Billet du jour : La bataille de l’eau qui sert le moulin d’Aziz…

Partout dans le pays, en cette forte période de chaleur, c’est la montée de la colère d’une population qui exprime sa colère au Président de la Contribution1République. Des bouchés assoiffées réclament à boire. Quoi de plus normal ?

L’homme a besoin d’eau par nécessité vitale. Cette demande n’est ni politique, ni syndicale. Elle est une urgence. Quand les gens de Guerou font des barrages sur la route de l’espoir, ils réclament les mêmes droits que ceux de Kiffa.

Ceux de cheguar qui voient des tuyaux déverser de l’eau dans la ville de Maghtaa-Lahjar piquent une colère. Aucune localité ne veut être privée de ses droits. Pourquoi donner à certains et priver à d’autres comme si dans telle partie du pays il y a des habitants qu’il faut satisfaire au plus vite, dans les plus courts délais. Dans d’autres, il faut attendre qu’approche une campagne politique pour inaugurer un ouvrage hydraulique, un réseau éolien, un poste de santé.

Que sont devenus tous ces forages que Taya avaient réalisé avec la coopération étrangère ? Justement c’est ce même pêché politique consistant à dispatcher sur un rayon de 10 km des dizaines de châteaux d’eau pour abreuver les chameaux d’un député, d’un colonel, d’un homme d’affaires, qui a créé des disparités dans l’accès à l’eau au niveau du pays.

Pendant que dans certains coins reculés de la Mauritanie où il n y a pas âme qui vive, on répond aux désirs d’un baron politique qui veut fixer ses électeurs pour les besoins d’un vote, ailleurs c’est la gueule sèche.

Le président des pauvres lui, s’est tourné vers les gazras. Avec lui, plus de forages. Il faut compter sur le projet Aftout essahili pour abreuver hommes et bêtes. Mais pour apporter de l’eau à son moulin, à la veille des élections, le président ordonne de tirer l’eau du fleuve au désert…

Amadou Diaara

Publicité

Mauritel

Speak Your Mind