Ces élèves bravent la mort pour aller à l’école

 

 Seneweb.com

MACRON PRÉSIDENT !

65,1% pour Emmanuel Macron élu président de la France au soir du scrutin de ce second tour de la présidentielle française. Le candidat d’En marche devance la candidate du Front national (Fn), Marine Le Pen qui recueille 34,9% des voix.

 

 France 24

Mairie de Rosso/Sidi Diarra compte échelonner les entrées de la mairie pour cette année à 200 millions d’um

Au cours du conseil ordinaire tenu le vendredi dernier, le maire et député de la ville de Rosso, Mr Sidi Mohamed Diarra a dit qu’il compte rehausser les entrées de la commune au courant de l’année 2017 à 200 millions d’ouguiyas.

Justifiant cela par plusieurs facteurs à savoir la mobilisation de 2 percepteurs et 2 contrôleurs expérimentés et capables de faire leur travail dans la plus grande transparence et en plus la présence à Rosso d’un nouveau trésorier régional. Il s’agit là, d’un financier disponible, efficace et rigoureux dans son travail, a-t-il ajouté.

Il a évoqué en présence du conseil municipal que la gestion de la commune se fait dans la plus grande transparence et que tous ses engagements sont satisfaits selon les procédures légales et juridiques.

Selon le maire, la mairie a enregistré des recettes considérables ces derniers temps et elles contribueront à l’exécution d’importants projets dans les domaines de la santé, l’éducation et l’assainissement. Le maire a par la suite, rappelé que la commune de Rosso avait marqué un excédent pour l’année 2016 estimé à 80 millions d’um. Ce qui a permis de construire 32 cantines pour la vente de fruits au marché de la Médina, a-t-il expliqué.

C’est là une action pour contribuer à la lutte contre le chômage dans la ville et à faire participer les populations de la ville à un essor économique, a souligné Sidi Diarra, au cours d’une intervention. Il a ajouté que la mairie a adressé une demande de branchement électrique à la représentation de la société mauritanienne d’électricité (SOMELEC) à Rosso à usage d’éclairage pour que les gérants de ces cantines puissent vendre leurs produits le soir.

En ce qui concerne leur approvisionnement en fruits, l’homme d’affaires mauritanien, M. Yeslim Ould Lehah s’est engagé de fournir régulièrement à chaque cantine une quantité de 100 kilogrammes de fruits divers, a précisé le maire. C’est une mesure d’accompagnement pour venir en aide aux responsables des kiosques, nous dira-t-il.

Toujours lors des travaux du conseil municipal, le député-maire a signalé que cela fait six mois que la société des bacs de Rosso(SBR) n’a versé aucune ouguiya à la mairie alors qu’il est mentionné dans un commun accord que la SBR prenne en charge la collecte des taxes au niveau du débarcadère et de verser un pourcentage à la mairie.

Sidi Diarra a martelé que la SBR n’a jamais participé pour un investissement quelconque pour le développement de la ville de Rosso.

Aboubecrine SIDI

Tawary

Retour à Nouakchott du Ministre du Pétrole en provenance des Etats Unis

Le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines, Dr Mohamed Ould Abdel Vettah, a regagné Nouakchott, dimanche après-midi, après avoir participé, à Huston (Etats Unisd’Amérique), aux travaux du forum international sur Pétrole, l’Energie et les Mines.

Au cours de ce forum, le ministre a présenté un exposé scientifique sur le pétrole et son extraction, ainsi que sur les conditions de l’investissement en Mauritanie. Il a indiqué que la Mauritanie entretient d’excellentes relations avec ses partenaires au développement dans les domaines de l’exploitation du pétrole et du gaz, ajoutant qu’il s’agit-là d’un partenariat prometteur en termes d’emploi et de profit.

Le ministre a par ailleurs rappelé que la réalisation, par la Mauritanie, de nouveaux ports maritimes et aériens, l’amélioration du réseau routier et le renforcement de la production et de la distribution de l’électricité participeront, de manière positive, à améliorer les conditions de vie des citoyens et encourageront l’investissement sur le court et moyen terme.

