Burkina Faso : Monseigneur Ebola ajourne le sommet de l’UA

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1229 morts, c’est le bilan jusqu’ici officiel des massacres de cette pandémie qui croule la région Afrique de l’Ouest. Sans pitié. Le virus Ebola a eu raison sur le sommet africain prévu à Ouagadougou.

On ne parlera jamais assez de cette furie « propagationiste » d’Ebola. L’Organisation mondiale de la santé a fini par capituler et décréter l’état d’urgence d’une épidémie mondiale d’Ebola. Nos Etats africains, très fragiles, ont une peur bleue, une peur au vendre rien qu’à entendre le nom de cette redoutable maladie qui tue et dévore tout sur son chemin. Car aucun malade ne résiste devant lui. Parce qu’aucun remède n’est encore disponible pour atténuer ou endiguer cette maladie.

Le monde entier s’inquiète. Pour preuve, les Africains qui assistent impuissant les tueries d’Ebola, n’ont aucune solution miracle. Même les remèdes traditionnels africains n’ont pas de solution. Alors, le sommet de l’Union Africaine, prévu du 02 au 03 septembre à Ouagadougou la capitale Burkinabè, a été reporté pour cause d’Ebola. Car la priorité, c’est Ebola! Parce que les pays touchés ou victimes de cette maladie, ne pourront pas prendre part ou seront regardés par d’autres comme des porteurs supposés de virus. Pour éviter ce regard de faïence, les dirigeants africains n’ont pas trouvé mieux que de reporter le sommet à une date ultérieure. Peut-être après les foudres du virus impitoyable d’Ebola ou le sommet sera tout simplement déplacé ailleurs, et certes sans les « autres ». Ce qui n’est pas souhaitable.

Et pourtant, ce sommet qui a pour thème, la « lutte contre la pauvreté et le chômage » doit également saisir l’occasion pour discuter avec les partenaires européens de l’emploi, de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Mais hélas, ce sera une autre fois. Les pays se méfient. Certains se referment, comme le cas du Cameroun qui a fermé ses frontières avec le Nigéria. C’est dramatique ! C’est la psychose continentale voire mondiale.

Monseigneur Ebola, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il s’entête, brave les remèdes et autres vaccins proposés par les laboratoires les plus efficaces du monde. Conakry, Freetown ou encore Abuja, gardent encore les stigmates de Monseigneur Ebola qui a réussi à créer des niches et s’installer confortablement. Tout proche de nous, Dakar, a eu chaud la semaine dernière lorsqu’un confrère du journal «La Tribune », a annoncé la présence de cinq cas d’Ebola au nord du Sénégal. Un branle bas de combat mais au finish, plus de peur que de mal. Et le journaliste annonciateur de la mauvaise nouvelle a été condamné à un an avec sursis. Toutefois, la Mauritanie avait par précaution fermé une partie de ses frontières et pris des dispositions à toute éventualité. Oh Ebola!

Badiana

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