Présidentielle française : le baromètre africain des candidats à l’Élysée

Présidentielle françaiseLe premier tour de la présidentielle française est prévu le 23 avril prochain. Quelles sont les positions des principaux candidats sur les sujets africains ? Quels sont leurs projets ? Jeune Afrique a dressé le baromètre africain de l’élection.

Entre les costumes offerts par Robert Bourgi à François Fillon, la surprenante visite de Marine Le Pen au Tchad ou encore la sortie controversée d’Emmanuel Macron en Algérie, on a finalement (un peu) parlé d’Afrique dans cette campagne présidentielle française, davantage marquée par les « affaires » que par les débats de fond.

Alors que les candidats n’ont pas choisi de mettre d’accent particulier sur la politique internationale dans leurs programmes respectifs, en dehors du volet européen, il fallait savoir lire entre les lignes pour dresser le portrait africain des prétendants à la succession de François Hollande. Un président français qui aura, au final, beaucoup marqué le continent avec ses pas de général en chef des armées.

Militaire, humanitaire ou commercial ?

Le treillis présidentiel restera-t-il de mise durant les cinq prochaines années ? Faut-il davantage s’attendre à une tenue d’humanitaire ? Un costume de VRP ? Réponse en mai prochain. Mais des divergences apparaissent déjà.

Si l’Afrique est « le continent de l’avenir » pour Emmanuel Macron, sans doute le candidat le plus consensuel, ce dernier compte sur l’Europe pour mettre en place une véritable politique africaine.

Marine Le Pen ressort quant à elle le vieil adage « ni abandon, ni ingérence », en soignant toutefois sa cote auprès des militaires de l’opération Barkhane, rempart contre un terrorisme islamiste devenu l’un des axes majeurs de la campagne anxiogène du Front national.

De leur côté, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon espèrent faire entrer davantage la France dans l’ère du soutien aux sociétés civiles africaines, voire même, pour le candidat d’extrême-gauche, utiliser les multinationales françaises pour faire pression sur certains dirigeants jugés autocrates. Enfin, François Fillon, qui a l’expérience des affaires, prévoit d’axer sa politique africaine sur le soutien aux entreprises françaises.

Cinq favoris, sept thèmes, un baromètre

Au-delà des différentes ambitions politiques et économiques, quelles sont les positions des candidats favoris de la présidentielle sur la colonisation, l’immigration, le rôle de la France en Afrique, l’aide au développement, le droit de vote aux étrangers, le multiculturalisme ?

Jeune Afrique a compilé leurs avis sur sept thèmes majeurs liés au continent, afin de produire le « baromètre africain » des cinq favoris (les six autres candidats ayant obtenu les parrainages nécessaires pour se présenter n’ayant souvent pas manifesté de position particulière sur la politique africaine). Voici le résultat.

L’onglet « Baromètre » affiche les candidats en fonction de leur position sur les thèmes sélectionnés, sur une échelle élaborée par Jeune Afrique, du moins interventionniste au plus interventionniste par exemple. Vous pouvez ensuite cliquer sur les noms des candidats pour avoir des précisions sur leurs propositions.

