Biram s’en prend aux livres qu’il qualifie « d’esclavagistes »

Le président de l’Initiative pour la Résurgence d’un Mouvement Abolitionniste (IRA), organisation non reconnue en Mauritanie, a déclaré, lors du forum de Genève pour les droits des minorités que son emprisonnement avec ses compagnons a fait l’objet d’une manipulation de la part du gouvernement et de la délégation officielle mauritanienne qui a présenté un rapport devant les commissions des nations unies. Voici un passage essentiel de cette déclaration du président d’IRA.

Mon intervention devant vous aujourd’hui, intervient deux semaines après la présentation par le gouvernement mauritanien de »

 son rapport périodique sur les droits de l’homme devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies.

Faut-il rappeler que le mobile de mon emprisonnement en compagnie de mes amis à partir du 28 avril 2012, a fait l’objet de toutes les instrumentalisations par le gouvernement mauritanien ainsi que par la délégation officielle qui est venue présenter ledit rapport devant les commissaires de l’ONU.

En effet, les érudits, les imams, les partis politiques, les magistrats et le pouvoir ;  bref l’essentiel des corps et cercles de leadership en Mauritanie – tous domaine exclusif de la minorité dominante arabo-berbère- ont mis l’accent sur le prétexte selon lequel, je portais atteinte à la sureté de l’Etat, raison pour laquelle j’ai été envoyé en prison. Cette tactique sournoise des autorités mauritanienne consistait à m’exclure de la communauté de destin, voire de l’existence sociale pour me punir d’avoir brûlé à titre symbolique, des exemplaires d’écrits de jurisconsultes de sociétés esclavagistes, datant du 9-15e siècles après JC. Ces textes d’exégèse prétendants interpréter le Coran et la geste du Prophète de l’Islam, ont conduit à la production d’un véritable code noir, d’essence racialiste, foncièrement anti humaniste, vecteur de stigmatisation et de violation des principes universels d’égalité à la naissance et en droit ainsi que la violation de l’esprit et de l’essence égalitaire et de justice du Coran et de l’enseignement du prophète. Ce corpus de l’ignominie, encore enseigné dans les écoles de mon pays, légitime, sur les corps des victimes noires, la castration, la vente, le viol et préconise le travail forcé; la doctrine qui en découle, sacralisée et défendue par les garde-chiourmes de l’orthodoxie, tend à devenir sacrée et s’érige, alors, en vérité incontestable, en dehors de quoi « commence le blasphème, l’hérésie, l’apostasie.

ELHOURIYA


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