Dernière-minute : accident de route : 4 blessés graves (Photos)

Sept blessés dont quatre dans des états critiques ont été enregistrés dans un grave accident de la circulation survenu aujourd’hui, dimanche 23 juillet, aux environs de 10 heures 30 minutes sur la Route Nationale Rosso-Nouakchott, 97 KM à hauteur de Tiguent, dans la wilaya du Trarza.

Le véhicule appartenant à une société chinoise, de marque Hilux qui se rendait à Rosso, a dévié de sa trajectoire et a effectué plusieurs tonneaux avant de se renverser sur une piste caillouteuse.
Les secouristes ont mobilisé de grands moyens pour apporter les premiers secours aux blessés au centre médical de Tiguent puis ils ont été transportés à bord des ambulances vers les hôpitaux de Nouakchott.

Mais la plupart de ces blessés (mauritaniens et chinois) qui se trouvent dans des états jugés critiques seront par la suite évacués vers des cliniques à Nouakchott pour de plus amples soins, précisent des sources sécuritaires

 

 

Source: Tawary

Le FONADH condamne les manoeuvres du pouvoir visant à changer la Constitution (Déclaration)

Le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz continue de violer les droits élémentaires des citoyens mauritaniens de façon éhontée.

Depuis le coup d’Etat contre le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, premier Président élu à l’issue d’un scrutin libre, transparent et démocratique, l’ex général Ould Abdel Aziz ne cesse d’étaler à la face des citoyens mauritaniens son vrai visage de despote.

C’est ainsi, qu’il a catégoriquement refusé d’appliquer les conclusions de la médiation internationale (Accords de Dakar), à la suite du coup d’Etat. Mais ces violations graves se sont accentuées depuis qu’approche la fin de son second et constitutionnellement dernier mandat.

En effet, depuis près de deux ans, il a entrepris des manœuvres en vue de changer certaines dispositions de la constitution de la Mauritanie. En dépit d’une opposition farouche de l’ensemble de l’opinion publique nationale, il veut introduire ces changements de gré ou de force. Car, après un vote négatif du Sénat, il a choisi –contre les dispositions de la constitution – d’organiser un référendum autour de ces changements sans importance actuelle pour la vie du pays.

Plus grave : son gouvernement refuse de répondre aux convocations du même Sénat, pour les besoins d’une enquête sur la gabegie, par le biais de marchés de gré à gré, qui fleurissent depuis sa prise de pouvoir. Or, l’enquête parlementaire est une prérogative de chacune des deux chambres. Aucun des responsables des opérations visées n’a daigné répondre aux invitations du Sénat. Pourtant, dès sa prise de fonction, Ould Abdel Aziz a prétendu être « le Président des pauvres », qui « lutte contre la gabegie ».

Plus récemment encore, on a brutalement arrêté le sénateur Ould Ghadda, à la suite d’un malheureux accident de la route, avec homicide involontaire. Et, comble d’exaction, on lui a arraché ses téléphones, pour diffuser des éléments de ses conversations privées, en les dénaturant ; pratiques de régimes autocratiques. Or, ce sénateur présidait la commission d’enquête sur les marchés de gré à gré réalisés sous le magistère d’Ould Abdel Aziz.

Face à cette situation d’une extrême gravité, les militants et responsables des organisations membres du FONADH :

 Condamnent avec la dernière énergie cette poussée autocratique, qui pourrait être le prélude à une autre confiscation du pouvoir ;

 rendent Ould Abdel Aziz responsable de toutes les conséquences d’une évolution catastrophique de la situation ainsi créée ;

 invitent toutes les personnes éprises de paix et de justice, en Mauritanie et à travers le monde, à une solidarité agissante, en vue de prévenir d’autres dérives autocratiques à l’encontre du peuple mauritanien en entier.

