Drame de Sollou : Où sont les cadres et hommes politiques de la région ?

Dans la matinée du  jeudi, 15 juin 2017 une pirogue qui avait à son bord des personnes qui partaient  pécher une marre au Mali voisin   a chaviré  dans la localité de sollou  au Guidimakha. Le bilan  est de  neuf disparus. Tous du village de  Guemou, le carrefour. Ce fut donc  la ruée  vers sollou  pour tenter de sauver et/ou être au chevet des populations.
Le 1er jour de  ce tragique événement a été  marqué par la présence  du  chef de l’arrondissement aux cotés des maires des communes  de Khabou et  de Gouraye, seuls élus qui étaient  aux cotés des populations.
La venue du  ministre de l’intérieur et de la décentralisation qui  était pour présenter  des condoléance au nom du président de la république a marqué le second. Mais reste à savoir pourquoi  aucun  des soit  disant cadres ou hommes politiques de la région  du Guidimakha  n’a été dans ces localités en deuil. Les spécialistes du ((m’as-tu vu)), laudateurs et chercheurs de privilèges personnels se servant  du Guidimakha  lors des mobilisations ont  encore  brillés par leur  absence.car  il a s’agi  de problème des populations desquelles il faut s’éloigner. Ne pas être  aux cotés des attristés de ce village n’est  fait étrange pour les hommes avertis  qui gardent en souvenir qu’en partance pour werma du Sénégal, une pirogue de wompou avait chaviré  et endeuillé plus d’une famille. Partie de  Gourel Adama dans la même commune, une pirogue  avait  aussi fait des morts. Mais  jamais un de nos soit disant cadres ou hommes politiques ne s’est donné la peine  de s’y rendre pour s’enquérir des faits. Pire encore, Sélibaby, la capitale régionale a toujours été inondée sans que personne d’eux  ne  mette pieds. Sans risque de se  tromper  on peut dire que  les  hypocrites  politiciens ou chercheurs des privilèges personnels  se font distinguer quand il s’agit de  tromper les populations lors des   mobilisations mais  brillent par leur absence pour le concernant les populations.
En un mot ils sont là quand il faut  tromper ou pour diviser mais absents s’il faut assister les populations…
Amadou Bocar Ba/Gaynaako

Sénégal : plus de deux milliards pour les pêcheurs expulsés de Mauritanie

Le président sénégalais Macky Sall a consenti jeudi des aides à des centaines de pêcheurs expulsés ces derniers mois de la Mauritanie.

Selon l’agence sénégalaise de presse, le président sénégalais a offert un montant de 2,28 milliards de francs CFA aux familles de 629 pêcheurs expulsés récemment de la Mauritanie en plus de 461 moteurs-bord.

Au cours de la cérémonie qui s’est déroulée à Saint-Louis, le chef de l’état sénégalais a dit que le but de cette aide  en nature et en matériel est de permettre aux bénéficiaires de s’insérer dans le cycle de développement du pays.

Il a appelé les pêcheurs de Saint-Louis à s’éloigner de la pêche illégale dans les eaux territoriales des pays voisins.

Macky Sall s’est déclaré heureux quant aux indicateurs qui évoquent un accroissement de la richesse halieutique dans les eaux territoriales du pays, voulant pour preuve les quantités importantes de poissons débarquées quotidiennement dans les ports sénégalais.

Il a invité les pêcheurs à éviter la pression sur la richesse halieutique, car une surexploitation mettrait en danger ce secteur a déclaré notamment le président sénégalais, ajoutant qu’ils se doivent de mettre en place une stratégie à même de leur garantir un meilleur rendement en préservant la richesse halieutique.

Au cours des derniers mois, le Sénégal a accueilli des centaines de pêcheurs expulsés de la Mauritanie, en vertu d’une nouvelle politique destinée à préserver le secteur de la pêche aux seuls nationaux.

