A la découverte du livre : « La contribution du droit foncier au développement en Afrique » de Binta Baba Sy

Binta SyRimweb: Ce livre est en fait une étude comparée sur le foncier en Afrique et le lien avec le développement nous explique son auteur « soucieuse du développement de son pays et de l’Afrique » selon ses propos. Une occasion pour rimweb d’aller à la rencontre de cette jeune de 32 ans originaire de Rosso.

Rimweb : Pouvez-vous nous parler de ton parcours ?

Je suis née à Rosso Mauritanie et j’y ai vécu toute mon enfance jusqu’au BAC. Je suis arrivée à Nouakchott après le Bac pour m’inscrire à la fac, après mon DEUG en Droit, je suis partie à Dakar m’inscrire en licence à l’université du Sahel.

Après ma licence, je me suis inscrite à l’université de Perpignan pour y faire mon master 1 en Droit Africain comparé.  Puis,  à l’université Paris-1 Sorbonne pour faire un master 2 en Droit international comparé spécialité Droit Africain. Ce livre, est le fruit  de mes  recherches  pour mon mémoire de fin du master2.

Rimweb : Pourquoi le foncier comme thème ?

Parce que c’est un enjeu  important en Afrique surtout,  la question du rapport de forces qui existe entre le droit moderne hérité de la colonisation(le système torren  (titre foncier, cadastre))  et le droit coutumier  qui se base sur la transmission orale de génération en génération. Il y a aussi la problématique de l’accaparement des terres qui touche de plus en plus de pays africains et  aussi lien entre le foncier et le développement.

Rimweb : Quels sont les constats majeurs qu’on y trouve?

Le livre tente de répondre à toutes ces questions mais aussi, à mettre en lumière différente approche de systématisation du droit  coutumier adoptée dans certains pays africains (francophone et anglophones). J’ai décidé de publier mes travaux de recherche pour permettre aux étudiants Mauritaniens et Africains de profiter du fruit de mon travail ; plutôt que de le laisser dans les archives de l’université de Paris.  Je ne me réclame pas spécialiste du foncier je suis juste une jeune Femme soucieuse du développement de son pays et de l’Afrique.

Rimweb : Vous êtes actuellement à Nouakchott, uniquement pour la promotion de ce livre ?

Actuellement, je suis en Mauritanie après avoir vécu deux  ans au Pérou ; j’ai décidé de rentrer pour travailler dans mon pays ;  Je travaille pour une ONG

Propos recueillis par Awa Seydou Traoré

Jammeh-Abdel Aziz : Les minutes de l’audience de la dernière chance

aziz_jammeh_18_01_2017_S0000012Le rictus du Président mauritanien, Mohamed Abdel Aziz, au sortir de sa récente audience avec Yaya Jammeh, cachait mal un agacement.

En effet, le dernier médiateur à avoir rencontré l’ex-chef de l’État gambien, avant l’assaut des forces de la Cedeao, n’a pas goûté le contenu des échanges avec son désormais ex-homologue. À sa sortie du State House, le palais présidentiel gambien, il a dit sa « déception de n’avoir pas pu rallier (son) ami Jammeh à se rendre à l’évidence ». Avant d’ajouter : « Je suis très pessimiste pour la suite. »

C’est que Jammeh a étalé son entêtement. À Abdel Aziz, qui lui fait part « de la détermination des autorités de la Cedeao et des forces mobilisées à aller jusqu’au bout » et de la possibilité « d’arrêter la machine », l’ex-chef de l’État gambien oppose la « nécessité de vider le contentieux électoral » d’abord. Jammeh de marteler : « Qui peut le plus peut le moins. C’est plus simple pour la Cedeao de nous aider à mettre en place notre Cour suprême pour étudier mon recours, plutôt que de s’engager dans la voie sinueuse d’un conflit armé. Crois-moi, je ferais face. » Les oreilles d’Abdel Aziz sifflent. Le Président mauritanien revient à la charge, mais sur un ton plus incisif : « Tu ne sais pas qu’à minuit, tu ne seras plus des nôtres ?

