Centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bou : La Jeunesse Khadrya appelée à s’inspirer des enseignements du saint homme

Le mouvement de la Jeunesse Khadrya dirigé par Cherif Cheikh Hadramane Bakhayda Aïdara va tenir sa première manifestation dans le cadre de la commémoration du centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bou. Les jeunesses de la khadrya auront droit à une série de conférences animées par d’éminents spécialistes.

Sous l’égide du Khalife général des Khadres, Cheikh Aya Ould Cheikh Talibouya, Cherif Bakhayda Aïdara va organiser samedi prochaine, 29 avril 2017, à Pikine Icotaf, une grande conférence religieuse. Cette rencontre va permettre aux jeunes khadres de revisiter la vie et les enseignements de leur guide religieux pour en tirer des réponses aux questions contemporaines qui les interpellent au quotidien. Le mouvement de la Jeunesse Khadrya compte démontrer ainsi l’actualité du message du saint homme. Le responsable morale du mouvement a souligné que l’ordre leur a été donné de commémoration du centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bou convenablement à la dimension de l’homme. Cherif Bakhayda Aïdara a rappelé que 2017 a été déclarée année Cheikhna Cheikh Saad Bou Aïdara qui est disparu le 12 juillet 1917, correspondant au 22ème jour du mois béni de Ramadan de la même année. Le guide religieux a indiqué qu’en marge de cette conférence, des prières seront formulées pour le pays et son président de la République Macky Sall.

Cherif Bakhayda Aïdara est revenu sur « l’importance que son grand-père accordait au Sénégal pour qui il a formulé une prière restée mémorable tant dans sa profondeur que dans sa générosité. En effet, le guide religieux a, dans un de ses écrits, sollicité du Bon Dieu pour qu’il couvre le Sénégal de prospérité ainsi que la paix pour son peuple ». Venu de la Mauritanie, Cheikhna Cheikh Saad Bou a parcouru une bonne partie du Sénégal, de Saint-Louis à Dakar, en passant par Tivaouane et Diourbel. Au cours de son séjour dakarois, il a été accueilli par la collectivité Lébou sur invitation du dignitaire Cheikh Youssouf Bamar Guèye. « Ce dernier a été émerveillé par la dimension spirituelle du saint homme lors d’une rencontre à Saint-Louis. C’est ainsi que Cheikhna Cheikh Saad Bou avait formulé des prières pour les lébous avant de prédire la prospérité de cette bourgade qu’était Dakar et prier pour son agrandissement », a rapporté Cherif Bakhayda Aïdara.

Mbaye Sarr DIAKHATE

 lesoleil.sn

Lancement d’une compétition sur l’entreprenariat : Une opportunité pour les porteurs de projets

Le jeudi 13 Avril 2017, l’incubateur Hadina RIMTIC a lancé une compétition sur l’entreprenariat, le « Marathon de l’Entrepreneur », à l’université de Nouakchott-Al Asriya. Ce concours de dimension nationale est organisé en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et  la Banque Mondiale. Il a, pour objectifs, de cultiver l’esprit d’entreprenariat chez les jeunes, orienter le public vers l’économie verte et ses atouts et diagnostiquer l’écosystème entrepreneurial local, tout en accompagnant les porteurs d’idées à les concrétiser. Pour y participer, il faut «être de nationalité mauritanienne ou résidant en Mauritanie, être âgé de 18 ans, au moins, et constituer une équipe de deux à cinq personnes ». Des caravanes de sensibilisation sont organisées à travers diverses régions du pays, afin de faire connaître la compétition par le grand public.

Catégories de projets recherchés

Catégorie COMPETITION LIBRE : les candidats peuvent choisir l’idée d’affaire dans laquelle ils souhaitent se lancer, sans aucune restriction. Catégorie COMPETITION DIRIGEE : Les candidats doivent choisir entre les trois idées suivantes d’affaires : briquettes carbonisées de typha, système d’irrigation à énergie renouvelable et système de réfrigération à énergie renouvelable.

