France – Guinée : Alpha Condé, dernier visiteur de François Hollande

François Hollande et Alpha CondéÀ dix jours du premier tour de l’élection présidentielle française, François Hollande recevra le président guinéen Alpha Condé en visite d’État à Paris, les 11 et 12 avril.

Avec tout le protocole qui convient, notamment un dîner officiel à l’Élysée. Les deux hommes, qui se connaissent de longue date pour avoir tous deux fréquenté l’Internationale socialiste, sont amis. Ils échangent régulièrement des SMS, et le Français reçoit quasi systématiquement le Guinéen quand ce dernier est de passage en France.

C’est donc à titre d’ami et de président en exercice de l’UA qu’Alpha Condé sera, dit-on à l’Élysée, le dernier chef d’État étranger à être reçu à ce niveau par François Hollande avant le départ de celui-ci.

Source: jeuneafrique.com

Mort d’un chef taliban dans le nord de l’Afghanistan

chef talibanUn chef taliban a été tué dans la province de Kunduz dans le nord de l’Afghanistan. C’est le groupe armé qui confirme l’information. L’homme aurait été tué par un drone. Il était l’un des principaux acteurs de la première prise temporaire de la ville de Kunduz en 2015.

Ce n’est pas la première fois que la mort d’Abdul Salam Akhund est annoncée. Mais cette fois-ci l’information est confirmée par le porte-parole du mouvement taliban. Celui-ci précise qu’il a été tué dimanche par des missiles tirés par un drone américain alors que l’homme se trouvait dans le district d’Archi dans le nord-est de la province de Kunduz.

L’attaque est confirmée par les forces américaines, qui ne disent rien en revanche du nombre de victimes ni de leur identité. Les autorités locales indiquent de leur côté qu’au total, 9 talibans ont été tués au cours de cette opération.

Le nom d’Abdul Salam Akhund est associé à de nombreuses attaques contre les forces gouvernementales dans la région, mais aussi à la première prise de Kunduz. Une prise militaire qui avait eu lieu en septembre 2015 et qui avait duré quelques jours. Un scénario qui s’est répété il y a 5 mois avant que les forces militaires afghanes ne reprennent le contrôle de la ville du nord de l’Afghanistan.

Source: RFI

Maroc : les dessous de l’annulation de la visite de Mohammed VI au Mali

mohammed_vi_2Le Maroc reproche au Mali son prisme algérien. Bamako relativise.

Annulée à la dernière minute, la visite que Mohammed VI devait effectuer à Bamako, à partir du mercredi 22 février, est bel et bien la traduction d’un malaise entre les deux pays. En cause : l’activisme algérien de « certains proches » du président Ibrahim Boubacar Keïta qui chercheraient à occulter « le dynamisme du Maroc sur la question de la crise malienne et à ternir l’image de leurs relations fructueuses », confie une source marocaine.

Déception sur la RASD

Le royaume a déployé beaucoup d’efforts au Mali où Mohammed VI jouit d’une grande popularité (projets économiques, infrastructures sanitaires, formation des imams…). Il espérait que Bamako « lui rende la politesse » en retirant sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

« Malgré ces efforts, Bamako n’a pas inclus Rabat dans l’accord de paix chapeauté par l’Algérie, dans lequel d’autres pays même lointains ont été invités [la France, les États-Unis, la Russie, NDLR], sachant que nous avons encouragé la mise en place du processus [réception des leaders touaregs à Rabat en 2014, NDLR] », indique la partie marocaine.

Les Maliens relativisent

Du côté malien, on estime que ce report a fait l’objet « de beaucoup de spéculations dans la presse ». « Nous n’avons pas de problèmes particuliers avec le Maroc. Quelques jours avant que cette visite n’ait lieu, on nous a informé de son report », confie un diplomate malien, précisant que « ces changements de dernière minute arrivent souvent dans les agendas des chefs d’État ». Selon lui, les deux parties ont convenu d’une nouvelle visite qui « se fera à une date ultérieure », sans qu’une date ne soit fixée.