Fait à Nouakchott, le 22 juillet 2017

Les signataires :

Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH),

Collectif des Anciens Fonctionnaires de la Police Victimes des Evénements de 1989

Collectif des Rescapés, Amnistiés, Détenus Politiques Civils Torturés(CRADPOCIT)

Collectif des Veuves,

Comité de Solidarité avec les Victimes des Violations des Droits Humains en Mauritanie(CSVVDHM),

Groupes d’Etudes et de Recherches sur le Démocratie et le Développement Economique et Social (GERRDES),

Ligue Africaine des Droits de l’Homme (Section Mauritanie),

Regroupement des Victimes des Evénements de 1989- 1991 (REVE),

SOS – Esclaves,

Association de la Femme Citoyenne Engagée (AFCE)

Association des Femmes Chefs de familles (AFCF),

Association Mauritanienne pour la Promotion de la Langue et de la Culture SOONINKE (AMPLCS),

Association pour la Renaissance du Pulaar en RIM (ARPRIM),

Association pour le Renforcement de la Démocratie et de l’Education Citoyenne (ARDEC),

Association pour le Développement Intègre de L’Enfant (APDE),

Association pour la Promotion de la Langue Wolof en RIM (APROLAWORIM),

Association d’Appui au Développement à la Base (SALNDOU).

Ligue Mauritanienne des Droits de l’homme (LMDH),

Union Nationale des Rapatriés Mauritaniens du Sénégal (UNRMS)

 

 

 

 

