Burkina : Salif Diallo, le président de l’Assemblée nationale, est décédé

Le président de l’Assemblée nationale burkinabè, Salif Diallo, est décédé à Paris dans la nuit. Il avait 60 ans.

Salif Diallo s’était rendu récemment à Tunis pour se soigner, avant de rejoindre la capitale française pour un « repos médical », selon un proche interrogé par Jeune Afrique. Il y est décédé des suites d’une longue maladie.

Compagnon de Blaise Compaoré jusqu’à leur divorce en 2008, Salif Diallo a marqué la vie politique du Burkina durant ces trente dernières années.

Il était président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP – au pouvoir) dont il est l’un des co-fondateurs en 2014 avec Roch Marc Christian Kaboré, devenu chef de l’État, et Simon Compaoré, l’actuel ministre de la Sécurité.

Homme politique habile et connu pour son franc-parler, le natif de Ouahigouya (dans le nord du pays) fut directeur de cabinet de l’ancien président Compaoré en exil et ministre à maintes reprises (Eau et Environnement, Agriculture, etc.)

 

jeuneafrique.com

Biaiser la certitude et sèmer le doute/El Wely Sidi Haiba

 « Et luttez pour Dieu avec tout l’effort qu’Il mérite. C’est Lui qui vous a élus ; et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion, celle de votre père Abraham, lequel vous a déjà nommés ‹Musulmans› avant (ce Livre) et dans ce (Livre), afin que le Messager soit témoin contre vous, et que vous soyez vous-mêmes témoins contre les gens. Accomplissez donc la prière, acquittez l’aumône légale et attachez-vous fortement à Dieu. C’est Lui votre Maître. Et quel Excellent Maître ! Et quel Excellent Soutien ! » (sourate 22, le Pèlerinage, Al-Hajj, verset 78).
La lutte, cet acte héroïque et droit inaliénable de tous les peuples qui se voient envahir et occuper de force par d’autres entités humaines, à été en ces terres d’émirats et royautés éparses et rivaux le « Jihad », soit la lutte contre les envahisseurs venus souiller une terre d’Islam, et affirmer une volonté de protéger la foi des populations, leur terre, biens et droits.
 Mais il faut le rappeler que cet acte de défense de la foi a commencé sur la berge du fleuve lorsque les français s’y ont engagé dans leur première tentative d’implantation et d’installation pérenne. Les autochtones de la région, en particulier les négro-africains, ont au nom de l’Islam opposé une farouche lutte. C’est après qu’au cours de leur avancée fulgurante qui s’en suit à l’intérieur des terres des émirats maures (du Trab El Bidhane) que les français se heurtèrent, contre toute attente, à un vaillant et inattendu refus d’avancée et d’occupation. Cette lutte ou jihad engagé va très vite prendre une teinte rouge encouragé par des fatwas d’érudits relayés à travers des correspondances acerbes sous-tendues par un engagement culturel coriace et intellectuel savant  sans précédent ; Lequel combat sera d’ailleurs courageusement reconnu, apprécié et même magnifié par quelques hauts dignitaires militaires et civils de la colonisation. Et c’est bien ce réel élan d’honnêteté intellectuelle et de recul héroïque, par rapport aux réalités qui s’offraient à eux, qui a fait valoir à certains d’entre eux d’être relevés de leurs fonction ou affectés à d’autres responsabilités. Bien sûr que cela n’empêcha pas quelques uns et non des moindres d’écrire des livres référence sur ce qu’ils n’hésiteront pas à qualifier une terre d’érudits ; Une écriture somme toute teintée d’un prisme intellectuel courageux.
Or, ce jihad qui prendra dès la première tentative d’écriture de ce pan de l’histoire du nouvel Etat – né beaucoup plus objectivement  de la volonté coloniale que d’un aboutissement triomphant de celui-ci – la dénomination de «résistance» calquée sur l’occident au lieu de Jihad ou lutte plus approprié et contextuel.
A ce titre des volontés individuelles et entités diverses se sont insurgées et emparées de ce concept de résistance pour en faire un créneau payant aux contours modernistes. Mais au lieu de parvenir au consensuel de la nécessité de valoriser  ce patrimoine historique pour en faire un ciment commun aux fins nobles de colmater les fissures sociales, d’unir les composantes du peuple et de profiter aux mieux de leur riche diversité pétrie d’un partage de la foi, ces volontés ont vivifié les foyers des rivalités tribales, divergences ethniques et exacerbé les souffrances des castes écrasées et marginalisées et blessé leur amour propre largement entamé. Elles ont aussi désorienté les rares chercheurs historiques qui détiennent les outils adéquats pour aborder une écriture saine, objective et scientifique de cette partie bouleversée et pleine de contradictions de l’histoire moderne du pays. Mes ces volontés se sont vues piégées par la «tribalisation» des combats des «vetwas» à outrance et par l’amalgame établi sur les noms dans la conduite des batailles ainsi que l’exclusion de quiconque autre ayant d’une manière ou d’une autre participé au refus de la pénétration. Mieux elles tirent à bout portant sur des oulémas dont Baba Oul Cheikh Sidiya et Cheikh Saad Bouh Ould Cheikh Mohamed Fadel qui voyant autour d’eux une déliquescence de la situation sociale et une propagation de foyers incandescents d’injustice que les émirs régnants débordés malgré leur bonne volonté et leurs grands efforts peinent à endiguer, ont signé des pactes de protectorats avec le colonisateur français. Dans ces pactes la France s’engage à respecter la religion de l’Islam, la culture et les traditions du peuple.
C’est cette ambigüité, du moins répulsive, qui porte au plus et très certainement un coup dur au refus d’antan généralisé – de la rive du fleuve aux confins du Royaume du Maroc –  dès les premières heures de l’occupation coloniale française, et dans la foulée au projet de pacification de la Mauritanie élaboré et dirigé par Xavier Cappolani qui subira un grand coup lorsqu’il sera tué dans une opération téméraire à Tidjikja le 12 mai 1905.
La question sensible de cette résistance et l’intérêt détourné de cette époque marquante doivent être confiées  à une entité d’historiens-chercheurs ou un conseil national pour la résistance composé  d’éminents patriotes, fins connaisseurs de l’époque coloniale et représentatifs de toutes les régions  du pays. Ceux-là auront pour mission première d’établir les faits réels de cette opposition à la pénétration et qui vont placer les évènements dans leurs véritables dimensions et contextes. Ils en tireront, sans déformation de l’histoire ni tremper dans l’exagération et la mystification, les conclusions rationnelles et attendues qui vont apaiser les esprits et créer le fond patriotique commun à tous les citoyens.
Aux USA la tendance est à la destruction des statuts de personnes légendaires au motif d’avoir été ségrégationniste, esclavagiste ou suprématiste. En Inde l’apôtre Ghandi, père de l’indépendance, n’a plus d’appartenance ni de coloration depuis son assassinat par un homme de sa confession l’indouisme. Le grand empereur Napoléon 1er et infatigable conquérant pour l’élévation de la France, battu à Waterloo en Belgique le 18 juin 1815 par les anglais,  repose sous une modeste tombe à Sainte-Hélène, lointaine petite île  dans l’océan atlantique où il fut déporté par ses vainqueurs pour y mourir à 51 ans d’un cancer de l’estomac. Sa mort fit déclarerau marquis de Montchenu,  venu constater officiellement avec le gouverneur de l’île  sir Hudson Low le décès, à son entourage : « Hé bien, Messieurs, c’était le plus grand ennemi de l’Angleterre et le mien aussi ; mais je lui pardonne tout. À la mort d’un si grand homme, on ne doit éprouver qu’une profonde douleur et de profonds regrets. ». Aujourd’hui cette tombe ne bénéficie que rares visites de touristes qui viennent dans l’île.
El Wely Sidi Haiba

