Booba est-il notre plus grand poète vivant ?

BEn septembre 2011, Jean Birnbaum commençait son éditorial du «Monde des Livres» avec un aveu qui a pu surprendre quelques lecteurs: «Il n’y a pas si longtemps, j’écoutais Booba en marchant dans la nuit…» Le directeur du supplément littéraire comparait le gangsta rappeur bodybuildé à Léon Bloy et louait sa «prose obscène». Il citait quelques vers du poète, tirés de ses premiers morceaux («Enfance insalubre, comme un foetus avec un calibre…»), choix de connaisseur qui révélait le vrai «boobo», le bobo pro-Booba.

Un soir de mars 2015, Birnbaum est installé à la terrasse du paisible café Le Rostand, qui borde le jardin parisien du Luxembourg. Il raconte qu’il est allé, l’an dernier, voir Booba en concert à Bercy, comme on rend un hommage. «C’était nullissime», déplore-t-il. Entouré de types qui fumaient des joints et lançaient des canettes de bière, il est parti au bout d’un quart d’heure. On commande de l’eau minérale, boloss que nous sommes.

Citer Booba dans “le Monde des livres”, c’est tout de suite interprété comme une provocation, dit-il. Certains ont trouvé ça courageux. D’autres n’y ont vu qu’une tentative grotesque d’ouverture

Source: L’OBS

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge