Mattel : Est-ce le début de la fin ? Acte II

NAZER_bourguila_1On ne peut s’intéresser à Mattel sans s’intéresser à sa société mère dirigée par Nizar Bouguila celle qui devrait donner le bon exemple en matière de bonne gouvernance et de rigueur.

Celle là même qui est au centre de ce que l’on peut qualifier du « plus gros scandale financier de l’après Ben Ali ». Il s’agit des conditions du rachat de l’opérateur GO Malta par le groupe public Tunisie Télécom en juin 2016, affaire menée de bout en bout par Nizar Bouguila (Notre photo), lui même.

Auparavant, de nombreuses voix avaient pourtant tiré les signaux d’alarme. Cette acquisition avait été contestée aussi bien par le Premier ministre, alors Habib Essid, que par le puissant syndicat tunisien de l’UGTT, mais aussi par plusieurs ministres, dont celui de l’Énergie, Mongi Marzoug.

A l’époque, les dirigeants de Tunisie télécom avaient été sommés de s’expliquer devant la très officielle « Commission de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption » du jeune parlement tunisien.

Mais rien n’y a fait. Les dirigeants de Tunisie Télécom sont passés en force, sans impliquer ni le Ministère des Finances, ni la Banque Centrale, et encore moins, les partenaires habituels des opérations financières des groupes publics.

Pourtant l’opérateur tunisien aurait du être échaudé par les résultats catastrophiques que Tunisie Télécom a obtenus, ces dernières années dans plusieurs de ses acquisitions à l’étranger, notamment en Mauritanie, dont Nizar Bouguila, aura été longtemps l’administrateur.

Les chiffres de la filiale mauritanienne, les voici : l’opérateur mauritanien « Mattel », dont Tunisie Télécom est depuis quinze ans l’actionnaire majoritaire, était à sa création le seul opérateur en place. Ses premiers résultats laissaient entrevoir un avenir prometteur.

Depuis, le poids du groupe s’est effondré. Avec 18% seulement des parts de marché, Mattel arrive désormais loin, en troisième position derrière Mauritel (60% du marché) et Chinguittel (22%). L’opération maltaise que certains au sein de l’entreprise décrivent comme « un pillage organisé » risque d’être tout aussi catastrophique.

Lors d’un colloque qui s’est réuni fin octobre dernier en Tunisie, Nizar Bouguila persiste et signe : « la filiale maltaise représente un des joyaux du groupe ». Une certitude d’emblée : cette acquisition plombe les comptes de Tunisie télécom. Et pour cause, l’opérateur tunisien doit débourser 75 millions par an pour rembourser l’emprunt du Crédit Suisse.

Comment faire alors que les dividendes de GO Malta, 110 millions de chiffre d’affaires, ne dépassent pas une dizaine de millions annuels et que le groupe tunisien lui même ne dégage que 40 millions seulement de bénéfices?…

En fait, les banques emmenées par les Émiratis dans ce prêt de 300 millions ne risquent quasiment rien. En cas de défaut de paiement, « Tunisie Télécom » dispose d’un important patrimoine que le groupe peut toujours vendre. La caution de l’État effacera les dernières dettes. Seul le contribuable tunisien pourrait bien être le dindon de cette farce financière. La communication de Nizar Bouguila est vague, vide et contient nombre de zones d’ombre.

Le document d’offre de Go Malta mentionne 5,6 millions de « dépenses liés au processus de l’opération », sans donner aucun détail sur la ventilation de ces dépenses. Après vérification auprès d’un expert à la bourse de Tunis, il s’avère que les frais boursiers liés à ce genre d’opération sont de l’ordre de 0,8% du montant total (soit 2,4 millions d’euros dans notre cas).

Tunisie Telecom a également pu faire appel à des cabinets de conseil pour une assistance stratégique, technique, financière ou juridique avant de procéder à l’OPA, mais on voit mal des frais de consulting atteindre 3,21 millions d’euros (soit 7,77 millions DT) pour une seule mission. Il est clair que cette somme est excessive par rapport aux standards du marché.

Une autre question demeure : quel a été le coût réel de l’OPA ? Si on additionne le montant total de l’achat d’actions aux dépenses liées à l’opération, on atteint une somme de 195,8 millions d’euros. Ici, on est très loin d’atteindre les 300 millions d’euros du crédit contracté auprès du Crédit Suisse.