Tu ne seras même plus considéré comme un ancien président de la République. Tu seras traité comme un chef rebelle. » Jammeh ne se dégonfle pas. Il assume : « Me faire traiter de rebelle par mes ennemis, les comploteurs sénégalais et leurs amis, ne me dérange pas. » Abdel Aziz comprend alors, à cet instant, que sa médiation a échoué. Il prend congé. Fait une escale à Dakar, où il s’entretient avec le Président Macky Sall, et Adama Barrow, qui n’était pas encore investi, avant de regagner son pays. Le lendemain, les forces de la Cedeao entrent en action. Poussant Jammeh à demander à négocier une dernière fois les conditions de son départ. Il a jusqu’à midi ce vendredi.

(Source : Sud Quotidien)

Seneweb.com

Le Président de la République s’entretient en tête à tête avec son homologue guinéen

homologue guinéenLe Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, s’est entretenu, vendredi matin, à Nouakchott avec son frère et ami le Pr. Alpha Condé, Président de la République de Guinée, en visite actuellement en Mauritanie.

Les entretiens ont porté sur les derniers développements sur les deux scènes régionale et internationale et sur les questions d’intérêt commun.

Source: AMI

Nigeria : le bilan du bombardement du camp de déplacés par l’armée s’alourdit à 90 morts

l'armée nigérianeSelon un dernier bilan de l’ONG Médecins sans frontières (MSF), le bombardement du camps de déplacés mardi, dans la ville de Rann (nord-est), par l’armée nigériane s’élève à 90 morts.

Et ce bilan pourrait encore s’alourdir, puisque plusieurs « rapports concordants » émanant de résidents de la ville de Rann, dans l’État du Borno, font état de 170 tués, a expliqué l’ONG, vendredi 20 janvier. Trois jours plus tôt, le CICR faisait état de 70 morts. 

« Ce chiffre doit être confirmé. Les victimes de cet épouvantable événement méritent que la lumière soit faite sur ce qui s’est passé et sur les circonstances dans lesquelles cette attaque a eu lieu », a déclaré le directeur général de MSF Bruno Jochum dans le communiqué.

Deux bombes

Selon l’ONG, un avion de l’armée nigériane a largué deux bombes au milieu de cette localité où près de 40 000 déplacés ont trouvé refuge, fuyant les violences des insurgés islamistes de Boko Haram.

Jusqu’à très récemment, les agences d’aide locales et internationales n’avaient pu se rendre à Rann en raison notamment des mauvaises routes et de l’insécurité, bien que les populations y manquent de tout, et principalement de nourriture.

L’ONG n’opérait que depuis peu dans cette localité proche de la frontière camerounaise. Les personnels humanitaires distribuaient de la nourriture aux déplacés lorsque le bombardement a eu lieu.

Ouverture d’une enquête

Le Nigeria a ouvert une enquête jeudi pour déterminer les circonstances de ce bombardement accidentel. Une liste de 20 témoins a déjà été établie et un comité, composé de hauts responsables militaires, devra présenter son rapport au plus tard le 2 février, a indiqué l’armée nigériane dans un communiqué.

Aucun journaliste n’a pour l’heure été autorisé à se rendre sur les lieux.

Source: jeuneafrique.com

Arrivée à Nouakchott du Président guinéen

Président guinéenLe Président de la République de Guinée, Pr Alpha Condé, est arrivé, vendredi matin, à Nouakchott.

Le Président guinéen a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international de Nouakchott-Oumtounsy par le Premier ministre Yahya Ould Hademine, des membres du gouvernement, le wali de Nouakchott ouest et la présidente de la communauté urbaine de Nouakchott.

Cette visite entre dans le cadre de la tradition de consultations qui existe entre le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, et ses frères des pays voisins, et répond au souci permanent des directions nationales des deux pays frères d’échanger sur l’ensemble des questions d’intérêt commun et sur les développements sur les deux scènes régionale et internationale.

Source: AMI

Mohamed Ould El Aabed, ancien MAED et vice-président du CDN, dans une interview exclusive : ‘’La gabegie et la corruption ont connu, sous le régime actuel, des proportions jamais égalées’’

Abed Med El Abed Voulez-vous nous dire pourquoi le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU) a décidé d’organiser une série de conférences débats sur différents thèmes de la vie nationale ?

