Baisse du niveau des élèves : Mis en cause le déficit d’encadrement des enseignants

La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) estime que la non performance du système classe au senegaléducatif sénégalais est due, en grande partie, au déficit de formation et d’encadrement des personnels enseignants.

Le panel de clôture de la Semaine mondiale d’action (Sma) en faveur de l’éducation, organisé, samedi dernier, au Bureau régional de l’Unesco pour l’éducation en Afrique (Breda), a réuni tous les acteurs du système éducatif sénégalais : enseignants, syndicats, partenaires au développement, société civile, Ong et pouvoirs publics.

 

Tous pour partager le combat de la Cosydep pour une éducation publique de qualité, gratuite, inclusive et accessible. Un combat pris en charge par la Sma du 27 avril au 4 mai et dont le thème de cette année est : « Chaque enfant a besoin d’un enseignant ! Des enseignants qualifiés pour tous ! ».

Selon Cheikh Mbow, coordonnateur de la Cosydep, il s’agit d’un constant combat pour la promotion du droit à une éducation de qualité pour tous. Ce thème, a avancé M. Mbow, est un excellent prétexte pour réfléchir sur deux dimensions fondamentales : la disponibilité des enseignants et de leur qualification. « Pour garantir le droit à l’éducation de chaque apprenant, la Cosydep, ses membres et partenaires insistent sur le fait que chaque enfant doit avoir un enseignant qualifié, bien formé et bénéficiant d’un suivi-encadrement adéquat », a-t-il réaffirmé. Par ailleurs, Cheikh Mbow a souligné que, sans une qualification et un bon encadrement des personnels enseignants, « aucun enfant ne saurait concrétiser son rêve ».

Poursuivant, il a soutenu que « si les élèves ne s’épanouissent pas, on ne peut parler de performance du système éducatif ». En réalité, le coordonnateur de la Cosydep est préoccupé par le déficit de formation des enseignants sénégalais. 33,4 % d’entre eux, a-t-il déclaré, ne disposent pas de diplômes. Le même déficit est constaté dans l’encadrement, où le ratio d’un inspecteur pour 150 enseignants est loin de la norme : un inspecteur pour 50 enseignants. Cheikh Mbow a relevé aussi que le déficit en enseignants pour dispenser des enseignements de qualité au Sénégal est égal à près de 69.000. « Si nous croyons réellement au principe de l’Education pour tous, nous ne pouvons plus nous contenter des seuls progrès relatifs à l’accès. Nous devons investir dans la formation des enseignants.

 La qualité au profit de tous doit nécessairement interpeler la conscience de tout le monde, plus particulièrement celle de ceux qui en ont la responsabilité », a-t-il insisté. Cheikh Diarra du Breda a abondé dans le même sens. « Un bon enseignant, c’est celui qui gère bien sa classe et maîtrise convenablement sa matière. Et toutes ces qualités indispensables ne s’acquièrent que dans une école de formation », a-t-il estimé, rappelant que l’apport de l’enseignant est indispensable dans la performance des élèves.

Source : Seneweb

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