RDC : l’UE sanctionne neuf responsables congolais, dont Lambert Mende, Évariste Boshab et Ramazani Shadari

L’Union européenne a décidé lundi 29 mai d’infliger des sanctions individuelles à neuf responsables de l’appareil sécuritaire de République démocratique du Congo, dont trois ministres ou anciens ministres du régime Kabila, pour de « graves violations des droits de l’Homme ».

Neuf hauts responsables congolais sont désormais interdits de voyage dans l’Union européenne, et leurs avoirs y ont été gelés. Ces sanctions ont été prises lundi 29 mai par le Conseil Européen « en réponse aux entraves au processus électoral et aux violations des droits de l’homme qui y étaient liées ». C’est l’appareil sécuritaire congolais qui est visé à travers cette décision.

Parmi les responsables sanctionnés figurent le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, actuellement en Chine, Kalev Mutondo, directeur de l’Agence nationale du renseignement (ANR), Ramazani Shadari, vice-Premier ministre et ministre de l’intérieur et de la sécurité, Jean-Claude Kazembe Musonda, ancien gouverneur du Haut-Katanga, Alex Kande Mupompa, Gouverneur du Kasaï central, Évariste Boshab, ancien vice-Premier ministre et ministre de l’intérieur et de la sécurité, Gédéon Kyungu Mutanga ancien chef de milices et deux commandants de brigades, Muhindo Akili Mundos, commandant de la 31e brigade des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo), et Éric Ruhorimbere, général de brigade.

L’UE cherche à déstabiliser la RDC, comme la Libye ou l’Irak

Ces noms viennent grossir la liste de sept personnes déjà soumises aux même sanctions depuis décembre 2016 parmi lesquelles on trouvait Célestin Kanyama, commissaire de la police nationale congolaise ou encore le commandant de la garde républicaine, Ilunga Kampete. Suite à cette première liste, le gouvernement congolais avait qualifié « d’illégales» les sanctions. Aujourd’hui, s’il n’a pas encore réagi officiellement, un responsable proche des autorités accuse l’UE de chercher à « déstabiliser la RDC, comme la Libye ou l’Irak », rapporte l’AFP.

Les sanctions interviennent au moment où l’UE reste « gravement préoccupée par la détérioration de la situation en RDC » et que la « crise dans le Kasaï a atteint une ampleur exceptionnelle sur le plan à la fois sécuritaire, humanitaire et des droits de l’Homme », selon le communiqué publié à Bruxelles.

Depuis septembre 2016, la région du Kasaï (centre du pays) est secouée par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août lors d’une opération militaire après s’être révolté contre les autorités de Kinshasa. Selon l’ONU, ces violences ont fait plus de 400 morts et causé le déplacement de 1,27 million de personnes.

 

 

 

Source: jeuneafrique

Le Communiqué du Conseil des ministres

 Le Conseil des Ministres s’est réuni le Lundi 29 Mai 2017 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.
Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de garantie du Projet de Réhabilitation de l’Usine GUELB (1), signé le 18 Avril 2017 à Rabat, Royaume du Maroc, entre la République Islamique de Mauritanie et le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social (FADES).
Le prêt objet du présent accord de garantie porte sur un montant de trente-deux millions de dinars Koweitiens soit l’équivalent de trente-sept milliards sept cent millions d’Ouguiyas, remboursable sur une période de 25 ans après un différé de 06 ans, avec un taux d’intérêt de 2% par an sur les montants décaissés du prêt et non remboursés.
Le Conseil a également examiné et adopté le deux projets de décrets suivants :
-Projet de décret portant convocation du collège électoral pour le Référendum du 15 Juillet 2017.
Le présent projet de décret intervient en application des dispositions du décret n°2017-046 du 24 avril 2017 fixant les modalités pratiques du référendum du 15 juillet 2017 qui prévoit dans son article 09 que la convocation du collège électorale sera faite 45 jours au moins avant le scrutin.
A cet effet, le collège électoral est convoqué le 15 juillet 2017 pour se prononcer sur les deux projets de lois soumis au référendum.
-Projet de décret fixant les règles d’avancement et limite d’âges des personnels officiers du Groupement Général de la Sécurité des Routes.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministères de l’Intérieur et de la Décentralisation

Administration Territoriale

Wilaya du Tagant

Wali :Diallo Amadou Samba, Administrateur Civil, précédemment Wali de l’Inchiri

Wilaya de l’Inchiri

Wali : Mohamed Ould Saleck, précédemment Chargé de Mission au même Minstère

Etablissements Publics

Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés

Administrateur Directeur général : Ahmed Ould El Moctar Ould Bouceif.