Qu’est-il advenu du reliquat ? Les 104,2 millions d’euros restants ont-ils été retranchés pour procéder à un réajustement des termes du crédit initial, ou bien ont-ils été réinvestis dans l’entreprise ? La question reste posée.

JOB

Source : L’Authentique

Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation reçoit l’ambassadeur de France en Mauritanie

ambassadeur de FranceLe ministre de l’intérieur et de la décentralisation, M. Ahmedou Ould Abdallah, a reçu en audience, vendredi matin à Nouakchott, l’ambassadeur de France en Mauritanie, SEM Joël Meyer.

La rencontre a porté sur les relations de coopération existant entre nos deux pays et les moyens susceptibles de les renforcer.

Source: AMI

Enfumage et faiblesse juridique du Pr Lo Gourmo à la rescousse du ministre de la défense…

chess-king-hd-wallpaperNous allons démontrer une bonne fois pour toutes combien ce pays a atteint le fond de la médiocrité quand un ministre de la défense se pointe au Sénat pour dire formellement quelle est la procédure de révision prévue par la Constitution en le faisant de façon bancale, sans fondement pour finir soutenu par un avocat opposant constitutionnaliste maître en interprétation de l’invisible et victime de la berlue quand il s’agit d’en appeler à l’exemple français…
Nous invitons celles et ceux qui n’ont pas suivi ce débat à lire l’article « Demain,  voilà la seule question à poser à Aziz ».
Pour les autres, on s’en tiendra à la dernière sortie du Pr Lo Gourmo.
La question est de savoir si le ministre de la défense a dit vrai au Sénat en parlant de la procédure de révision de la constitution. Il a dit que pour ce faire, la proposition de révision doit obligatoirement passer par le vote des deux chambres ( assemblée et sénat ) ; libre ensuite au chef de l’état de choisir ensuite entre le Congrès ou le référendum pour faire adopter le projet de révision.
Avant la dernière sortie du Pr  Lo Gourmo, dont nous allons démontrer les lacunes, la faiblesse et la myopie, nous avons démontré que rien dans la constitution mauritanienne n’indique formellement cette procédure. Nous avons rappelé que le ministre de la défense dans sa sortie n’a pas dit un mot à propos de l’article 101 permettant au chef de l’état de convoquer le Congrès, il n’a parlé que de l’article 99 où le mot congrès n’est pas écrit une seule fois.
Aujourd’hui,  feu follet de bonne foi face à l’absence de termes sans équivoque dans la constitution, le Pr Lô Gourmo, malgré sa tartine visant à défendre la procédure décrite par le ministre de la défense,  a tout de même admis qu’en la matière, il est question «  d’interprétation ».
Ajoutant : « Cette interprétation est la seule qui a été appliquée dans le pays à chaque fois qu’une procédure de réforme constitutionnelle a été mise en oeuvre en Mauritanie. Il n’ y a aucun précédent d’une réforme constitutionnelle qui n’ait pas été précédée par l’approbation préalable des deux chambres à la majorité des 2/3 pour chacune, aussi bien sous tous les régimes précédents que sous le régime actuel.
C’est ce qui explique qu’il en ait été fait aussi application lors de la session extraordinaire en cours, et que le Ministre Diallo Mamadou ait précisé que c est la voie qui devait être poursuivie dans ce sens, que ce soit pour le référendum ou pour le congrès. »
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Il y a donc matière à interprétation quant à la procédure à suivre car comme nous l’avons dit rien n’est écrit empêchant le chef de l’état de convoquer directement le Congrès sans passer par le vote des deux chambres. Au contraire bien des éléments inspirent raisonnablement cette possibilité sans aucune acrobatie sémantique ni bégaiement du vote.
Pour le reste, le fait que cette interprétation soit la seule appliquée depuis la jeune constitution de Mauritanie, ne signifie pas qu’elle soit la bonne, ni que les générations futures de juristes soient obligées de la suivre vu qu’il ne s’agit que d’une interprétation face à des dispositions qui peuvent être lues autrement comme nous l’avons démontré.
De plus connaissant la nature des régimes auxquels le processus démocratique doit ces révisions constitutionnelles, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne s’agit pas de la bonne foi démocratique à toutes épreuves ni dans la rigueur ni l’expérience en matière.
Peu importe. Le pire arrive maintenant quand Lo Gourmo prend l’exemple de la France pour justifier le passage dans les deux chambres laissant ensuite au chef de l’état le choix entre Congrès et référendum.
Ainsi le Pr Lo Gourmo déclare : « Dans un pays qui sert souvent de modèle dans l’interprétation de certaines de nos dispositions constitutionnelles, de la part des partisans du pouvoir-la France- cette exigence de l’accord des deux assemblées sur le texte avant d’être soumis au congrès ou au référendum, est aussi de rigueur, dans l’optique du Titre XVI de la constitution ( article 89), correspondant à notre Titre XI ( art 99, 100 et 101).
Donc, il n y a ni dans la lettre de la constitution, ni dans la pratique suivie jusqu’ici, (ni même en s’inspirant d’une pratique étrangère comme celle de la France) de voie possible de contourner le veto de l’une des deux chambres pour modifier la constitution, tant que l’on se soumet à l’empire des articles précités (en Mauritanie comme en France). A moins de forcer une porte parallèle menant à une toute autre option : celle de l’article 38 de la constitution ( art. 11 en France). «