Source: AMI

Tchad : nouvelle arrestation d’un activiste de la société civile

La société civile tchadienne a déploré samedi une nouvelle arrestation d’un de ses activistes, a indiqué à l’AFP la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme (CTDDH).

La CTDDH « informe que son militant Maounde Decladore, par ailleurs porte-parole de la plate-forme +Ca doit changer+, a été arrêté hier (ndr: vendredi) à Moundou (ndr: la deuxième ville du pays, dans le sud) », indique le communiqué de l’association.

« Cet activiste était activement recherché par l’Agence nationale de sécurité (ANS) et était contraint de s’exiler dans un pays voisin », affirme le CTDDH.

Les autorités n’avaient pas confirmé cette arrestation samedi soir.

« La police est très active pour traquer les militants de la société civile ces derniers temps », a déclaré le secrétaire général de la CTDDH Mahamat Nour Idedou, joint par téléphone par l’AFP.

Deux militants tchadiens arrêtés le mois dernier pour avoir contesté le régime du président Idriss Déby Itno ont été condamnés jeudi à six mois de prison avec sursis par un tribunal de N’Djamena.

Allié stratégique de la France dans la lutte contre les groupes jihadistes, le Tchad traverse une grave crise économique et sociale en raison de la chute des prix du pétrole. « Le Tchad est à l’arrêt, on redoute le pire », avait déclaré M. Decladore à l’AFP mi-novembre.

jeuneafrique.com

Emmanuel Macron, l’irrésistible ascension d’un «libéral de gauche»

Inconnu en politique il y a encore trois ans, sans parti derrière lui à treize mois de la présidentielle et jamais en charge du moindre mandat électif, Emmanuel Macron est devenu ce dimanche soir 7 mai, le huitième président de la Ve République à seulement 39 ans. Vainqueur de Marine Le Pen au second tour avec 65,1% des voix, il a bénéficié de circonstances assez exceptionnelles pour parachever un parcours totalement hors du commun.

Un OVNI en politique, c’est souvent comme cela qu’a été dépeint Emmanuel Macron, devenu ce dimanche soir, à seulement 39 ans, le plus jeune président de la Ve République française, sans avoir jamais auparavant exercé un quelconque mandat électif. Si l’on veut rester dans le registre spatial, c’est cependant plutôt à une fusée qu’il faudrait faire référence tant l’ascension du candidat d’En Marche ! en politique a été fulgurante. Là où tous ses prédécesseurs sans exception, y compris le plus illustre, auront mis des décennies à accéder à la fonction suprême, il ne lui aura fallu que cinq ans, l’espace d’un quinquennat, celui de François Hollande, pour endosser le costume de premier des Français, en trahissant au passage – mais c’est de bonne guerre, semble-t-il, en politique – celui qui l’avait lancé.

On aurait tort de penser que l’idée de devenir président n’est venue que récemment à Emmanuel Macron. Mais il aura fallu quand même un alignement de planètes, totalement imprévisible il y a encore six mois, pour donner de l’élan à son ascension dans les sondages puis du corps à son succès dans les urnes. Son grand mérite aura été d’avoir eu du flair pour mille et d’avoir cru en son étoile. « C’est un processus de cristallisation, comme dirait Stendhal, qui est progressif. Pour moi, il s’est fait à l’automne dernier », confiait-il récemment au micro RFI de Valérie Gas. « À la fois, poursuivait-il, parce que j’ai eu le sentiment, vraiment, de comprendre très intimement et profondément ce qui était en jeu ; ce qui était en train de se transformer et quelles étaient à la fois les aspirations et les inquiétudes profondes de notre pays. Et en même temps, parce que je m’en suis senti la volonté et la capacité. »

Un parcours atypique

Avec Brigitte, un couple inédit et fusionnel.