Dakar-Sahara Media

 

 

Source: futureafrique

Mauritania Airlines : Turbulences en vue

L’Etat mauritanien n’a ménagé aucun effort, de l’indépendance nationale à nos jours, pour se doter d’une compagnie nationale de transport aérien digne de ce nom. Mais, faute de compétences et, surtout, suite à une accumulation de très mauvaises décisions gestionnaires, la compagnie n’a jamais pu… décoller, avec des dirigeants qui ne connaissaient pas la différence entre cockpit (espace réservé au pilote, porte blindée) et commande de vol (gouverne, aileron, elevon et flaperon).  « MAI », la plus récente de ces compagnies éphémères, celle qui a bénéficié d’un appui particulièrement conséquent (achat d’avions, énormes facilités financières…), est en grand danger de débâcle : absence totale de politique commerciale et opérationnelle, déficit d’encadrement professionnel, manque notoire de personnel technique qualifié, pilotes, techniciens…

Le transport aérien est une activité en perpétuelle mutation qui implique une très grande variété d’acteurs, pour la mise en œuvre de systèmes relativement complexes mais sûrs, dans des contextes difficiles, parfois ; c’est aussi un métier potentiellement dangereux, requérant une très grande exigence professionnelle. Cette activité transfrontalière repose sur toute une chaîne de compétences et des exigences réglementaires internationales visant à standardiser les procédures générales  et à définir une toujours meilleure organisation et des techniques propres à exploiter, en toute sécurité, des avions de plus en plus automatisés.

Mais avant d’aller plus loin, il convient d’évoquer même de manière succincte, l’évolution du transport aérien mauritanien, depuis la privatisation (en 1998),  et la faillite de la première compagnie nationale, Air Mauritanie (2007) à la fondation, toute récente (2011) de la « Mauritania Airlines », en passant par la mauritano-tunisienne (Mauritania Airways).

Un gouffre nommé Air Mauritanie

La compagnie nationale Air Mauritanie qui assurait, tant bien que mal, le transport aérien régulier, depuis les premières années de l’indépendance (1963), fut privatisée en 1998, sous la pression des institutions de Bretton Woods, avec, comme partenaire stratégique, Air Afrique, alors en faillite avancée, et des actionnaires privés nationaux qui ignoraient tout, bien évidemment, de la complexité du sujet. Grace à un renouvellement partiel de sa flotte, en 2002, avec l’introduction du moyen courrier Boeing B737-NG, dont le leasing fut conclu avec ILFC, une succursale de la compagnie d’assurance américaine (AIG), Air Mauritanie exploita deux de ces appareils, pour développer un réseau important dans la zone ouest-africaine, en s’appuyant exclusivement sur des compétences techniques nationales. Malheureusement, la  société n’a jamais réussi à acquérir un minimum de structures  fonctionnelles et ses dirigeants successifs l’ont fait sombrer, finalement, vers la mi-2006, dans les ténèbres d’une situation catastrophique, à plus d’un titre :

  • désorganisation totale des opérations  aériennes préjudiciable à la sécurité des vols ;
  • impasse financière qui ne permettait plus à la compagnie d’honorer ses engagements ;
  • personnel pléthorique et de piètre qualité ;
  • délestage, sans raison, du réseau domestique, pourtant trame de relations vitales, pour l’économie nationale et le désenclavement des régions ;
  • autant d’erreurs d’appréciation du potentiel réel du marché domestique : activités touristiques, recherches minières et exploitation pétrolières etc. Alors que le choix judicieux aurait été de favoriser le développement des aéroports domestiques qui constituent, de nos jours, le meilleur moyen de désenclaver les régions et un puissant inducteur d’emplois.

L’immaturité de l’encadrement, sur le plan de la gestion, et les fantasmes d’un soi-disant succès, par la mise en service de nouveaux B737, détruisirent les chances de réussite d’une importante richesse du pays. Quel gâchis ! Quand ILFC décida de reprendre ses deux appareils, le dirigeant d’Air Mauritanie ignorait même l’existence d’un compte, domicilié aux USA et crédité de huit millions de dollars US, destiné aux réserves de maintenance ! Or, en cas de défaut de paiement, ce pactole revenait, de droit, au loueur. Cette somme aurait pu couvrir, largement, les arriérés de loyer à l’époque, qui étaient de l’ordre de deux millions de dollars.