En ce qui concerne le typha, plante aquatique qui ne cesse d’envahir les canaux et les lacs en Mauritanie, aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain, une étude a démontré la faisabilité technique de briquettes de charbon, à partir de cette plante, avec un impact environnemental significatif, permettant de sauver nombre d’arbres actuellement transformés en charbon de bois.

Pour le système d’irrigation à énergie renouvelable, on note que l’accès à l’eau est un des obstacles au développement de l’agriculture en Mauritanie. La plupart des techniques agricoles actuellement utilisées requiert de grandes quantités d’eau et cause de multiples problèmes : recours à des engrais chimiques, développement de mauvaises herbes, poids financier du carburant.

Quant au système de réfrigération à énergie renouvelable, l’absence de moyens de réfrigération réduit la valeur ajoutée de certains produits (poisson, viande, légumes, lait…), il est difficile de les acheminer, en bon état, vers les lieux de vente ou de traitement. Les moyens de réfrigération solaire permettent de maintenir plus longtemps la qualité de ces produits et d’augmenter, ainsi, leur valeur ajoutée.

Vingt des équipes participantes seront sélectionnées et bénéficieront d’un accompagnement et d’une formation accélérée de quarante-deux jours. Un budget sera mis à la disposition de chaque projet pour la réalisation de leurs prototypes/mise en pratique, avant la finale, qui aboutira à la sélection de quatre lauréats qui seront primés à hauteur d’un million d’ouguiyas chacun. Ils seront installés, par la suite, chez un incubateur, pendant six mois, pour développer et murir d’avantage leurs projets.

Où soumettre ? Où se renseigner ?

Adresser votre soumission, en ligne (arabe ou français) à : www.marathonentrepreneurim.com/ ou, physiquement, en remettant le dossier, sous pli fermé, à l’une de nos antennes régionales à Nouakchott, Nouadhibou, Rosso, Boghé, Kaédi et Aleg, avant le 04/05/2017. Pour plus d’informations, contacter le (00 222) 45 25 76 48 ou 36 58 96 15 ou 26 53 51 09.

Site web : www.marathonentrepreneurim.com

Email : marathonentrepreneur@gmail.com, contact@marathonentrepreneurim.com

 

 

 

Source: lecalame

EL MINA : Lancement du Programme de Formation et de Réinsertion des Enfants 2017- 2018

L’ONG SOS Urgence Santé Environnement et Association des Jeunes Mauritaniens pour la Culture, Loisir et Technique( AJMCLT) ont organisé le samedi 08 Avril  2017 au centre de formation et de Réinsertion Sociale des Enfants Mineurs à El-mina une journée de lancement des projets 2017 / 2018.

C’est à partir d’une prise de conscience du travail combien important à faire pour le développement de la lutte contre la pauvreté et la dégradation de l’environnement que les membres de SOS Urgence ont décidé d’unir leurs efforts pour répondre aux besoins des populations les plus démunies.

Les projets sont comme suit :

  • Projet d’appui à la scolarisation des filles
  • Projet d’appui à la bonne gouvernance
  • Projet de Sensibilisation des Enfants par les enfants
  • Projet Enfant de la rue

Selon le Président de SOS Urgence 200 jeunes filles bénéficieront d’un appui en fourniture scolaires et en prise en charge des frais de scolarité et de santé, aussi bien au niveau primaire que secondaire.

Cela permettrait aux jeunes de quitter le milieu de la rue et avoir de meilleures  perspectives d’avenir.

 

Rama Ba

Soirée culturelle en guise de soutien au candidat de notre pays au concours du « Prince des poètes »

Le musée national de Nouakchott a abrité, samedi soir, une soirée culturelle en guise de soutien au candidat de la Mauritanie à la 7ème édition du concours « Emir chouara » (Prince des poètes), le poète Cheikhna Ould Amar, après avoir atteint une étape très avancée dans cette compétition.

A cette occasion, le secrétaire du ministère de la Culture et de l’Artisanat, M. Ahmed Ould Bah, a indiqué que le département a pour tradition de soutenir tous les candidats qui participent à des compétitions à l’extérieur, en particulier les poètes ainsi que toutes les activités culturelles conformément aux orientations du président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz visant à sauvegarder notre patrimoine national.