Aziz face à la presse autorisée : interdit aux plus de 12 ans…

un moment solennelDepuis 3 jours, toute la Mauritanie attendait cette conférence de presse comme un moment solennelAziz allait arriver grave pour dire quelque chose d’important. A l’heure dite, 22H quand tous les mauritaniens étaient rentrés chez eux, à cette heure où Nouakchott semble déjà sous couvre-feu,  soudain suspens ! 
Au lieu d’Aziz, on a d’abord eu droit à une maîtresse de cérémonie. Je ne sais pas trop car à cette heure, j’avais un souci technologique.  Je suivais donc cela d’un œil et d’une oreille. Tout ce qui m’intéressais c’était de savoir si Aziz allait donner tort ou raison à la procédure décrite au Sénat par son ministre de la défense.
Quant au reste, connaissant la presse autorisée, je savais qu’il n’y avait rien à espérer car ceux qui ont organisé ça pour Aziz voulaient que cela soit une partie de plaisir. Ce fut au-delà de la partie de plaisir pour la seule heure que j’ai vue, ensuite j’en sais rien.  C’était un goûter entre Aziz et des bras cassés. Des journalistes trop heureux d’avoir été choisis. L’essentiel pour eux, ce qui semblait occuper tout leur esprit, c’était de se dire : toute la Mauritanie me voit…
Aziz était décontracté, en forme machallah, sûr de lui sachant à qui il avait affaire.  A la première heure, j’ai eu un choc. Quand je l’ai vu rire du journaliste, monsieur Seck, qui ne comprend pas le hassania, j’ai compris que personne ne manipule Aziz à propos de tout ce que l’on voit à propos des langues, du révisionnisme. Tout vient ou est cautionné par lui. Il n’y a plus de doute.
Personne ni monsieur Seck ni Kissima Diagana ne lui a demandé pourquoi préfère-t-il le référendum au Congrès alors que son ministre de la défense a dit clairement que la procédure lui permettait de choisir quelle voie prendre après le vote des sénateurs.
Maître Lo Gourmo a confirmé la procédure selon une interprétation récurrente depuis tous les régimes qui ont eu à modifier la constitution. Aucun blocage donc. Rien qui empêchait Aziz d’aller au congrès surtout qu’il sait qu’il pouvait faire passer ses amendements.
Pourquoi prendre le chemin du référendum ? Tout ce cinéma est désormais clair, un petit jeu politique en plusieurs temps. Créer un psychodrame au Sénat, avec une presse qui colporte des mensonges repris dans la sous-région à savoir que le président du Sénat serait parti au Sénégal, d’autres disent au Maroc sans que ce dernier ne daigne démentir ni lui ni personne de tout ce monde qui sait bien qu’il n’a pas quitté Nouakchott.
Presse de tribu, presse des R.G, presse du ventre, presse de l’opposition. Tout est colporté sur les réseaux sociaux alors que tout ou presque est faux. Le pouvoir à la manœuvre en rit car en effet c’est tellement bête des civils désarmés.
Aziz s’amuse avec l’opposition même insignifiante comme un chat avec des souris.  S’il le fait c’est qu’il sait que le potentiel de l’opposition est énorme vu l’état des lieux dans tous les domaines. Il faut donc jouer à discréditer l’opposition qui est son premier allié en la matière..  Comme nous le disions, voilà l’opposition mal barrée obligée d’aller affronter le peuple souverain à propos des martyrs, le tout avec l’appareil d’Etat du côté du référendum.
Aziz dit qu’il a consulté les plus grands constitutionnalistes. Tout ça pour aller au référendum alors que selon son ministre de la défense il pouvait aller au Congrès, lui qui disait que le référendum était trop cher.
Passons. Il ne faut pas perdre son temps à analyser ce cinéma. Il faut laisser ça à ceux qui vivent de tout ce bruit sans se soucier de participer à changer les choses. C’est Aziz qui décide, il fait ce qu’il veut, déclare ce qu’il veut avec tous les grands mots de la démocratie.
Que peut dire l’opposition qui l’accusait de vouloir passer en force contre la volonté du peuple souverain ? Ewa, il décide d’aller au référendum et peut mettre ce qu’il veut dans le texte.
Passons. Personnellement j’étais occupé à passer de Samsung à Apple. J’ai dû quitter le débat pour aller chez quelqu’un installer whatsapp.
Mille excuses excellence, à chacun ses priorités. On vous écoutera mieux une autre fois quand les enfants ne seront pas de la partie.  La presse est un noble métier, le pouvoir passe son temps à corrompre et humilier la profession par mille techniques dont la moindre est de cultiver les incapables et manipuler l’opinion par la fameuse presse électronique trop heureuse de savoir qu’elle peut elle aussi dire n’importe quoi et être prise au sérieux : l’essentiel étant d’avoir ce pouvoir.
Pendant ce temps,  une Mauritanie impuissante regarde silencieuse ce cinéma irresponsable.
Source: chezvlane.com

Ambassade Des Etats-Unis en Mauritanie: Communiqué de Presse

Ambassade Des Etats-UnisLe 23 mars, l’Ambassadeur Larry André a organisé une réception à sa résidence pour rendre hommage au Juge Aliou Ba, Président de la Cour Criminelle Spéciale Chargée de la Lutte Contre l’Esclavage de la Zone Est, qui vient de recevoir le prix de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Mauritanie « Héros de la Lutte contre la Traite des Personnes pour l’année 2017 ».

Le juge Aliou Ba est aussi nominé comme candidat au prix international Héros de la Lutte contre la Traite des Personnes pour 2017 que le Département d’Etat décerne chaque année à l’occasion de la publication de son rapport annuel sur les progrès réalisés dans les pays à travers le monde. Ce prix est décerné au Juge Ba Aliou en reconnaissance de son courage et leadership exceptionnels dans l’application des lois mauritaniennes dans le cadre de la lutte contre l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie.

Cette réception était suivie d’un déjeuner offert par l’Ambassadeur Larry André ou de nombreux juristes, membres de la société civile mauritanienne, en particulier des leaders des droits humains et de la lutte contre la traite des personnes ont pris part, ce qui entre dans le cadre des efforts entrepris par l’Ambassade Américaine afin d’encourager tous les Mauritaniens à travailler ensemble pour mettre fin à l’esclavage et à ses séquelles.