Mauritania Airways ou l’arnaque Tunisair

Air Mauritanie mettra les clés sous la porte en 2008, après avoir coexisté pendant deux ans avec Mauritania Airways, créée en 2006 et fruit d’un partenariat entre l’Etat (10%),  un opérateur stratégique, en l’occurrence Tunisair (51%) et le groupe privé BSA Investissement (39%). La compagnie était dirigée par un staff dédiée par Tunisair et sous sa responsabilité directe. Les dérives de la gestion et, notamment, les écarts par rapport au Business Plan furent  signalées, par BSA, dès les premiers mois de son fonctionnement. En Septembre 2010 et devant l’ampleur des difficultés, Tunisair demanda à remplacer le directeur général et le directeur financier et se mit à rapatrier, discrètement en Tunisie, tous ses équipements et outillages, par ses vols réguliers  Nouakchott/Tunis. Le 17 Janvier 2011, tout le staff dirigeant quitte le sol mauritanien, abandonnant les véhicules à l’aéroport et les climatiseurs en marche dans les bureaux et les logements.

La suite, on la connaît : des employés laissés en rade, manifestant et criant leur colère, devant l’ambassade de Tunisie et l’agence de Tunisair ; ce que Mohamed Bouamatou, par amitié pour la Tunisie, ne put admettre : il ordonna, à la Fondation éponyme, de régler tous leurs droits aux employés que la MAI n’a pas embauchés. Alors ministre des Transports, l’actuel Premier ministre Ould Hademine fut mis à contribution, par le PCA de Mauritania Airways, pour obtenir, de la MAI, la liste exacte du personnel de la nouvelle compagnie et c’est sur cette base que la liste des employés restés en rade fut définie ; leurs droits calculés et entièrement liquidés, par la Fondation Bouamatou, conformément à un accord avec leurs délégués, visé par l’Inspection régionale du travail de Nouakchott.

Suite à une plainte déposée par Mohamed ould Horma, le liquidateur nommé par le Tribunal du commerce, Tunisair fut condamnée à couvrir le passif de Mauritania Airways, arrêté à plus de neuf milliards d’ouguiyas. Une sentence qui désavouait, de la manière la plus cinglante, le procureur Ould Baba Ahmed et le juge Ould Mouche qui avaient injustement accusé et jeté en prison, pour plusieurs mois, l’ancien PCA (désigné par le Groupe Bouamatou), Mohamed ould Debagh. Mais ceci est une autre histoire…

Tendances et perspectives d’avenir

Mais tout ceci n’est pas une fatalité. Il n’est pas trop tard pour faire amende honorable, dans l’intérêt national ; procéder, d’urgence, à l’élaboration d’une stratégie d’avenir, tenant compte de la mise en service de l’aéroport international « Oum Tounsy » et des expériences passées, pour aider la compagnie nationale (souveraineté oblige) à se développer dans un environnement régional très compétitif où les plus faibles disparaissent nécessairement, à court terme. Encore à ses débuts, Mauritania Airlines est fatalement exposée à un certain nombre de risques qui pourraient lui être fatals : mauvaise gestion et absence d’encadrement professionnel à même de planifier la croissance ; faiblesses organisationnelles ne favorisant pas le développement des structures ; manque de moyens financiers pour assurer les investissements nécessaires à la standardisation des activités techniques et opérationnelles ; mauvaise gestion du portefeuille des droits de trafic dans le ciel mauritanien… Dans ce cadre, l’Etat doit envisager, sérieusement, de rénover les statuts de la compagnie, en instituant un Conseil de surveillance, sans autre attribution que le contrôle, au nom de l’intérêt général ; tous les pouvoirs de gestion relevant de sa responsabilité exclusive.

Ben Abdellah

Encadré

L’Aéroport international de Nouakchott & MAI

L’essor de la compagnie nationale dépend, en grande partie, de sa présence en l’aéroport Oum Tounsy qui offre d’énormes avantages dont un fort potentiel d’extension et de développement, un atout majeur, pour MAI qui devrait en faire la plaque tournante de son réseau. Avec une importante capacité d’accueil (2 millions de passagers par an), l’aéroport doit permettre, à Mauritania Airlines, de gérer au mieux les fréquences des vols, ainsi que des horaires adaptés à sa clientèle, afin de bien remplir ses avions et optimiser la disponibilité de sièges offerts par les compagnies étrangères qui fréquentent l’aéroport pour les correspondances : la stratégie consiste à chercher des passagers partout en Afrique de l’Ouest, pour les faire décoller à partir de Nouakchott, dans toutes les directions, en d’autres appareils (compagnies partenaires).

