Bâ Bocar Soulé, membre du Conseil National de l’UPR:

Bâ Bocar Soulé« C’est ensemble que les Mauritaniens peuvent trouver des solutions à leurs  problèmes, le président de la République en est convaincu et c’est pour cela qu’il ne cesse de convier les acteurs politiques au dialogue. »

Bâ Bocar Soulé : Vous venez de rentrer d’une mission  d’explication des recommandations des journées de concertation pour un dialogue national. Comment la Mauritanie profonde a-t-elle accueilli l’initiative du président de la République ?

Le Calame : Effectivement, nous revenons de l’intérieur du pays (Brakna), où nous étions missionnés pour expliquer les résultats des journées de concertations sur le dialogue national inclusif, tenues, il y a quelques semaines à Nouakchott. Je puis vous affirmer que les  populations de l’intérieur du pays adhèrent, largement,  à l’initiative du président de la  République en vue du dialogue national. Les meetings tenus un peu partout  démontrent, une fois encore, leur attachement au programme du Président. Les orateurs y ont tous salué l’initiative et estimé, comme leur Président, que le dialogue est le seul moyen pour trouver des solutions aux problèmes du pays. C’est ensemble que les Mauritaniens peuvent trouver des solutions à leurs  problèmes, le président de la République en est convaincu et c’est pour cela qu’il ne cesse de convier les acteurs politiques au dialogue. A part cela, rien  ne l’y oblige. Il a été, comme vous  le savez, plébiscité par les Mauritaniens, lors de la présidentielle de Juin 2014, et il dispose d’une majorité confortable  au Parlement. Mais, depuis son arrivée au pouvoir, il n’a cessé d’appeler l’ensemble des acteurs politiques mauritaniens au dialogue.

Je peux vous l’affirmer, au vu  de l’engouement des populations : les  Mauritaniens attendent, avec sérénité et confiance, l’ouverture, en ce mois d’Octobre et conformément aux recommandations des participants à ses journées préparatoires,  d’un dialogue politique national, franc, sincère et inclusif  dont le but est de débattre des questions nationales largement discutées par les délégués. Comme vous avez eu à le constater, aucun sujet ne fut tabou, au cours de ces journées. Ce fut l’occasion, pour  les participants, de débattre, sans détours, des questions qui préoccupent et conditionnent, même, l’avenir de leur pays. Les recommandations ont été consignées dans un document transmis à tous les acteurs politiques, animateurs de la Société civile et personnalités indépendantes. Nous espérons que  la sagesse finira par triompher et que l’ensemble des pôles politiques du pays participera à ce grand débat national.

- A votre avis, l’absence de l’opposition (FNDU et CUPAD), ne risque-t-elle pas  d’amoindrir la portée de ces assises ?

- Pas du tout. Comme vous le savez, l’appel au dialogue du président de la République a, de  tout  temps, été adressé à l’ensemble des acteurs politiques mauritaniens, sans exclusive. Je vous renvoie à l’appel de Chinguetti. Le Président a toujours reçu les acteurs politiques et les chefs de partis, pour leur réitérer sa disposition au dialogue. Il ne pouvait pas en être autrement, il  est le président de tous les Mauritaniens et a besoin, par conséquent, de l’apport et de l’appui de tous. Le gouvernement ne  ménage aucun effort pour convaincre l’opposition de la nécessité de prendre part au dialogue national et a pris toutes les dispositions pour la réussite  de cette initiative d’envergure. Au niveau de la majorité, nous restons, quant à nous, très  optimistes sur l’adhésion de la majorité des Mauritaniens à l’initiative du président de la République. Le temps qu’il reste sera mis à profit pour y parvenir. D’ailleurs, vos confrères évoquent quelques tractations visant à convaincre les réticents à prendre par au dialogue.

- Que peuvent attendre les Mauritaniens de ce débat national ?

L’objectif de tout dialogue est de parvenir à  des solutions consensuelles des problèmes qui se posent à un pays. L’organisation des journées de concertations et la tenue du dialogue obéissent à ce principe. En  réitérant son appel au dialogue, en 2014, à Chinguetti, le président Mohamed Ould Abdel Aziz était convaincu de la nécessité, pour les Mauritaniens, de s’asseoir autour d’une table et d’y débattre des questions nationales majeures pouvant entraver le développement de leur pays. C’est une politique de main tendue depuis 2008. Même si notre pays  a enregistré, aujourd’hui, d’importantes réalisations qui contribuent à améliorer les conditions de vie des populations, un dialogue politique viendra toujours apporter un plus, aux différents chantiers en cours. Le président de la République et sa majorité œuvrent inlassablement en ce sens.

C’est dire que les Mauritaniens attendent beaucoup de ce dialogue : l’ancrage de la démocratie, la consolidation de la bonne gouvernance, la stabilité,  la lutte contre la gabegie, la poursuite des projets structurants, etc. J’ose l’affirmer : leur immense espoir ne sera pas déçu.

- L’opposition suspecte le Président de vouloir briguer un troisième mandat, via l’organisation d’un « dialogue unilatéral ». Qu’en pensez-vous ?

- On ne peut pas empêcher les gens de spéculer. Mais ce point a-t-il figuré, un seul instant, même de façon laconique, dans les recommandations des journées ? J’ose croire que vous avez parcouru le document. Laissez les gens spéculer, les Mauritaniens sont suffisamment matures  pour ne pas se laisser berner. Le président de la République a été réélu en 2014, on a encore du temps pour ne pas engager une campagne électorale. Le président gouverne, son gouvernement met en œuvre le programme pour lequel les Mauritaniens l’ont élu, en 2009, et réélu, en 2014. L’opposition est dans son rôle, elle s’oppose et critique l’action gouvernementale. Pensons, comme le propose le président de la République, à comment trouver, ensemble, autour d’une table,  des solutions aux problèmes que connaît notre pays. Enfin, permettez-moi d’ajouter qu’à maintes reprises,  le président de la République, répondant au cours de conférences de presse, aux questions de  vos confrères, nationaux et internationaux, a donné sa position sur la question: il se conformera à la Constitution mauritanienne.

Propos recueillis par DL

Source : Le Calame

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