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On est tenté de dire bravo ! Laissons sa dernière phrase à propos de l’article 38 puisque c’est la suite de son article à propos du référendum. Regardons juste ce qui se passe en France pour voir si ce qu’il raconte en terme de procédure est vrai.
Là, on découvre que le Pr Lo Gourmo, à cause de la rime c’est le cas de le dire, mélange Angleterre et pomme de terre…
D’abord, il faut garder à l’esprit que notre constitution a été copiée de celle de la 5ème république française, puis elle a été tropicalisée avec le talent en vigueur sous nos latitudes ; de là tout ce qui arrive…
La preuve !
Les français, vieille démocratie, disposent de l’originale, pendant que nous nous avons la constitution arrivage, bricolée, désarticulée. Il est impossible d’en appeler à la jurisprudence française sans se ridiculiser pour les raisons suivantes…
D’abord au titre de la révision de la constitution, les français n’ont qu’un article le 89, quand nous en avons trois le 99, 100 et 101.  L’article 38 mauritanien peut renvoyer à l’article 11 français plus clair quant à son rayon, de là qu’on peut estimer qu’en Mauritanie l’article 38 peut servir à toute consultation sauf la révision Constitutionnelle.
Ainsi un article français, 3 articles mauritaniens.
En matière de procédure, on ne peut pas lire le contenu d’un article en le comparant au contenu de 3 en jouant sur les adverbes car s’il y a 3 articles et pas un, c’est certainement pour une raison. Je dis ça pour l’interprétation à propos du terme « exception » dont parle Lo Gourmo.  Dans un cas il peut introduire une exception dans l’autre signifier juste une autre voie indépendante de la première.
Mais ne discutons pas  ce détail, voyons plutôt l’énormité…
Là où le professeur se trompe c’est que dans la constitution française, on sait que lorsque l’initiative vient du chef de l’état, on parle de projet de loi constitutionnelle et quand l’initiative vient du parlement, on parle de proposition de loi.
De là que dans la constitution française, il est clairement fait mention des deux : projet et proposition…
«  L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier ministre et aux membres du Parlement.
Le projet ou la proposition de révision doit être examiné dans les conditions de délai fixées au troisième alinéa de l’article 42 et voté par les deux assemblées en termes identiques. La révision est définitive après avoir été approuvée par référendum.
Toutefois, le projet de révision n’est pas présenté au référendum lorsque le Président de la République décide de le soumettre au Parlement convoqué en Congrès ; dans ce cas, le projet de révision n’est approuvé que s’il réunit la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés. Le bureau du Congrès est celui de l’Assemblée nationale.
Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire.
La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision. »
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Tandis que dans la constitution mauritanienne article 99, il n’y a nulle part mention de deux termes : projet ou proposition.
Ainsi il n’y a écrit que le projet : « Tout projet de révision doit être voté à la majorité des deux tiers (2/3) des députés composant l’Assemblée Nationale et des deux tiers (2/3) des sénateurs composant le Sénat pour pouvoir être soumis au référendum. »
Bilan vu que le terme projet est à l’initiative du président, cela signifie qu’une proposition de révision venant des parlementaires n’est pas concernée par l’article 99.
Rien que ça, cela prouve qu’il n’y a pas qu’une seule procédure de révision constitutionnelle passant obligatoirement par les deux chambres. On se demande d’ailleurs avec de si bancales dispositions, que devient la proposition de révision venant des parlementaires ? Nos juristes diront que projet et proposition sont contenus dans le terme  » projet de révision ». Très bien, les termes projet et proposition se valent chez nous mais laissons donc l’exemple français comme arbitre des élégances puisqu’il tient fermement compte de la nuance.
Conclusion : prendre l’exemple français c’est être à côté de la plaque en matière de procédure. Il ne reste donc des arguments de Lo Gourmo que l’interprétation en vigueur, la sienne et celle du ministre de la défense et des régimes successifs fondée sur les mêmes arguments : rien de concret ni dans la constitution ni dans l’exemple français.
Par contre, si on laisse tomber ces acrobaties, la constitution telle qu’elle est n’interdit en rien une autre interprétation de la procédure, permettant au chef de l’état de convoquer le Congrès sans passer par le vote en chambres séparées.
Quant au référendum et l’article 38, à part peut-être le régime, tout le monde est d’accord, vu qu’il n’est pas dans le titre de la révision de la constitution où les articles 99 et 100 encadrent le référendum, le chef de l’état ne peut l’employer pour réviser la constitution à moins de faire comme De Gaulle avec l’article 11.
Ce serait un comble pour quelqu’un qui veut éloigner les mauritaniens de l’histoire constructive de la pacification…