« À la fois », « et en même temps », ceux qui se plaisent à brocarder une supposée, ou réelle, duplicité du personnage ne manqueront pas de relever deux de ses tics de langage les plus distinctifs, prononcés dans la même phrase, deux expressions qui lui ont fréquemment valu des sarcasmes ces derniers mois, au même titre que les désuets « peu me chaut ! », « la belle affaire ! » ou encore le verlainien « jadis plus que naguère ». Difficile à cerner, Emmanuel Macron l’a toujours été, aux dires même de son entourage, ce qui lui fait au moins un point en commun avec François Hollande. Si ses relations se comptent en effet par centaines, hormis Marc Ferracci, rencontré durant leurs études communes en 1999, on ne lui connaît aucun réel ami. Seule Brigitte, son épouse, saurait vraiment qui est celui qui présidera durant les cinq prochaines années aux destinées de la France. Pour les autres, il est ce littéraire surdoué au physique à la Boris Vian, période J’suis snob, que beaucoup voyaient devenir écrivain mais qui a fait un crochet par l’Inspection des finances, puis par une banque d’affaires avant de s’inscrire en politique. Un parcours atypique, assurément.

Emmanuel Macron naît dans le quartier bourgeois d’Amiens le 21 décembre 1977, au sein d’une maison de brique confortable mais sans ostentation, selon l’expression consacrée. Son père est chef du service de neurologie du CHU de la ville et sa mère médecin-conseil à la Sécurité sociale. Pas la misère bien sûr mais pas une vie de châtelain non plus. Un frère, Laurent, et une sœur, Estelle, tous deux médecins aujourd’hui, naîtront après Emmanuel. Plus que ses parents, c’est Manette, la grand-mère maternelle, qui va façonner le caractère du garçonnet. De son vrai nom Germaine Noguès, cette ex-principale de collège, qui vit à dix minutes à pied de la demeure familiale, lui enseigne la grammaire et lui transmets l’amour de la littérature, dès l’âge de cinq ans. « J’ai passé mon enfance dans les livres, un peu hors du monde », admet le futur fondateur d’En Marche ! dans Révolution, son livre-programme publié fin novembre 2016.

Hors du monde et un peu hors du temps aussi : il a douze ans lorsqu’il décide d’aller de lui-même dans une église pour se faire baptiser, une originalité de plus chez un préado issu d’une famille agnostique. C’est « le début d’une période mystique qui va durer plusieurs années », reconnaît-il dans le même Révolution. Élève brillant dans son collège jésuite La Providence (ça ne s’invente pas), il s’initie au théâtre et c’est là, sur le planches, qu’il est foudroyé par l’amour. Il n’a pas encore tout à fait seize ans et elle en a déjà quarante mais une liaison dangereuse, et finalement durable, se noue entre Brigitte Auzière, née Trogneux, mariée et mère de trois enfants, et le jeune Emmanuel. Croyant d’abord que leur fils fréquente Tiphaine, la fille aînée de Brigitte qui a le même âge que lui, Jean-Michel et Françoise Macron voient d’un très mauvais œil cette relation forcément vouée à l’échec. Il n’en faut pas plus pour décider le Julien Sorel en herbe d’aller finir son cycle secondaire à Paris, au prestigieux lycée Henri IV. Et de continuer à voir Brigitte.

Après un bac conquis avec la mention très bien, son cursus universitaire débute sur un raté : il échoue par deux fois au concours d’entrée à l’École Normale Supérieure. « La vérité est que je ne jouais pas le jeu. J’étais trop amoureux pour préparer sérieusement le concours », a-t-il avoué à Jérôme Garcin dans l’hebdomadaire L’Obs, lors d’une interview consacrée à la littérature en février dernier. La suite sera beaucoup plus réussie : il mène d’abord de front des études à Science-Po et un DEA de philosophie à Paris X Nanterre où il rédige deux mémoires dédiés à Hegel et à Machiavel, ce qui n’est pas dénué de sens quand on se destine à une carrière en politique. C‘est durant cette période qu’il officie comme assistant du philosophe Paul Ricœur, rencontre marquante qui lui ouvre aussi les portes du comité de rédaction de la revue Esprit, mensuel des intellectuels de la deuxième gauche, celle de Pierre Mendès-France et de Michel Rocard.