La soirée à laquelle ont participé plusieurs cadres du département de la culture, le président et les membres de l’association des poètes et écrivains mauritaniens, a été marquée par des poèmes et des chants saluant le rôle du pays dans la diffusion de la culture arabe et la présence remarquable de nos poètes dans de nombreuses occasions lui valant le surnom d’être « le pays du million de poètes ».

 

Source: AMI

Surdoué, il entre à l’université à 11 ans

Carson Huey-You, le plus jeune étudiant entré à l’Université chrétienne du Texas-rimweb.net

Carson Huey-You, le plus jeune étudiant entré à l’Université chrétienne du Texas veut étudier la physique quantique.À 11 ans, Carsey Huey-You parle chinois, joue au piano et rentre … à l’université! À l’âge où certains découvrent le collège, ce jeune surdoué américain effectue fait ses premiers pas à l’Université chrétienne du Texas, rapporte NBC 5. Rien de très surprenant pour un surdoué qui a appris à lire à l’âge de 2 ans, et qui suivait des cours du niveau collège à l’âge de…5 ans!

À cette allure, le jeune homme est bien parti pour obtenir son doctorat avant d‘atteindre ses 20 ans.S’il souhaite étudier la physique quantique, Carsey Huey-You suivra des cours de mathématiques, de physique, d’histoire et de religion lors de son premier semestre.

Mais il ne compte pas limiter ses expériences à la salle de classe et convoite déjà les associations scientifiques ou celles de langues étrangères, où il veut perfectionner son chinois. Il affirme avoir appris seul le piano en observant des vidéos en ligne et en lisant tous les ouvrages possibles à ce sujet. Il dispose à présent d’un enseignant pour l’aider à développer ses compétences musicales, mais est déjà capable de jouer «La Lettre à Elise» de Ludwig Von Beethoven .

Source : Seneweb

Dédicace 1er livre de Amadou Oumar Dia « Peulh et Paysans, les Halayɓe de Mauritanie »

Dédicace 1er livre de Amadou Oumar Dia-anigif

Le natif de Boghé, historien & chercheur Amadou Oumar Dia, vient de dédicacer son 1er ouvrage paru cette année à l’édition l’Harmattan.Un livre intitulé : « Peulh et Paysans,  les Halayɓe de Mauritanie ».

 La cérémonie de dédicace et de lancement de cette publication tirée d’une étude de mémoire s’est déroulée ce 28 août au Centre Africain de Conférence (CAC) en partenariat entre l’auteur et la Librairie Vents du Sud.

Un mémoire de fin d’étude devenu livre

Ce livre de 240 pages vendu à 12000UM, préfacé par la chercheuse Sophie Caratimi, s’est inspiré d’un mémoire de fin d’étude que Amadou.O.D a soutenu au département histoire & géographie de l’école normale supérieure. Cétait sous la direction du Pr Ibrahima Abou Sall.

Président de l’Association pour la Renaissance du pulaar en Mauritanie, Amadou.O.D vingt ans après la parution de son mémoire a été encouragé par Sophie.C a réactualisé ses travaux de recherches sur cette zone la question foncière reste une source de préoccupation.

A travers cet ouvrage consacré aux « Halayɓe » constituant « une portion de territoire sise sur les deux rives du Sénégal de tuldé wocci (Est) à Njorol(Ouest) », l’auteur chercheur à l’Institut des Langues Nationales de Mauritanie entend mettre à la disposition du public : « un outil, un guide, une source de connaissance de l’histoire des valeurs locales ».

Défi de préserver le patrimoine oral

Ce dernier qui rappelle que ce livre se veut « mauritanien » prône « la préservation de la mémoire nationale » persuadé que « tout est à refaire » car « notre patrimoine culturel risque de disparaitre » prévient –il recommandant la valorisation de nos acquis culturels à travers la lecture notamment.