Ministère des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel

Etablissements Publics

Institut Supérieur des Etudes et des Recherches Islamiques

Directrice Adjointe : Mariem Mohamed Lemkheitir

Ministère de l’Economie et des Finances

Administration Centrale

Direction des Projets Education -Formation

Directeur : Sid’Ahmed Ould Baba.

Ministère de l’Agriculture

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Ahmedou Ould Ebbouh, Administrateur des Régies Financières

Ministère de l’Education Nationale

Secrétariat Général

Secrétaire Générale :M’Aiziza Mint Kerballi, précédemment Secrétaire Générale du Ministère de l’Agriculture en remplacement de Monsieur Sid’Ahmed Ould Baba, appelé à d’autres fonctions.

 

 

 

Source: AMI

Arrêté en Mauritanie pour fétichisme, les proches de Boubacar Thiam démentent et accusent

Le candidat à la députation et Karimiste arrêté en Mauritanie continue de couler beaucoup d’encre. Le leader du mouvement Abdou Karim Léral Sénégal (MAKLS), Boubacar Thiam, dément les informations parues dans la presse.
Selon la secrétaire administrative dudit mouvement, «il n’a jamais été question d’enterrement d’un quelconque animal. Le sacrifice concernait seulement de l’arachide et de la noix de Cola et pour son propre compte».
Arrêté en Mauritanie pour fétichisme, les proches de Boubacar Thiam démentent et accusent Boubacar Thiam, candidat pour les législatives de juillet 2017 sous les couleurs du PDS, a été arrêté pour fétichisme en terre mauritanienne. Mais, si l’on en croit ses collaborateurs, les accusations portant sur lui sont dénuées de tout fondement.
«Il se trouve que depuis que Boubacar Thiam a commencé à travailler pour notre leader Karim Wade, il a négligé ses obligations professionnelles au sein de l’entreprise où il travaillait. A un certain moment, il a eu des problèmes, on lui a demandé de faire quelques sacrifices», a déclaré la dame.
Et d’ajouter : «il est parti à la plage accompagné, de Samba Samba et de Mama Sarrata Diatta pour faire ses sacrifices. Et, au moment où il enterrait les arachides avant de jeter même les colas, les garde-côtes mauritaniens les ont trouvés sur place et les ont amené dans un commissariat», a tenu à expliquer Mariame Késsé Diallo, la secrétaire administrative du mouvement MAKLS.
Toutefois, elle dément la thèse selon laquelle les garde-côtes mauritaniens les ont trouvés avec des vaches, des chiens, avec un tissu blanc où on a mentionné le nom du président de la République, d’Omar Sarr, d’Ibrahima Badiane et celui d’Aly Nar Ndiaye.
«Tout ça, se sont des inventions de l’autre camp MLK de Mauritanie», peste-t-elle. Avant d’ajouter : «il y a deux (2) jeunes qui sont sur le net principalement sur facebook, qui sont en train de publier des mensonges en indexant directement Boubacar Thiam et Mama Sarrata Diatta. Le cola est avec les gendarmes tandis que l’arachide est déjà sous terre sur le littoral. Il n’y a aucune autre version que celle-là».

 

 

 

 

Source : Pressafrik

Léger remaniement ministériel : Une entrée, deux permutations

Le président Mohamed Ould. Abdel Aziz a effectué lundi 29 mai courant, sur proposition du Premier ministre Yahya Ould Hademine, un léger remaniement ministériel.

