Cameroun: Boko Haram : Marche de soutien à l’armée le 28, rejet du MDF 2008

date du 28 février 2015Koaci.Com : Le mouvement de février 2008, s’oppose au choix de la date du 28 février 2015, retenue par les autorités pour la grande mobilisation nationale en soutien à l’armée camerounaise, contre la secte islamiste nigériane Boko Haram, apprend Koaci.com.
Dans un communiqué de presse reçu par koaci, le mouvement de février 2008, tout en reconnaissant qu’une marche Rechercher marche de soutien à l’armée est un acte de patriotisme de haute portée, il rejette la date choisie par les autorités pour organiser une grande marche Rechercher marche de soutien à l’armée camerounaise.
Raison évoquée, «le 28 février au Cameroun, depuis 2008, existe dans la mémoire collective, intellectuelle, politique et internationale comme étant la date de la commémoration des émeutes meurtrières de février 2008, avec la journée du 28 février 2008 comme étant la plus violente et la plus sanglante sur l’étendue du territoire Camerounais. C’est une date qui, non seulement appartient à l’ensemble du peuple, mais en plus ne doit souffrir d’aucun ombrage et d’aucune récupération politique et politicienne », écrit le collectif du front de refus.
Pour le mouvement de février 2008 (MDF 2008), en programmant une marche Rechercher marche le 28 février, le gouvernement veut faire effacer, « de la mémoire du peuple les bestialités dont les forces de l’ordre avaient fait montre le 28 février 2008 en tirant à bout portant sur les manifestants, tuant plus de 100 personnes et incarcérant arbitrairement plus de 1000 personnes », fait valoir le front de refus en guise de justification du rejet de la date du 28 février.
Le gouvernement, en jouant sur l’empathie et la sympathie que les Camerounais ont actuellement pour leur armée sur le front contre Boko Haram, veut s’éviter toute revendication sociale et citoyenne. Couvert par la fameuse et récente loi antiterroriste qui prévoit de punir de la peine capitale (mise à mort) toute personne qui « manifesterait » contre le gouvernement et « s’opposerait » à la « sécurité de la nation », le gouvernement est convaincu qu’aucun parti d’opposition et qu’aucune organisation de la société civile ne va manifester, car si non, ils seront simplement arrêtés et condamnés par le tribunal souverain du peuple. Ce gouvernement veut aussi par-là éviter fallacieusement par cette manœuvre de type dilatoire d’avoir à s’expliquer sur les massacres de février 2008, peut-on lire dans le communiqué de presse du MDF Rechercher MDF 2008.

Brochure MOIMA Annonces1 Brochure MOIMA Annonces1

Exprimez vous!

CommentLuv badge