Mohamed Ould Aabed : L’organisation de cette série de conférences-débats rentre dans le cadre des activités régulières du FNDU visant à permettre des échanges entre les cadres des différentes composantes du Forum sur les questions d’actualité et sur les sujets de fond qui ont trait à la situation du pays et à son avenir. Ce n’est donc pas la première fois que le FNDU organise une telle manifestation, même si celle des 11 et 12 janvier courant a été assez innovante, eu égard à la diversité et à l’intérêt des thématiques abordées.

A quoi peuvent servir ces palabres pour des populations qui tirent le diable par la queue ?

Ces palabres, comme vous les appelez, n’ont pas un effet bénéfique immédiat sur des populations qui souffrent de la crise multiforme que connaît le pays depuis le coup d’Etat de 2008 et qui s’intensifie de plus en plus en plus. Toutefois, elles permettent de mieux outiller les cadres des différentes composantes du FNDU pour mettre à nu, devant l’ensemble de nos concitoyens, l’incurie du régime qui prend le pays en otage depuis 2008 et pour montrer l’ampleur des risques que ce régime fait courir à la cohésion sociale du pays et à sa stabilité et l’étendue des dégâts  économiques que sa gestion chaotique a occasionné.

Au sein du FNDU, nous croyons – à la différence de ceux de nos frères mauritaniens qui ont choisi, par peur ou par intérêt, de soutenir le régime – que notre peuple mérite qu’on lui dise la vérité sur la nature du régime en place et mérite que ses fils se mobilisent pour mettre terme à ce régime et le remplacer par un régime réellement respectueux des principes de l’Etat de droit et de la démocratie pluraliste et au service du citoyen mauritanien. Notre conviction est que plus nous éclairions nos compatriotes sur la situation réelle du pays et sur les mensonges éhontés du régime et de ses laudateurs – qui présentent les échecs patents comme des réussites grandioses -, plus vite la fin de ce régime sera inéluctable.

Parmi les thèmes abordés figure la lutte contre la gabegie. En arrivant au pouvoir, Aziz a promis d’éradiquer la gabegie-corruption. Il s’est   proclamé « président des pauvres » et la croisade qu’il mène depuis 2008 aurait permis, selon lui et ses soutiens de préserver les ressources du pays, de recouvrer les montants dilapidés. Mieux, il a mis en place une cour de répression de la corruption. Trouvez-vous ce bilan positif ? La gabegie a-t-elle pour autant reculé ?

Allez demander aux mauritaniens qu’est-ce qu’ils pensent de la lutte contre la gabegie et la corruption sous l’actuel régime ! Ils vous répondront tous que si les slogans de « lutte contre la gabegie » et de « président des pauvres » ont trompé certains, de bonne foi, durant les premiers jours du régime de Ould Abdel Aziz, ils se sont vite avérés n’être que de la propagande populiste démentie quotidiennement, et dès les premiers jours du régime, par sa gestion des ressources de l’Etat, qu’elles soient financières ou naturelles. C’est sous ce régime que le pays a connu le plus de scandales économiques et financiers et à une cadence si forte, que même le plus averti des observateurs ne peut les énumérer de mémoire ! Depuis le coup d’Etat de 2008, notre pays est victime d’un pillage organisé de ses ressources par une bande d’une ingéniosité exceptionnelle ! Rien n’échappe à la voracité de cette bande pour assouvir sa boulimie maladive d’enrichissement!

Ainsi, les marchés douteux sont devenus le mode privilégié pour la commande publique. A titre d’illustration, rappelons le nouvel aéroport de Nouakchott, l’extension du port autonome de Nouakchott et la construction du port de Tanit, les routes et voiries urbaines, la nouvelle centrale duale de Nouakchott, les aménagements agraires et les achats massifs d’engrais pour les campagnes agricoles, les produits destinés aux fameuses boutiques EMEL, les équipements des formations sanitaires, les avions pour la compagnie Mauritania Airlines, … . Le détournement des deniers publics est systématisé, parfois même sans prendre aucune précaution de forme comme pour le don saoudien de 50 millions USD. Les ressources naturelles sont bradées pour que les détenteurs du pouvoir amassent des commissions substantielles (mines, pêche et terres arables), alors que le patrimoine immobilier de l’Etat est transféré, sans vergogne, à des prête-noms (terrains des blocs, caserne des Fanfares, une partie du Stade olympique, une partie de l’Ecole de Police, écoles publiques à Nouakchott, …). Le régime est même allé jusqu’à vendre l’ancien directeur des renseignements libyens aux nouvelles autorités de son pays après lui avoir soutiré des sommes colossales et lui avoir assuré qu’il pourrait passer paisiblement le reste de ses jours en Mauritanie ! Cette vente avait rapporté 250 Millions USD et tout le monde sait que ce montant a juste transité, trois jours durant, dans le compte du Trésor comme recette exceptionnelle du budget de l’Etat avant d’être transféré à son destinataire réel !

