l’acte d’un potentiel candidat, Soumi, pour les intimes, vient de prouver qu’il est bien possible de rassembler les Maliens et d’effacer toute une page assombrie depuis un certain 22 mars 2012 par la faute d’un capitaine et sa bande qui ont voulu ternir l’image d’un Mali jadis démocratique. Ceux qui ont prédit un autre chaos au Mali, peuvent déchanter. Le geste de celui par qui les gens pensaient qu’un autre « putsch » pouvait ressurgir, a coupé l’herbe au pied aux mauvais prédicateurs. Si dans d’autres démocraties, les perdants appelaient leurs vainqueurs au téléphone, au Mali, c’est la revalorisation d’une tradition ancestrale qui a prévalu. Cela a été l’œuvre d’un digne fils du terroir de Toumbouctou. Un autre Mali est né, après une année et demie d’aventure incertaine. L’image témoigne et témoignera. C’est le renouveau malien. D’autres pays peuvent s’en inspirer pour éviter des situations chaotiques. Bravo le Mali !

Awa S. Traoré et Badiana

Mauritanie/2e tour de la présidentielle malienne : La pluie empêche les électeurs d’aller aux urnes

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Les maliens de Nouakchott sont retournés ce 11 aout dans les bureaux de vote de la nouvelle maison des jeunes de Nouakchott pour le 2e tour de la présidentielle qui oppose IBK à Soumi. Malgré le peu d’affluence constaté dans la matinée par certains présidents de bureaux de vote, pour ce 2e round selon Boubacar Sidiki Traoré de la commission électorale de l’Ambassade malienne (CEA), il y avait pour Nouakchott (4102 électeurs inscrits), Nouadhibou (1818), Sélibabi (1067), Kiffa (469), Aioune (468) et au camp de réfugiés de Mbéra (8470). Ce qui donne un total de 16394 électeurs inscrits pour la Mauritanie dans le cadre de la tenue de ce 2e tour,  précise cette source.

La pluie, quel impact sur le taux de participation?

Si des dispositions ont été prises pour améliorer l’organisation de ce 2e tour de scrutin comme le prouve la fluidité des votes par rapport au 1er tour selon certains votants, la pluie survenue au cours de ce vote « pourrait avoir un impact sur le taux de participation » à cause notamment de l’accès au site de vote assure un membre de la CEA. Un avis partagé par Niairé, président du bureau de vote 5 pour qui à son niveau « il y a eu un vote massif qui pourrait être handicapé par la pluie ». Pour ce dernier il ya eu un engouement pour ce 2e round estimant que « des gens sont venus aujourd’hui alors qu’ils n’étaient pas là au 1er tour » espérant que le taux de participation sera meilleur cette fois-ci.

A l’écoute des maliens

Après un feuilleton de crise intense, les maliens aspirent au changement désormais. Une aspiration qui apparait dans de nombreux témoignages recueillis par notre reporter. Pour Bourama Diallo, un sportif vivant ici depuis 2007, les maliens « doivent élire un bon président » alors que des passants misent sur IBK espérant que ce dernier soit « élu 100% » même si Soumaila bénéficie du soutien de puissance étrangère d’après d’autres. En tous cas le futur président qu’il soit du sud ou du nord a de nombreux de défis à relever : la question de la gestion des villes nord domine le débat. Ainsi pour le jeune touareg Mohamed Yahya Ould Ahmed Saleh, « le problème du nord mali est lié au sous développement, il faut mettre les gens au travail, ils oublieront ainsi l’art de la guerre ». Un avis partagé par son compatriote Mohamed Aly Ag Mohamed. «Il faut que le Mali ait un président qui soit à la hauteur des défis de l’heure» convaincu que la cohabitation entre les communautés du nord et du sud est bien possible. Comme quoi la solution de la crise malienne passe avant tout par le dialogue inter communautaire.

Awa Seydou Traoré

Elections Mali : IBK élu président?

 IBK ELU PRESIDENT - RIMWEB.NET

Le dépouillement est en cours au Mali et un peu partout où les Maliens se sont rendus aux urnes pour le second tour de l’élection présidentielle devant mettre fin à une transition d’une année et demie. Selon nos informations en provenance de Bamako, l’ancien premier ministre Ibrahima Boubacar Keita serait en tête dans le sud et largement d’ailleurs.

Si les tendances en cours se confirment, IBK sera dans les prochaines heures, proclamé président du Mali.

Malgré une forte pluie qui s’est abattue sur Bamako et environs, les électeurs maliens s’étaient rendus aux urnes pour choisir le futur président. Même si en début de matinée à cause de la pluie, l’affluence était faible, dans l’après, les Maliens s’étaient rendus massivement dans les bureaux de vote. En attendant le dépouillement progressif, les premiers résultats probables sont en faveur de l’ancien premier ministre IBK. RIMWEB suit pour vous le dépouillement. Au nord, pour l’instant, nous n’avons pas d’échos mais certains observateurs prédiraient des résultats en faveur de IBK.

Source : RIMWEB