Source: mauriweb

La jeunesse mauritanienne : entre crise de citoyenneté et apathie politique

 La citoyenneté: ce terme est utilisé dans des contextes divers. On parle souvent de « bon citoyen », « une manifestation citoyenne », et « crise de citoyenneté », ce qui donne le caractère très flou de son explication.
Cependant, le terme de citoyenneté peut être défini comme des prérogatives et des obligations qui sont propres aux populations. Parmi ces prérogatives et obligations figure le droit de participation à la vie politique. En ce sens, un citoyen est donc « une entité de la population ayant des prérogatives et des responsabilités vis-à-vis de ses compatriotes ».
Autrement dit, être citoyen c’est jouir de ses droits et s’acquitter de ses devoirs envers son peuple. Un bon citoyen se définit par son caractère civique et son comportement vertueux vis-à-vis de ses semblables.
Ce civisme et ces vertus s’acquièrent par le biais de l’éducation. Il appartient donc à l’école de la république de jouer ce rôle. La citoyenneté implique une éducation basée sur des valeurs de la république telles que la civilité, qui se traduit par le respect à l’égard des autres citoyens, le civisme qui se caractérise par le respect des lois de la république et des règles de la société et aussi l’engagement du citoyen dans la vie quotidienne. Le civisme nécessite d’agir pour que l’intérêt collectif l’emporte sur l’intérêt personnel. Enfin vient la solidarité qui est un marqueur de la fraternité. Ces valeurs constituent le fondement de la citoyenneté. Les populations conçoivent la citoyenneté à travers ces valeurs.
Or, il apparaît que les jeunes mauritaniens ont une autre conception de la citoyenneté. Aujourd’hui, la conception de citoyenneté dans l’imaginaire populaire des jeunes mauritaniens est très réductrice. La citoyenneté en Mauritanie se résume à la possession des papiers administratifs. Cette conception erronée de la citoyenneté est devenue malheureusement monnaie courante en Mauritanie, et elle partagée par beaucoup de jeunes, ce qui explique en partie le déferlement de la jeunesse mauritanienne face à l’enrôlement biométrique mis en place par le gouvernement et qui a exacerbé la crise de la citoyenneté qui existait déjà.
Cette crise remonte aux années 86 jusqu’à 2005, date à laquelle commençait à émerger au sein du pays le profil de deux types de mauritaniens. Le premier qui avait toutes les sortes de privilèges de l’État : des privilèges par rapport à l’octroiement des bourses d’Etat, aux sélections dans les concours nationaux et aussi à un certain traitement sophistiqué par les administrateurs de l’Etat.
Pour rappel, je me souviens en 2004 lorsque je faisais l’examen de l’entrée en 6ème, concours national qui termine les études primaires pour la rentrée en cycle secondaire, il y avait un fils d’un commandant militaire dont je tairais le nom qui avait passé les épreuves dans de meilleures conditions que les nôtres. Le second qui retroussait ses manches pour réussir les examens et gagner sa vie dans la dignité. Cette situation a conduit certains jeunes de la nouvelle génération à se considérer comme des « citoyens de second zone » c’est-à-dire des mauritaniens non considérés par l’Etat. Chemin faisant, quelques années plus tard, ces derniers commencent à adopter des postures révoltantes et des discours victimaires envers des hommes politiques qu’ils accusent d’être responsables de leur sort.
A cette période, on commence à observer chez ces jeunes une certaine allergie face aux discours politiques une méfiance voire un sentiment apathique à la vie politique et aux hommes qui les animent. Ce sentiment d’hostilité à l’égard du politique continue de se propager dans le pays, ce qui explique aujourd’hui le faible niveau de politisation des jeunes mauritaniens. On entend par «politisation» l’intérêt et l’attention accordés au fonctionnement du champ politique. En Mauritanie, on peut observer chez ces jeunes un désintérêt total et une inattention à la politique. Un désintérêt et une inattention qui se traduisent par une indifférence totale aux événements politiques actuels. En l’occurrence, au referendum envisagé par le gouvernement mauritanien.
De plus, avant ce projet de referendum, beaucoup d’évènements politiques ont marqué la scène politique nationale, notamment le dialogue national initié en septembre 2016 par le gouvernement. Ce dialogue nonobstant son rejet par les partis politiques qui aujourd’hui forment l’opposition a pu se tenir. C’était l’occasion pour les jeunes de formuler leurs revendications et d’exposer leurs doléances au gouvernement, puisque ce dernier avait dit qu’il était ouvert aux discussions sur toutes questions en trait avec le vivre ensemble des mauritaniens. Malgré tout, cette jeunesse n’a pas été au rendez-vous. Pourtant, leur présence pourrait désamorcer la bombe de la crise par le biais des discussions entre les jeunes et les décideurs politiques. Mais la jeunesse s’est engouffré dans sa caverne et a laissé s’agrandir un sentiment d’apathie politique florissante.
Cette apathie politique est liée à une hostilité croissante vis-à-vis du système politique et à un manque de politisation chez ces derniers. Aujourd’hui, le nombre de jeunes qui connaissent les noms de leurs ministres ou députés se compte sur le bout des doigts. La méconnaissance des noms des hommes politiques qui forment le gouvernement actuel est un indicateur du niveau de politisation de jeunes mauritaniens.
Face à cette crise de citoyenneté et de sentiment d’apathie politique florissante qui gangrène le pays, le mieux serait de réapprendre la jeunesse, la citoyenneté et la responsabilité qui y est attachée. C’est le rôle qu’a essayé de jouer le mouvement du 16 Avril. Ce mouvement composé de jeunes issus de divers milieux, de la société civile, d’artistes, d’étudiants et de diplômés chômeurs a fait un travail remarquable sur le terrain. Il est parvenu à réunir la majeure partie des jeunes mauritaniens autours de l’essentiel : des questions de société, telles que le chômage, la santé, l’éducation, l’emploi etc. La survie de ce mouvement donnera naissance à une jeunesse mauritanienne avertie et consciente de son devenir.

Wane Cheikh Oumar dit Almamy Wane

Chercheur en Santé Publique à Paris Sud

 

 

Source : Rmi-info 

Angola: coup d’envoi de la campagne des élections du 23 août

Coup d’envoi de la campagne électorale en Angola. Elle va durer un mois, jusqu’aux élections générales du 23 août. Plus de 9 millions d’électeurs angolais sont appelés à renouveler leur Parlement, et le leader du parti majoritaire deviendra président. Comme lors de chaque scrutin depuis l’indépendance, le MPLA au pouvoir depuis 1975 est donné grand favori. Mais la grande nouveauté cette année, c’est que le président ne sera pas reconduit. Après 38 ans de pouvoir, José Eduardo dos Santos n’est pas candidat.