Visite éclair

Le 23 février, une délégation marocaine, avec à sa tête le secrétaire particulier de Mohammed VI, Mohamed Mounir El Majidi, s’est rendue à Bamako pour inaugurer une clinique prénatale qui était inscrite dans l’agenda de la visite royale. En tout et pour tout, elle est restée deux heures, de 14h à 16h, le minimum horaire pour épargner à cette clinique déjà prête d’attendre une nouvelle visite royale « qui ne se fera pas de sitôt », conclut notre source.

Nadia Lamlili

Source: jeuneafrique.com

Ouverture d’un colloque relatif à l’économie informelle

Ouverture d'un colloqueLa direction générale du travail au ministère de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration, en collaboration avec le bureau de l’organisation internationale du travail à Alger, a organisé, lundi matin à Nouakchott, un colloque sous le thème: « l’Economie Informelle et le Travail Décent, Défis et Opportunités »

Le colloque, de deux jours, regroupe le gouvernement, le patronat et les syndicats des travailleurs où les participants suivront des exposés sur les mesures urgentes et appropriées permettant la transition vers l’économie formelle en vue d’assurer les conditions de travail décent dans ce secteur.

La ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration, Dr Coumba Ba a, à cette occasion, souligné que l’économie informelle représente entre 80 à 90 % de l’économie nationale, ajoutant que ces proportions, si élevés, exposent, naturellement, les salariés à des conditions de travail qui échappent au contrôle de l’administration du travail.

Elle a par la suite ajouté que son département, conformément aux directives éclairées du Président de la République, son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, compte élaborer et mettre en oeuvre les stratégies les plus idoines qui permettront de mieux structurer l’économie informelle en assurant de manière effective sa transition vers l’économie formelle.

La ministre a indiqué que l’économie informelle contribue à la création d’emplois et à lutte contre la pauvreté dans les milieux les plus défavorisés, mais nous devons, a-t-elle précisé, rester vigilants et veiller à déployer de gros efforts pour assurer les conditions de travail décent dans le secteur de l’économie informelle, ajoutant que cela passerait par la garantie d’une couverture sociale appropriée qui assure les salariés contre les accidents de travail et les maladies professionnelles.

Elle a enfin émis le souhait que ce colloque aboutira à des recommandations fortes permettant d’assurer une transition en douceur garantissant la continuité de la production et l’amélioration des conditions du travailleur.

Pour sa part le directeur du bureau de l’organisation internationale du travail à Alger, M. Mohamed Ali Deyahi a indiqué que l’organisation, depuis sa création en 1919, a procédé à la mise en place d’un programme et des normes internationales de travail visant à renforcer les opportunités d’obtention d’un travail décent et productif dans des conditions de liberté et d’équité.

Il a ensuite noté que les études contemporaines ont révélé que le respect de ces normes est synonyme d’une amélioration positive au niveau de la productivité, la performance économique et l’amélioration des conditions des travailleurs.

L’ouverture du colloque s’est déroulée en présence du ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, M. Mohamed Ould Kembou, de plusieurs cadres du ministère de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration et de plusieurs acteurs économiques.

Source: AMI

Des faits attendus ce lundi…

Des faits attendus ce lundiNouakchott : des réunions parlementaires dans le cadre de la session extraordinaire qui doit examiner entre autres sujets les amendements constitutionnels issus du dialogue politique.

Genève : session annuelle du conseil des droits de l’homme des nations unies, devant laquelle interviendront le secrétaire général des nations unis, le président palestinien et certains ministres.

Juba : arrivée au Soudan du Sud d’aides alimentaires et soins médicaux dans des régions frappées par la famine dans le pays.

Alger : tenue de la première session de concertations politiques entre l’Algérie et la Hollande au siège du ministère des affaires étrangères.

Riad : conférence internationale sur la sécurité électronique.

Khartoum : début des travaux de la 3ème conférence arabe sur l’investissement dans le domaine agricole avec ses deux composantes : l’agriculture et l’élevage.

Charm Cheikh : conférence ministérielle arabe sur le terrorisme et le développement social. Elle doit examiner l’approche arabe unifiée pour combattre le terrorisme.

Pékin : émissaire de haut rang aux Etats Unis ce qui signifie un rapprochement sino-américain après les critiques acerbes formulées par la président Trump avant son arrivée à la maison blanche.