De Rothschild à Hollande

Avec Jean-Pierre Jouyet, l’un de ses mentors.AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK

Il intègre ensuite l’ENA en 2002 au sein de la promotion Léopold Sédar Senghor où il fréquente une bande où l’on retrouve entre autres Gaspard Gantzer, futur conseiller en communication de François Hollande à l’Elysée. À son retour de Strasbourg en 2004, il atterrit logiquement à l’Inspection générale des finances. C’est là, à Bercy, qu’il fait la connaissance de Jean-Pierre Jouyet, directeur de l’IGF de 2005 à 2007. Le talent et la capacité de travail du jeune inspecteur des finances ne passent pas inaperçus. Il est même approché par le camp Sarkozy, une invitation qu’il décline. « Je n’ai jamais aimé Sarkozy, il a un problème de vulgarité et de rapport à la République », confiera plus tard Emmanuel Macron à Raphaëlle Bacqué du quotidien Le Monde. En revanche, le jeune trentenaire souscrit au parrainage de Jacques Attali et devient ainsi rapporteur de la Commission sur la libération de la croissance française (le fameux rapport Attali) commandée par Nicolas Sarkozy à l’ancien conseiller spécial de François Mitterrand.

Ce poste, situé finalement au carrefour de tous les pouvoirs, lui ouvre un peu plus grandes les portes des cercles de décision. Il y enrichit son carnet d’adresses et finit par dévier de sa route quand Jean-Pierre Jouyet le présente à David de Rothschild. Coup de foudre instantané. On est en 2008 et, quelques mois après avoir épousé Brigitte dans un climat familial apaisé (elle a fini par divorcer de son mari, le banquier André Louis Auzière, en janvier 2006), Emmanuel Macron change d’orientation pour s’installer dans la même maison où servit autrefois (de 1954 à 1958), Georges Pompidou, un autre grand lettré devenu président. Chez Rothschild, le néophyte gravit rapidement les échelons et assure en même temps ses arrières. Son plus gros coup : l’acquisition par Nestlé de la branche alimentaire du groupe américain Pfizer pour 11,85 milliards de dollars le 23 avril 2012, une négociation qui lui rapporte une commission de 2 millions d’euros, cinq ans jour pour jour avant le 1er tour de la présidentielle 2017.

Depuis plusieurs mois déjà, le futur ex-banquier mène cependant une double vie : un pied chez Rothschild, un autre au sein de l’équipe de François Hollande qui prépare la primaire socialiste de 2011. Sorte d’agent dormant au sein du PS (il y a adhéré en 2006 sans renouveler ses cotisations les années suivantes), Emanuel Macron a été introduit dans ce cercle fermé par Jean-Pierre Jouyet, encore lui. Une fois par semaine, il réunit des économistes à la brasserie La Rotonde, boulevard du Montparnasse – celle-là même où il a fêté sa victoire du 1er tour le 23 avril dernier – et planche avec eux sur le programme économique du candidat Hollande, lequel l’avait remarqué lorsque Jacques Attali le lui avait présenté pour la première fois, en 2008. La campagne électorale rapproche un peu plus le trentenaire ambitieux et le vainqueur de la primaire du PS, si bien qu’en mai 2012 Emmanuel Macron se voit intronisé secrétaire général adjoint à l’Elysée et conseiller du président Hollande pour les sujets macroéconomiques. S’il en découle une baisse très substantielle de ses revenus, ce qu’il ne manque jamais de rappeler, le voilà désormais au cœur du réacteur.

De l’Elysée à Bercy

Octobre 2012, déjà en marche à l’Elysée.AFP PHOTO POOL BERTRAND LANGLOIS

Installé dans un petit bureau d’angle au deuxième étage du palais présidentiel, il occupe un poste avantageux d’un simple point de vue logistique et devient rapidement le collaborateur privilégié de François Hollande auquel il sert de sherpa économique pour les G8, les G20 et les Conseils européens qui se succèdent en ce début de quinquennat. « Emmanuel, c’est moi », confie même le chef de l’État aux journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, phrase qui, comme tant d’autres, fera le miel des auteurs du prophétique et testamentaire Un président ne devrait pas dire ça. Cette affection quasi-paternelle du chef de l’État envers son jeune conseiller ne tarde pas à faire naître jalousies et inimitiés dans l’entourage élyséen, d’autant que la ligne Macron – social-libérale – n’est pas tout à fait en phase avec politique économique social-démocrate du gouvernement Jean-Marc Ayrault.