Comme dans une plaidoirie, il incite ses concitoyens à « la sauvegarde  de notre culture orale face à la déperdition culturelle et(…) à l’échec du système éducatif ». Pour lui la gestion de cette question doit être vue sous « un angle national (…) sans discrimination ».

 L’auteur « futanké intellectuel » qui est aussi Halayɓe entend apporter sa « contribution » à la consolidation de l’édifice en faisant éditer ce livre plu tard en pulaar et en arabe. Une œuvre qu’il soumet d’ailleurs à l’appréciation et à la critique du public pour plus de partages.

Cette publication fait allusion aux réalités socio-politique et économique de cette partie de la Mauritanie. Dans un souci d’actualisation, l’enfant du territoire a apporté de nouvelles données parcourant 1989 -2012.

Cette présentation d’ouvrage a été l’occasion pour certains intervenants de « saluer ce travail » de pérennisation de « l’histoire laissée par les anciens ». Pour d’autres cette retrouvaille littéraire permet de mettre en exergue «  la question foncière dont dépend l’unité nationale » selon eux.

En attendant, Amadou.O.Dia livre son combat culturel dans les colonnes du seul journal pulaar du pays qu’il préside depuis 1981 à savoir « Fooyré Bamtaare ». Lors de cette cérémonie de dédicace une minute de silence a été observée en la mémoire de Bouna Kane, ancien Ambassadeur mauritanien, décédé ce 28 août.

RIMWEB : Awa Seydou Traoré

Témoignage : « En complément à l’article de Boolumbal sur le mariage mixte qui va au delà des castes »

 MAMOUT

En complément à l’article de Boolumbal sur le mariage mixte qui va au delà des castes. Je dois vous dire Frère SY rédacteur de ce billet frappant par la fidélité de la photographie que les couples mixtes entre divers castes et pas seulement entre anciens maîtres et anciens esclaves existent mais les réactions n’ont .Dans ma ville natale mon oncle m’a rapporté que le fils d’une famille notable avait été enfermé dans un grenier et expulsé de sélibaby manu militari car ce dernier voulait épouser une fille Harratine ( dont la famille est assimilée soninké) de sélibaby . Il s’est retrouvé en occident à faire des hautes études : pour ce cas chers frères on peut dire que c’est raté. J’ai une de mes tantes qui est marié à un soumaré, elle est Coulibaly : le couple fait profil bas mais accepté car le mari a tenu bon! Un autre de mes cousins un TRAORE a épousé la fille de l’imam l’union est acceptée car les parents ont fait preuve de bon sens ! Notre compatriote Myriam Soumaré athlète française de surcroît a épousé un compatriote de la même communauté mais de caste différent : ils ont tenu bons car les parents ont fait preuve de bon sens! Un autre ami de famille maraboutique du côté du fleuve a épousé une jeune d’une autre caste (somono) : ces grands frères ont dit, séparons les marmites (rires) et lui a rétorqué partageons l’héritage de papa et soudain tout le monde revient à la raison .On peut signaler aussi le cas d’un TRAORE et d’une jeune fille DIABIRA en France. Je peux vous citer aussi d’autres exemples qui se passent en toute banalité : on avait un ami et cousin du village de Gnéléba avait contracté par correspondance un projet de mariage avec une jeune fille issu des familles régnantes de l’autre côté de la rive du fleuve Sénégal ( Demba kani ?).Une fois arrivée en France la fille a compris que son mari est d’une autre caste .Mais elle a eu de la hauteur, elle a dit du moment qu’elle a pris ses bagages pour dire qu’elle viendra rejoindre un mari, elle ne peut plus s’attarder sur ce détail: elle a aimé son mari comme quoi l’amour est plus fort. Mais il y a des scénarios plus cocasses je l’épargne sinon vous tomberiez de convulsions. Ces quelques mots ne sont pas un démenti de l’article de Boolumbal au contraire une contribution, mais les mariages entre castes différents est très mouvementé. On frôle la catastrophe des fois, le ridicule est que même entre esclaves, les esclaves des tunkalenmou(chefs régnants) n’épousent pas une vierge esclave des marabouts: une copie fidèle de la relation entre les marabouts et les familles régnantes car dans la tradition soninké par exemple : un CAMARA ne peut pas épouser la fille de son imam sauf si cette dernière a déjà été mariée et divorcée!