Grâce à sa position dominante sur cette nouvelle plateforme, la compagnie pourra maîtriser les horaires de ses vols, en les adaptant aux desiderata de sa clientèle, remanier également ses fréquences, dans le sens d’une plus grande utilisation des avions, le but étant de mettre en correspondance un maximum de vols, dans un délai inférieur à deux heures.

 

 

 

Source: lecalame

Organisation de l’atelier de clôture du projet d’assistance d’urgence pour contrôler le charançon rouge du palmier

 Les travaux de l’atelier de clôture du projet « assistance d’urgence pour contrôler le charançon rouge du palmier en Mauritanie, organisé par le ministère de l’agriculture en partenariat avec la FAO, ont été ouverts jeudi à Nouakchott.
Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, M. Ahmedou Ould Bouh, a rappelé d’emblée, à cette rencontre, le grand intérêt accordé par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté, en particulier dans les zones rurales.
Il a passé également en revue, les efforts déployés pour juguler ce fléau, couronnés par son éradication en quelques mois, à moindre coût, mettant en exergue l’importance de la culture sous palmier dans la sécurité alimentaire de groupes considérables d’habitants des milieux ruraux.
« Le nombre de palmiers en Mauritanie est estimé à 2,6 millions unités, répartis sur 218 oasis, couvrant une superficie de 19.000 ha, sur laquelle sont pratiquées des cultures sous palmiers diverses dont le maraichage et la culture du blé et de l’orge », a-t-il dit.
Il a rappelé par ailleurs, l’intérêt accordé par le gouvernement à ce type de cultures, à travers l’adoption et l’exécution d’un programme intégré dans les zones oasiennes, visant leur développement et la lutte contre les fléaux.
« L’expérience mauritanienne réussie dans la lutte contre le charançon rouge du palmier a suscité l’admiration des experts internationaux, qui ont visité les zones touchées et celles objet du plan intégré susmentionné, pour juguler ce fléau dès son apparition en décembre 2015 et la méthodologie participative suivie dans sa mise en œuvre, impliquant tous les acteurs notamment les propriétaires oasiens », a-t-il ajouté.
Le Représentant de la FAO en Mauritanie Dr Ethmane Mravli, a motivé les bons résultats obtenus dans la mise en œuvre de ce projet, par l’appui du gouvernement mauritanien et la forte volonté du département de l’agriculture, ainsi que la prise de conscience des producteurs oasiens des opérations de lutte contre ce fléau.
Le Porte-parole des agriculteurs oasiens de Tidjikja M. Mohamed Ould Biha, a salué dans son intervention, les efforts déployés par les autorités de la wilaya, sur appui de la FAO, pour éradiquer le charançon rouge dans les oasis de la moughataa.
Il convient de rappeler que le projet d’assistance d’urgence à la lutte contre le charançon rouge, a débuté en mars 2016, pour accompagner les efforts déployés par l’État dans l’éradication du charançon rouge du palmier, apparu fin 2015 dans la zone d’El Wasta, dans la moughataa de Tidjikja.
Dans une déclaration faite à l’AMI, le directeur adjoint de la protection des végétaux au ministère de l’agriculture, M. Yahya Ould Sidi Lemine, a mis en exergue quant à lui, l’appui apporté par le projet aux capacités techniques et logistiques des parties prenantes, à travers la fourniture d’équipements et de pesticides utilisés dans la lutte contre le charançon rouge.
Le bilan du projet a porté, entre autres, sur l’élimination de 104 palmiers infectés, dont 102 en 2016 et la capture de 88 insectes dans la même année, a-t-il dit, soulignant qu’aucun insecte n’a été retrouvé depuis ; « ce qui atteste le succès de l’expérience mauritanienne dans ce domaine », a-t-il conclu.
La cérémonie de lancement des travaux de l’atelier s’est déroulée en présence de la secrétaire générale du ministère de l’élevage et de plusieurs responsables du département de l’agriculture.