Nous pouvons donc, sans aucun risque de se tromper, dire que la gabegie et la corruption ont connu, sous le régime actuel, des proportions jamais égalées auparavant dans le pays. Pire, je dirais qu’elles sont devenues le mode de gestion du pays.

-Selon le ministre des finances, le budget de l’état affiche un excédent de 30 milliards d’ouguiyas alors qu’il est incapable de payer des bons du Trésor échus. Comment l’économiste que vous êtes peut-il analyser cette situation ?

Le budget de l’Etat n’existe plus depuis le coup d’Etat de 2008 ! Nous assistons, depuis cette date, à une gestion budgétaire selon les desiderata du chef de l’Etat qui assimile les ressources du pays à son patrimoine privé. Chaque fin d’année, une loi de finances rectificative vient régulariser cette gestion patrimoniale de nos finances publiques, juste pour avoir l’air de respecter les formes ! Dans un tel contexte, parler d’excédent ou de déficit budgétaire n’a pas de sens.

Pour répondre avec plus de précision à votre question, j’ajouterai simplement que le paiement des dettes des particuliers sur l’Etat, qu’il s’agisse de bons du Trésor ou de marchés de travaux, de fournitures ou de prestations sont, depuis l’avènement de l’actuel régime, très fortement centralisés. Cette situation ne peut s’expliquer que par une volonté de marchandage et/ou des problèmes de trésorerie.

-À en croire certains confrères, le ministère des finances refuse depuis 3 ans de s’acquitter de la contribution de l’Etat dans le financement de certains projets en Mauritanie. Ce refus est-il sans conséquences ?  Est-ce à dire que les institutions monétaires peuvent être complaisantes en la matière ?

J’ai déjà entendu cette affirmation plusieurs fois, je n’exclus donc pas sa véracité. Comme je l’ai déjà souligné, la loi de finances n’est plus l’acte par lequel le parlement autorise le pouvoir exécutif à percevoir l’impôt et à engager les dépenses publiques pendant l’année considérée. Aujourd’hui le pouvoir exécutif est seul maître de la gestion des finances publiques et le passage devant le parlement est une simple formalité.  Dans ces conditions, je ne serais pas étonné de voir certains projets privés d’une partie de la contribution de l’Etat à leur financement, même si cette contribution, dès lors qu’elle est prévue par une convention de financement ratifiée par l’Etat mauritanien, devrait s’imposer.

Les partenaires essaient de faire avancer les projets qu’ils financent mais connaissent bien comment fonctionne notre Etat aujourd’hui. Alors, ils procèdent avec tact.

Propos recueillis par Dalay Lam

Source : Le Calame

Gambie : détails de la médiation mauritanienne

jammahLe président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a confié à Adama Barro que ceux qui l’aident à utiliser la force pour déloger Yahya Jammeh pourrait ne pas l’aider à reconstruire la Gambie, ont rapporté des sources d’Alakhbar.

«Peut-être que vous n’aurez plus de pays à gouverner après la guerre », a ajouté le chef de l’Etat mauritanien à Adama Baro qu’il a rencontré jeudi à Dakar.

Ould Abdel Aziz qui tentait une dernière médiation dans la crise gambienne a demandé à Adama Barro de s’adhérer à la solution pacifique qui a été acceptée, selon lui, par l’autre partie en l’occurrence Yahya Jammeh.

