CAP : Déclaration sur la situation actuelle

imaltLes élections municipales et législatives, qui viennent de se dérouler, ont suscité de grandes attentes au sein la classe politique, du fait de la situation du pays et les conditions d’organisation tout à fait préoccupantes des élections présidentielles, prévues Juillet prochain.

Nous espérons, dans la Coalition pour l’Alternance Pacifique (CAP), que la préparation de ces élections, dans ses aspects matériels et logistiques, puisse garantir la participation de tous les protagonistes politiques à travers l’élaboration de voies et moyens de l’organisation d’un scrutin qui assure l’éloignement des organes de l’Etat de l’ensemble des opérations d’une manière qui requiert la transparence et l ’unanimité.

  Peut-être que tout le monde se souvient encore des résultats issus du dialogue et qui pouvaient servir de gages de neutralité de l’Etat dans l’organisation d’élections irrépréhensible, avec des mécanismes viables et efficaces lesquels assurent de dépasser tous les obstacles se dressant devant la préparation d’échéances électorales inclusives, justes et transparentes dépourvues de l’implication du pouvoir, de ses ministres et les directeurs des établissements publiques. Aujourd’hui, face au défilement du pouvoir par rapport à l’exécution des résultats du dialogue, et après l’échec de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) à réaliser correctement sa mission dévolue, notre déception est double :  – d’une part, à cause de l’échec consistant dans le choix d’une CENI qui n’a pas pu être à la hauteur faute de compétence, d’intégrité et de patriotisme. – d’autre part, notre désillusion suscitée par la précipitation, tout le long du dialogue, par le pouvoir qui n’était motivé d’autres mobiles que de les laisser lettre morte. Nous n’avions eu en revanche comme soulagement à notre déception que l’affluence massive des populations aux élections, convaincues que la participation est un devoir et que toute autre option était totalement exclue. Eu égard à la nature de la CENI, ses pratiques et la vision du régime, il est impératif, avant les élections, de provoquer une rupture avec les méthodes qui utilisent les moyens les hauts responsables de l’Etat ainsi que les chefs d’établissements publiques dans les campagnes. On peut citer dans ce cadre l’implication pendant les dernières élections du directeur de la SNIM, du Commissaire à la sécurité alimentaire et la majorité des ministres ; sans oublier les pressions exercées sur les structures sociales traditionnelles à l’échelle du territoire national ; les règlements de compte et les provocations subies par des tribus dont certains membres ont refusé de se soumettre aux orientations du pouvoir. Ces méthodes et la politique du « bâton et de la carotte » constituent des obstacles à abattre étant préjudiciables à la crédibilité des élections et nuisibles au processus démocratique tout entier. Etant directement responsable des graves dysfonctionnements et tout ce qui la caractérisée les dernières élections en matière de défaillance et de manœuvres de manipulation, étant donné aussi la vision du pouvoir et son attitude à son égard, la CENI ne peut, en aucun cas, organiser les prochaines élections présidentielles. Elle doit être remplacée par une nouvelle autre, avec des membres consensuellement choisis par les parties prenantes. Toute dépense de l’Etat sur cette structure doit immédiatement cesser. De même, des garanties réelles doivent assurer que le pouvoir renoncera totalement à l’exercice des pressions, à l’usage des moyens de l’Etat pour influencer et contrôler les électeurs, et à la pratique de la politique opportuniste « de la carotte et du bâton ». Tout en notant avec satisfaction les efforts consentis par en faveur de la concertation entre les camps politiques pour garantir la garantir la participation de tous aux prochaines élections présidentielles, nous tenons au sein de la CAP, à saluer les efforts des uns et des autres qui vont de pair avec nos visées et nos positions constantes.  C’est pourquoi nous ne voyons pas la nécessité d’être parmi les dispositifs pouvant en résulter. En revanche, nous invitons tous les protagonistes à accepter immédiatement tout ce qui est de nature à permettre le travail conformément à ces modalités et d’être à la hauteur de la responsabilité et du patriotisme pour aplanir les difficultés et dépasser les barrières qui se dressent face à cet objectif suprême. Nous appelons également tout le monde à réfléchir pour amorcer une phase où participe tout le monde de manière à en être satisfait.

Nouakchott, le 24 février 2014

La CAP

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