Des « hollandais » historiques, comme Stéphane Le Foll et Michel Sapin, en prennent ombrage. Sans parler de Laurent Fabius qui le surnomme « le petit marquis saupoudré » ou d’autres encore qui ne manquent pas de relever sa proximité avec le ministre du Budget Jérôme Cahuzac, au moment où ce dernier est rattrapé par l’un des plus grands scandales de la Ve République. Sûr de son fait, traçant sa route, Macron attend son moment, celui où sonnera l’heure, inévitable selon lui, du virage libéral et des réformes impopulaires. Le calcul n’est pas inexact mais la stratégie connaît un léger contretemps. Lorsque que l’échec des municipales de mars 2014 sonne la fin de Jean-Marc Ayrault à Matignon, François Hollande ne lui offre aucune promotion, alors que Manuel Valls lui-même souhaitait lui confier le ministère du Budget, comme le relatent dans Le Monde Solenn Le Royer et Vanessa Schneider .

Vexé, il quitte l’Elysée en juillet de la même année afin, dit-il, de « pouvoir mener des projets personnels dans les domaines de l’enseignement et de la recherche », tout en prenant le soin de préciser « dès que vous aurez besoin de moi, je serai là ». Les vacances d’été ne sont pas encore terminées que le voilà déjà de retour aux affaires le 26 août avec, cette fois-ci, un poste régalien : le ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans un gouvernement Valls II expurgé de ses ministres frondeurs Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti. Manuel Valls et François Hollande sont loin d’imaginer qu’ils viennent d’accueillir dans le cénacle gouvernemental celui qui va, deux ans et demi plus tard, causer définitivement leur perte.

Tout en concoctant son projet de loi pour la croissance destiné à « déverrouiller l’économie française », le jeune ministre soigne son image et s’adjoint une équipe de communication conséquente, signe qu’il songe dès lors au « coup d’après ». Le projet de loi « pour la croissance et l’activité », dite Loi Macron, est définitivement adopté à l’Assemblée nationale en juillet 2015, non sans que Manuel Valls ait par trois fois recours à l’article 49.3 de la Constitution, synonyme de passage en force d’une politique contestée, une tactique qui rend du même coup le couple Hollande-Valls encore un peu plus impopulaire. Au contraire, celui dont la loi porte le nom passe entre les gouttes : en octobre 2015, il pointe en troisième position des personnalités politiques préférées des Français, assez loin derrière Alain Juppé mais à 1 point seulement du deuxième, un certain François Bayrou.

Cette espèce de virginité dans l’opinion malgré les nuages qui s’amoncèlent à l’horizon de la fin de quinquennat ne fait que le conforter dans son idée : sortir de là avant qu’il ne soit trop tard. Emanuel Macron va alors multiplier les provocations, déclarant pêle-mêle « je ne suis pas socialiste », « quand on est jeune, 35 heures [de travail hebdomadaire ndlr] ce n’est pas assez », « la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler », « la vie d’un entrepreneur est souvent plus dure que celle d’un salarié » ou encore « la gauche, aujourd’hui, ne me satisfait pas », autant de sorties qui hérissent le poil de tous les socialistes, Premier ministre et président de la République compris. Le 6 avril 2016, un pas de plus vers l’indépendance est franchi lorsqu’il fonde dans sa ville natale d’Amiens le mouvement En Marche ! dont les initiales, EM, sont également les siennes.

En marche à toute vitesse

Les Une des journaux au lendemain du 1er tour.

