Avortement clandestin : En voulant se débarrasser de la  » honte », l’élève Ramatoulaye Diallo rend l’âme

avortement
Mame Coumba Diallo s’est retrouvée dans les liens de la prévention. Elle a voulu soustraire sa sœur du jugement de la rue publique. Ramatoulaye Diallo, âgée de 16 ans, est morte à la suite d’un avortement clandestin. Une grossesse que l’adolescente a voulu  interrompre au prix de sa vie. « Rama me disait qu’elle est prête à mourir plutôt que de garder cette grossesse. C’est pourquoi, j’ai consenti à l’aider », raconte la grande sœur Mame Coumba Diallo. 

Selon le journal « L’Observateur », l’élève Ramatoulaye est tombée enceinte des œuvres d’une personne ayant une autorité sur elle, le surveillant général de son collège. Devant la barre, la matrone de 32 ans de service,  Fatou Sow qui doit assurer l’interruption de la grossesse, a tenté de se défendre comme elle a pu. Toute fois elle a reconnu avoir posé une sonde qui doit interrompre la grossesse de deux mois au bout de deux jours.  Il ya eu aussi  Alima qui a servi d’intermédiaire. Arrivé chez Fatou Sow, les deux parties tombent d’accord sur la somme de 80 000 FCFA pour délivrer Fatou de cette « honte ».

 Mame Coumba retourne chez la matrone Fatou Sow pour lui expliquer que sa sœur est dans un état critique. Trop tard, Ramatoulaye Diallo rend l’âme au cours de son évacuation à l’hôpital de Thiaroye. Le représentant du parquet, Saliou Dicko, trouve les faits graves et constants. Il a requis 5 ans de prison ferme contre la matrone pour avortement et homicide involontaire, et deux ans contre Mame Coumba Diallo et Alima Mbodji pour complicité. Délibéré le 24 juillet prochain.

 

 

 

Ibrahima Mansaly

Publicité

Mauritel

Speak Your Mind