BOUILLON DE FAITS DIVERS

Il s’appelait « Harnos »

FAITS DIVERS RIMWEBTous ceux qui sont passés au commissariat spécial de la police judiciaire se rappellent de la mince silhouette au teint foncé qui faisait des va-et-vient continus avec son plateau, pour servir le thé aux éléments de la BRB. Harnos, comme on l’appelait, taquinait tout le monde et était prêt à servir n’importe qui.

Pour gagner son amitié, il suffisait d’éviter de prononcer un de ses autres sobriquets qu’il n’aimait pas entendre et lui donner, de temps à autre, quelque sous pour la cigarette. Harnos s’appelait réellement Brahim Ould Salem, il était natif de Nouakchott et originaire de la région de Keur Macène.

Ancien délinquant repenti, il s’était décidé à rester au service de la police. 24 heures sur 24 au CSPJ, feu Harnos balayait, faisait le ménage, « la qualité et le goût du thé qu’il préparait sont inoubliables », lance un policier.

Bref, Harnos a tant servi ses amis policiers que tous regrettent vraiment sa disparition. Une MST qui le rongeait depuis quelques années finit par l’emporter, un soir de novembre 2012. Les agents de ce commissariat ont perdu un utile et drôle compagnon.

La casseuse

Il est 7 heures du matin, au quartier « Virage Ould Greïmich ». Plusieurs véhicules sont encore garés devant un immeuble, alors que le veilleur vient tout juste de s’endormir, après une longue nuit de garde. Apparaît, vers l’Est, une femme d’une quarantaine d’années. Elle a le crâne rasé et, chose plus curieuse encore, tient une barre de fer et un sac vide. Et la voilà qui se dirige vers une Toyota Avensis et commence à taper sur les vitres qui ne résistent pas aux violents coups de la barre de fer !

Elle ramasse ensuite les débris de verre pour les entasser dans le sac. Et rebelote avec une seconde voiture, sous les yeux médusés de quelques passants, rares à cette heure matinale. Et ça continue avec une troisième ! A la quatrième, un véhicule tout-terrain, le gardien finit par se réveiller. Après moult difficultés, il réussit par arracher la barre de fer des mains de la casseuse mais celle-ci s’en prend à lui et il lui faut bien se défendre.

On finit par les séparer. L’assaillante est vraiment enragée et veut se venger du gardien qui l’a empêchée d’assouvir sa passion. Alerté, un agent de police vient calmer les choses. « Laissez Mbarka continuer son chemin », ordonne-il au gardien. « Mais qu’est-ce que je vais dire, moi, aux propriétaires, quand ils viendront récupérer leur véhicule ? – Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ? C’est une aliénée mentale, irresponsable de ses actes… »

De fait, cela fait quelques années que cela dure. Mbarka quitte son domicile à Bouhdida, très tôt le matin, et ne revient chez elle qu’après avoir rempli son sac de débris de pare-brise et vitres. A plusieurs reprises, on l’a passée à tabac mais cela ne l’a pas empêché de continuer…

La reine du Soum-Soum derrière les barreaux

Comme nous le soulignions dans un précédent article paru dernièrement dans les colonnes du Calame, le Soum-Soum est en vogue à Nouakchott surtout dans la zone sud de la ville (Sebkha, El Mina, Riyad, El Basra, El Kouva…). Des réseaux d’hommes et de femmes étrangères – des Bissau-guinéens, surtout – s’en disputent le monopole.

Celle qu’on appelle communément « la reine » est Antoinette Jakindy, une quinquagénaire native de Bissau. Grâce à divers stratagèmes, elle a longtemps évité la prison. Un petit séjour, tout de même, en 2011, à la maison d’arrêt de Sebkha. Expulsée à plusieurs reprises, elle n’a, cependant, jamais cessé de gérer ses réseaux en Mauritanie.

Avec ses distilleries mobiles, installées à bord de camions-frigos, elle a pu longtemps échapper aux mailles de la police. Mais celle-ci a réussi un beau coup, tout dernièrement, en démantelant un des plus grands réseaux de la reine Jakindy qui dort, maintenant, à la maison de détention des femmes, en compagnie de plusieurs autres célébrités, comme « Mariem 4 heures », Ramla, « Fatou mouss », Haby, etc. Mais on ne s’attend pas à ce que ce séjour dure bien longtemps…

Recrudescence de la délinquance au quartier Carrefour

Le quartier Carrefour, qui connaissait un calme relatif les mois passés, est devenu le top de la délinquance et du crime, ces jours-ci. Dans cette zone située entre l’école Oum El Mouminine et l’émetteur Mauritel, juste à coté du collège Arafat 3, les vols, cambriolages et agressions sont au quotidien. Depuis dix jours, chaque nuit connaît son lot de vols et d’agressions. Un comité de vigilance a été organisé par les habitants du quartier.

Quelques-uns ont jugé utile d’aller se plaindre au commissariat central zone Est de Nouakchott qui se trouve seulement à deux cents mètres. Après une longue attente, le commissaire Eddou a fini par les recevoir. Il les a écoutés et affirmé n’être au courant de rien de ces crimes qui relèvent du commissariat d’Arafat 2. Mais il a promis d’assumer ses responsabilités.

La nuit suivante, le véhicule du commissariat est venu rafler de paisibles jeunes gens du quartier. Aucun suspect n’a été appréhendé. Mais deux nouveaux vols ont encore été commis. Un cambrioleur s’est introduit, la même nuit, dans une villa non loin et en a blessé, au couteau, le propriétaire. Grâce à Dieu, les voisins sont intervenus et ont pu mettre le bandit en fuite. Les jours de la victime ne sont pas en danger mais il a, quand même, passé une bien mauvaise fin de nuit.

MOSY

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