Source: Saharamedias

Tasiast soutient les structures de santé mauritaniennes avec un don de 180 millions d’Ouguiyas

Donation_equipements_medicaux_TasiastTasiast Mauritanie Limited SA (TMLSA ou Tasiast) a distribué la semaine dernière des fournitures et équipements médicaux vitaux, d’une valeur de 180 millions d’ouguiyas (494,000 dollars US), à l’hôpital de Kiffa et à trois centres de santé de la région de l’Assaba.

Cette donation est partie intégrante d’un programme mis en œuvre depuis 2012 en partenariat avec l’ONG américaine Project Cure et avec le Ministère mauritanien de la Santé. Ce partenariat a déjà permis la mise à disposition d’équipements à près de 30 structures sanitaires (6 hôpitaux régionaux, 16 centres et 6 postes de santé).

Après les distributions effectuées dans les régions de Nouakchott, de l’Inchiri, de Dakhlet Nouadhibou, du Brakna et des deux Hodhs, l’opération s’est poursuivie ce mois-ci dans la région de l’Assaba.

Les dons, distribués par Tasiast entre le 21, 22 et 24 février à l’hôpital de Kiffa comme auprès des trois centres de santé de Kiffa, Kankossa et Barkeol, sont principalement destinés à couvrir les besoins exprimés dans le domaine de la médecine d’urgence (défibrillateur, moniteurs et assistance respiratoire), de la chirurgie (kits d’instruments), de l’accueil hospitalier (lits électriques, linge, rangement), des soins ambulatoires (perfusion, cathéters etc…), de la microbiologie, de la gynécologie ou de la chirurgie dentaire.

Ces donations représentent pour chaque unité couverte, un nombre moyen de près de 45 meubles, 45 appareils biométriques, 200 consommables (bandages, aiguilles, tubes, vêtements, savon…), 75 produits médico-sanitaires (nettoyage).

Les bénéficiaires se félicitent souvent d’avoir pu réaliser grâce à ces dons des interventions qu’il était difficile d’accomplir auparavant: échographies, tensiomètres de taille adaptée, tables d’examen utilisées en salle d’accouchement …

C’est la dixième donation sur une série de onze, programmées entre 2012 et 2017. Jusqu’ici, et grâce à cette collaboration entre Tasiast, Project Cure et le Ministère de la Santé, des équipements d’une valeur de 1,5 milliards d’ouguiyas (4,3 millions dollars US) ont été distribués et 50 sages-femmes, infirmières et autres personnels médicaux mauritaniens ont été formes en soins néonataux pour combattre la mortalité infantile.

Contact : Tasiast_Communications@kinross.com

Source : Tasiast Mauritanie

Réponse des délégués de Tasiast Kinross au communiqué interne du 25/02/2017 de Tasiast Kinross

tasiast (1)Les délégués du personnel de Kinross Tasiast informent les travailleurs de la mine de Tasiast, que nous avons  vu et lu l’email de ce matin, venant de Raphael Sourt, qui après une longue période de silence, remontant à la grève passée,  essaye de justifier son salaire avec des mensonges, comme il a l’habitude de le faire.

On vous signale chers travailleurs de Kinross que le dernier message de Mr Mike Sylvestre, directeur régional Afrique, qui date du 22/02/2017, est fier de vous annoncer que les deux travailleurs blessés gravement au cours de l’année 2016  ont repris le travail alors que ce n’est pas le cas de Mr Saidou Seck, qui  est encore chez lui, gravement malade et traine avec une jambe.

Chers employés, imaginez une information aussi incorrecte venant d’un directeur régional.

Cela nous démontre que toutes les informations que Mr le directeur régional reçoit venant du management de Tasiast sont fausses.

De ce fait nous les délégués et l’ensemble des employés de Kinross attirons l’attention de la direction générale de Kinross à Toronto que le management de Tasiast n’œuvre pas pour la stabilité de la mine de Tasiast en Mauritanie.

         Et en plus nous attirons l’attention des travailleurs de Tasiast que nous les délégués, nous allons défendre nos droits jusqu’à trouver gain de cause ou mourir.

Et encore nous tenons le management de Kinross Tasiast responsable de tout ce qui peut découler de cette situation.

