Burkina Faso: la France a durci le ton face aux putschistes

KafandoDans un long communiqué rendu public lundi 21 septembre, l’Elysée a évoqué, et c’est nouveau, des menaces et des sanctions contre ceux qui s’opposeraient à la tenue d’élections régulières. François Hollande a appelé toutes les forces impliquées dans le putsch à déposer les armes sans quoi elles devront assumer les conséquences de leurs actes.

À cette menace s’ajoute la suspension de la coopération civile financière et militaire avec le Burkina Faso. Une panoplie d’annonces qui ne figuraient pas dans le premier communiqué de jeudi, beaucoup plus laconique. On peut se demander pourquoi cette pression sur les putschistes ces dernières heures ? Paris a-t-il compris que la situation allait basculer plus vite que prévu avec le mouvement des troupes régulières sur Ouagadougou ?

La France n’est pas médiatrice dans la crise, il faut le rappeler mais ce qui est sûr c’est qu’elle suit de près ce qui se passe au Burkina Faso. Ces jours-ci l’ambassadeur de France s’exprime lui-même sur Twitter. Il multiplie les appels au dialogue. Et rappelle que la France n’est que dans le camp de la paix.

Soutenir la transition

On sait que pour Paris, le processus démocratique au Burkina Faso, c’est important. Plus qu’ailleurs semble t-il. Déjà il y a un an, lorsque Blaise Compaoré avait tenté de passer en force en changeant la Constitution. François Hollande lui avait écrit pour le pousser à renoncer à son projet, afin qu’il montre l’exemple.

En accueillant lundi soir le président Kafando dans la résidence de France à Ouagadougou, Paris a réaffirmé sa volonté de soutenir la transition en cours depuis un an Paris. Il a apporté aussi clairement ce même jour tout son soutien à la médiation de la Cédéao.

 

Source: RFI

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge