Bilan de ROSA : « Nos activités ont été réalisées à 95% » déclare Sarr Mamadou

Sarr Mamadou FonadhLe Réseau des Organisations sur la Sécurité Alimentaire (ROSA) a fait face à la presse ce jeudi 28 avril 2016 pour tirer le bilan de deux années d’activités. Treize organisations composent ce réseau qui a été créé en 2011 et officiellement reconnu en septembre 2013.

A l’entame, le conférencier du jour, Mr Sarra Mamadou a indiqué que le Réseau s’est lancé dans un projet de renforcement des capacités de ses membres pour mieux s’outiller et faire face à sa mission. Le projet intitulé : « Renforcement des capacités de la société civile pour sa participation effective dans la définition, le suivi des stratégies et politiques pour un développement agricole et une sécurité alimentaire » a été cofinancé par l’Union Européenne à hauteur de 150 000 Euros et l’Ong OXFAM pour un montant de 25 000 Euros.

 Après deux ans d’activités, les bénéficiaires ont jugé nécessaire d’évaluer le travail effectué sur le terrain. Les acteurs de la société civile réunis au sein du ROSA ont effectué des missions d’information, de formation pour outiller ses membres sur les principales politiques et stratégies en matière de sécurité alimentaire. Des ateliers de formulations de propositions, de sensibilisations et d’information  des parlementaires et médias ont été organisés sur les études et analyses des différentes politiques et stratégie programme. Tout comme le ROSA a effectué des missions de suivi, la participation de ses membres aux cadres et mécanismes de concertation sur la Sécurité alimentaire existants.

Résultats globalement positifs

Selon les conférenciers, les résultats obtenus ont été satisfaisants. Car le ROSA et ses membres se positionnent aujourd’hui comme une structure de veille, des acteurs présents et consultés dans le suivi et l’évaluation des politiques de sécurité alimentaire, ont soutenu les conférenciers. Mieux, les organisations membres ont souligné que « ROSA dispose d’un capital humain informé, formé sur les principales politiques et stratégies de Sécurité Alimentaire en vigueur ». A en croire les membres du ROSA, « tous les mécanismes de suivi/évaluation des politiques nationales et des cadres de concertation en matière de sécurité alimentaire sont répertoriés et connus de nos membres ».  Des points focaux suivent de manière régulière le contexte de la Sécurité alimentaire pour collecter des informations susceptibles d’alerter les acteurs humanitaires sur l’évolution de la situation et ce, grâce aux ateliers de formations décentralisés organisés par ROSA. En outre, ROSA participe au suivi régulier et efficace de la situation de Sécurité alimentaire et à la prise de décisions concertées dans ce domaine.  En clair, « 95% des activités ont été réalisées avec le partenariat d’OXFAM qui a assuré un appui technique conséquent » a indiqué Mr Sarr Mamadou.  Ce qui constitue aux yeux de ROSA, « un satisfecit global ».  Toutefois, note Sarr Mamadou, « des efforts doivent être faits dans le sens de maintenir les acquis par rapport à la systématisation du suivi de l’évolution du contexte de sécurité alimentaire, du renforcement des capacités d’analyse des antennes régionales et de la valorisation des informations pour continuer à mener des plaidoyers conséquents auprès des détenteurs d’obligations à tous les niveaux ».

En perspective, le ROSA compte poursuivre ses efforts pour intégrer davantage de mécanismes de concertation aussi bien aux niveaux local, régional que national dans le cadre du renforcement du plaidoyer  à l’endroit des autorités, des parlementaires notamment pour la mise en œuvre de l’engagement de Maputo sur l’investissement agricole. Mais aussi de la Charte sur la prévention et la gestion des crises alimentaires.

Au cours de cette conférence de presse, les acteurs ont déploré la situation alimentaire alarmante qui existe dans le pays. « Si on veut assurer la sécurité alimentaire dans le pays, il faut disponibiliser les terres aux populations » ont-ils dit. Mais, « ces terres sont accaparées par l’Etats qui les hypothèque à d’autres fins », déplorent-ils donnant comme exemple le cas des cultivateurs de Dar El Barka dépossédés de leurs terres. Les membres du ROSA ont également déploré la «lourdeur de l’Etat, et l’incompréhension » par rapport à l’approche. Néanmoins et malgré les embûches, « nous continuerons à travailler et à collaborer avec l’Etat pour faire avancer les choses » promet Sarr Mamadou. Cela sera rendu possible grâce à un autre financement obtenu par ROSA auprès de la Coopération espagnole pour une durée de trois ans.

Badiane

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