B’ il a dit…

Du nanisme à la mégalomanie…

PERSONNEL D'entrepriseB’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres. Le Nouvel Aéroport International de Nouakchott  est appelé sous les initiales N.A.I.N, pour dire en abrégé le plus gros projet jamais réalisé par un opérateur privé mauritanien. N.A.I.N ! Nain, est-ce pour dire également la pathologie du nanisme, “infirmité  caractérisée par une taille nettement inférieure à la moyenne ?”. Ou juste un choix délibéré pour se prémunir contre le mauvais œil ?
L’idée de monter ce projet, c’est-à-dire, construire un méga ouvrage aéroportuaire, en contrepartie de quelques domaines fonciers,  disputés entre salinité et sables mouvants, sans attaches, ni repères, migrants au gré des courants et des vents, était considéré par bon nombre d’opérateurs de BTP comme une idée mégalomane. De la pure folie. Une association, en somme, de délires et de vanités. Une affaire plombée, une auto mise en abime des opérateurs privés promoteurs dudit projet.
On n’est visiblement pas sorti des pathologies. Du nanisme à la mégalomanie. Il n’y a pas de quoi faire voler, ni atterrir le moins capricieux des oiseaux. On se souvient des difficultés éprouvées par les promoteurs du projet, il y a quelques mois, à pouvoir mobiliser les fonds nécessaires pour honorer leurs engagements vis-à-vis de l’Etat. Et livrer le projet tout fini dans les délais impartis. On se souvient bien des randonnées faites dans les banques de la place pour venir au secours financier de promoteurs, qui se sont retrouvés, à mi-chemin, en possession des milliards de graines de sables mouvants pour ériger un aéroport de normes internationales. Les banques primaires n’étaient pas preneuses des insaisissables graines de sables. On tapait à la porte du premier citoyen du pays. On allait faire les courbettes et génuflexions  nécessaires pour que le premier citoyen du pays accepte que l’Etat garantisse la société promotrice du projet. Dans l’espoir que celle-ci puisse faire prévaloir la caution et la monnayer en argent liquide et parachever par la suite la construction du projet. Mohamed Ould Abdel Aziz s’était montré, à l’époque, insensible aux jérémiades plaintives des promoteurs privés.
Aujourd’hui la donne a changé. Qu’est-ce qui l’a fait changer ? Le sable mouvant n’a certes pas gagné en valeur. Et le premier magistrat n’a pas gagné en altruisme. Pourtant ce dernier a accepté mieux qu’une garantie. Il a donné instruction à la SNIM et à la caisse de dépôt et développement d’accorder une dette de 15 milliards d’ouguiyas chacune à la société en difficulté. Trente milliards en tout. Plus d’autres largesses, créancières, bien entendu, que le ministère des affaires économiques et de développement devra mobiliser. On ne sait pas vraiment depuis quand le SNIM est devenu une institution à vocation bancaire. Mais, on l’a vue, la SNIM, depuis l’avènement de la Mauritanie Nouvelle, s’immiscer dans des créneaux qui n’ont rien à voir avec le fer, ni les mines.
Pourquoi donc cette sensibilité subite envers le prochain ? Ce n’est pas pour les beaux yeux du prochain. Certes. Mais, pour les beaux yeux de soi. Envers soi. Le ‘’je’’ présidentiel, qui va, au milieu de 2014, négocier un second mandat. Et, il n’a rien vraiment en matière de réalisations qu’il pourrait présenter aux Mauritaniens. Pourtant, la Mauritanie Nouvelle est née dans des projets grandioses, de  celui de la Ceinture de la Mer, aux sociétés chinoises, soudanaises et bien d’autres. Qui sont toutes mortes dans leur prime euphorie. L’aéroport est l’unique chance de campagne pour un président qui a trop parlé, beaucoup promis sans rien faire finalement à la fin de son mandat. Après sa réélection, il saura bien comment se faire rembourser auprès de l’opérateur privé. Il sera réélu, toujours, comme premier citoyen du pays. Mais, aussi comme premier trésorier de la République, premier responsable de l’Inspection Générale de l’Etat, et premier régisseur de la prison…
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Secréter une nouvelle classe politique…