On a du travail c’est pourquoi le concours de tout le monde est vivement souhaité et que personne ne soit heurté par ces quelques mots: Car il est plus facile de dire on est tous pareils que le contraire c’est ma vision .Agir pour l’abolition des castes en milieu soninké ne veut pas dire agir contre la personne des familles régnantes !

NB / J’ai décidé de taire ce qu’il à taire pour parler comme le père de KATOUCHA NIANE, DJIBRIL TAMSIR NIANE, certains témoignages vont dans l’ordre du trop intime merci de votre compréhension!

Gaye Traoré/ SG de ARMEPES

Charte de Kouroukan Fouga de Soundjata Keita : Les droits de l’homme, 550 ans avant la déclaration de 1789


Charte de Kouroukan Fouga de Soundjata Keita : Les droits de l'homme, 550 ans avant la déclaration de 1789

Plus de 550 ans avant la genèse des droits de l’homme en France, (re)découvrez comment Soundiata a légiféré sur des sujets aussi actuels que la prévention des conflits, les droits de la femme, l’environnement, le développement économique. Un document historique essentiel dans une Afrique en quête d’identité.

Portrait de Soundjata Keita

Portrait de Soundjata Keita

La charte de Kouroukan Fouga est l’ensemble des lois édictées par Soundjata lors de l’Assemblée des peuples qu’il convoqua à Kurukan Fuga en 1236 après l’éclatante victoire de Kirina qui lui ouvrit le chemin de l’Empire.Véritable constitution avant l’heure et authentique déclaration universelle des droits de l’homme dès le 13e siècle, la charte de Kurukanfuga aborde les questions de liberté, de décentralisation, et de développement durable. Huit siècles après cette charte, ces questions demeurent d’une brûlante actualité dans le monde, et en particulier en Afrique déchirée par le tribalisme.

Ce qu’en dit l’historien sénégalais Djibril Tamsir Niane

« Les élites africaines réussiront-elles le pari de bâtir leur modernité en partant des prémisses de la culture africaine. L’école post indépendance doit elle fabriquer un africain qui soit la complète négation de l’héritage du passé ? Si modernité signifie rupture totale avec notre passé, notre culture, il y a peu de chance que l’Afrique s’engage dans la voie du développement. Si notre avenir ne prend pas racine dans ce passé, le développement ne sera pas réalité. Nous tournerons en rond, incapable d’aller de l’avant. Nous avons évoqué la Renaissance Africaine mais ce serait une grave erreur que de ne voir que le côté littéraire ou institutionnelle. Il y a la dimension scientifique dont on parle peu. On n’en parle même pas. » Déplore l’historien sénégalais en 2009 à l’occasion d’un colloque scientifique sur la charte de Kouroukan Fouga.

« l’Empire du Mali n’était pas une monarchie absolue. Dirigé par Soundjata KEITA, il respectait les traditions, la dignité humaine, le principe de la diversité culturelle, oeuvrait dans le sens d’une unité dans la diversité ».
De même, le problème des castes a été introduit par une déviation venant des Indes où existent les intouchables, selon l’historien qui évoque plutôt une organisation sociale basée sur le savoir-faire et fondée sur le respect des différences.
Le cousinage à plaisanterie a été introduite dans cette Charte, estime M. NIANE qui reconnaît sa présence dans l’essentiel des sociétés ouest africaines, rendant difficile de remonter à son origine. Mais il insiste sur son rôle pour le maintien de la paix civile et le respect de l’autre.
Elle évoque même l’immunité diplomatique, enseigne Djibril Tamsir NIANE qui signale que le chargé de mission ne risque rien au Mandé. Ainsi les messagers détenteurs d’une déclaration de guerre étaient accompagnés jusqu’à leur lieu de provenance.
Cette Charte n’oublie pas non plus la nature dont la gestion est organisée dans plusieurs de ses énoncés, indique le conférencier qui signale que les fondateurs de cette loi ont pensé aux générations futures auxquelles doit être léguée une terre bien préservée.