Le chambardement de faible amplitude, a porté sur la sortie du ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, remplacé à cette fonction, par le ministre de l’équipement et des transports Seyedna Ali Ould Mohamed Khouna.

Le remaniement partiel a été sanctionné également par une nouvelle entrée dans le gouvernement, en la personne de Yahya Ould Abdaim, Yahya Ould Abdedayem, ex Directeur Général des Politiques Economiques et Stratégies (Ministère de l’économie et des finances), nommé ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, en remplacement de Mohamed Abdallahi Ould Oudaa, désigné ministre de l’équipement et des transports.

Les mobiles de ce chambardement n’ont pas encore été connu, bien que la sortie de l’ex secrétaire général de la Présidence de la République et ancien Premier ministre Ould Mohamed Laghdaf, présenté parfois, comme l’un des favoris à la succession de Ould Abdel Aziz, à la période poste 2019, peut expliquer en  grande partie, le mystère de ce remaniement.

Source: atlasinfo

L’assemblée nationale adopte le projet de loi organique régissant l’organisation de la mission de la CNDH

 L’assemblée nationale a adopté lundi au cours d’une plénière tenue sous la présidence de Mohamed Ould Boilil, son président, un projet de loi organique fixant la forme, l’organisation et le déroulement de la mission de la commission nationale des droits de l’homme (CNDH).
La secrétaire générale du gouvernement Mme Zeinebou Mint Ely Salem a présenté à cette occasion, devant les députés, un exposé historique sur la commission nationale des droits de l’homme, désignée en 2011, en sa qualité de membre de la coordination internationale des institutions des droits de l’homme.
« L’actuel projet de loi s’inscrit dans le cadre d’une opération globale visant à réaliser différents objectifs dont la prise en considération des dispositions obligatoires de l’article 97 de la loi constitutionnelle n° 015/2012, en date du 20 mars 2012, portant révision de la constitution du 20 juillet 1991 », a-t-elle dit, rappelant que cet article stipule la détermination de la formation, de l’organisation et du déroulement de la mission de la commission nationale des droits de l’homme par loi organique.
« Cette loi organique vise par ailleurs à renforcer l’Etat de droit et des institutions, au sein d’une République démocratique, assurant de manière générale, la protection et la concrétisation des droits de l’homme et des libertés », a-t-elle ajouté, rappelant les amendements apportés aux articles 031/2010, en date du 20 juillet 2010, portant création de la commission nationale des droits de l’homme et plus particulièrement les articles 6,9, 11, 12, 16 et 17 ; afin d’honorer nos obligations internationales dans le domaine des droits de l’homme, à fortiori les recommandations de la commission sectorielle concernée par l’adoption des institutions nationales des droits de l’homme.
Elle a rappelé aussi les recommandations faites à la Mauritanie par la commission sectorielle, afin de se conformer totalement aux principes de Paris, soulignant la prise en compte de ces propositions dans l’actuel projet de loi organique.
Les députés ont loué dans leurs interventions ledit projet de loi, appelant à prendre les précautions nécessaires afin d’assurer la transparence dans le choix des membres de la commission, lesquels, doivent avoir le niveau de responsabilité suffisant pour le bon accomplissement de leur mission.
Ils ont demandé aussi que soient représentés les organisations de la société civile concernées par les réfugiés, les déportés et les déplacés dans la commission.
Ils ont apprécié enfin les progrès réalisés par la Mauritanie au cours des dernières années dans le domaine de la protection et de la promotion des droits de l’homme, aussi bien sur le plan législatif que social, notamment l’attention accordée aux couches démunies de la société.

 

 

 

Source: AMI

G7: bilan d’un sommet atypique

Le sommet du G7 s’est achevé ce samedi 27 mai en Sicile. Alors que le consensus a toujours prévalu lors des précédents sommets, plusieurs désaccords ont été remarqués, notamment sur la question de la lutte contre le réchauffement climatique.

Malgré les divergences profondes qui ont marqué ce G7, Paolo Gentiloni se veut positif. Dans le communiqué final de cette 43e édition, le président du Conseil italien et hôte de ce sommet a déclaré qu’il avait été un succès en termes d’organisation et de sécurité.