 

 

 

Source: AMI

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 22 Juin 2017

Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 22 Juin 2017 sous la présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.
Le Conseil a examiné et adopté les deux Projets de décrets suivants :
-Projet de décret abrogeant et remplaçant le décret n°2010-140 du 14 juin 2010 réglementant la collecte, le stockage, le transport, l’achat, la vente et l’exportation de la ferraille en Mauritanie.
-Projet de décret abrogeant et remplaçant certaines dispositions du décret 2005-024 du 14 mars 2005, fixant les conditions d’exercice des activités d’importation d’exportation, de raffinage, de reprise en raffinerie, de stockage, d’enfutage, de transport, de distributions et de commercialisation des hydrocarbures.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Le Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines a présenté les deux communications suivantes :
-Communication relative à l’autorisation de signature d’un avenant de réaménagement des phases de la période de recherche du contrat d’exploration-production portant sur le bloc C-18, opéré par la société Tullow Mauritania Limited.
-Communication relative à la prorogation des délais de démarrage de travaux des projets d’exploitation du minerai de fer.
Le Ministre des Pêches et de l’Economie Maritime a présenté une communication relative au potentiel de développement de la Pêche continentale et de la Pisciculture en Mauritanie.
Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a présenté une communication relative aux indicateurs de l’Enseignement Supérieur (2015-2016).

Enfin, le Conseil apris la mesure individuelle suivante :

Ministère de la Justice
Cabinet du Ministre

Chargé de mission : El Khalil Ahmed Elemine.

 

 

 

Source : Agence Mauritanienne d’Information

Signature d’une convention bilatérale entre la Mauritanie et l’Arabie Saoudite en matière d’emploi de domestiques

La Ministre de la fonction publique du travail et de la modernisation de l’administration Dr Coumba Ba a signé avec le Ministre du Travail et du développement social du Royaume frère d’Arabie saoudite Dr Ali Elghavis d’une convention bilatérale en matière d’emplois domestiques le Jeudi 15 Juillet 2017 à Jeddah.

Cette convention vient pour pallier au vide  constaté dans l’utilisation parfois anarchique de la main d’œuvre Mauritanienne par des Bureaux au mépris de  toutes normes ou contrôle  et l’exposant aux souffrances et violation des droits.

Le Ministère s’est  empressé alors à fermer définitivement ces bureaux et solliciter la partie Saoudienne pour la mise en place d’une convention règlementant ce domaine protégeant les travailleurs Mauritaniens et organise son activité.

Le processus d’élaboration a commencé en octobre 2015 et une mission technique qu’une mission technique de notre Département s’est rendue en juillet 2016 à Riyad (Arabie Saoudite) pour finaliser le texte de la convention.

Toutes les améliorations convenus  entre les parties ont ainsi été consignées dans leurs nouvelles versions et paraphées par les deux parties  dans le procès verbal sanctionnant la réunion de travail.

La présente convention est l’aboutissement d’un long processus de préparation et d’échanges entre les deux états pour garantir d’une part, le respect des normes internationales du travail en la matière et d’autres part mettre fin à toute ambigüité de nature à alimenter la polémique.

La convention fait obligation à la  partie Saoudienne  de l’interdiction de l’emploi de la main d’œuvre domestique en dehors de ses clauses, règlements et arrangements pris pour son application.

Cette convention ne fait pas obligation à la partie Mauritanienne de satisfaire les besoins de la partie Saoudienne en main d’œuvre domestique mais constitue un cadre légale garantissant aux Mauritaniens souhaitant profiter de l’opportunité de travailler en Arabie Saoudite leurs droits.

Les Directions générales du travail dans les deux pays veillent au respect des clauses de cette convention.

Dans cette convention les engagements de chacune des parties sont clairement définis. Il s’agit de :