 

6 milliards pour le prochain referendum en Mauritanie

aziz_2Le Président de la République Mohamed Ould Abdoul Aziz  a annoncé au cours d’une conférence de presse accordée aux journalistes de la presse privée, qu’il compte organiser un  referendum.

Il a souligné avoir consulté des experts juristes,  après le refus des sénateurs de valider le projet de révision constitutionnelle.

Pour cela le président entend mettre en vigueur l’article 38 de la constitution, qui stipule que «Le président de la République peut, sur toute question d’importance nationale, saisir le peuple par voie de référendum».

A propos de l’enveloppe prévue pour ce referendum, le président à souligné qu’un montant de Six milliards d’ouguiyas est  déjà prévus dans le budget de l’état.

fr.essirage.ne

Le président tente un coup de force pour réviser la Constitution

Mohamed Ould Abdel Aziz1Conséquence du rejet du projet de révision constitutionnelle par le Sénat, le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a annoncé mercredi qu’il était décidé à faire passer son texte par voie référendaire, une décision qui est fortement critiquée par l’opposition.

« L’article 38 permet de faire toutes les révisions constitutionnelles sans passer par les deux chambres », a expliqué le chef d’Etat mauritanien lors d’une conférence de presse tenue suite au vote négatif du Sénat.

Le projet de révision constitutionnelle en Mauritanie sera soumis à referendum « le plus rapidement possible », a ainsi annoncé le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Cette décision a soulevé des critiques de toute part, notamment de la part de l’opposition. Une quinzaine de partis d’opposition regroupé dans le Forum National pour l’Unité et la Démocratie (FNDU) ont ainsi dénoncé « un coup de force » politique.

Pour être validé, le projet de modification constitutionnelle devait être adopté par les deux chambres que compte le parlement mauritanien. il devait ensuite être soumis à un congrès parlementaire. Mais le texte n’a pas suivi ce cheminement, puisqu’il a été invalidé la semaine passée par 33 sénateurs sur les 56 que compte la chambre haute du parlement.

Ce vote des sénateurs aurait été motivé principalement par le fait que ce texte prévoit la suppression pure et simple du Sénat. D’autres modifications d’importance portaient également sur le fonctionnement du système politique mauritanien. Il s’agit notamment de la suppression de la Haute Cour de Justice, du Médiateur de la République ainsi que du Haut Conseil Islamique.

