Cameroun: La famille présidentielle soupçonnée de faire main basse sur la réserve de faune du Dja

Des singesKoaci.Com: La famille présidentielle est soupçonnée de faire main basse sur la réserve de faune du Dja, dans la région du Sud-Cameroun. La révélation a été faite ce dimanche à Yaoundé, par l’Organisation non gouvernementale chargée des questions environnementales, Greenpeace Rechercher Greenpeace Afrique, comme l’a appris sur place, koaci.com.
Selon Greenpeace Rechercher Greenpeace Afrique, deux multinationales agroalimentaires détruisent les forêts tropicales et les habitats de chimpanzés et d’autres grands singes. Sur la base des images satellitaires reçues par l’Ong environnementale, et les investigations menées sur le terrain, plus de 3000 hectares de forêt en bordure de la réserve de faune du Dja Rechercher Dja ont déjà été détruits à l’intérieur de la concession d’huile de palme et de caoutchouc de l’entreprise Hévéa Sud, détenue par des chinois, dans la région du Sud du Cameroun.
La réserve, poursuit le communiqué de presse publié par l’Ong, est qualifiée de patrimoine de l’Unesco, et de plus, « la plantation se trouve dans la zone de la résidence du président camerounais Paul Biya ». Or, la société Hévéa Sud, serait détenue par Pierre Meba, le petit frère de Paul Biya sous le couvert des chinois.
D’autres enquêtes menées par l’Ong, ont démontré qu’une entreprise dénommée Azur, « vise également une zone forestière très dense dans la région du littoral afin de la convertir en plantation d’huile de palme. «Une grande partie de cette zone se situe à proximité de la forêt d’Ebo, un site proposé pour accueillir un parc national et qui abrite de nombreuses espèces de primates, y compris les chimpanzés du Nigeria-Cameroun, l’espèce rare des drills ainsi que d’autres mammifères menacés comme l’éléphant de forêt ».
Du côté de la réserve du Dja, « le déboisement est significativement supérieur à celui causé par la société américaine Herakles Farms pour son projet d’huile de palme dans la région Sud-Ouest du pays, qui a également détruit une zone de grande biodiversité et a privé les communautés locales de la forêt dont ils dépendent pour leur subsistance », souligne le communiqué de presse.
Greenpeace a écrit deux fois à l’entreprise Azur Rechercher Azur pour lui demander de fournir des détails concernant leurs plans et de prendre en considération l’impact environnemental du projet, mais à ce jour aucune réponse n’a été reçue poursuivent les responsables de Greenpeace.
Le développement de ces différentes activités agroalimentaires serait en voie de détruire la biodiversité dans la sous-région Afrique, «le développement d’activités agro-industrielles est en passe de constituer la menace principale pour la biodiversité dans la zone de forêt tropicale africaine », explique le Dr Joshua Linder, professeur adjoint d’anthropologie à l’Université James Madison.
Toutes ces activités sont menées avec la complicité des administrations compétentes, notamment,le ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader), le ministère des Forêts et de la faune (Minfof), le ministère de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded).

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