Basses besognes contre le groupe Bouamatou : Le Directeur Général des impôts, notre Blé Goudé national !

Alors que les institutions de financement ne cessent d’appeler à impulser le secteur privé, moteur supposé de la croissance économique dans le pays, la pratique exercée par le Directeur Général des Impôts, dans un acharnement sans précédent contre les intérêts d’un homme d’affaires, en froid avec le Pouvoir en place, relance tout le débat sur la démocratie en Mauritanie où le fait du Prince apparaît comme la seule loi en vigueur.

Dans cette nouvelle partition, le Directeur Général des Impôts, Mokhtar Ould Djiay, joue vicieusement son rôle : nuire sans états d’âme aux supposés adversaires du régime. Ils sont des centaines voire des milliers d’hommes d’affaires en Mauritanie. Pourtant, un seul semble aujourd’hui s’attirer les foudres de l’Administration.

Alors que l’homme dont il s’agit, Mohamed Ould Bouamatou a pris ses distances en s’installant au Maroc pour voir l’eau couler sous les ponts, voilà qu’il est poursuivi par l’acharnement probablement pour lui faire « payer » cette prise de distance vis-à-vis d’un régime qu’il a aidé à accéder au Pouvoir.

Quoique machiavélique, le stratagème est une vieille pratique despotique de ceux qui pensent faire plus mal en frappant dans le portefeuille. Justiciable, Mohamed Ould Bouamatou reste un citoyen mauritanien, l’un des rares self-made-man, qui a construit son groupe par son travail acharné, son sens des affaires et son humanisme débordant. Toutes ses qualités font de l’homme une personne d’une certaine trempe qui n’accepte pas l’inconstance et l’ingratitude dans ses relations professionnelles mais aussi personnelles.

On peut lui retirer son argent, mais jamais, à son âge, ses principes et mode de vie d’hommes d’affaires citoyen qui sait prendre sur lui pour donner aux déshérités dont il n’attend rien en retour. Son franc-parler et son succès lui valent bien des adversaires…y compris des plus inattendus.

C’est dans ce cadre qu’il est aujourd’hui la cible désignée du Directeur Général des Impôts qui, à défaut de savoir collecter judicieusement et impartialement les taxes, en veut faire sa tirelire désignée. Le Directeur Général des Impôts se doutant des turpitudes du moment cherche encore à exacerber les clivages croyant se rendre utile dans cette basse œuvre de concussion. Il rappelle, à, maints égards, dans cette animosité personnifiée, Charles Blegodé, farouche partisan de Gbagbo.

Blegodé avait d’ailleurs enfoncé Gbagbo dans ses travers. Arrêté récemment au Ghana où il est parti se réfugier, après la chute de son protecteur, il est aujourd’hui détenu pour son rôle dans les violences postélectorales en Côte d’Ivoire. Preuve que la Justice, la Vraie, finit toujours par mettre la main sur les véritables prédateurs. Il y a assurément beaucoup de zones d’ombre dans ce que le Directeur Général des Impôts, Mokhtar Ould DIay entreprend ces jours-ci.

Sinon comment s’expliquer, dans cette quête soudaine de taxes, que cet acharnement frappe un seul groupe. Comment s’expliquer que Ould Ebnou sommé de payer 2 milliards d’ouguiyas a vendu sa « peine » commuée en 200 millions d’ouguiyas ? Comment s’expliquer qu’un autre homme d’affaires à Nouadhibou condamné (dans la pratique officieusement officielle) 600 millions d’ouguiyas, ne rembourse finalement que 20 millions d’ouguiyas.

Paroxysme de l’incompréhension, comment s’expliquer des transferts annuels de 250 millions de dollars américains par la Banque Centrale de Mauritanie au profit de Bahaye Ould Ghadde ? Deux milliards par le biais de la BCI et 700 millions au travers de la BADH au profit de Feil Ould Lahah ? A combien ces nouveaux riches sont-ils imposés ?

Dans cette avalanche d’interrogation, l’on a encore droit à savoir quels impôts ont été administrés au Gang de l’opération de construction du nouvel aéroport de Nouakchott (Sahraoui et Noueigued) ? Là s’ils ne sont pas tout simplement exemptés de payer le fisc, notre Blegodé nationale y va du dos de la cuillère en parfait adepte du colbertisme.

Associationrim-transparence secteur public

 

Source : L’Authentique

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