Bataille pour Mossoul: le front irakien souffre de ses divisions

irak_avancee_des_forces_kurdes_vers_mossoul_0Au nord de l’Irak, la lutte contre le groupe Etat islamique continue. Le but ultime est de reprendre Mossoul, la deuxième ville du pays et capitale autoproclamée du groupe EI en Irak. Dimanche 14 août, les forces kurdes ont lancé une offensive au sud-est de Mossoul. Ils ont repris une dizaine de villages. Un beau succès pour la région autonome du Kurdistan irakien.

Les forces kurdes ont repris ce dimanche 14 août des villages stratégiques au groupe EI en Irak. Les libérer permet d’en finir avec les attaques fréquentes de l’organisation État islamique sur les territoires précédemment repris par les peshmergas. Les autorités kurdes ont tout de même attendu deux mois et demi pour lancer cette avancée, qui est en fait la deuxième phase d’une offensive lancée en mai dernier.

Selon les généraux sur le terrain hier, il fallait avant tout arriver à sécuriser totalement le front avant d’essayer de le repousser.

Le groupe Etat islamique profite de la division du pays

Une autre offensive a été menée ce week-end à une dizaine de kilomètres au sud du front tenu par les Kurdes, mais cette fois par l’armée irakienne. Selon un général kurde, les deux offensives n’étaient pas coordonnées. « Chacun travaille de son côté », a-t-il affirmé. Ces deux offensives simultanées seraient donc une coïncidence. Et c’est bien là que le bât blesse : la faiblesse du front irakien contre l’organisation État islamique tient à sa division. Au nord et à l’est, le front est tenu par les peshmergas épaulées par les tribus locales sunnites, alors que plus au sud l’armée irakienne est soutenue par les milices chiites.

Avant l’arrivée du groupe EI en 2014, l’Irak était un pays morcelé, ce qui a nourri les différents groupes terroristes du pays. Aujourd’hui, même si le ministre irakien de la Défense a demandé aux différentes forces de s’unir sur le terrain, des années de conflits les empêchent de s’exécuter. Et même si Mossoul était un jour libéré du groupe EI, tout porte à croire que ces conflits intercommunautaires continueraient. Ils sont grandement alimentés par les pays voisins.

Le rôle trouble de la Turquie

Certains accusent notamment la Turquie voisine de vouloir prendre possession de la grande ville historiquement sunnite de Mossoul. Le gouvernement d’Erdogan a en effet déployé de nombreux soldats sur le territoire kurde irakien afin de former les peshmergas ainsi que les membres des tribus arabes sunnites locales. D’autres voix s’élèvent contre l’Iran, également voisin de l’Irak, accusé de tirer les ficelles des milices chiites qui auraient elles-mêmes une influence considérable sur le gouvernement national irakien.

Source: Rfi

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