<!–:fr–>Aziz : d’un président chef d’Etat à un président chef de bande<!–:–>

Il y a quelques années, quand on vous parlait du général Aziz, l’unanimité se faisait autour d’une simple caricature : un putschiste, usurpateur qui a délogé de force un président démocratiquement élu, et un homme aux abois, tant il éprouvait des difficultés à se faire reconnaitre comme président de la Mauritanie, aussi bien au sein du pays que dans la communauté internationale.

Nous pouvons même affirmer avec certitude que son sort était peu enviable sans l’aide et le soutien de l’homme d’affaire Mohamed Ould Bouamatou qui a pesé de tout son poids pour le sortir, en même temps le pays, de cette impasse peu avantageuse.

Ainsi, il put devenir un président élu démocratiquement et reconnu par la communauté internationale. Ce qui veut dire qu’il devrait répondre aux exigences que requiert ce poste tout aussi honorable que délicat, et qu’il devrait aussi répondre aux espoirs et aspirations nourris par un peuple et des hommes meurtris dans leur chair et leur conscience de voir ce pays en passe de sombrer dans le chaos total.

Cependant les multiples actions que nous constatons depuis, ne rassurent personne quant à sa réelle volonté ou capacité à gérer et rendre stable ce pays. Il est vrai qu’on ne naît pas président, on le devient, être chef d’état n’est ni un titre ni un statut mais surtout une réputation qui se vérifie et s’amplifie dans le regard de ses citoyens ; chose que Aziz ne semble pas avoir comprise, ou n’a pas les qualités requises pour le comprendre.

En effet, depuis son accession au pouvoir, il a tôt fait de vouloir marquer de son empreinte dans le monde si roulette compliqué des affaires ; en effet par le biais de l’instrumentalisation des institutions étatiques, il cherche inlassablement à mettre sur pied son empire financier avec le soutien de l’argent des pauvres dont il prétend être leur président et la complicité des Traboulssis Mauritaniens.

Pour avoir une grande marge de manœuvre, il ne cesse de s’acharner et tenter de mettre à genoux tous ceux qui sont susceptibles d’être ses concurrents commerciaux, de même il tient à rendre la vie dure à ceux qui ont eu l’outrecuidance de dire « Non » à ce dessein machiavélique.

Dans sa course contre la montre pour satisfaire son obsession irrépressible, il n’hésite pas à recourir à des méthodes pour le moins peu orthodoxes. Ainsi, après la surimposition de toutes les filiales du group BSA et l’instruction faite par le Gouverneur de la Banque Centrale (qui n’est autre que le caissier d’Aziz) à toutes les sociétés affiliées à l’état de retirer leurs avoirs et de fermer leurs comptes à la GBM, c’est au tour maintenant de la justice (la main invisible de Aziz) de mettre en prison le vice président du group BSA Mohamed Ould Debagh pour son seul et unique délit à savoir l’honnêteté, la fidélité et la loyauté envers son président Mohamed Ould Bouamatou, patron du groupe BSA .

En continuant de gouverner de la sorte, il nous porte à croire qu’il n’agit pas comme un président chef d’état qui se respecte mais plutôt comme un « Gangster », un chef de bande qui prend en otage les destinées du peuple et agit selon son bon vouloir et ses caprices, qui risque de finir comme tout bon gangster, abattu froidement dans une impasse sombre et jeté dans une poubelle nauséabonde ou pire trainé par terre dans les rues comme un vulgaire trophée d’une chasse aux rats.

Abdessalam Ould Youssouf

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