Dans une déclaration pour marquer le début de la campagne électorale ce dimanche 23 juillet, le MPLA s’est fixé comme objectif une « victoire qualifiée » aux élections générales du 23 août prochain, auxquelles le président José Eduardo dos Santos, leader du parti et président depuis 1979, n’est plus candidat. Le parti au pouvoir organise son premier meeting le 25 juillet à Huambo, deuxième ville située dans le centre du pays et qui est le bastion de l’opposition.

L’Unita, principal parti de l’opposition, a anticipé le début de la campagne en organisant son premier meeting samedi à Cacuaco, dans la banlieue de Luanda. Le leader de l’Unita, Isaias Samakuva, s’en est pris au MPLA et à Joao Lourenço, le vice-président et tête de liste du parti au pouvoir, un fidèle parmi les fidèles du président Eduardo dos Santos, qui devrait devenir président du pays si le MPLA remporte le scrutin.

Dans son discours, Isais Samakuva a appelé les Angolais à faire « un bilan » de 42 années de gouvernance du MPLA, tout en dénonçant une tentative de « changement cosmétique » du parti au pouvoir. « Vous qui souffrez, dans la pauvreté, sans électricité, sans emploi, sans rien à manger. Le changement, c’est maintenant avec l’Unita », a martelé le leader de l’Unita.

Un appel qui a peu de chances d’aboutir. Même si l’Angola change de président en août, le régime verrouille toujours le pays. Vendredi dernier, le Parlement a voté une loi qui reconduit pour huit ans les dirigeants de l’armée, des services de renseignement et de la police. Un moyen de s’assurer que le futur président ne procédera pas à une série de nominations qui pourraient changer la donne.

Cette loi a fait bondir l’opposition, qui a accusé José Eduardo dos Santos de vouloir garder la main sur les militaires. Un président que l’on dit affaibli physiquement. Il a effectué récemment des visites privées en Espagne, ce qui a suscité des rumeurs sur son état de santé. On le dit malade d’un cancer, mais officiellement son parti a simplement parlé d’un coup de fatigue.

 

 

Source: rfi

Burundi : des milliers de jeunes Imbonerakure défilent dans Bujumbura

La ligue des jeunes du parti au pouvoir au Burundi, que l’ONU qualifie de milice, s’est livrée samedi à une « démonstration de force » lors de sa première grande manifestation dans la capitale Bujumbura.

Des milliers de jeunes « Imbonerakure » (« Ceux qui voient de loin » en kirundi) ont sillonné les rues de Bujumbura en marchant ou en courant au rythme de chansons à la gloire du président Pierre Nkurunziza que déversaient des hauts-parleurs montés sur des camionnettes.

Des habitants de Bujumbura interrogés par l’AFP ont évalué leur nombre entre 5.000 et 10.000.

Ces rassemblements sont fréquents en province, mais il s’agit de la première manifestation de cette ampleur à Bujumbura, une capitale considérée comme acquise à l’opposition.

La ligue de jeunesse s’est félicitée sur son compte Twitter de cette initiative des « Imbonerakure de la mairie de Bujumbura, qui avaient (depuis) longtemps soif de démontrer leur force ».

Le cortège, sous bonne escorte policière, a fini sa manifestation dans le quartier populaire de Nyakabiga dans le centre-est de Bujumbura, une zone totalement acquise à l’opposition et un des haut lieux des manifestations contre le président Nkurunziza, au plus fort de la contestation de son 3e mandat en 2015.

« Quelle démonstration de force ? Le parti CNDD-FDD règne désormais par la terreur et la plupart des gens sont obligés. Cela vient confirmer encore une fois que l’espace politique est verrouillé au Burundi car aucun autre parti, surtout d’opposition, ne peut manifester ainsi à part eux », a réagi auprès de l’AFP Léonce Ngendakumana, vice-président du parti d’opposition Frodebu et l’un des rares leaders d’opposition burundais qui ne vit pas en exil.

Plusieurs ambassades, notamment celles de Belgique et des USA, avaient envoyé dès vendredi soir des messages d’avertissement à leurs ressortissants, leur demandant d’éviter les secteurs où les Imbonerakure allaient manifester.