C’est bien l’un des seuls points positifs que l’on peut retenir. Car sur les grands dossiers, les désaccords persistent, surtout sur le climat. Paolo Gentiloni a tout de même cherché à les minimiser, expliquant que Donald Trump avait été très attentif aux arguments distillés par ses homologues. La décision des Etats-Unis de sortir ou non de l’accord de Paris sera annoncée la semaine prochaine, a précisé le président américain sur les réseaux sociaux.

Concernant le commerce, les dirigeants du G7 sont parvenus à maintenir les Etats-Unis de Donald Trump, tenté par une forme d’isolationnisme, dans un cadre multilatéral, ce qui peut être considéré comme un succès. Mais sur ce dossier, les six autres pays membres attendaient peut-être plus d’engagement de la part des Américains. Autre succès : la lutte contre le terrorisme, certainement le dossier ou le consensus a été obtenu le plus rapidement avec la signature d’une déclaration dès la première journée du sommet.

La question migratoire, en revanche, n’a enregistré aucune réelle avancée. Pour Emmanuel Macron, la résolution de la crise migratoire passe par une vraie politique de sécurité et de stabilisation des zones où les crises politiques font qu’il y a des afflux massifs de réfugiés, par la lutte contre le réchauffement climatique et pour le développement, mais aussi par une autre politique migratoire. Mais d’après lui, il s’agit d’un problème européen. « Ce n’est un sujet ni pour le Japon, ni pour le Canada, ni pour les Etats-Unis, c’est une responsabilité européenne », a-t-il déclaré.

Ce sommet restera donc certainement comme l’un des plus atypiques, non pas parce qu’il s’est déroulé dans un site idyllique, mais parce que peu de décisions y auront été prises.

Source: RFI

Éliminatoires CAN 2019 : Les 23 Mourabitounes pour le Botswana

FFRIM – Le staff des Mourabitounes a dévoilé ce dimanche 21 mai la liste des joueurs convoqués pour un stage en Afrique du Sud, qui va déboucher sur la rencontre face au Botswana, comptant pour la 1ère journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations « Cameroun 2019 ».

Le sélectionneur national, Corentin Martins, a opté pour un groupe 23 joueurs sans énormes surprises, qui se rapproche à peu de choses près à celui retenu pour les deux derniers matchs amicaux à Nouakchott contre le Bénin et le Congo. Deux réservistes ont été choisis (Mohamed M’Bareck et Moctar Salem de l’ASAC Concorde) pour palier à d’éventuels forfaits.

L’équipe nationale de Mauritanie va s’envoler le samedi 27 mai en direction de l’Afrique du Sud, où elle va effectuer un stage de préparation dans la ville de Pretoria, avec un match amical le dimanche 4 juin face au Lesotho. Les Mourabitounes vont regagner Francistown le 8 juin, et y démarrer officiellement leur campagne des éliminatoires de la CAN 2019 contre les Zèbres du Botswana, le samedi 10 juin à 13h30 GMT.

Les 23 Mourabitounes convoqués :

Gardiens (3) : Souleimane Brahim (Fc Nouadhibou), Saleck Mohamed Salahdine (Fc Tevragh-Zeïna), Assane Aly (Red Star Fc 93/France)

Défenseurs (8) : Abdoul Ba (Rc Lens/France), Sally Sarr (Fc Lucerne/Suisse), Bakary N’diaye (Fc Tevragh-Zeïna), Diadié Diarra (Fc Gueugnon/France), Harouna Sy (Gs Marseille-Consolât/France), Ousmane Samba (Jeanne D’arc De Drancy/France), Aly Abeid (Ud Levante/Espagne), Mohamed Wade (Fc Nouadhibou)