L’initiative référendaire du président mauritanien pour valider ce projet pourrait toutefois se retourner contre lui. De nombreux dirigeants africains, tels que l’ex-président burkinabé Blaise Comparé ou encore de l’ivoirien Laurent Gbagbo avaient été déchus justement pour leur acharnement à modifier de force la constitution de leurs pays.

futureafrique.net

Mauritanie : Ould Boilil appelle les députés à battre campagne pour le « Oui » sur les amendements constitutionnels

Mohamed Ould BoililLe président de l’assemblée nationale mauritanienne, Mr Mohamed Ould Boilil a dans son discours de clôture ce jeudi 23 mars, de la session parlementaire invité les députés à battre campagne auprès des populations pour le « Oui » sur les amendements constitutionnels.

Il a d’ailleurs appelé les parlementaires de la chambre basse à aller vers les citoyens dans le but de les sensibiliser sur les amendements constitutionnels.

Il a signalé que le principal caractère de cette présente session est le vote sur les réformes constitutionnelles selon la voie référendaire.

Notons que le vote des députés sur les amendements de la constitution a été annulé par les collègues du sénat, le vendredi dernier.

Tawary

Le Président de la République reçoit le vice-ministre chinois du commerce

vice-ministre chinoisLe Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu en audience au Palais présidentiel à Nouakchott, le vice-ministre chinois du commerce, M. kian Kmenk, en visite actuellement en Mauritanie.

A sa sortie d’audience, le vice-ministre chinois a indiqué que le Président de la Répubilique a beaucoup apprécié la coopération qui existe entre la Chine et la Mauritanie.

Il a ajouté que dans les prochaines années, des projets économiques et commerciaux seront planifiés, dans le cadre de la coopération liant les deux pays, précisant qu’il sera tenu compte des orientations données par le Président de la République dans ce sens.

Le vice-ministre chinois a indiqué que la prochaine étape sera consacrée au renforcement des liens entre la Chine et les départements concernés en vue de l’exécution de ces projet et du renforcement de la coopération bilatérale.

L’audience s’est déroulée en présence de Mme Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme et de l’ambassadeur de Chine en Mauritanie, SEM Zhang Jianguo.