La philosophie du mouvement se résume en cinq axes: rejet du conservatisme, adhésion au progressisme, attachement à l’Union européenne, adaptation à la mondialisation, moralisation et modernisation de la vie politique française. C’est alors le début des Une de Paris-Match et autres magazines people soigneusement orchestrées par l’agence photographique Bestimage chargée désormais de la « com’ » du couple dans la presse à grand tirage. Deux jours avant le traditionnel discours présidentiel du 14 juillet, le futur candidat fait son premier meeting En Marche ! à la Mutualité, meeting au terme duquel il s’exclame : « Ce mouvement, rien ne peut plus l’arrêter (…) Nous le porterons jusqu’en 2017 et jusqu’à la victoire ». Après avoir longtemps feint de rien voir, François Hollande est alors déterminé à en finir au plus vite, mais l’attentat de Nice sur la Promenade des Anglais repousse l’échéance.

Le départ du gouvernement est finalement acté le 30 août, Michel Sapin héritant de son ministère en plus de celui des Finances qu’il occupait déjà. « Emmanuel Macron m’a trahi avec méthode », confie le soir même un François Hollande dépité et qui commence à se dire que sa propre succession sera peut-être encore plus compliquée que prévu. Désormais libre de ses faits et gestes, le ministre-météore n’est plus en marche mais au galop vers la présidentielle. Encouragé depuis des mois déjà par Gérard Collomb, le maire de Lyon, celui qui le premier a cru en lui, il voit s’agréger autour de son nom une interminable cohorte de soutiens couvrant pour ainsi dire tout le spectre de la scène politique française, à l’exception des extrêmes. Le 16 novembre 2016, il annonce officiellement sa candidature à l’élection présidentielle à Bobigny (Seine Saint-Denis), précisant au passage qu’il ne participera pas à la Primaire de la gauche, « ni à celle de la droite » ironisent certains.

Malgré quelques maladresses ici et là, sa campagne s’avère être un succès. Le candidat En Marche ! remplit les salles alors que les partis traditionnels – Les Républicains et le PS – sont prisonniers de primaires qui vont déboucher sur un désastre à droite et un désaveu à gauche. « Vous me reconnaîtrez une chose : c’est d’être parti dans la bataille bien avant tout cela », plaidait Emmanuel Macron, toujours au même micro RFI de Valérie Gas, il y a quelques semaines. « J’ai décidé de quitter le gouvernement alors que rien n’était déterminé. Beaucoup pensaient que le président de la République se représenterait », ajoutait-il, mettant en avant à la fois sa prise de risque et sa lucidité. « Par contre, concluait-il, j’avais pleinement conscience, et beaucoup le niaient, que la droite et la gauche n’étaient plus en capacité de porter quelque chose de signifiant pour le pays ».

Pari risqué au départ mais pari gagné à l’arrivée, à la faveur des événements bien sûr (éliminations d’Alain Juppé et de Nicolas Sarkozy, renoncement de François Hollande, affaires François Fillon, défaite de Manuel Valls, solitude de Benoit Hamon), mais aussi grâce à un élan nouveau et à une vision optimiste proposée à un peuple français en pleine déprime. Au soir du 23 avril, Emmanuel Macron a réussi l’impensable : arriver en tête au premier tour (24,01% des suffrages exprimés) avec pour adversaire une Marine Le Pen donnée perdante au second tour dans tous les cas de figure. Au terme d’une sale campagne conclue durant l’entre deux tours par un débat d’une violence jamais atteinte, Emmanuel Macron a remporté la plus inattendue des victoires, devenant donc hier soir le plus jeune chef de l’État français depuis Napoléon Bonaparte. À présent, le plus dur est devant lui, à commencer par des élections législatives (11 et 18 juin prochains) dont l’issue, incertaine, conditionnera la suite du premier mandat électif de sa courte carrière politique.

EMMANUEL MACRON EN DOUZE DATES

21 décembre 1977 : naissance à Amiens (Somme), aîné d’une famille de trois enfants
1994 : à 16 ans, il part vivre seul à Paris où il poursuit ses études au lycée Henri IV
2002 : diplôme de Sciences-Po et DEA de philosophie en poche, il entre à l’ENA
2004 : au sortir de l’ENA, il intègre l’Inspection générale des finances
20 octobre 2007 : il épouse Brigitte Trogneux au Touquet où le couple possède toujours une maison
Septembre 2008 : il entre à la banque Rothschild et Cie et il y fait fortune
Mai 2012 : il entre à l’Élysée comme secrétaire général adjoint et conseiller de François Hollande
25 août 2014 : nommé ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique du gouvernement Valls
6 avril 2016 : il lance le mouvement En Marche !
30 août 2016 : il démissionne du gouvernement
16 novembre 2016 : il annonce officiellement sa candidature à l’élection présidentielle à Bobigny
23 avril 2017 : il arrive en tête du 1er tour de l’election présidentielle avec 24,01% des voix

