Bachar el-Assad: une démission pour sauver les siens ou un coup de bluff?


La Syrie est prête à discuter d’une démission de Bachar el-Assad. Le régime serait même disposé à négocier avec l’opposition. Mais Damas pose toutefois ses conditions : aucun dialogue ne sera entamé sans le président. Faut-il voir dans cette annonce un tournant dans le dossier syrien ? Vus des Etats-Unis, les propos de Damas ne signifient presque rien. D’autant plus que les combats font toujours rage à Alep et Damas.

Le président syrien Bachar el-Assad au sommet de la Ligue arabe en 2010.

Vus de Washington, les propos du vice-Premier ministre syrien Qadri Jamil, ne signifient presque rien. Le département d’Etat américain accueille en effet la nouvelle avec scepticisme.

Il n’empêche que cette idée d’une démission de Bachar el-Assad, est évoquée pour la première fois par un membre de son gouvernement. Une telle déclaration ne peut que privilégier une hypothèse : celle d’un régime aux abois.

Il faut dire que depuis la mi-juillet, le clan Assad est très fragilisé. Après avoir perdu quatre de ses principaux responsables de la sécurité dans des attentats, les défections se sont succédées, et le pouvoir semblait s’effriter de l’intérieur.

Le Premier ministre syrien, qui a rejoint l’opposition, a parlé d’un régime en déclin qui peine même à contrôler son propre territoire. Cette idée de départ serait donc une décision raisonnable prise par Bachar el-Assad. Son objectif serait de sauver les siens.

Mais cela pourrait être tout autant une stratégie orchestrée par le clan alaouite.

En évoquant un possible départ, Damas dit vouloir négocier avec l’opposition. Mais cette dernière exclut toute discussion avant la démission du président syrien. Un statu quo qui permet au régime de rester en place et de gagner du temps.

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