Source: AMI

Aziz face à la presse autorisée : interdit aux plus de 12 ans…

un moment solennelDepuis 3 jours, toute la Mauritanie attendait cette conférence de presse comme un moment solennelAziz allait arriver grave pour dire quelque chose d’important. A l’heure dite, 22H quand tous les mauritaniens étaient rentrés chez eux, à cette heure où Nouakchott semble déjà sous couvre-feu,  soudain suspens ! 
Au lieu d’Aziz, on a d’abord eu droit à une maîtresse de cérémonie. Je ne sais pas trop car à cette heure, j’avais un souci technologique.  Je suivais donc cela d’un œil et d’une oreille. Tout ce qui m’intéressais c’était de savoir si Aziz allait donner tort ou raison à la procédure décrite au Sénat par son ministre de la défense.
Quant au reste, connaissant la presse autorisée, je savais qu’il n’y avait rien à espérer car ceux qui ont organisé ça pour Aziz voulaient que cela soit une partie de plaisir. Ce fut au-delà de la partie de plaisir pour la seule heure que j’ai vue, ensuite j’en sais rien.  C’était un goûter entre Aziz et des bras cassés. Des journalistes trop heureux d’avoir été choisis. L’essentiel pour eux, ce qui semblait occuper tout leur esprit, c’était de se dire : toute la Mauritanie me voit…
Aziz était décontracté, en forme machallah, sûr de lui sachant à qui il avait affaire.  A la première heure, j’ai eu un choc. Quand je l’ai vu rire du journaliste, monsieur Seck, qui ne comprend pas le hassania, j’ai compris que personne ne manipule Aziz à propos de tout ce que l’on voit à propos des langues, du révisionnisme. Tout vient ou est cautionné par lui. Il n’y a plus de doute.
Personne ni monsieur Seck ni Kissima Diagana ne lui a demandé pourquoi préfère-t-il le référendum au Congrès alors que son ministre de la défense a dit clairement que la procédure lui permettait de choisir quelle voie prendre après le vote des sénateurs.
Maître Lo Gourmo a confirmé la procédure selon une interprétation récurrente depuis tous les régimes qui ont eu à modifier la constitution. Aucun blocage donc. Rien qui empêchait Aziz d’aller au congrès surtout qu’il sait qu’il pouvait faire passer ses amendements.
Pourquoi prendre le chemin du référendum ? Tout ce cinéma est désormais clair, un petit jeu politique en plusieurs temps. Créer un psychodrame au Sénat, avec une presse qui colporte des mensonges repris dans la sous-région à savoir que le président du Sénat serait parti au Sénégal, d’autres disent au Maroc sans que ce dernier ne daigne démentir ni lui ni personne de tout ce monde qui sait bien qu’il n’a pas quitté Nouakchott.
Presse de tribu, presse des R.G, presse du ventre, presse de l’opposition. Tout est colporté sur les réseaux sociaux alors que tout ou presque est faux. Le pouvoir à la manœuvre en rit car en effet c’est tellement bête des civils désarmés.
Aziz s’amuse avec l’opposition même insignifiante comme un chat avec des souris.  S’il le fait c’est qu’il sait que le potentiel de l’opposition est énorme vu l’état des lieux dans tous les domaines. Il faut donc jouer à discréditer l’opposition qui est son premier allié en la matière..  Comme nous le disions, voilà l’opposition mal barrée obligée d’aller affronter le peuple souverain à propos des martyrs, le tout avec l’appareil d’Etat du côté du référendum.
Aziz dit qu’il a consulté les plus grands constitutionnalistes. Tout ça pour aller au référendum alors que selon son ministre de la défense il pouvait aller au Congrès, lui qui disait que le référendum était trop cher.
Passons. Il ne faut pas perdre son temps à analyser ce cinéma. Il faut laisser ça à ceux qui vivent de tout ce bruit sans se soucier de participer à changer les choses. C’est Aziz qui décide, il fait ce qu’il veut, déclare ce qu’il veut avec tous les grands mots de la démocratie.
Que peut dire l’opposition qui l’accusait de vouloir passer en force contre la volonté du peuple souverain ? Ewa, il décide d’aller au référendum et peut mettre ce qu’il veut dans le texte.
Passons. Personnellement j’étais occupé à passer de Samsung à Apple. J’ai dû quitter le débat pour aller chez quelqu’un installer whatsapp.
Mille excuses excellence, à chacun ses priorités. On vous écoutera mieux une autre fois quand les enfants ne seront pas de la partie.  La presse est un noble métier, le pouvoir passe son temps à corrompre et humilier la profession par mille techniques dont la moindre est de cultiver les incapables et manipuler l’opinion par la fameuse presse électronique trop heureuse de savoir qu’elle peut elle aussi dire n’importe quoi et être prise au sérieux : l’essentiel étant d’avoir ce pouvoir.
Pendant ce temps,  une Mauritanie impuissante regarde silencieuse ce cinéma irresponsable.
Source: chezvlane.com

Ambassade Des Etats-Unis en Mauritanie: Communiqué de Presse

Ambassade Des Etats-UnisLe 23 mars, l’Ambassadeur Larry André a organisé une réception à sa résidence pour rendre hommage au Juge Aliou Ba, Président de la Cour Criminelle Spéciale Chargée de la Lutte Contre l’Esclavage de la Zone Est, qui vient de recevoir le prix de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Mauritanie « Héros de la Lutte contre la Traite des Personnes pour l’année 2017 ».

Le juge Aliou Ba est aussi nominé comme candidat au prix international Héros de la Lutte contre la Traite des Personnes pour 2017 que le Département d’Etat décerne chaque année à l’occasion de la publication de son rapport annuel sur les progrès réalisés dans les pays à travers le monde. Ce prix est décerné au Juge Ba Aliou en reconnaissance de son courage et leadership exceptionnels dans l’application des lois mauritaniennes dans le cadre de la lutte contre l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie.

Cette réception était suivie d’un déjeuner offert par l’Ambassadeur Larry André ou de nombreux juristes, membres de la société civile mauritanienne, en particulier des leaders des droits humains et de la lutte contre la traite des personnes ont pris part, ce qui entre dans le cadre des efforts entrepris par l’Ambassade Américaine afin d’encourager tous les Mauritaniens à travailler ensemble pour mettre fin à l’esclavage et à ses séquelles.

