Cameroun : La sûreté maritime dans le golfe de Guinée secouée par une affaire de 310 millions

Mebe Ngo’o, Mendoua, Dieng Rechercher DiengLe colonel sénégalais Abdourahmane Dieng, directeur exécutif, du Centre interrégional de coordination (Cic), pour la sûreté maritime dans le golfe de Guinée, dont le siège est à Yaoundé, vient d’être appelé à la Cedeao pour « consultations », apprend KOACI, de sources concordantes.
Le bureau du colonel sénégalais, est actuellement occupé par le capitaine de frégate camerounais, Emmanuel Isaac Bell, apprend-on.
A l’origine une gestion calamiteuse des 310 millions Fcfa, accordés par le Cameroun pour le fonctionnement du Cic.
Pour l’affaire, 6 mois après l’inauguration en septembre 2014, du siège du Cic à Yaoundé, dont l’objectif est de lutter contre la piraterie maritime, le terrorisme, et le grand banditisme en mer, le Cameroun est accusé par quelques pays du golfe de Guinée, « de ne pas tenir ses engagements » dans le fonctionnement du Centre.
En réponse, Paul Biya qui est saisi par Edgar Alain Mebe Ngo’o, son ministre chargé de la Défense (Mindef), ordonne la mise à la disposition du Cic, de la somme de 310 131 000 Fcfa.
« Il est mis à votre disposition, auprès du chef de service des affaires générales de mon cabinet, la somme de 310 131 000 FCFA, nécessaire au fonctionnement du Centre interrégional de coordination », écrit le Mindef, dans une correspondance que cite le quotidien privé « Le Jour ».
La répartition de l’argent apprend-on, est ainsi détaillée : 254 010 000 Fcfa pour le fonctionnement, 14 400 000 Fcfa pour les primes des cadres internationaux, 1 800 000 Fcfa pour le carburant des cadres internationaux, 5 790 000 Fcfa pour les salaires du personnel d’appui et 14 131 000 pour l’acquisition du matériel informatique.
L’argent rapporte la presse, n’est pas immédiatement remis à son destinataire. Le 2 octobre,Mebe Ngo’o  est muté au ministère des Transports.
Ce jour-là, apprend-on, il signe une autre correspondance, concernant les mêmes 310 millions. Cette fois, ce n’est pas au directeur exécutif du Cic, mais plutôt au « président de la cellule opérationnelle du comité national de suivi de l’équipe de lancement du Cic  », qui n’est en réalité que le chef d’état-major de la marine nationale, le contre-amiral Jean Mendoua, dont le colonel Dieng conteste l’autorité.
Au nom de quoi et à quel titre Mendoua reçoit ces sommes pour le fonctionnement du Cic  alors qu’il n’en est pas le directeur ? Pourquoi l’argent n’a-t-il pas simplement été viré dans les comptes duCic  ? A cette dernière question, « un proche » du ministre de la Défense, dans les colonnes du quotidien privé « Mutations » a accusé, « la moralité douteuse du colonel AbdourahmaneDieng  pour justifier que l’argent ait été envoyé plutôt au contre-amiralMendoua  et pas au directeur du Cic.
En quoi la moralité du colonel sénégalais est-elle douteuse ? S’interroge la presse camerounaise.
Aurait-il eu tentative de quelques autorités camerounaises de faire main basse sur les fonds destinés au fonctionnement du Cic, comme l’a révélé le colonel sénégalais Abdourahmane Dieng  aux enquêteurs du Sed ?
Le colonel Abdourahmane Dieng, fort de son statut de diplomate au Cameroun, a écrit au ministre des Relations extérieures (Minrex). Qui, à son tour, a saisi le Sg de la présidence de la République. Et, Paul Biya a ordonné une enquête au Sed.
Dans cette affaire, l’ancien ministre de la Défense, Edgar AlainMebe Ngo’o  a été entendu, le contre-amiral JeanMendoua aussi, ainsi que Abdourahmane Dieng.
Le colonel sénégalais a révélé lors de son audition un « système de pillage des fonds publics sous le couvert duCic  ».
L’officier sénégalais accuse le chef d’état-major de la marine nationale, le contre-amiral Jean Mendoua, « d’immixtion dans la gestion du Cic, d’intimidation, de violation de ses correspondances à travers la mise de son téléphone sur écoute, le non-respect de son statut de diplomate ».
De sources proches du dossier citées par la presse, Abdourahmane Dieng, lors de son audition aurait affirmé que le contre-amiral JeanMendoua  avait tenté de lui remettre, nuitamment dans son bureau, par les soins de l’enseigne de vaisseau Koumou Okono, une somme de 77.751.000 FCfa dans un gros sac.
Cette affaire qui commence à faire grand bruit, pourrait inquiéter l’Onu, la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis… et les partenaires des pays du Golfe de Guinée, dans la lutte contre la piraterie maritime, le terrorisme et le grand banditisme en mer.

Source:  Koaci.com

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