Brèves économiques

Mauritanie: le tissu industriel paye le tribut de la non CEDEAO

 Encore à l’état embryonnaire, le secteur industriel mauritanien est complètement étouffé par l’étroitesse du marché intérieur, combinée à une absence de débouchés extérieurs, notamment le blocage de  l’accès à l’espace commercial du Sénégal et du Mali, du fait du retrait de Nouakchott, de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), depuis 1999.

economieSituée géographiquement en Afrique de l’Ouest, les échanges de la Mauritanie avec la CEDEAO font moins de 0,5%. Un chiffre presque nul. De nombreux produits du tissu industriel national : eau, yaourt, plâtre, pâtes alimentaires, fer à béton…..souffrent de cette situation provoquant un véritable sinistre au sein du secteur.

Le Nord Est de la Mauritanie-région de Zouerate est envahi par les produits venus des camps du POLISARIO (qui sont des dons). Les marchandises algériennes passent à travers le même circuit.

La zone Nord Ouest –Nouadhibou- est sous l’emprise des produits venant des villes marocaines du Sud (subventionnés), qui ne payent qu’une faible taxe douanière forfaitaire pour arriver jusqu’à Nouakchott.

Une situation face à laquelle l’état « reste indifférent, laissant les unités industrielles nationales dans une lente agonie » se plaignent plusieurs opérateurs économiques.

fiancialafrik

La Société Générale Sénégal obligée de provisionner des créances “politiques”

 La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a demandé à la Société Générale du Sénégal de provisionner des créances “à caractère politique” consenties sous l’ancien régime à des personnalités du sérail.  Du coup, le résultat net s’en trouve nettement amoindri après provisions.  Habitué à percevoir une prime de 6% du bénéfice net au mois de mai, le personnel s’est retrouvé avec des montants dérisoires (50 à 100 000)  au lieu du traditionnel traitement correspondant au double ou triple du salaire moyen.  D’où un port de brassard généralisé ce lundi 3 juin.  La Direction générale cherche un compromis.

Arrivé en septembre 2012, après que son prédécesseur fut relevé au pied levé à cause de mouvements sociaux qui avaient, à l’époque, terni la célébration du cinquantenaire, copieusement boycotté par les employés, Yann De Nanteuil sait qu’il marche sur des œufs face à un personnel qui ne veut pas payer pour  un risque qu’il n’a pas généré.  En effet, l’ensemble des engagements consentis par voie normale auprès des agences de la Société Générale ne dépasse guère quelques centaines millions de CFA.  Or, M. De Nanteuil a fait état de 575 milliards de FCFA de concours à l’économie.  L’été sera chaud à la Générale.

Source: financialafrik

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Mauritanie: En attendant un réassureur

En dépit de la création à un rythme soutenu de compagnies d’assurances au cours des 10 dernières années en Mauritanie,  avec pour résultat  la présence actuelle de 11 sociétés nationales et de 2 courtiers français (ASCOMA et Grass Savoye), le marché traîne encore comme un boulet un gros handicap.

Une faiblesse liée à l’absence de réassurance, selon l’avis des experts. Du coup, toutes les compagnies procèdent par la méthode réassurance passive en recourant aux grandes multinationales dans ce domaine.

Les plus importantes compagnies d’assurances de Mauritanie sont DAMAN Assurances  (dernière née  mais détentrice du plus gros capital), la Nationale d’Assurances et de Réassurances (NASR-la doyenne), Assurances Générales de Mauritanie (AGM), la Société d’Assurances et de Réassurances (SAR), Taamin…..

Source: financialafrik

 

Les douze technologies qui vont marquer la prochaine décennie

economieLe McKinsey Global Institute (MGI) a passé    au crible une centaine d’innovations technologiques et retenu les douze dont l’impact d’ici 2025 devrait être le plus significatif sur l’emploi, la consommation et la croissance.  Les voici par ordre décroissant de potentiel économique:

12-L’internet mobile : « smartphones », tablettes et autres appareils mobiles de formes diverses vont continuer à inspirer des applications personnelles et professionnelles qui facilitent la vie et accroissent la productivité des salariés. Ces applications devraient également inciter 3 milliards de personnes supplémentaires à rejoindre la sphère numérique dans la décennie à venir, en majorité dans les pays émergents.

11-L’automatisation des métiers du savoir : grâce à l’augmentation de la puissance de calcul, aux progrès des algorithmes d’apprentissage automatique, à l’exploitation des données informatiques (le “big data”) et à de nouvelles interfaces utilisateurs, il devient possible d’automatiser certaines tâches des “travailleurs du savoir” que l’on pensait jusqu’ici hors de portée des ordinateurs. La gestion, la médecine, l’éducation, la finance ou le droit, par exemple, vont être profondément transformés.

10-Le cloud computing : l’informatique “dans les nuages” ne se contente pas de modifier l’équation économique de l’informatique des entreprises, elle ouvre la voie à une large palette de services fournis via Internet et à de nouveaux modèles d’activité.

9-L’Internet des objets : la mise en réseau de capteurs implantés dans les objets du quotidien, les machines, les infrastructures et tout type d’actifs physiques offre un énorme gisement de valeur économique et sociétale. Un exemple : le suivi permanent de pathologies chroniques telles le diabète pourrait grandement améliorer la qualité de vie des malades.

8-La robotique de pointe : les robots deviennent suffisamment intelligents et polyvalents pour réaliser un éventail élargi de tâches de production et de service, mais aussi augmenter les capacités physiques. Grâce à la technologie robotique, il devient par exemple possible de fabriquer des prothèses et exosquelettes motorisés pour les personnes handicapées.

7-La génomique de nouvelle génération : la combinaison des technologies de séquençage du génome et de l’analyse des grands volumes de données pourrait déboucher sur de nouveaux traitements pharmaceutiques, des avancées dans l’agriculture et la création de biocarburants à partir de micro-organismes.

6-Les véhicules autonomes ou semi-autonomes : ils augurent d’une révolution pour les transports au sol. A l’avenir, des colonnes denses de voitures et camions sans conducteur pourraient défiler sur l’autoroute à grande vitesse et en toute sécurité, avec à la clé, gains de temps et vies épargnées.

5-Le stockage d’énergie : grâce aux progrès des batteries, les véhicules hybrides pourraient rivaliser avec les véhicules traditionnels en termes de coûts. Le stockage devrait également contribuer à satisfaire la demande en électricité dans les périodes de pointe, à faciliter le développement des énergies renouvelables, et à amener le courant dans des zones actuellement non desservies.

4-L’impression en 3D : le champ d’application de « l’impression » d’objets ne se limite plus à un usage ludique et à la réalisation de prototypes, et son élargissement risque de modifier en profondeur le paysage de la production manufacturière.

3-Les matériaux de pointe : les efforts menés de longue date pour développer les nanomatériaux pourraient enfin porter leurs fruits, avec la mise sur le marché de médicaments à base de nanoparticules, de super-condensateurs pour batteries, de revêtements parfaitement antiadhésifs et d’écrans d’affichage ultra-minces.

2-Les techniques sophistiquées d’exploration et de récupération des hydrocarbures non conventionnels : le forage horizontal et la fracturation hydraulique permettent d’extraire du pétrole et du gaz de gisements non conventionnels, avec des implications importantes en termes de réserves d’énergie, en particulier en Amérique du Nord.

1-Energies renouvelables : parmi les énergies renouvelables, l’éolien et le solaire affichent le plus gros potentiel d’ici 2025. A cet horizon, ces deux sources pourraient représenter 16 % de l’approvisionnement global en énergie.

IBOU BADIANE

 

 

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