Nouakchott, le 23 Mars, 2017

Essahraa.net

Mauritanie. Réformes constitutionnelles: après le refus du Sénat, Aziz va au référendum

Mohamed Ould Abdel AzizComme il fallait s’y attendre, le président confirme l’organisation d’une consultation populaire pour entériner les réformes constitutionnelles. Une consultation populaire, sur la base de l’article 38 de la constitution du 20 juillet 1991, sera organisée en Mauritanie au cours des prochains mois.

Cette nouvelle, qui circulait des salons cossus de Tevragh-Zeina, vitrine de la capitale mauritanienne, aux quartiers périurbaines, a été confirmée dans la nuit du mercredi au jeudi par le président Mohamed Ould Abdel Aziz, lors d’une conférence de presse.

Le premier Magistrat fait cette annonce après le rejet du projet en question par le sénat le 17 janvier dernier, alors qu’il avait été approuvé à une large majorité par l’Assemblée nationale le 09 janvier.

Sûr de sa force, le chef de l’Etat a affirmé «nous avons budgétisé une enveloppe de 6 milliards d’ouguiyas (environ 16,7 millions de dollars) pour l’organisation de ce référendum. Nous aurions préféré consacré ces ressources à d’autres projets, notamment à la construction d’écoles et de structures de santé.

Cependant, nous ne pouvons pas laisser 33 sénateurs dont le mandat a expiré depuis plusieurs années, prendre en otage les 3,5 millions de mauritaniens. Nous sommes tenus d’arbitrer en permettant aux populations de se prononcer souverainement par rapport à toutes les questions d’intérêt national».

Interpellé sur ce qu’il ferait en cas de rejet des propositions de réformes constitutionnelles soumises à l’approbation populaire, Mohamed Ould Abdel Aziz a exclu toute idée de démission.

Ainsi, l’ex-commandant en chef du Bataillon de sécurité présidentielle (BASEP) ne suivra pas l’exemple du général De Gaule, qui a été souvent cité mercredi soir.

Mieux, le président affiche clairement son intention de rester dans l’arène politique après l’expiration de son deuxième et ultime mandat en 2019. Son discours du mercredi soir autorise à penser qu’il soutiendra un candidat en 2019. Cependant, le recours à l’article 38 de la constitution du 20 juillet 1991 pour l’organisation d’un référendum sur une matière relative à la constitution pose problème.

Cette démarche est fortement contestée par l’opposition et même plusieurs constitutionnalistes. Les uns et les autres soutiennent que l’article 38 est une disposition d’ordre générale. Alors que toutes les réformes touchant à la constitution sont encadrées par le chapitre XI de la loi fondamentale, notamment les articles 99, 100 et 101.

Cette procédure a notamment été utilisée en 2012 pour la constitutionnalisation de conclusions issues d’un dialogue entre le pouvoir et une partie de l’opposition, organisé en septembre/octobre 2011.

Le projet de réformes constitutionnelles qui sera soumis au référendum 2017 porte sur la suppression du sénat, la création de conseils régionaux, le changement des symboles nationaux (drapeau et hymne), la suppression de la Haute cour de justice (HCJ) chargée de juger le président de la République en cas de crime de haute trahison, etc.

L’opposition dite «radicale» mène une campagne active contre ces réformes constitutionnelles issues des conclusions d’un dialogue organisé en septembre/octobre 2016.

L’annonce de l’organisation de ce référendum comporte le risque d’exacerber les rapports entre le pouvoir et l’opposition regroupée au sein du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU), vaste coalition formée de partis politiques, organisations de la société civile, centrales syndicales et personnalités indépendantes, et le Rassemblement des forces démocratiques (RFD).

Au delà, le coût du reférendum aussi fait débat. Selon le président Mohamed ould Abdel Aziz, son coût est estimé à 6 milliards d’ouguiyas (16 millions d’euros). Un montant déjà budgétisé.

Pourquoi mettre un tel montant dans un référendum pour une réforme constitutionnelle qui ne rappote rien de concret alors que le pays est traversé par une crise aigue? Ce n’est pas Ould Abdel Aziz qui donnera la réponse, lui qui s’accroche tant à ces changements que contestent ses adversaires.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

Source : Le360

Affaire O. M’Khaitir : la cour suprême confirme l’arrêt rendu en première instance

O. M’KhaitirSelon des sources de Sahara Media la cour suprême a rédigé ce jeudi le prononcé à propos de l’affaire de l’auteur des écrits blasphématoires, rejetant la qualification des faits retenus initialement, c’est-à-dire l’apostasie.