« La charte de Kurukan Fuga est l’une des valeurs africaines les plus remarquables ; elle constitue une contribution non négligeable de l’Afrique à l’histoire des droits humains et de la démocratie. Que faire ? Découvrir notre passé c’est bien, en traduire les leçons en force de progrès pour bâtir notre future, tout est là ; voilà le problème à résoudre. » Concluait-il en fin d’intervention.

TELECHARGER CI-DESSOUS LE COMMENTAIRE COMPLET DE LA CHARTE PAR TAMSIR NIANE DJIBRIL

djibril_t_niane_la_charte_kouroukan_fouga.pdf Djibril T Niane-la Charte kouroukan fouga.pdf (128.25 Ko)

INTEGRALE DE LA CHARTE DE KOUROUKAN FOUGA

Portrait de Soundjata Keita

Portrait de Soundjata Keita
Les représentants du mandé primitif et leurs alliés, réunis en 1237 à Kouroukan Fouga (actuel cercle de Kangaba en République du Mali) après l’historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.
I – DE L’ORGANISATION SOCIALE:
Article 1er: La société du grand mandé est divisée en seize (16) porteurs de
carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre classes (4) de
nyamakalas. Chacun de ces groupes a une activité et un rôle
spécifiques.
Article 2: Les nyamakalas se doivent de dire la vérité aux Chefs, d’être leurs
conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur
l’ensemble du royaume.
Article 3: Les morikanda Lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres
et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et
considération.
Article 4: La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est
élu un chef. Sont de la même classe d’âge les personnes (hommes ou
femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives.
Les Kangbès (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés pour participer à la prise des grandes décisions concernant la société.
Article 5: Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité
physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son
prochain est punie de la peine de mort.
Article 6: Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön¨gbèn
Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et
l’oisiveté.
Article 7: Il est institué entre les mandenkas le sanankunya (cousinage à
plaisanterie) et le tanamanyöya  (forme de totémisme). En
conséquence, aucun différent né entre  ces groupes ne doit dégénérer,
le respect de l’autre étant la règle.
Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits-enfants, tolérance et le chahut doivent être le principe.
Article 8: La famille KEITA est désignée famille régnante sur l’empire.
Article 9: L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La
puissance paternelle appartient en conséquence à tous.
Article 10: Adressons-nous mutuellement les condoléances.
Article 11: Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le
voisin.
Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un
fils tant qu’un seul de ses pères vit.
Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.
Article 13: N’offensez jamais les nyaras.
Article 14: N’offensez jamais les femmes, nos mères.
Article 15: Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait
intervenir sans succès son mari.
Article 16: Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être
associées à tous nos Gouvernements.
Article 17: Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme
des vérités.
Article 18: Respectons le droit d’aînesse.
Article 19: Tout homme a deux beaux-parents: Les parents de la fille que l’on
n’a pas eue et la parole qu’on a prononcé sans contrainte aucune. On
leur doit respect et considération.
Article 20: Ne maltraite, pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par
semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures
raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.
Article 21: Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses: du Chef, du voisin,
du marabout du féticheur, de l’ami et de l’associé.
Article 22: La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la
grandeur.
Article 23: Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.
Article 24: Ne faites jamais du tort au étrangers.
Article 25: Le chargé de mission ne risque rien au Mandé.
Article 26: Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.
Article 27: La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans
détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelques
soit le nombre des candidats.
Article 28: Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.
Article 29: La dote est fixée à 3 bovins: un pour la fille, deux pour ses père et
mère.
Article 30: Venons en aide à ceux qui en ont besoin.
II – DES BIENS:
Article 31: Il y a cinq façons d’acquérir la  propriété: l’achat, la donation,
l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans
témoignage probant est équivoque.
Article 32: Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété
commune qu’au bout de quatre ans.
Article 33: La quatrième mise-bas d’une génisse confiée est la propriété du
gardien.
Article 34: Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.
Article 35: Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.
Article 36: Assouvir sa faim n’est pas du vol si on n’emporte rien dans son sac
ou sa poche.
III – DE LA PRESERVATION DE LA NATURE:
Article 37: Fakombè est désigné Chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la
brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.
Article 38: Avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la
tête en direction de la cime des arbres.
Article 39: Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des
cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la
volaille ne sont pas soumis à cette mesure.
IV – DISPOSITIONS FINALES:
Article 40: Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.
Article 41: Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.
Article 42: Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes
représentants et tolérez-vous les uns les autres.
Article 43: Balla  Fassèkè KOUYATE est désigné grand Chef des cérémonies et
médiateur principal du mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes
les tribus en priorité avec la famille royale.
Article 44: Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est
chargé de veiller  à leur application.
Noorinfo