Milieux (7) : Dialo Guidileye (As Nancy Lorraine/France), Khassa Camara (Skoda Xanthi/Grèce), Mohamed Taghiyoullah Denna (Fc Tevragh-Zeïna), Yali Mohamed Dellahi (Futbola Klubs Liepāja/Lettonie), Moussa Sidi Baghayogho (Acs Ksar), El Hacen El Id (Ud Levante/Espagne), Abdoulaye Silèye Gaye “Palaye” (Futbola Klubs Liepāja/Lettonie)

Attaquants (5) : Amadou Niass (Salam Zgharta/Liban), Babacar Baguili (Acs Ksar), Adama Ba (Aj Auxerre/France), Mohamed Abdallahi Soudani (Us Tataouine/Tunisie), Khalil Moulaye Ahmed “Bessam” (Fc Nouadhibou)

Réservistes (2) : Mohamed Mohamed M’bareck (Asac Concorde), Moctar Salem Sidi (Asac Concorde)

 

Elhourriya.net

Jean-Karim Fall, figure de RFI et France 24 nous a quittés

France Médias Monde a appris avec un immense chagrin la disparition brutale, vendredi 26 mai, de Jean-Karim Fall à l’âge de 59 ans. Il était en mission à Taormine, en Sicile, où il couvrait le Sommet du G7 pour France 24.

A RFI, certains l’avaient rebaptisé « tonton ». C’est dire tout le respect que lui vouaient ses collègues. Les plus jeunes en particulier, qui voyaient en lui un modèle dans la profession. Tonton flingueur parfois, car Jean-Karim Fall était exigeant. Mais toujours avec humour. Toujours cette recommandation : trouver les bons mots, savoir les aligner et apprendre à poser sa voix, pour que l’auditeur comprenne le message.

En deuxième partie de carrière, il était devenu un habitué des voyages officiels et des grands sommets africains. Mais s’il savait les faire « vivre » à l’antenne, c’est parce qu’il s’était nourri d’années et d’années de terrain africain. Personne n’avait oublié ses grands faits d’armes : la guerre civile au Liberia, la première crise Ebola au Zaïre… il était l’un des rares à s’être rendu au cœur de la zone infectée.

DR

Journaliste tout terrain, mais pas tête brûlée pour autant. De son adolescence au Niger, Jean-Karim Fall avait gardé l’art de la palabre y compris avec les militaires, ce qui lui permettait de savoir calmer le jeu au besoin. Rassurer, conseiller ; il était d’ailleurs aux petits soins avec ceux qui étaient loin de la rédaction, disponible aussi pour sortir les correspondants ayant des démelés avec les autorités et la justice.

Jean-Karim n’a jamais cessé d’aller en reportage et comprenait le travail des correspondants. Percutant lors de ses interviews avec les chefs d’Etat, il ne se faisait pourtant guère d’illusions sur les coulisses parfois peu reluisantes de la politique africaine. Mais il n’en était pas devenu cynique pour autant. Car il aimait ce continent et cultivait son sens de l’humour. Y compris face aux pressions.

Parmi les anedoctes, qu’il aimait raconter, citons ce jour où chez lui à Kara, au Togo, le président Gnassimbé Eyadema l’avait accueilli en lui disant : « Vous ne travaillez pas pour RFI, mais pour RFaux. » Faux, évidemment !

■ L’un des plus éminents spécialistes du continent africain

Un père sénégalais et une mère français, dès sa naissance en 1958 Jean-Karim Fall partage son cœur entre la France et le continent africain. Il passe une partie de son adolescence au Niger. Très tôt, aux côtés de son père, le ministre diplomate sénégalais Kader Fall, il fréquente les grandes figures africaines de l’époque. Il rentre ensuite en France, à Toulouse, où il va à l’université.

C’est à Lille qu’il étudie le journalisme, au sein de la prestigieuse ESJ, l’Ecole supérieure de journalisme. Et, à sa sortie, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers RFI, où il est embauché en 1984.Très vite, notre confrère y fait ses preuves, devient grand reporter et multiplie les terrains difficiles. La guerre du Golfe en 1990-1991, la guerre civile au Liberia, les émeutes anti-françaises à Port-Gentil.