La cour suprême a retenu la qualification de mécréance et désavoue donc la cour d’appel, pour renvoyer le dossier de nouveau devant elle pour la requalification des faits, obligatoirement conforme au prononcé de la cour suprême.

Toute autre décision est frappée de nullité devant les chambres réunies.

En requalifiant les faits, la cour suprême retient que l’apostasie est déclarée publiquement alors que la mécréance est une action sécrète, applicable dans le cas d’Ould M’Khaitir.

Source : Sahara Médias

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 23 Mars 2017

Conseil des MinistresLe Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 23 Mars 2017 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi portant Code Général de Protection de l’Enfant.

Le présent projet de loi concrétise le souci des pouvoirs publics de renforcer davantage le dispositif national de protection de l’enfant conformément aux spécificités socioculturelles de notre société fondée sur les valeurs et principes immuables de l’Islam, d’une part, et compte tenu de nos obligations internationales en la matière, d’autre part.

Le Conseil a également examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :

- Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de l’Ecole de la Santé Publique de Nouakchott.

- Projet de décret instituant un prix dénommé « Prix du Président de la République pour les Sciences ».

Le présent projet de décret a pour objet d’instituer un prix à caractère honorifique dénommé « Prix du Président de la République pour les Sciences » pour récompenser les élèves de l’enseignement secondaire lauréats des compétitions des Olympiades et Rallyes organisés par le Ministère chargé de l’Enseignement Secondaire.

L’institution de ce prix permettra de développer les aptitudes des élèves à résoudre des problèmes scientifiques, d’une part, et de découvrir, encourager et inciter les jeunes talentueux et leur ouvrir de nouvelles perspectives, d’autre part.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de la Jeunesse et des Sports a présenté une communication relative aux institutions de Jeunesse (Maisons, foyers de jeunes et centres de loisirs).

Cette communication fait le bilan positif des efforts consentis par les pouvoirs publics en faveur des institutions de jeunesse.

Elle identifie un certain nombre de contraintes essentiellement d’ordre institutionnel qui nécessitent un traitement approprié et propose un train de mesures pour permettre à ces institutions de jeunesse de jouer pleinement leur rôle éducatif et culturel en tant que rempart contre toutes les formes de dérives et d’extrémisme.

La Ministre des Affaires Sociales de l’Enfance et de la Famille a présenté une communication sur la campagne nationale pour l’espacement des naissances et la stabilité familiale.

Cette communication fait le point sur le déroulement et le bilan de la campagne nationale pour l’espacement des naissances et la stabilité familiale organisée du 08 au 16 mars courant dans le cadre des festivités commémoratives de la Journée Internationale de la femme.

Elle tire les leçons de cette campagne qui a touché 19 communes frontalières dans les Wilayas du Hodh Charghi, du Hodh Gharbi et de l’Assaba, et propose l’organisation de campagnes similaires à hauteur d’une campagne tous les deux mois pour couvrir d’ici la fin de l’année 60% des communes à haute concentration démographique.

Source: AMI

Sénat: hara-kiri pour le déshonneur…

hara-kiriLe sénat mauritanien vient de commettre la bourde de rejeter les propositions d’amendements constitutionnels, fruits d’un

dialogue politique largement inclusif, les sempiternels boycottistesissus des marges de l’échiquier politique s’étant,

comme à l’accoutumée, auto-exclus de ce dialogue. Ce faisant, les vingt-et-un  sénateurs de la Majorité qui ont décidé de

joindre leurs voix à celles des douze sénateurs de l’Opposition, pour torpiller des réformes portées par une écrasante

majorité du peuple mauritanien, ont indiscutablement cédé à un instinct de conservation politique, longtemps ménagé par le Président

de la République. Je voudrais, à ce stade, rendre un vibrant hommage politique et citoyen aux vingt sénateurs qui ont tenu à rester cohérents

avec les règles de jeu démocratiques, en avalisant un projet de loi proposé par le gouvernement et déjà adopté, à plus

des deux tiers des voix, par leurs collègues de la chambre basse. Dit prosaïquement: « il n’y a  pas photo! », en ce qui

concerne la signification, en terme de légitimité démocratique, du vote de cent-vingt-et-un  députés, élus au suffrage direct

et le reflexe nombriliste de seulement vingt-et-un  sénateurs, élus depuis fort longtemps au suffrage indirect (celui des

conseillers municipaux) et dont certains ne sont que d’improbables  « suppléants »; les titulaires étant décédés ou ayant été nommés