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Le parti SURSAUT a rendu public le directoire de sa campagne. Sur la forme – on s’en tiendrait bien,  le fond étant impropre au contexte – c’est de l’UPR, tout craché. Un sosie.  On ne sait plus qui imite qui ? La même architecture, nom et contact téléphonique du responsable. Des fois, on ose même dire que la copie est née avant l’originale. De prime à bord on dit, dans ce qu’on dit, le SURSAUT, le PUD, Al Karama et d’autres partis politiques sont mis en branle pour canaliser et donc abriter les mécontents des choix de l’Union Pour la République. C’est, en partie, une infime portion de la vérité. L’exercice est bien plus pernicieux qu’un sympathique réceptacle pour les floués. Ces partis sont crées pour amorcer la géniale idée de renouvellement de la classe politique si chère au président de la République. Il y a certains candidats à la députation et aux maires, dans différents partis fantoches, qui devront être élus. Elus plus et avant ceux de l’UPR. L’instruction en a été  donnée par le premier créateur et fossoyeur  de la République des partis politiques. Des ministres ont été sommés de mettre de côté quelques-uns de ‘’leurs électeurs’’, dans leurs fiefs, pour qu’ils votent à des candidats issus de ses partis écrans. On sait avec précision qui du SURSAUT, du PUD, Al Karama devra être élu. Tout comme on sait qui ne le devra pas être au sein de l’UPR. Le mal élu. On veut un parlement plus qu’assujetti.  Un Parlement qui saura proposer des lois, en approuver  d’autres pour l’humeur velléitaire de celui qui, véritablement, crée, décrète et secrète  les parlementaires.
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Lequel de cris d’Ould Horma croire ?

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Cheikh Mokhtar Ould Horma vient de se fendre d’un presque pamphlet. Pamphlétaire jusqu’à son dernier factum contre les leaders de l’opposition démocratique. Il ne manquait pas, à son époque ministérielle, et la postministérielle, où il espérait encore un retour de grâce, de verser sa bile, la bile d’Ould Abdel Aziz et toutes les biles de la majorité sur les opposants. Aujourd’hui, il propose dans sa dernière diatribe une sortie en séries et qui, disait-il, va fâcher d’aucuns. D’aucuns. Voulait-il dire, peut-être,  ceux qui pensaient qu’ils sont à l’abri de mes colères. En l’occurrence Mohamed Ould Abdel Aziz, qu’il assimile dans sa dernière sortie à un boutiquier de vile facture. On a lu Ould Horma. On l’a lu. Lu son dernier écrit. Et ses anciens écrits. Dans cette affaire rien n’a changé vraiment. Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas changé. Son premier ministre n’a pas changé. Les méthodes n’ont pas évolué d’un iota. Toujours les mêmes au temps où Ould Horma était ministre de la santé parmi eux. On peut se demander qu’est-ce qui a changé chez  Ould Horma ?
En tout cas la veine hargneuse de l’écriture assassine est toujours présente. C’est une constante. Seulement l’adversaire a changé. Hier les opposants. Aujourd’hui, le président. Qui est passé, le temps des pérégrinations hormiennes, du camp des bons au camp des méchants. On aimerait bien croire en l’engagement d’Ould Horma. Se délecter de sa phraséologie et sa logomachie incendiaires, mais on risque bien les vertiges. Si on doit tourner la tête tantôt à gauche, tantôt à droite,  pour découvrir le nouvel adversaire d’Ould Horma. Où est-elle la vérité dans tous les écrits d’Ould Horma ? Celle qu’il livre aujourd’hui, dans son dernier cri ? Ou celle qu’il a dite et ressassée dans ses sorties depuis le mouvement de la rectification ?

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