Bérézina politique inextricable.

La scène politique nationale prend la forme des événements qui l’occupent.Depuis l’incident malheur qui a ébranlé le sommet de l’appareil d’Etat, les acteurs politiques se fondent en conjectures dans une conjoncture qui ne cesse de creuser le fossé entre les camps en conflit.

Toutes les armes de « destruction » ont été utilisées pour faire mal.Le pays ne s’en est pas sorti indemne.Sur toute la ligne c’est la confusion qui prend le dessus sur la sérénité malgré un semblant de calme qui prévaut.

Quand la politique s’agite, il y a des risques qui pèsent sur les institutions républicaines. Derrière la façade stabilisatrice, il y a des inquiétudes qui se profilent.

Deux camps se forment face à cette situation trouble qui continue de polluer l’atmosphère : les fidèles soutiens du président rassurent comme ils peuvent en usant de toutes sortes de méthodes de communication pour nourrir le peuple d’un espoir de retour rapide de Mohamed Ould Abdel Aziz, dont « la convalescence s’améliore considérablement. » Ils font circuler les rumeurs les plus optimistes en avançant des dates, en promettant une mobilisation en vue d’accueillir le Rais.

Ils dressent partout des banderoles pour soutenir le programme de l’homme fort de Nouakchott. Ils sont dans les quartiers périphériques pour resserrer les rangs des militants du parti au pouvoir et de ses soutiens. Mais tout ce mouvement, cette simulation de dynamisme cache mal une angoisse qui se lit sur les visages. Les hommes d’affaires proches de la famille, les clans politiques privilégiés restent fébriles en dépit d’un effort de dépassement de cet incident qui a affecté le cercle familial immédiat.

Cette même expression de pessimisme est perceptible sur les activités politiques de la grande partie de la majorité qui tente de sauver les meubles face à cette épreuve terrible. L’opposition radicale continue elle aussi sans être sûre qu’elle puisse renverser la tendance en véhiculant un discours basé sur l’après –Aziz comme si elle est déjà édifiée sur le sort de le locataire de la maison brune.

La COD a enfoncé le clou dans son discours de « Rahil » qui ne fait pas bouger les feuilles d’arbre du potager « de la présidence. Dans tous les coins du pays, on attend sans savoir ce qu’on attend. Tels des candidats qui attendent les résultats d’un examen qui tarde à être délibérés.

C’est la frousse, c’est l’incertitude qui en dernier ressort vient recouvrir la moindre lueur d’espoir pour un pays qui compte parmi les plus fragile d’Afrique mais qui tient à sa stabilité en dépit des situations les plus périlleuses… on ose croire que tout rentrera dans l’ordre avec ou sans Aziz, avec ou sans nos hommes politiques mais à condition que le peuple ait le dernier mot.

 

Source:Cridem

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