à d’autres fonctions officielles, vingt-et-un  sénateurs arc-boutés, pour préserver des privilèges fort coûteux pour le contribuable

mauritanien, vingt-et-un  sénateurs ayant « usé » les bancs de la chambre haute, en y siégeant bien au-delà de la durée

légale de leur mandat, vingt-et-un  sénateurs qui écumaient quotidiennement les administrations publiques, à la recherche

d’avantages indus, contrevenant ainsi à une réglementation sur le trafic d’influence, qu’ils ont adoptée et dont ils

sont, en théorie, les protecteurs. Vingt-et-un  sénateurs, en majorité, séniles, peu instruits et politiquement « amortis »,

à force de retourner leur …bobou, au gré des changements politiques. Aujourd’hui, à la faveur de la décision courageuse

du Président de la république, de renoncer volontairement, en dépit d’une popularité record et d’un brillant bilan sur tous les plans,

à briguer un troisième mandat, les « rebuts » politiques de l’ère d’exception croient pouvoir continuer leur « manège »

sordide; en lieu et place du nouveau « boubou » politique qu’il espérait étrenner, à l’occasion de leur vote erratique,

chacun de ces vingt-et-un  sénateurs vient, en réalité, d’enfiler son linceul politique, en prenant le risque de  trahir la volonté

populaire incarnée  par les deux institutions détentrices de la légitimité démocratique: le Président de la république et

l’Assemblée nationale. Il s’agit là d’un mauvais usage des libertés publiques défendues, contre vents et marées, par le

Président de la république, son Excellence, Monsieur Mohamed OuldAbdel Aziz.

La fourberie des vingt-et-un  sénateurs a été saluée (parfois revendiquée!) par le FNDU uni et en rangs dispersés, pour optimiser

l’opportunisme politique, par certains symboles des années de braise de la dictature tayiste, par de gros bonnets des trafics

illicites au Sahel et par les pourfendeurs attitrés de l’unité nationale, tous unis dans l’indignité et la nostalgie d’un passé

à jamais révolu. Une telle »signature » en dit long sur la vulnérabilité (la vénalité!!) morale et politique de ces vingt-et-un

pseudo-parlementaires. Les effluves de la corruption émanent de ce qui fut une institution de la souveraineté nationale;

les vingt-et-un  sénateurs ont déshonoré les sénateurs actuels, ils ont également profané la mémoire de ceux qui les ont

précédés dans cet auguste hémicycle, ils ont aussi trahi leur camp politique  et ils ont enfin galvaudé la confiance de ceux

qui les ont élus. Face à ce développement politique, somme toute mineur, le Président de la république dispose d’un éventail

de réponses plus  adaptées  les unes que les autres: poursuivre la procédure d’adoption du projet de loi, via une commission

conjointe des deux chambres parlementaires; renouveler le Sénat dont les mandats des membres actuels ont tous expiré;

en appeler au peuple, via un référendum populaire, pour ne citer que quelques unes de ces nombreuses réponses possibles.

Les confettis oppositionnels mauritaniens ont la latitude d’égayer la galerie, le temps de faire des déclarations

intempestives  et de s’exposer, tels des éphémères,  aux projecteurs des médias, à l’occasion d’un débat sérieux sur les problèmes

de société du pays, mais ils savent qu’ils sont insignifiants  face à la volonté du Président de la république  et de la majorité

politique écrasante qui le soutient dans son ambition légitime de moderniser le pays, une majorité qui inclut, aux côtés de

la Majorité présidentielle, les forces politiques  issues de l’Opposition, qui ont choisi de prendre part au dernier dialogue

national et d’en soutenir les conclusions consensuelles.  L’attitude veule des vingt-et-un  sénateurs, face aux tentations miroitées

par une Opposition rompue aux méthodes scabreuses du passé et face à leur  déficit d’empathie à l’endroit du peuple mauritanien,

cette attitude s’apparente à un hara-kiri politique, dont la seule conséquence est le déshonneur de ceux qui s’y sont résignés.

Tawel  oumrou  mohamed vall

 

Lo Gourmo Abdoul : Le Président de la République pourrait-il contourner, en droit, le vote du sénat pour réviser la constitution?

Gourmo Abdoul LoLo Gourmo Abdoul  – Après le choc du veto du sénat à la réforme constitutionnelle présidentielle, certains partisans du Chef de l’Etat sondent, dans la constitution, une autre voie de passage en force.

Certains croient l’avoir trouvée dans la formulation de l’article 99 qui dit  » Tout projet de révision doit être voté à la majorité des deux tiers (2/3) des députés composant l’assemblée nationale et des deux tiers (2/3) des sénateurs composant le sénat, pour pouvoir être soumis au référendum ». Puisque ce texte ne se réfère qu’au référendum, ils en déduisent que le double vote ne s’impose que dans cette seule hypothèse.