Puis Jean-Karim Fall retourne s’installer en Afrique. Envoyé spécial permanent de Radio France Internationale à Abidjan entre 1992 et 1995, puis à Libreville. Mais là, il ne reste qu’un an. Car en 1996, il est rappelé à Paris pour prendre la tête du service Afrique de RFI. Poste qu’il occupera presque sans discontinuer jusqu’en 2012, année lors de laquelle il rejoint France 24.

Des années de Jean-Karim Fall au sein de la « radio du monde », les auditeurs de RFI se souviendront entre autres de la couverture des grands sommets africains. En 2012, s’il quitte RFI, il ne quitte d’ailleurs pas le continent, dont il est devenu l’un des plus éminents spécialistes. Il continue dès lors de suivre avec passion l’actualité africaine, et France 24 le nomme rédacteur en chef.

Toutes les équipes de France Médias Monde s’associent à la douleur de la famille et des proches de Jean-Karim Fall, et transmettent leurs sincères condoléances à sa mère, son épouse et ses deux enfants.Pour témoigner, merci d’utiliser les commentaires en bas de page.

 

Source: RFI

Sommet du G7 : urgence à résoudre la crise libyenne pour les présidents nigérien et tunisien

Sept pays parmi les plus riches du monde réunis en Sicile, l’île où s’échouent quotidiennement des centaines de migrants: le symbole est criant. Mais l’Afrique restera reléguée à quelques paragraphes dans le communiqué final du G7.

« Jamais un G7 ne s’est tenu aussi proche de l’Afrique, mais jamais l’Afrique n’a été aussi loin des préoccupations du G7 », se désole Friederike Röder, responsable de l’ONG One, qui suit les réunions des sept grands (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Italie, Allemagne, Japon et Canada) depuis des années.

Et pourtant, l’Italie, pays hôte du sommet, a fait de l’Afrique une de ses priorités et avait choisi à dessein la Sicile, « au coeur de la Méditerranée » et « pont entre l’Europe et l’Afrique », selon les mots du président du Conseil Paolo Gentiloni.

Un ou deux paragraphes consacrés à l’Afrique

Selon des sources diplomatiques italiennes, une déclaration séparée sur l’Afrique et la « mobilité humaine », une façon positive d’envisager les migrations, était en projet. Mais « les Américains ont tué le projet et ont fait savoir fin avril qu’ils refusaient toute déclaration séparée », selon Friederike Röder, déplorant que la vision sécuritaire constitue l’alpha et l’omega de la relation avec l’Afrique.

« Nous devons être durs et vigilants » sur l’immigration, a lancé cette semaine le président américain Donald Trump en tournée européenne, liant une nouvelle fois immigration et terrorisme: « des milliers et des milliers de personnes se répandent dans nos différents pays et se dispersent, et dans de nombreux cas, nous ne savons pas qui ils sont », a-t-il déclaré à Bruxelles.

« Le problème n’est pas tant Trump que les autres pays, qui n’ont rien fait pour sauver le projet italien et qui se laissent faire », déplore la responsable de One.

Résultat, la question des migrations et de l’Afrique en général devrait faire l’objet d’un ou deux paragraphes dans le communiqué final du G7, selon des sources italiennes.

« Éteindre le chaudron libyen »

Pourtant, cinq chefs d’Etat et de gouvernement africains étaient invités à Taormina. Le Niger, l’Ethiopie, le Kenya, la Tunisie et le Nigeria -d’où vient le plus gros contingent de migrants en Italie- ont participé samedi matin à une réunion avec les membres du G7.

« La lutte contre le terrorisme dans les pays du Sahel et du bassin du Lac Tchad exige que des mesures urgentes soient prises pour éteindre le chaudron Libyen », a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou lors d’une réunion entre cinq pays africains et les dirigeants du G7 réunis à Taormina. Cet appel intervient alors que la Libye continue à s’enfoncer dans le chaos et que de violents combats ont secoué vendredi Tripoli, faisant 28 morts.