Clin d’Oeil de Beyrouk : Livre, Lecture, Imagination

M’Bareck Ould Beyrouk

Ce sont de jeunes, étudiants des Grandes Ecoles  et qui tiennent à servir. Ils ont décidé donc d’ouvrir une véritable bibliothèque électronique, une sorte de Wikipedia- vidéo ou ils présenteront nos savoirs et notre culture, WikiStage, cela s’appelle. Voilà l’intervention que j’ai faite devant eux. Défense de la Lecture, du Livre et de l’imagination.

Regardez bien cette chose que je tiens à la main. On la voit de moins en moins dans nos foyers. C’est un livre. C’est fort commun et très majestueux à la fois. C’est un livre. C’est Camus. Il a été imprimé il y a plus de cinquante ans. Plus vieux que toute l’assistance. Sauf moi peut être. Il est fripé comme les vieilles choses.  Il  a une odeur,  il a une forme  je le sens, je le touche, Il ne s’efface pas à la faveur d’une touche, il est toujours   présent.  Il vit .Il reste. C’est un livre.Oh, je n’ai rien contre ces trucs électroniques. On ouvre un ordinateur pour tout, pour regarder un film, pour « chatter », pour face-booker, pour twitter (tous mots horribles) pour écouter de la musique, pour calculer, pour revoir ses cours, pour se regarder, se sourire, on ouvre un ordinateur pour tout. Mais un livre, c’est un livre, on l’ouvre seulement pour lire, pour voyager sans bouger, pour émigrer, suivre les lignes, tourner les pages, et ça ce suit et ça a une fin comme tout. Un livre, c’est la vie.
Pardonnez –moi, je m’évade un peu .Car mon propos n’était pas de faire un panégyrique  (désuet peut être, réac,  c’est comme vous voulez) de l’imprimé.  Mon propos est de vous inviter et à  travers vous  les autres à la lecture, pas à la lecture des sous-titres de films ; ni à celle des enseignes, ni à celle des sites électroniques ou des journaux, pas à la lecture des rapports administratifs ni scientifiques, mais bien à la Lecture au sens premier, je vous invite à la littérature. Homère Virgile, El Mouallaqat, Rabelais, Shakespeare Al Mutanabbi , Hugo (Ah Hugo !) Tawfiq Hakim, Balzac, Mura kami  Georges Sand , John Irving,  Ahmedou  Ould Abdelkader, Vargas Llosa  quelque soit votre métier, professeur, mécanicien, fonctionnaire, boutiquier, journaliste, maçon, je vous invite  à  vous pencher sur l’humanité , à chaque jour lire l’humain, à voyager à l’intérieur des cultures et des sensations, à vous retrouver et à retrouver le sens profond des choses.Car qu’est la Littérature sinon l’appréhension diverse, colorée, des différences et de l’unicité ? Elle nous apprend à être humbles, car elle met le doigt sur nos splendeurs et nos misères, elle nous retrace des vies, des aventures, des idées, lointaines, extravagantes mais qui pourraient être les nôtres. Moi, la Littérature m’a appris une chose : à respecter mais aussi à ne pas se laisser abuser par les différences. Je sais bien maintenant qu’entre le charretier de Teyarett et le l’élégant Trader de la City de Londres, il n’ ya comme  barrière qu’une couche peu épaisse de vernis, on gratte un peu et on retrouvera l’homme avec ses peurs ses joies, son intelligence ou son idiotie ses envies, ses petites peurs et ses petites ambition, son cynisme parfois ou ses rêves. Mais ce vernis de culture, de différences, la Littérature seule sait vraiment le saisir, vous l’offrir dans toute sa vérité.