De ce fait, l’article 101 autoriserait par exception, le Chef de l’Etat à convoquer directement le « congrès » en indiquant que  » Toutefois, le projet de révision n’est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué au congrès », étant précisé qu’une majorité des 3/5 des suffrages exprimés est requise pour que le projet soit définitivement approuvé par ce congrès.

Mais on voit bien que l’exception de l’article ne concerne que le recours au référendum dont le Chef de l’Etat peut s’affranchir lorsqu’il choisit la voie du congrès.

Aucune exclusion n’y est faite des deux phases précédentes du processus devant aboutir à son choix, à savoir l’initiative de la révision ( le chef de l’Etat et le 1/3 au moins des membres de l’une des chambres ) et son approbation de principe par les 2 chambres ( droit de veto partagé).

La référence au référendum ne concerne que la dernière phase: celle de l’approbation définitive. L’article 101 intervient dans cette ultime phase comme exception (« toutefois ») pour écarter la technique d’approbation de droit commun que constitue le référendum (articles 99 et 100) lorsque le Chef de l’Etat préfère le recours au Congrès.

Cette interprétation est la seule qui a été appliquée dans le pays à chaque fois qu’une procédure de réforme constitutionnelle a été mise en oeuvre en Mauritanie. Il n’ y a aucun précédent d’une réforme constitutionnelle qui n’ait pas été précédée par l’approbation préalable des deux chambres à la majorité des 2/3 pour chacune, aussi bien sous tous les régimes précédents que sous le régime actuel.

C’est ce qui explique qu’il en ait été fait aussi application lors de la session extraordinaire en cours, et que le Ministre Diallo Mamadou ait précisé que c est la voie qui devait être poursuivie dans ce sens, que ce soit pour le référendum ou pour le congrès.

Dans un pays qui sert souvent de modèle dans l’interprétation de certaines de nos dispositions constitutionnelles, de la part des partisans du pouvoir-la France- cette exigence de l’accord des deux assemblées sur le texte avant d’être soumis au congrès ou au référendum, est aussi de rigueur, dans l’optique du Titre XVI de la constitution ( article 89), correspondant à notre Titre XI ( art 99, 100 et 101).

Donc, il n y a ni dans la lettre de la constitution, ni dans la pratique suivie jusqu’ici, (ni même en s’inspirant d’une pratique étrangère comme celle de la France) de voie possible de contourner le veto de l’une des deux chambres pour modifier la constitution, tant que l’on se soumet à l’empire des articles précités (en Mauritanie comme en France). A moins de forcer une porte parallèle menant à une toute autre option : celle de l’article 38 de la constitution ( art. 11 en France).

La trouvaille de l’article 38 de la constitution est apparemment édifiante en effet puisqu’il y est dit  » Le Président peut, sur toute question d’importance nationale, saisir le peuple par voie de référendum ». Cette disposition pense-t’on, devrait suffire à l’affranchir des lourdeurs parlementaires et du veto des chambres, si le chef de l’Etat voulait passer outre.

Les tenants de cette nouvelle voie en appellent à l’interprétation gaullienne de l’article 11 de la constitution française. Il n’est pas utile de rentrer dans le détail de toutes les difficultés doctrinales et politiques que l’interprétation du Général De Gaulle a provoquées en France.

La plupart des juristes y ont vu une interprétation abusive du texte constitutionnel français qui fait bien une nette différence entre deux types de referendums: le premier est le référendum législatif qui autorise le Président de la République en France à intervenir dans certains domaines qui étaient réservés au Parlement en faisant directement intervenir le peuple dans ces questions législatives ( référendum en matière de traités internationaux, d’organisation des pouvoirs publics et de réformes de politique économique et sociale ).

Le second est le référendum constitutionnel, qui vise directement le texte de la constitution et qui lui, on l’a vu, concerne le Titre XVI consacrée à la révision.

Le Général De Gaulle à délibéramment fait l’amalgame entre ces deux types de referendums, en violant le texte de la constitution, entraînant les plus graves accusations portées contre lui, non seulement par ses adversaires politiques ( Miterrand parla de « Coup d’Etat) mais même par son propre camp (le Président du Sénat de l’époque Monnerville parla de « forfaiture », d’autres de dictature…).

Quoi qu’il en soit, non seulement comparaison n’est pas raison, mais, surtout une simple lecture des textes de nos deux pays montre clairement une nette différence. L’article 11 de la constitution française n’a que très peu à voir avec l’art 38 de notre constitution.

Le texte français instaure non seulement le principe du recours au référendum législatif pour le chef de L’Etat mais décrit minutieusement l’objet et la procédure à suivre pour sa tenue. L’article 38 mauritanien pour sa part, plus sybilin, se borne à déclarer que « le Président de la République peut, sur toute question d’importance nationale, saisir le peuple par voie de référendum ».