Ces derniers sont accusés par les ONG locales, internationales et l’ONU d’être responsables aux côtés de la police, des services secrets et de l’armée, des graves violations des droits de l’homme commises depuis avril 2015, dont de nombreux cas de viols. La FIDH a dénoncé dans son nouveau rapport la « militarisation » de ce groupe.

Le Burundi traverse une grave crise politique émaillée de violences depuis la candidature en avril 2015 du président Nkurunziza à un troisième mandat controversé et sa réélection en juillet de la même année.

Ces violences ont déjà fait de 500 morts à 2.000 victimes, selon les sources (ONU et ONG), des centaines de cas de disparition forcée et de torture et ont poussé à l’exil plus de 400.000 Burundais.

 

 

Source: jeuneafrique

Mauritanie : semaine de l’entrepreneur et récompenses des startupeurs

Organisé par l’incubateur Hadina RIMTIC en partenariat avec le Groupe de la Banque Mondiale et le Ministère de l’Economie et des Finances, le marathon de l’entrepreneur, a pris fin mercredi 19 juillet 2017.
La semaine de l’entrepreneur, étape finale du marathon, s’est déroulée à Nouakchott du 18 au 19 juillet. Ce fut l’occasion de remettre des prix aux plus méritants des startupeurs.
Le premier jour a été marqué par la présence et des allocutions des partenaires et d’illustres personnalités. Parmi elles, figure le ministre de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des Technologies de l’Information, Dia Moctar Malal.

Projets et échanges d’expériences 

S’en sont suivis les présentations des 16 porteurs de projets retenus pour la finale, avant le tout premier panel de la journée porté sur l’innovation, l’entreprenariat et l’emploi. Les panelistes étaient des entrepreneurs, des coachs en entreprenariat et un responsable du guichet unique, organe du Ministère de l’Economie et des Finances, chargé des questions entrepreneuriales. Etant donné que le climat occupe une place importante au cœur de ses activités, Hadina a prévu dès le premier jour un panel intitulé Entreprenariat et Innovation au service du changement climatique.
Quel modèle d’accompagnement pour la promotion de l’Entreprenariat? Quels modèles de financement pour les startups en Mauritanie? Sur ces problématiques, des panelistes, incubateurs, fonds d’investissement, dont deux nigériens, un malien et deux mauritaniennes ont édifié l’assistance, échangé leurs expériences et dégagé des recommandations, durant la journée du 19 juillet. L’entreprenariat féminin n’a pas été en reste non plus, Néné Kane, professeur à l’université de Nouakchott a présenté son livre intitulé La problématique de l’entreprenariat féminin en Mauritanie.

Les lauréats du marathon

Le moment le plus attendu était sans doute la soirée de ce deuxième et dernier jour de la semaine de l’entrepreneur. Le jury composé d’experts nationaux et internationaux n’a pas tardé à dévoiler les champions du marathon qui a duré quatre mois.
Ainsi, le prix de la lutte contre le changement climatique est remporté par SMART COOLING, un projet de fabrication des frigos solaires pour la conservation des aliments. Le second prix, celui du meilleur plan d’affaire, revient au projet HYDRO VAL, qui consiste à implémenter des forages. Dans le même sens, HABIDEM, projet de construction d’habitats écologiques arrache le prix de la meilleure mise en pratique. De son coté, le projet SOLAR ECOBAT(Fabrication des lampes solaires) s’empare du prix de l’entreprenariat féminin. Et enfin, le prix du public est revenu au projet DAADDO VDP. Il s’agit ici d’un projet qui ambitionne de valoriser les déchets plastiques.
Soulignons pour les prix, qu’excepté celui du public plafonné à 200 000 ouguiyas, tous les autres sont d’une valeur de 1.000 000 d’ouguiyas, Le point commun entre ces 5 lauréats est certainement le fait qu’ils bénéficieront tous d’une incubation de 6 mois chez Hadina RIMTIC.
Rappelons que le Marathon de l’entrepreneur a été mise en place et lancé par Hadina RIMTIC depuis le 13 avril de l’année en cours. Parmi ses objectifs : cultiver l’esprit de l’entreprenariat chez les jeunes. 200 projets jeunes avaient été alors réceptionnés, mais seulement 21 ont été sélectionnés pour la phase compétitive et 16 retenus pour la finale.
La semaine de l’entrepreneur a été surtout un moment de rencontre, de réflexion, d’importants échanges d’expériences entre incubateurs, financeurs, entrepreneurs Mauritaniens, Marocains, Maliens et Nigériens. En Mauritanie, l’entreprenariat via les technologies de l’information et de la communication continue son petit bonhomme de chemin.