Source: RFI

Dernière-minute : Arrestation de 3 journalistes mauritaniens à Sélibaby (Source)

La brigade mobile de la gendarmerie nationale en position à 21 km de Sélibabi a arrêté ce dimanche 7 mai, pendant une demi-heure, les confrères, EL Mehdi Ould Lemrabott rédacteur en chef du site El Mouchahid, Cheikhna Aidara, rédacteur en chef du quotidien l’Authentique et Thiam Mamadou de l’hebdomadaire le Calame, selon le site El Mouchahid qui rapporte l’information.

Ces derniers se rendaient à la ville de Gouraye au sud du pays, pour la couverture médiatique du retour du leader du mouvement IRA, Biram Dah Abeid. Celui-ci revient cet après-midi du Sénégal, précise la même source.

Les confrères ont été relâchés mais empêchés par les services sécuritaires d’entrer à Sélibabi, conclut la source précitée.

Tawary

Accident de car scolaire en Tanzanie : 35 tués, vitesse en cause

Un accident de bus, samedi dans le nord de la Tanzanie a tué 32 élèves, deux professeurs et le chauffeur, selon un nouveau bilan publié par la police qui estime que la vitesse est la cause probable du drame.

Le bilan initial de 29 morts parmi les enfants s’est aggravé après le décès de trois élèves qui ont succombé à leurs blessures, a annoncé tard samedi à la télévision nationale TBC le chef régional de la police Charles Mkumbo.

Trois survivants sont toujours hospitalisés, a-t-il ajouté.

« Les premières constatations montrent que l’accident est dû à la vitesse », a poursuivi le chef régional de la police.

L’accident s’est produit samedi matin, dans le district de Karatu, situé à une centaine de km de la ville d’Arusha. Le bus est sorti de la route et s’est écrasé en contrebas dans la rivière Marera.

Les élèves, en dernière année d’école primaire et âgés de 12 à 14 ans, étaient en route pour des examens blancs de sélection pour les établissements d’études secondaires.

Le président tanzanien John Magufuli a présenté ses condoléances aux familles.

« Cet accident anéantit le rêve de ces enfants qui se préparaient à servir la Nation. C’est une douleur immense pour les familles et pour la Nation entière », a déclaré le président tanzanien dans un communiqué.

Cet accident est le plus meurtrier depuis une collision en mars 2015 entre un bus et un camion dans le centre de la Tanzanie, dans laquelle 42 personnes avaient péri et une vingtaine avaient été sérieusement blessées.

Environ 3.500 personnes ont été tuées dans des accidents de la route en Tanzanie en 2015, selon les statistiques de la police tanzanienne. La plupart des accidents sont dus à des conduites imprudentes, à la vitesse excessive, au mauvais état des routes et des véhicules.

Source: jeuneafrique.com

Allemagne: inspection des casernes après la découverte d’objets militaires nazis

En Allemagne, après la découverte de reliques de l’armée du régime nazi dans deux casernes, le chef de la Bundeswehr, l’armée allemande, a ordonné dimanche 7 mai 2017 l’inspection de toutes les casernes. Selon la ministre de la défense Ursula von der Leyen, il en va de la réputation de l’armée allemande, ébranlée par ce scandale de symboles nazis.

L’armée allemande se retrouve en pleine tempête suite à la découverte de divers objets de l’armée hitlérienne dans deux bases militaires, celle de la brigade franco-allemande à Illkirch, près de Strasbourg et celle de Donaueschngen, en Bavière.