Il s’agit clairement d’une disposition générale qui s’applique sur toute question et tous domaines ne faisant pas l’objet de dispositions spécifiques, dérogatoires, dans le reste du texte suivant le principe d’interprétation en droit qui veut que « le particulier déroge au général ». Le général est ici l’article 38 tandis que le particulier est le titre XI, dans les fameux articles 99, 100 et 101.

Autrement dit, notre constitution dit en substance, « le président de la république peut recourir directement au referendum sans aucune condition particulière de procédure sur toute question qu’il juge d’importance nationale , sauf lorsque cela porte sur une question d’ordre constitutionnel, c’est à dire, lorsque le référendum va entraîner une révision constitutionnelle ».

Car si c’est le cas, la procédure prévue pour toute révision s’applique. C’est en cela que l’art 38 instaure au seul profit du Chef de l’Etat une compétence de référendum législatif direct tout en le renvoyant à la lourde procédure de partage de la compétence de référendum constitutionnel avec les chambres parlementaires. Voilà la raison pour laquelle jamais l’article 38 de la constitution n’ a été utilisée pour la révision de la constitution en Mauritanie.

Rien donc, ni le recours aux articles 99, 100 et 101, ni à celui d’un article 38 passager clandestin dans la procédure de révision constitutionnelle, ni la pratique suivie systématiquement jusqu’ici par tous les gouvernements, ni même la pratique française en la matière ne peuvent être d’aucun secours pour remettre en cause le veto parlementaire.

Il faut que le coup des sénateurs ait été rude pour que le régime puisse se hasarder à emprunter une voie aussi périlleuse que le forcing que certains lui murmureraient à l’oreille et qui le pousseraient à ajouter une forfaiture à une autre: celle d’avoir laissé mourir une partie du parlement.

Elhourriya

Attaque terroriste à Londres: des Français blessés

nombreux services de secoursTrois personnes ont été tuées dans l’attaque survenue au Parlement britannique et à ses abords, mercredi après-midi dans le centre de Londres. Plusieurs blessés – une vingtaine – sont dans un état très grave. Parmi eux se trouvent trois lycéens français.

Article mis à jour selon les dernières informationsCliquer ici pour rafraîchir

L’essentiel :

  • Quatre personnes sont mortes. Parmi elles, un policier et l’assaillant présumé
  • Environ vingt personnes ont été blessées, dont trois lycéens français
  • Theresa May s’est entretenue avec Donald Trump et présidera ce soir une réunion de crise ; François Hollande a réagi en apportant son « soutien » aux Britanniques

Deux lieux d’attaque : le déroulement des faits

Les faits se sont produits à deux endroits différents. Le scénario qui se dessine, résume notre correspondante sur place Muriel Delcroix, est celui d’un homme à bord d’un 4×4 noir qui s’est lancé à vive allure sur le pont de Westminster, le pont qui traverse la Tamise entre la gare de Waterloo et le Parlement. Il est environ 14h45.

Royaume-Uni: Témoignage de Quentin Letts du Daily Mail22/03/2017

Le conducteur a fauché plusieurs passants sur le trottoir avant que son véhicule n’aille s’écraser contre les grilles de sécurité qui protègent le Parlement.

L’homme est alors sorti de la voiture et a pénétré en courant dans une des cours du bâtiment, la plus proche de Big Ben, attaquant les policiers qui gardaient l’entrée. Un agent de sécurité a été poignardé avant que son agresseur ne soit rapidement abattu par les autres policiers armés.

La Première ministre britannique, Theresa May, est saine et sauve, a annoncé un porte-parole. Selon The Independant, la cheffe du gouvernement n’était qu’à 30 mètres du terroriste.

Le Parlement de Westminster ainsi que Downing street, la résidence de la Première ministre, ont été bouclés pendant plusieurs heures, tout comme le London Eye, la grande roue près de Westminster dont les cabines se sont immobilisées avec leurs occupants pendant un long moment. Les médias britanniques rapportent la panique qui s’est emparé du coeur de Londres durant l’après-midi.

Des lycéens bretons parmi les blessés

Solidarité avec nos amis britanniques terriblement frappés, plein soutien aux élèves français blessés, à leurs familles et leurs camarades.

Selon un interne de l’hôpital Saint-Thomas interrogé par Press Association, les blessures de certaines personnes seraient « catastrophiques ». Un officier a été touché à la tête, il a été réanimé par l’ancien secrétaire aux Affaires étrangères et député conservateur, Tobias Ellwood. En outre, une femme a été repêchée de la Tamise, a communiqué le Port de Londres.

