Bouillons de Faits Divers

Chamailleries au Marbatt de 6ème. Mohamed Ould Cheikh est bien connu au Marbatt de 6ème où sa réputation d’honnêteté n’a jamais été entachée. Son travail consiste à se faire payer pour garder chez lui, les moutons que les courtiers n’arrivent pas à placer sur le terre-plein faute de places.

Jamais, de mémoire de vendeurs de moutons, personne ne s’est jamais plaint de Mohamed Ould Cheikh. Mais comme toute règle, qui ne souffle pas d’exception, l’honnêteté de Mohamed Ould Cheikh sera mise à rude épreuve par un certain Cheikh Ould Sid’Ahmed. Ce dernier déclare avoir donné une fois des moutons à Mohamed pour qu’il les lui garde jusqu’au lendemain. Il affirme qu’il ne les avait pas comptés mais pensait savoir combien ils étaient. Le lendemain, il dit avoir soupçonné qu’il lui manquait un mouton. Il ne dit rien. Le lendemain, il prit le soin de compter les bêtes qu’il remit par la suite à Mohamed. Cette fois, quand ce dernier lui remit ses moutons, il était sûr qu’il en manquait un. Il en fit la remarque à Mohamed, ce qui fit éclater une intense dispute. « Je t’ai donné 20 moutons et tu ne m’en as remis que 19 ! » vociférait Cheikh Ould Sid’Ahmed. « Mahou Haq ! Tu ne m’as donné que 19 ! » rétorqua Mohamed Ould Cheikh. Et il y eut sur le champ des dizaines de bouches qui attestèrent de sa droiture. L’affaire atterrit au Commissariat d’El Mina 1 qui, après avoir écouté les deux parties orienta le dossier vers le Parquet. Mêmes versions contradictoires entre les deux parties sur le nombre de bêtes. Perplexe, le Procureur préféra opter pour le bénéfice du doute en l’absence de toute preuve pouvant compromettre Mohamed Ould Cheikh. Même indécision de la part du juge d’Instruction du 5ème Cabinet qui libéra Mohamed sous contrôle judiciaire. Comme ce dernier restait planté, le juge lui demanda ce qu’il attendait pour débarrasser le plancher. Le pauvre pensait que le tribunal allait siéger séance tenante. « Ebdé ! lui dit le juge, le dossier va être transmis à une cour et il faut partir jusqu’à ce qu’on te convoque ». Dehors, des dizaines de courtiers attendaient Mohamed Ould Cheikh qui sortit, drapé d’un boubou qui a été une fois bleu, sur un corps rachitique. Le transfert des prisonniers de Nouadhibou et la douleur des familles Plusieurs dizaines de prisonniers de Nouadhibou viennent d’être transférés dans la prison d’Aleg. Au sein des familles, c’est la consternation. Pour beaucoup d’entre elles, Nouakchott ça va encore, mais Aleg ? Pour eux, cette prison est réputée pour ses dures conditions d’incarcération, invoquant la torture et toutes les sévisses que leurs proches risquent d’endurer. C’est surtout l’éloignement qui afflige plusieurs d’entre elles. Certaines familles envisagent même de déménager à Aleg, pour avoir des nouvelles quotidiennes de leurs pères, frères, maris et leur apporter à manger et des vêtements. Beaucoup considèrent que leurs proches sont innocents et sont encore en préventive. Mais selon des sources judiciaires, seuls les condamnés ont été transférés.

Abou Cissé.

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