Mahamadou Issoufou, dont le pays frontalier avec la Libye est en première ligne, a réclamé une stratégie globale « sécuritaire, idéologique et socio-économique » pour lutter contre le terrorisme. Il a également appelé le G7 et l’ONU à « doter de moyens nécessaires » la force conjointe d’intervention rapide que veulent créer les pays du G5 Sahel (Niger, Mali, Mauritanie, Tchad, Burkina Faso) pour luter contre les groupes jihadistes dans la zone.

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a également insisté sur « le défi sécuritaire » posé par la Libye lors d’une bilatérale avec son homologue français Emmanuel Macron, peu avant la rencontre Afrique/G7.

Les engagements pris en 2015 lors d’un précédent G7 en Allemagne restent encore à tenir. Les pays riches avaient alors promis d’allouer 0,7% de la richesse nationale à l’aide publique au développement, et s’étaient engagés à œuvrer pour sortir 500 millions de personnes de la faim et de la malnutrition d’ici à 2030.

 

 

jeuneafrique.com

Déclaration du PM: Levée de boucliers de l’opposition

La sortie fracassante du premier ministre continue de susciter une véritable levée de boucliers au sein de la classe politique. L’opposition n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur Ould Hademine.
Le Forum National pour la Démocratie et l’Unité a mis en garde jeudi contre le danger que représente le discours du premier ministre Yahya Ould Hademine à Tintane, à propos des amendements constitutionnels, considérant le contenu de ce discours «une atteinte à la constitution et une confiscation du droit et de la volonté du peuple mauritanien pour un changement démocratique ».
Dans un communiqué rendu public, le FNDU a dit qu’il fera front à ces tentatives scandaleuses, invitant le peuple mauritanien à percevoir le danger qui menace le pays à travers les amendements constitutionnels contraires à la constitution.
Le communiqué ajoute que « le premier ministre a fait allusion à la nécessité de demeurer au pouvoir pour l’actuel président mettant en garde contre la tentative de dissuader les mauritaniens d’espérer le changement lors des prochaines élections».
Le Forum accuse le régime actuel de «distiller des informations destinées à faire valoir une forme d’héritage et autres pratiques faisant toutes parties d’un plan machiavélique destiné à empêcher l’alternance pacifique au pouvoir par les formes constitutionnelles ».
Pour le FNDU, il s’agit là « d’un retour au discours  du troisième mandat que les mauritaniens avaient déjà rejeté à de multiples occasions ».
Cette campagne, ajoute le forum, intervient dans le cadre du « tripatouillage de la constitution par le pouvoir, après que le sénat a refusé de l’accompagner dans sa volonté de perpétuer à tout prix son régime corrompu ».
L’opposition a dénoncé la tournée actuelle du premier ministre Yahya O. Hademine dans l’est du pays, la qualifiant de rassemblements tribaux avec une bénédiction officielle.
L’Union des Forces de Progrès a mis en garde contre « les dangers de ces rassemblements sur la paix sociale, demandant une solution urgente au problème de la soif que connaissent ces populations depuis fort longtemps, au lieu de donner la priorité aux amendements
constitutionnels ».
l’UFP souligne, dans un communiqué, « la nécessité d’appuyer le pouvoir d’achat des populations à faibles revenus et d’assurer la sécurité et améliorer les services de base, la santé et l’éducation ».
Le parti de Ould Maouloud a mis en garde, « devant le refus des populations de s’inscrire sur les listes électorales ou leur absence de leurs lieux de séjour, de les inscrire à leur insu, par procuration».
Quant au parti Hatem, il a dénoncé « le choix de la moughataa de Tintane comme première étape de la tournée du premier ministre pour provoquer une crise politique et tomber dans l’interdit ».
Le parti de Ould Hannena s’est dit étonné « du comportement des cadres de cette moughataa qui continuent d’accepter d’être un instrument aux mains des régimes pour entraver la volonté des populations ».
Il a appelé l’ensemble des cadres de la moughataa à unir leurs efforts afin d’imposer un changement positif en faveur des populations de la ville.
Le premier ministre a annoncé, mardi à Tintane, sans détour que les autorités actuelles ne quitteront pas le pouvoir en 2019.

Source: AMI