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a confirmé sur Twitter des informations du Télégramme, à savoir la présence parmi les blessés de trois jeunes garçon Français du lycée Saint-Joseph de Concarneau (Finistère). Deux d’entre eux seraient dans un état critique, selon Ouest-France. Il y avait 36 élèves de cet établissement en voyage scolaire.

A 18h30, le décès d’un policier a été confirmé par les médias britanniques.

Selon les premiers éléments, la police britannique évoque une attaque « terroriste ». « Des policiers, et notamment des policiers armés, restent sur place et nous traitons (ces faits) comme un incident terroriste jusqu’à preuve du contraire », a dit la police dans un communiqué. Les services du contre-terrorisme de la Couronne sont saisis.

Dans une courte allocuation aux médias à 17h45, un responsable de police londonienne a déclaré que le nombre de victimes est encore incertain. Il a cependant confirmé plusieurs blessés, dont des officiers de sécurité.

Un blessé est soigné sur le pont de Westminster à Londres, le 22 mars 2017.REUTERS/Toby Melville

Le quartier est bouclé et des députés sont confinés dans le Parlement. Certains d’entre eux twittent en direct, comme George Freeman, qui souligne notamment l’incroyable travail des policiers.

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Les Parlements écossais et gallois ont suspendu leurs séances par solidarité avec celui d’Angleterre.

La Première ministre conduira une réunion de crise ce soir au 10, Downing Street. Elle s’est d’ors et déjà entretenue avec le président américain Donald Trump.

Depuis Villepinte (Seine-Saint-Denis), François Hollande a fait part de « tout (son) soutien au peuple britannique ». « Le terrorisme nous concerne tous. La France, qui a été si frappée ces temps derniers, peut savoir ce que le peuple britannique a comme souffrance aujourd’hui », a ajouté le chef de l’Etat, soulignant que « c’est au niveau européen qu’il faut s’organiser » pour affronter la menace terroriste.

Selon la BBC, plus de vingt tentatives d’attentat ont été déjouées depuis 2013.

Police et services d’urgence se pressent à proximité du Parlement après des incidents, Londres, le 22 mars 2017.
Source: RFI

Sénégal : Khalifa Sall de nouveau convoqué par le juge d’instruction

Khalifa Sall1Entendu sur le fond vendredi dernier, le maire de Dakar est de nouveau convoqué par le juge d’instruction ce jeudi. Il pourrait notamment être confronté à ses co-accusés par le magistrat.

Khalifa Sall va de nouveau quitter temporairement sa cellule de la prison de Rebeuss pour être entendu par le juge d’instruction. Le maire socialiste de la capitale, inculpé pour détournement de fonds publics, association de malfaiteurs, ou encore faux et usage de faux, est convoqué jeudi 23 mars à partir de 9h au tribunal de grande instance de Dakar par le juge Samba Sall, le doyen des juges d’instruction en charge de l’affaire qui agite le Sénégal depuis fin février.

Accusé d’avoir détourné 2,7 millions d’euros de 2011 à 2015 à travers la « caisse d’avance » de sa municipalité, Khalifa Sall avait été placé sous mandat de dépôt avec cinq de ses sept co-accusés le 7 mars. Comme eux, il a été entendu une première fois sur le fond par le magistrat instructeur, le 17 mars. Il avait alors répété à ce dernier ce qu’il assure à tout le monde depuis des semaines : « Je n’ai pas détourné d’argent ».

Vers une confrontation avec le « DAF » ?

Selon ses avocats, l’édile de la capitale et rival putatif du président Macky Sall à la prochaine présidentielle devrait, lors de cette nouvelle audition, être confronté à certains de ses co-accusés. « Tout le monde s’y attend. Lors des premières auditions individuelles sur le fond, tous ont déclaré au juge ce qu’ils avaient à dire. La suite logique des choses serait maintenant que le juge procède à des confrontations », affirme Me Koureyssi Ba, visiblement peu inquiet car les différents co-accusés, y compris son client, n’auraient pas fait de déclarations contradictoires pendant leurs interrogatoires sur le fond.

Khalifa Sall pourrait notamment être confronté à Mbaye Touré, le directeur administrateur et financier (DAF) de la mairie de Dakar, qui est en première ligne avec lui dans cette affaire. Les deux hommes étaient en effet en relation directe pour tout ce qui concerne les finances de la mairie, et notamment sur la gestion de la fameuse « caisse d’avance » qui fait aujourd’hui polémique.

Alors que la procédure progresse rapidement dans ce dossier, la défense de Khalifa Sall espère maintenant que l’instruction sera bientôt bouclée. Elle devrait aussi prochainement introduire une demande de mise en liberté provisoire de l’élu socialiste.

Source: jeuneafrique.com