  • Engagements communs :
  • l’organisation  de l’emploi et du placement  des travailleurs domestiques  de la République Islamique de Mauritanie pour son embauche au Royaume d’Arabie Saoudite conformément  aux lois, règlements et systèmes en vigueur.
  • la mise en place d’un contrat de travail unifié pour les  travailleurs domestiques dont les clauses sont  acceptées par les administrations compétentes dans les deux Pays et contraignantes pour les deux parties  contractuelles  (employeurs, travailleur domestique, bureau saoudien  de placement, agence de placement de la République Islamique de Mauritanie).
  • Que L’emploi des travailleurs domestiques soit fait à travers des bureaux ou Etablissements ou agence de déplacement de bonne renommée et agréés dans les deux pays.
  • l’obligation de retourner par le biais des bureaux de déplacement  et d’emploi dans les deux pays, les travailleurs domestiques,  en cas de violation des conditions du contrat.
  • Œuvrer à l’organisation et à la maitrise des frais de déplacement dans les deux Pays.
  • S’assurer que l’employeur, les bureaux, les établissements et les agences de placement ne doivent pas imposer des retenues sur salaire du travailleur domestique en contrepartie des frais de son placement ou emploi en plus et empêcher toute imposition non règlementaire.
  • Permettre aux parties contractantes de recourir aux autorités compétences en cas  litige contractuel conformément aux lois et règlements en vigueur.
  • Prendre les mesures d’ordre juridiques  nécessaires à l’encontre des bureaux d’emploi, établissements ou agences de déplacement en cas de violation des lois et règlements.
  • Œuvrer  à la résolution de toute difficulté qui pourrait survenir au cours de l’exécution  des clauses de la présente  
  • Engagements du Royaume d’Arabie saoudite :
  • Que l’emploi et le déplacement des travailleurs domestiques se fassent en application de cette convention et en conformité  aux règles et instructions en vigueur.
  • Assurer la protection des droits des travailleurs domestiques en Arabie saoudite conformément aux règles et instructions en vigueur.
  • Œuvrer à la simplification de l’exécution du contrat de travail entre les travailleurs domestiques et leur employeur.
  • Œuvrer à la mise en place d’un mécanisme d’aide aux travailleurs domestiques pendant les 24 heures de la journée.
  • Œuvrer à faciliter la résolution des problèmes liés à la violation des clauses du contrat de travail et des autres problèmes soumis par les travailleurs  aux autorités compétences.
  • Faciliter de délivrance des visas de sorties pour les travailleurs domestiques à la fin du contrat ou en cas circonstances exceptionnelles, le cas échéant.
  • Engagements de Mauritanie:
  • Assurer la disponibilisation des travailleurs  formés  et en bonne condition sanitaire suivant l’offre faite par la première partie, conformément au descriptif des postes à pourvoir et sous la surveillance  des centres de santé  en charge des visites médicales.
  • S’assurer que les travailleurs domestiques proposés pour l’emploi n’aient pas d’antécédents judiciaires.
  • S’assurer que les travailleurs domestiques proposés pour l’emploi soient formés dans des instituts ou centres spécialisés dans le domaine du travail domestique et informés sur les us et coutumes du Royaume et sur les clauses du contrat de travail.
  • Sensibiliser les travailleurs proposés sur la nécessité de respecter  les lois, règlements, us et coutumes du Royaume d’Arabie Saoudite.
  • Œuvrer à faciliter le respect de la durée du contrat entre les deux parties en y engageant les bureaux de placements Mauritaniens.
  • Prendre les dispositions nécessaires pour faciliter le déplacement des travailleurs  domestiques proposés  pour l’emploi au royaume d’Arabie Saoudite au cours d’une période ne dépassant pas un mois à partir de la date de la réception des visas par les agences de placement.

Il faut souligner enfin que cette convention porte sur les travaux domestiques c’est-à-dire emplois ouverts pour les privés qui sont au nombre de douze (domestiques, jardiniers, chauffeurs, infirmiers…………) et qu’elle constitue un cadre de garantie pour ceux qui désirent profiter des opportunités d’emploi offertes en Arabie Saoudite.

 

 

Rencontre entre l’Initiative Jeunesse à l’heure d’Elmina (JAHE) et le Club Excellence et créativité

Près de deux mois, après son lancement, le Club Excellence et créativité se fait découvrir sis à Elmina, d’où cette visite avec Jeunesse à l’heure d’Elmina (JAHE).

Une rencontre de contact pour tisser les bases d’une collaboration communautaire. Ce club de 39 membres présidé par Mohamed Vall, 18 ans (élève au collège) s’active dans le nettoyage des mosquées d’Elmina, non loin de château d’eau.

Les deux structures associatives uniront leurs efforts pour la tenue d’une soirée religieuse, marquant la 27e  nuit du mois de ramadan.

Le Club Excellence et créativité se donne comme priorité l’éducation des enfants, l’engagement des jeunes et des partenariats internationaux dans le cadre de l’exécution de son plan d’action.