Nouakchott, le 23 Mars, 2017

Essahraa.net

Mauritanie. Réformes constitutionnelles: après le refus du Sénat, Aziz va au référendum

Mohamed Ould Abdel AzizComme il fallait s’y attendre, le président confirme l’organisation d’une consultation populaire pour entériner les réformes constitutionnelles. Une consultation populaire, sur la base de l’article 38 de la constitution du 20 juillet 1991, sera organisée en Mauritanie au cours des prochains mois.

Cette nouvelle, qui circulait des salons cossus de Tevragh-Zeina, vitrine de la capitale mauritanienne, aux quartiers périurbaines, a été confirmée dans la nuit du mercredi au jeudi par le président Mohamed Ould Abdel Aziz, lors d’une conférence de presse.

Le premier Magistrat fait cette annonce après le rejet du projet en question par le sénat le 17 janvier dernier, alors qu’il avait été approuvé à une large majorité par l’Assemblée nationale le 09 janvier.

Sûr de sa force, le chef de l’Etat a affirmé «nous avons budgétisé une enveloppe de 6 milliards d’ouguiyas (environ 16,7 millions de dollars) pour l’organisation de ce référendum. Nous aurions préféré consacré ces ressources à d’autres projets, notamment à la construction d’écoles et de structures de santé.

Cependant, nous ne pouvons pas laisser 33 sénateurs dont le mandat a expiré depuis plusieurs années, prendre en otage les 3,5 millions de mauritaniens. Nous sommes tenus d’arbitrer en permettant aux populations de se prononcer souverainement par rapport à toutes les questions d’intérêt national».

Interpellé sur ce qu’il ferait en cas de rejet des propositions de réformes constitutionnelles soumises à l’approbation populaire, Mohamed Ould Abdel Aziz a exclu toute idée de démission.

Ainsi, l’ex-commandant en chef du Bataillon de sécurité présidentielle (BASEP) ne suivra pas l’exemple du général De Gaule, qui a été souvent cité mercredi soir.

Mieux, le président affiche clairement son intention de rester dans l’arène politique après l’expiration de son deuxième et ultime mandat en 2019. Son discours du mercredi soir autorise à penser qu’il soutiendra un candidat en 2019. Cependant, le recours à l’article 38 de la constitution du 20 juillet 1991 pour l’organisation d’un référendum sur une matière relative à la constitution pose problème.

Cette démarche est fortement contestée par l’opposition et même plusieurs constitutionnalistes. Les uns et les autres soutiennent que l’article 38 est une disposition d’ordre générale. Alors que toutes les réformes touchant à la constitution sont encadrées par le chapitre XI de la loi fondamentale, notamment les articles 99, 100 et 101.

Cette procédure a notamment été utilisée en 2012 pour la constitutionnalisation de conclusions issues d’un dialogue entre le pouvoir et une partie de l’opposition, organisé en septembre/octobre 2011.

Le projet de réformes constitutionnelles qui sera soumis au référendum 2017 porte sur la suppression du sénat, la création de conseils régionaux, le changement des symboles nationaux (drapeau et hymne), la suppression de la Haute cour de justice (HCJ) chargée de juger le président de la République en cas de crime de haute trahison, etc.

L’opposition dite «radicale» mène une campagne active contre ces réformes constitutionnelles issues des conclusions d’un dialogue organisé en septembre/octobre 2016.

L’annonce de l’organisation de ce référendum comporte le risque d’exacerber les rapports entre le pouvoir et l’opposition regroupée au sein du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU), vaste coalition formée de partis politiques, organisations de la société civile, centrales syndicales et personnalités indépendantes, et le Rassemblement des forces démocratiques (RFD).

Au delà, le coût du reférendum aussi fait débat. Selon le président Mohamed ould Abdel Aziz, son coût est estimé à 6 milliards d’ouguiyas (16 millions d’euros). Un montant déjà budgétisé.

Pourquoi mettre un tel montant dans un référendum pour une réforme constitutionnelle qui ne rappote rien de concret alors que le pays est traversé par une crise aigue? Ce n’est pas Ould Abdel Aziz qui donnera la réponse, lui qui s’accroche tant à ces changements que contestent ses adversaires.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

Source : Le360