Auparavant, Yahya Jammeh avait confié à Ould Abdel Aziz qu’il acceptait de quitter le pouvoir en échange d’une amnistie. Les deux hommes se sont rencontrés pendant quatre heures d’horloge, mercredi à Banjul.

Yahya Jammeh avait demandé aussi le report de l’investiture de Barro jusqu’à la décision de la Cour suprême sur sa demande d’annulation des élections du 1erdécembre 2016. Et jammeh de promettre de respecter tout verdict qui émanerait de la cour.

Jammeh avait aussi exprimé son souhait à une solution inter gambienne exprimant et son rejet d’une intervention étrangère.

Yahya Jammeh avait par ailleurs reproché à son adversaire Adama Barro de lui avoir refusé son droit de contester les élections et d’attendre la décision de la Cour suprême.

Alakhbar

Egypte: 300 frères musulmans en exil poursuivis pour des attentats au Caire

au CaireLa justice égyptienne a décidé de poursuivre plus de 300 personnes pour leur appartenance présumée à la confrérie des Frères musulmans et des attaques au Caire.

304 personnes, pour la plupart exilées à l’étranger, sont poursuivies par la justice militaire égyptienne pour leur implication supposée dans la vague d’assassinats et d’attentats qui a frappé le pays après le renversement de l’ancien président Mohamed Morsi.

Ces 304 personnes sont toutes soupçonnées de soutenir ou d’appartenir à la confrérie des Frères musulmans, dont Mohamed Morsi  était le leader.

Les suspects sont accusés d’avoir participé à la constitution du groupe Hasm, à l’origine de plusieurs attaques au Caire et plus largement dans le delta du Nil .

Depuis la destitution du président Mohamed Morsi  en juillet 2013 par l’armée , des groupes armés disent souvent agir en représailles à la sanglante répression que policiers et soldats ont lancé contre les islamistes .

Source: Koaci.com

Urgent ! L’armée sénégalaise entre en Gambie

armée sénégalaiseLes troupes sénégalaises sont entrées en Gambie. L’information est reprise par plusieurs médias internationaux. Munies du mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, elles vont tenter de chasser Yaya Jammeh du pouvoir pour installer Adama Barrow. Ce dernier vient de prêter serment à l’ambassade de la Gambie au Sénégal.

 Seneweb.com

Gambie: Adama Barrow a prêté serment comme président

prestation-serment-adama-barrow_0Le nouveau président gambien Adama Barrow a prêté serment ce jeudi 19 janvier lors d’une cérémonie officielle à l’ambassade de Gambie au Sénégal, alors que le président sortant Yahya Jammeh refuse toujours de quitter son siège.

« Moi, Adama Barrow, jure solennellement que je vais exécuter de manière fidèle la fonction de président de la République de Gambie, je m’engage à la préserver et défendre la Constitution de manière égale envers le peuple, selon la loi, sans peur, sans favoritisme, avec justesse et sans mauvaise volonté. Que Dieu me vienne en aide. »

Il était un peu moins de 17h, heure locale, lorsque le président élu Adama Barrow a prêté serment à l’ambassade de Gambie au Sénégal devant le président de l’Ordre des avocats gambien, en présence de nombreux responsables d’organisations internationales et régionales.

« C’est un jour qu’aucun Gambien n’oubliera jamais », a déclaré Adama Barrow. Le nouveau président a appelé à l’union, au rassemblement et au travail, en promettant de gouverner en pensant à tous les Gambiens et pas seulement ceux qui ont voté pour lui. Il a également remercié les pays et les institutions qui se sont investis dans la résolution de la crise en Gambie et ordonné au chef de l’état-major et aux officiers supérieurs gambiens de lui montrer leur loyauté en tant que commandant en chef. Mais jamais le nom de Yahya Jammeh n’a été mentionné.

Cette investiture s’est déroulée alors que le président sortant refuse toujours d’abandonner le pouvoir, malgré la tentative de médiation du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et la pression militaire. Hier, les forces armées sénégalaises et nigérianes ont indiqué avoir positionné des hommes le long de la frontière avec la Gambie, prêtes à intervenir. Ce jeudi, tandis que le président Barrow prêtait serment, l’armée nigériane effectuait des vols de reconnaissance au-dessus de Banjul, la capitale gambienne.

Source: RFI