 

Awa Seydou Traoré

Le président Balas reçu par le premier ministre Yahya Ould Hademine

Le président du PMC Arc-en-ciel, M. Alassane Hamady Soma Bâ dit Balas a été reçu lundi 19 juin 2017 par le premier ministre, l’ingénieur Yahya Ould Hademine.
Cette audience intervient suite à l’injonction adressée par le Bureau Exécutif du PMC Arc-en-ciel au président Balas pour aller voir le premier ministre, afin d’édifier l’opinion sur les derniers propos très graves que le site Al Akhbar a prêté au chef du gouvernement.
Après les explications du premier ministre, il s’est avéré que ce dernier n’avait rien à voir avec ces propos fallacieux, malhonnêtes et va-t-en guerre, que lui prête ce site.
C’est là une occasion pour Arc-en-ciel d’inviter les organes d’information et les journalistes à plus de responsabilité et à faire un meilleur usage de la grande marge de liberté que les pouvoirs publics ont bien daigné leur consentir.
Le premier ministre s’est félicité de l’attitude civilisée et responsable du parti Arc-en-ciel qui contrairement à d’autres qui ont réagi de manière disproportionnée, immature et violente, a choisi d’aller à la source pour s’enquérir de la réalité des faits avant de réagir.
Notons qu’au cours de l’audience, les deux hommes ont discuté à bâtons rompus de l’ensemble des problèmes de l’heure et ce, sans tabou ni complexe.
Au sortir de l’audience, le président Balas a salué le grand degré d’ouverture du premier ministre, l’ingénieur Yahya Ould Hademine, en qui il a salué les hautes qualités d’homme d’Etat.

Nouakchott, le 19 juin 2017
Le PMC Arc-en-ciel
Section Communication

 

 

Source : Parti Arc-en-Ciel

Nouakchott : La brigade mixte de la gendarmerie nationale met ses menottes sur une bande d’escrocs

Les membres d’une bande d’escrocs composée de sept personnes ont été arrêtés, par des éléments de la brigade mixte de la gendarmerie nationale, ce lundi 19 juin, a-t-on appris d’une source sécuritaire.

Les membres du gang de sept personnes dont un étranger s’étaient déclarés des missionnaires de l’État chargés de collecter de l’argent auprès des populations en contrepartie d’une quantité de produits alimentaires qui seront distribués avant la fête d’El Fitr. En moins de deux semaines, les faussaires ont réussi à collecter une somme estimée à plus de deux millions d’um.

L’étranger, un ressortissant de l’Afrique de l’Ouest, était chargé d’imprimer les documents falsifiés portant le sceau de l’État, tandis que l’un des mauritaniens d’ailleurs, gérant d’un Cybercafé s’occupait de la reproduction des tickets à remettre aux personnes ayant versé la somme demandée, précise la source précitée. Les accusés seront traduits devant la justice dans les prochaines heures pour répondre à leurs actes.

A en croire que la brigade mixte de la gendarmerie nationale comprend de vaillants hommes très actifs qui contribuent à la sécurité des populations dans les trois wilayas de Nouakchott.

Source: Tawary

Affrontements tribaux au Mali : 30 morts

Des affrontements à caractère racial et tribal intervenus dimanche, dans la région de Mopti, au centre du Mali, ont fait 30 morts au moins.

Des sources locales ont déclaré à Sahara Media que les autorités administratives et sécuritaires locales sont parvenues à maîtriser la situation qui demeure cependant tendue dans la région.

A l’origine de ces violences qui ont opposé les tribus Foullan et Dogon, une altercation entre deux personnes des ces deux tribus, dont l’une d’elles sera tuée par la suite.

Les affrontements sanglants se sont déroulés dans la localité de Dona, à 40 kilomètres de la ville de Koro, dans la région de Mopti, non loin de la frontière du Burkina Faso.

Des sources locales ont annoncé la mort de 33 personnes et des dizaines de blessés, affirmant que l’arrivée de renforts de l’armée et de la gendarmerie sur place a permis de rétablir l’ordre.

Ces affrontements rappellent ceux intervenus au mois de mai de l’année dernière entre Foullan et Bambaras et qui ont fait 24 morts.

Source: Saharamedias