Cameroun: Guerre contre Boko Haram, Yaoundé annonce la neutralisation de 162 Djihadistes et la destruction d’armement importants

destructionDans le cadre de lopération dite « ARROW FIVE» placée sous la bannière de la Force Multinationale Mixte (FMM), regroupant les cinq pays de la ligne de front.,  l’armée camerounaise, a neutralisé 162 djihadistes et détruit 4 usines de fabrication d’explosifs, entre le 11 et le 14 février 2016,  dans la zone de Goshe, située en territoire nigérian, à une quinzaine de kilomètres de la localité d’Ashigashia dans la région de l’Extrême-Nord, en collaboration avec l’État-Major des Forces Armées nigériane, a appris KOACI.COM de source officielle.
« Au cours de cet assaut victorieux qui a engagé une expertise de très haut niveau de nos Forces Spéciales, 162 terroristes de Boko Haram ont été neutralisés, 4 usines de fabrication de mines artisanales démantelées, desquelles ont été récupérées 5 mines déjà prêtes à lemploi, des centaines de contenants dexplosifs, des batteries, des cordons détonants, des vestes de kamikazes et divers objets rentrant dans le processus de déclenchement des explosifs. » a déclaré ce lundi soir, Issa Tchiroma Bakary, le ministre camerounais de la communication et porte-parole du gouvernement.
Sur la base d’informations fournies, les  forces de Défense et de Sécurité camerounaises, se sont donc mises à la recherche de solutions permettant de contrer les modes d’actions d’un « type nouveau » qu’utilisent les terroristes, « en relevant au moyen de renseignements précis, toutes sortes d’indices susceptibles de remonter le circuit de fabrication des explosifs utilisés par lennemi et d’anticiper sur leurs procédés de mise en oeuvre. »va-t-il poursuivre.
Des investigations menées par L’armée ont permis de cibler la ville de Ngoshe au Nigeria, identifiée de façon formelle comme lun des postes de commandement de Boko Haram abritant ses usines de fabrication de bombes et de mines. « Ce poste de commandement servait également d’officine de lavage de cerveau et de formatage des adolescents utilisés comme des bombes humaines à loccasion des attentats-kamikaze.
L’offensive, de l’armée a permis le demantèlement d’un centre d’entrainement,  « identifié a été rasé, deux véhicules de combat mis à feu, des armements de guerre saisis, dont deux mitrailleuses lourdes de 12,7 millimètres, trois mitrailleuses de 7,62 millimètres, un lance-roquettes de type RPG7, douze fusils dassaut AK47, deux pistolets, plusieurs grenades, une mitrailleuse à gaz, des dizaines darmes de traite et une centaine de fusils factices d’entraînement, des armes blanches, des uniformes militaires, plusieurs dizaines de boîtes de chargeurs et des milliers de munitions de différents calibres, ainsi que des groupes électrogènes, des moto-pompes et une centaine de motos. »
L’opération menée par les Forces Spéciales camerounaises aura également permis la libération d’une centaine de personnes faites prisonnières par Boko Haram, dont 15 otages camerounais dont sept membres d’une même famille, ont été libérés »
De nombreux otages de nationalité nigériane ont également recouvré la liberté grâce à cette intervention des Forces Spéciales camerounaises, apprend Koaci.com du gouvernement.
Cette opération, aura coûté la vie à deux de valeureux officiers camerounais tombés sur le champ d’honneur, les armes à la main.
Il sagit du Capitaine PIPWOH YARI Emmanuel et du Lieutenant-Colonnel KWENE EKWELE Beltus Honoré.
« Le premier a trouvé la mort  le 11 février 2016 lorsqu’aux environs de 9h du matin, un violent accrochage a opposé les Forces Spéciales camerounaises aux terroristes de Boko Haram, qui s’étaient embusqués sur la route menant vers lobjectif de l’attaque camerounaise à savoir, la localité de Ngoshe. » indique Yaoundé.
Quant au Lieutenant-Colonnel KWENE EKWELE Beltus Honoré, sa mort est survenue alors que les opérations militaires étaient achevées dans la localité de Ngoshe entièrement conquise par nos Forces Spéciales. Il était commis au convoiement des otages nigérians libérés à Ngoshe et à leur remise aux autorités nigérianes dans la localité voisine de Pulka, le Lieutenant-Colonnel KWENE EKWELE Beltus Honoré va être gravement blessé en même temps que quatre de ses hommes, après que  le véhicule  les transportant a sauté sur une mine posée par Boko Haram sur la route empruntée, apprend-on.

Armand Ougock

Source: koaci.com

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