Boubou Thiam 

 

 

 

Source : Le Reflet 

L’ONU réexaminera le cas de la force G5 SAHEL en décembre 2017

 Le conseil de sécurité de l’ONU va encore une fois statuer sur le cas de la force G 5 SAHEL en fin décembre 2017. L’annonce a été faite, en début de semaine par le Représentant des Nations Unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif. 
Venu présenter le contenu de la nouvelle résolution de l’ONU (qui prolonge le mandat de la Minusma jusqu’au 30 juin 2018) , le diplomate a affirmé qu’il est optimiste de voir le conseil de sécurité changer de posture concernant la légitimité et le financement de cette force commune , qui nécessite un appui de plus de 420 millions d’euros par an.
L’ONU sous l’aval des États-Unis avait magnifié cette force conjointe mais a été inerte sur la question relative à la légalisation (mandat onusien) et au financement.
La résolution 23 59 a clairement adopté cette nouvelle force mais a laissé en suspens le financement.
Malgré, cette réticence, le mandataire onusien au Mali a signifié que le conseil de sécurité pourrait revenir sur sa décision.
Et d’ajouter , « En lisant la résolution, le paragraphe 8 demande au secrétaire général des Nations unies de lui faire rapport dans les quatre mois qui suivent pour lui dire quelles sont les difficultés et quels correctifs est-il possible de faire pour que cette force puisse réellement répondre à ses objectifs.
C’est vrai que, jusque-là, ce qu’on a dit aux pays du G5 Sahel, c’est de commencer avec ce qu’ils ont. Après les quatre mois, le Conseil de sécurité peut peut-être réviser sa position. Je reste optimiste ».

Par ailleurs, dans le cadre d’un renforcement pour lutter efficacement contre le terrorisme au sahel, Mahamat Saleh a indiqué qu’il y aura une collaboration entre le MINUSCA et la force conjointe du G5 Sahel, qui compte sur un fonds de roulement de plus de 56 millions d’euros pour démarrer ses opérations.

Ibrahima Dia

 

 

Source : Les Mauritanies

Maroc : RSF dénonce les entraves au travail des journalistes dans le Rif

Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé samedi « l’attitude des autorités marocaines » accusées d' »entraver » la couverture de la contestation dans le Rif, région du nord du Maroc secouée par un mouvement de protestation depuis neuf mois.

Depuis le début du « Hirak » (nom donné localement au mouvement populaire) en octobre dernier, RSF a « recensé de nombreuses violations de la liberté d’informer », a affirmé l’ONG dans un communiqué. « À vouloir empêcher la couverture médiatique de la révolte du Rif, les autorités marocaines font peu à peu de cette région une zone de non-droit à l’information indépendante », a estimé la directrice du bureau Afrique du Nord de RSF, Yasmine Kacha.

La ville d’Al-Hoceïma et les localités voisines, épicentre du « Hirak », ont été jeudi le théâtre d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, qui ont utilisé des grenades lacrymogènes et usé de la force pour empêcher la tenue d’une grande marche prévue de longue.

La connexion Internet a été également ralentie, parfois interrompue, et le réseau téléphonique perturbé dans toute la ville, ce qui a « compliqué le travail des journalistes sur place », souligne RSF.

Des affrontements ont par ailleurs opposé forces de l’ordre et manifestants faisant des dizaines de blessés des deux côtés. Plusieurs manifestants ont été arrêtés : six selon les autorités locales, 35 d’après l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH).