/ Pour connaitre l’âme indienne visitez les poésies de Tagore, pour saisir le fond du latino-américain, allez chez Marques  ou chez  Llosa (je ne cite que les écrivains très connus), pour l’Egypte d’aujourd’hui  Naguib Mahfouz et pour l’Afrique au Sud du Sahara  Labou Tansi peut être.
Mais je ne m’arrête pas là : je ne vous invite pas seulement à lire, à vraiment lire, mais je vous invite aussi à écrire, à vraiment écrire, c’est à dire à vous écrire, écrire pour vous, écrire pour les autres. C’est un travail trop ardu me diront certains. Oui, c’est vrai, c’est barbant parfois, c’est douloureux souvent, mais c’est nécessaire. Parce qu’il faut bien donner quelque chose, parce qu’il faut témoigner.  Et parce que, je vous assure, cela libère des forces cachées en vous. Ecrire, c’est témoigner, c’est  jouer son rôle sur les planches de l’humanité. Comment être présent sur cette scène mondiale où se bousculent les nations ? Comment se faire respecter, présenter sa culture dignement ?  Si on veut perdurer, si on veut que notre culture ne s’efface pas, imprimons la  dans l’esprit  des autres.  C’est par l’écrit que nous resterons.  Et puis c’est avant tout un accomplissement que l’écriture, vous vous sentirez agrandi, et quand vous terminerez un texte, quand vous placerez le dernier signe, vous sentirez une joie immense, celle du paysan, je crois, à l’heure de la moisson.
Mais je veux vous inviter surtout à apprendre à voyager, ça veut dire à vous  libérer, ça veut dire à toujours apprendre à rêver. La vie est un conte, dites le vous bien. Et ce n’est pas le réel qui compte, c’est la poésie qui remplit la vie, ce ne sont pas les équations mathématiques, ce ne sont même pas les « vérités » scientifiques, tout ça c’est fort utile mais tout ça,  c’est pour l’instant, mais la poésie, la spiritualité, l’imagination, c’est l’éternité. N’écoutez pas ceux qui interdisent de rêver, qui vous disent que la poésie, la spiritualité, l’âme profonde c’est des  élucubrations et qu’à la longue la robotique pourrait remplacer tout ça. Non, n’acceptez pas ceux qui  veulent interdire aux gens de rêver d’un ou de beaucoup d’ailleurs, même impossibles, ils veulent tuer l’humanité ces gens, ils veulent enterrer les cœurs ces gens, ce sont des salauds comme dit Breton,  oui, des SALAUDS.

Source : M’Bareck Beyrouk

Des candidats au pèlerinage manifestent contre la non application des accords liés au Hajj

pelerins

Des dizaines de candidats au pèlerinage, cette année, ont manifesté, lundi, devant le palais présidentiel pour protester contre la non-application des accords conclus entre les agences de voyages et le ministère de l’orientation islamique.

Les voyagistes devraient, selon les candidats prendre en charge les candidats qui n’ont pas été retenus au tirage au sort organisé par le ministère. Un manifestant a indiqué, dans une déclaration à l’ANI :

« Nous somme sortis pour exprimer notre mécontentement, après avoir été manifestement négligés par les voyagistes et le ministère de tutelle qui se sont mis d’accord sur 1,2 millions d’ouguiyas pour couvrir les frais de chaque pèlerin.

Les agences de voyages n’ont pas respecté ledit accord au grand dam des candidats au pèlerinage.

Toutefois, le secrétaire général des agences du Hajj Mohamed Ghilli Ould Sadballa a indiqué qu’il revient à chaque partie de respecter l’accord, et que chaque agence devrait recevoir un quota de pèlerins, faute de quoi il ne serait possible d’accorder le visa aux candidats au pèlerinage.

Source : ANI