Les signataires :

Sori ba Camara

Hamadi Yero

Mohamed ould Mohamed Salem ould Soule

Sidaty ould Elemine

Bounena ould Sidi

Sid’Ahmed Kabach

Ahmedou ould Abdi

Ely Fall Ahmed

Lo Mamadou

Chamekh ould Mohamed Lemine

Tasiast Délégués

Zimbabwe : Robert Mugabe, une fête d’anniversaire qui fait grincer des dents

robert_mugabe_93_ans-592x296-1487689031Comme chaque année, le président zimbabwéen, Robert Mugabe, a fêté ses 93 ans dans la grandeur et le faste, suscitant de nombreuses critiques dans le pays.

Organisée par la Ligue de la jeunesse de la Zanu PF, la cérémonie s’est tenue samedi 25 février sur le site de « l’école primaire Cecil Rhodes », rebaptisée pour l’occasion « Matopos Junior School », un nouveau nom désormais irrévocable, la direction de l’établissement ne voulant surtout pas froisser un Robert Mugabe toujours prêt à exprimer son aversion pour le colonialisme. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées sur les collines de Matopos au cœur d’un paysage vert et luxuriant, conséquence des pluies torrentielles qui s’abattent sur le pays depuis des mois.

Dans cette province du Matabeleland qui abrite peintures rupestres et monuments à la gloire des Anglais, la région fut aussi le théâtre de massacres dans les années quatre-vingt. Le choix du lieu pour festoyer qui a fait grincer de nombreuses dents et ravivé le souvenir du « génocide » de l’ethnie Ndebele et des massacres de Gukurahundi, une page sombre de l’histoire dont Mugabe n’a jamais reconnue la responsabilité et qui a fait au moins 20 000 morts. Le banquet ouvert à tous s’est même déroulé juste à côté d’une mine désaffectée où des milliers de civils ont été jetés, un épisode macabre que n’a pas manqué de rappeler Morgan Tsvangirai, le leader du parti d’opposition MDC, qui a qualifié cette situation « de honteuse et d’insulte aux victimes ».

« Manger et se divertir »

Pour l’occasion, de grandes tentes blanches ont été dressées pour recevoir les membres du parti présidentiel et les délégations étrangères, principalement venues d’Afrique. Et pour accueillir un maximum de gens, comme chaque année, des centaines de bus ont été affrétés gratuitement. Venus des quatre coins du Zimbabwe, des véhicules remplis d’étudiants, d’écoliers et de citoyens ont convergé vers la fête sous une chaleur écrasante. Protégée du soleil grâce à un grand parapluie, une femme âgée d’une soixantaine d’années s’amuse de toute cette affluence et confesse que les gens « prétendent aimer le chef de l’Etat mais en fait ils sont là pour manger et se divertir ». Juste avant d’entrer pour une fouille en règle, la dame sortira de son sac un foulard à l’effigie du Président et aux couleurs du Parti, soigneusement mis en évidence autour de son cou.

C’est aux alentours de 13h30 que Robert Mugabe a pris la parole face à une foule enthousiaste et réceptive à ses mots sur la famille, sa propre mission sur terre et sa longévité. Deux jours avant la célébration, toutes les écoles de la zone avaient été fermées. Un grand-père plutôt remonté en donne les raisons : « personne ne nous a prévenus, nous avons été informés la veille au soir sans aucune explication et je sais très bien que les locaux ont été utilisés pour faire loger tout le monde ». D’après le responsable de la ligue de la jeunesse de la Zanu-PF, la célébration aurait coûté quelque 2,5 millions de dollars, une somme conséquente lorsque l’on sait que toutes les provinces du pays ont dû participer aux frais en donnant, par exemple, les 150 vaches qui ont servi de festin aux invités.

Thandiwe Cattier

jeuneafrique.com

Niger : 16 soldats tués mercredi, la France apporte son soutien

Mahamadou Issoufou, président du Niger, et son homologue françaisLa France va venir en aide au Niger dont 16 soldats ont été tués et 18 blessés mercredi dans une « attaque terroriste » contre une patrouille de l’armée à Tilwa dans la zone de Ouallam (ouest) près du Mali.

Un précédent bilan jeudi faisait état de 15 soldats tués. Un des 18 soldats qui avaient été blessés dans cette attaque a « succombé à ses blessures », a affirmé samedi soir la télévision d’État.