Parmi ces arrestations figure celle de Hamid El Mahdaoui, un journaliste engagé à la tête du site d’information marocain Badil, soupçonné d’avoir « invité » des personnes à « participer à une manifestation interdite et à contribuer à son organisation », selon le parquet d’Al-Hoceïma. Il doit comparaître devant le procureur du roi ce samedi, rappelle RSF, qui a répertorié sept « journalistes-citoyens et collaborateurs de médias » arrêtés dans la région depuis le début de la contestation.

Né en octobre dernier suite à la mort d’un vendeur de poisson, broyé accidentellement dans une benne à ordures, le « Hirak » revendiquait initialement le développement d’une région historiquement frondeuse que ses habitants jugent marginalisée. Mais avec l’arrestation fin mai du leader du mouvement Nasser Zefzafi et de plus de 150 de ses partisans, accusés d’ »atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat », la principale revendication est devenue leur libération.

 

jeuneafrique.com

La Gambie d’Adama Barrow veut tourner la page de l’ère Jammeh. Le gouvernement annonce une révision constitutionnelle. Le nouveau texte en cours de préparation sera soumis à référendum.

La Gambie connaîtra bientôt une « troisième République ». C’est ce que le ministre de la Justice, Abubacarr Tambadou, a annoncé jeudi dernier, en présentant les dispositions visant à rédiger une nouvelle Constitution pour le pays.

Le texte actuel a été rédigé en 1997, trois ans après le coup d’Etat militaire qui a renversé le président en place Dawda Jawara, et propulsé Yahya Jammeh à la tête du pays. Aujourd’hui, la « nouvelle Gambie » veut tourner la page.

Pour que ces changements soient efficaces, le gouvernement préfère partir d’une page blanche, plutôt qu’amender de nombreuses fois la Constitution actuelle. Un texte qui, selon de nombreux avocats, accorde trop de pouvoir au président et lui octroie une trop grande immunité. Actuellement, le chef de l’Etat n’a pas de limite de mandat, ce qui a permis à Yahya Jammeh d’être élu quatre fois à la suite. D’autres sections ne sont pas suffisamment claires ou se contredisent.

L’établissement d’une nouvelle Constitution sera peut-être aussi l’occasion de changer des dispositions controversées, comme la peine de mort, toujours maintenue dans le texte.

La mise en place de cette nouvelle loi fondamentale devrait se faire dans un délai de deux ans. Pendant 18 mois, une commission de révision de la Constitution aura pour mission de consulter une large partie de la population, qui se trouve à la fois dans le pays et à l’étranger. Puis le texte, une fois rédigé, sera soumis à référendum en vue d’être adopté.

Source: RFI

Réunion de soutien aux amendements constitutionnels

Le coordinateur de la campagne référendaire au niveau de l’Assaba, M. Mohamed Abdallahi ould Oudaa, accompagné du wali de l’Assaba, M. Mohamed El Hacen Ould Mohamed Saad, a présidé samedi après-midi à Kiffa une réunion qui a regroupé les cadres, notables et élus de l’Assaba aux côtés du directoire de la campagne au niveau de la wilaya.

Le ministre a loué, au début de la réunion, la présence massive qui a accompagné le démarrage de la campagne électorale, indiquant qu’elle témoigne de l’attachement des populations de l’Assaba aux choix du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould abdel Aziz.

Il a par la suite souligné que la réunion a pour but d’entamer l’étape d’un travail de terrain sérieux impliquant tous les acteurs pour faire réussir les amendements constitutionnels proposés à la consultation référendaire le 05 août prochain.

Le ministre a précisé que ces amendements visent à servir l’intérêt général du pays dans les domaines du développement et de la promotion de la démocratie, appelant les cadres et les acteurs à mobiliser le plus grand nombre possible de citoyens pour accueillir le Président de la République le mercredi prochain à Kiffa et assister au meeting populaire organisé pour la circonstance.

Pour sa part, le wali a salué le rôle de premier plan que jouent les cadres, notables et élus de l’Assaba pour la réussite des amendements, appelant à fournir davantage d’efforts et à se livrer à un travail de terrain sérieux.

La réunion s’est déroulée en présence du hakem et du maire de Kiffa.

 

Source: AMI