Pire, à Illkirch, ces souvenirs de la Wehrmacht – l’armée nazie – ont été trouvés dans la salle commune de la caserne, utilisée principalement par les militaires du 291e Jägerbataillon, devenu en 2012 le premier régiment allemand à s’installer en France depuis 1945. Il semble que les reliques sont restées exposées un certain temps sans être signalées par quiconque.

Les objets en question sont quelques armes d’époque, des casques, des affiches ou peintures au mur, des casques, ainsi que des slogans ou « poèmes » datant de la Wehrmacht.

Inspection générale

Suite à ces trouvailles, « l’inspecteur en chef de la Bundeswehr a ordonné une inspection dans toutes les propriétés de l’armée en vue de vérifier si des reliques de la Wehrmacht s’y trouvent et, si tel est le cas, de les faire enlever », a déclaré un porte-parole du ministère allemand de la Défense.

Ces découvertes interviennent dans le sillage d’un scandale qui ébranle l’armée allemande et le ministère de la Défense depuis deux semaines : l’arrestation d’un officier, stationné à Illkirch. Celui-ci s’est fait passer pour un réfugié syrien et est soupçonné d’avoir projeté l’assassinat de personnalités de gauche ou d’étrangers.

Cet homme de 28 ans s’est révélé soutenir depuis des années des thèses ultra-nationalistes et xénophobes. C’est lors de l’inspection de sa caserne que les reliques ont été trouvées.

Croix gammée géante

Il a depuis été révélé qu’un précédent scandale avait concerné cette même base d’Illkirch en 2012, lorsque des soldats allemands avaient peint une grande croix gammée sur le sol de cette base de la Brigade franco-allemande, en vue de provoquer les militaires français avant un match de football opposant le club allemand du Bayern Munich à celui, français, de Lille.

La ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, a rappelé à l’ordre ses généraux à la suite de cette affaire et leur a demandé de se montrer « intraitables » avec les tendances d’extrême-droite dans l’armée. Même si elle répète avec insistance que Bundeswehr et Wehrmacht « n’ont rien en commun » la ministre explique que « le processus en cours de clarification exige courage et tenacité ». « Nous devons tous le soutenir, du général jusqu’aux jeunes recrues, car il en va de la réputation de la Bundeswehr », a-t-elle affirmé ce dimanche 7 mai dans les colonnes du tabloid allemande Bild.

(Avec agences)

 

Source: RFI

L’otage français enlevé en mars au Tchad a été libéré

Un ressortissant français, enlevé le 23 mars, près de la frontière soudanaise, a été libéré, ce dimanche 7 mai, selon des sources sécuritaires soudanaises. La présidence française l’a confirmé. L’ex-otage fait route vers Khartoum.

Cet homme, dont l’identité n’a jamais été révélée, était employé d’une société minière prospectant dans la région tchadienne du Sila, à quelque 200 km au Sud d’Abéché.

Le jeudi 23 mars dernier, aux aurores, il avait été kidnappé par un groupe d’hommes armés, à moto, qui s’était volatilisé en brousse. Très vite, les autorités tchadiennes avaient confirmé que l’otage avait été emmené en territoire soudanais. C’est donc là qu’il a été retrouvé.

Pas de précisions, pour le moment, sur les circonstances de cette libération. L’Elysée se borne à adresser des félicitations à l’ensemble des acteurs qui se sont impliqués dans le dossier.

« Grande satisfaction »

Le chef de l’Etat, François Hollande, « a appris avec grande satisfaction la libération de notre compatriote qui avait été enlevé dans l’est du Tchad le 23 mars puis emmené par ses ravisseurs au Soudan », peut-on lire dans le communiqué de la présidence française.

Le mobile lui-même de l’enlèvement reste sujet à interrogations. Enlèvement crapuleux ? Enlèvement politique imputé à des groupes armés qui circulent dans cette région, aux frontières du Darfour et de la Centrafrique ? Coup de sang d’un groupe d’orpailleurs clandestins interdits d’activité par les autorités tchadiennes ?

On est très loin, en tout cas, des zones d’activité habituelles des groupes jihadistes du Sahel. L’est tchadien est même plutôt une région calme. Aucun enlèvement d’occidentaux n’y avait été signalé, depuis 2009.

Source: RFI