« Le ministre de la Défense, Kalla Moutari et plusieurs chefs de l’Armée ont assisté à l’enterrement des seize soldats », a précisé la télévision, qui a diffusé des images de la cérémonie. « A la mémoire » des 16 morts, le gouvernement nigérien a décrété « un deuil national de trois jours à compter du dimanche 26 février », souligne un communiqué officiel lu à la télévision.

Les 16 soldats, membres d’une patrouille des Forces armées nigériennes (FAN), ont été tués après une attaque lancée mercredi en fin d’après-midi par des « éléments terroristes » dans la région de Ouallam, selon l’armée.

La zone de Ouallam, proche du nord du Mali et située à une centaine de kilomètres de la capitale nigérienne Niamey, est devenue instable en raison de nombreuses attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes maliens liés notamment au Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Ce mouvement est l’une des formations jihadistes visées depuis plusieurs années par l’armée française au Sahel.

Chasseurs et drones 

A la demande du Niger, Paris a décidé de prêter main forte aux Nigériens dans cette région, a annoncé samedi soir le gouvernement français.

« A la demande du président (Mahamadou) Issoufou, un DLAO (détachement de liaison et d’assistance opérationnelle) est en train de se constituer à Tillabéri (ouest) au profit de nos camarades nigériens », a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l’issue d’un entretien avec le chef de l’État nigérien.

Entre 50 et 80 hommes, des forces spéciales françaises notamment, seront à pied d’oeuvre « dans trois jours » dans la zone, selon une source militaire française. Ils seront dotés de capacités de guidage aérien pour appuyer les soldats nigériens au sol.

La force française Barkhane – constituée de 4.000 soldats – mène des opérations antiterroristes, notamment transfrontalières, sur cinq pays du Sahel: Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso.

Au Niger, elle dispose de quatre avions de chasse Mirage 2000 et cinq drones Reaper, chargés de collecter du renseignement. Des soldats français sont aussi postés à Madama, dans le nord du Niger, à la frontière avec la Libye, et à Diffa dans l’extrême sud-est du pays, ciblée par le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

Début novembre 2016, cinq soldats nigériens avaient déjà été tués et quatre portés disparus après une « attaque terroriste » contre Banibangou, une autre localité de Ouallam.

En octobre, un peu plus au nord-est dans la région voisine de Tahoua, 22 soldats nigériens avaient été tués lors de l’attaque d’un camp de réfugiés à Tézalit.

Malgré des frontières considérées comme poreuses, le Niger apparaît comme l’un des pays les plus stables dans une zone en proie aux troubles. Autour du Niger, Mali, Libye et Nigeria notamment sont tous confrontés à des groupes armés jihadistes.

Source: jeuneafrique.com

Mali: 24 présumés jihadistes arrêtés puis libérés

camp militaire de NionoAu Mali, 24 civils maliens ont été arrêtés, il y a deux semaines, dans le centre du pays, lors d’une opération de ratissage de l’armée. Cette dernière affirmait avoir démantelé une base arrière de fidèles d’un prédicateur radical, Amadou Kouffa, affilié au groupe islamiste Ansar Dine, du nord du Mali. L’avocat de ces présumés jihadistes a obtenu, samedi 25 février, leur libération « pour délit non constitué ».

Maître Hassane Barry retrouve le sourire. Depuis deux semaines, l’avocat malien se battait pour la libération de ses clients.

« J’ai toujours dit que mes clients, mes frères, n’étaient pas des jihadistes. Ce sont de simples citoyens qui n’ont rien à voir avec le terrorisme », a-t-il expliqué à RFI.

Maître Hassane Barry rappelle les faits. Il y a une quinzaine de jours, l’armée malienne mène une opération de ratissage dans la localité de Dialloubé, au centre du Mali.

L’endroit est bouclé. Un civil qui, selon la version officielle, tente de forcer un barrage de sécurité est blessé par balle. Il décèdera des suites de ses blessures. Sept autres civils sont un moment portés disparus, ils seront finalement retrouvés sains et saufs.

Cependant, vingt-quatre personnes – également des civils peuls – sont arrêtées, direction Bamako, sous bonne escorte, où ils arrivent avec l’étiquette de présumés jihadistes.

L’avocat malien, maître Hassane Barry, fera de nombreux va-et-vient entre différents services de l’Etat pour obtenir la libération de ses clients. Aujourd’hui, c’est fait.

Source: RFI