L’utilisation de la loi et des mécanismes juridiques pour la protection des filles contre les pratiques nuisibles en l’occurrence les MGF est le thème de l’atelier organisé par l’AMDH à Sélibaby.

Dans le cadre  du projet :Amélioration  de la protection  des filles contre les pratiques traditionnelles nuisibles en l’occurrence les mutilations génitales féminines à travers l’utilisation  de la loi et des mécanismes juridiques, un  projet financé par Equality  Now  pour une durée de 20 mois ,  l’AMDH  a organisé  du  17 au 18 courant  un atelier  de formation sur l’utilisation de la loi et mécanismes juridiques pour l’abandon de cette pratique  qui fait souffrir plus d’une  dans le monde. s’inscrivant dans le cadre des activités de sensibilisation  pour l’abandon des MGF que mène l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme dans les wilayas du Trarza, du Brakna, du Gorgol et du Guidimakha, cet atelier  est organisé au profit des filles surtout celles  issues des milieux scolaires de la ville de Sélibaby et des personnes ressources . A l’occasion, les participants à l’atelier organisé  dans  la capitale régionale du Guidimakha ont eu  donc  droit   à d’amples explications  portant sur : le concept MGF, les fondements à savoir les arguments religieux et sociaux et  surtout les contre arguments pour être par la suite outillés  sur  l’ordonnance   2005-O15 du 5 Décembre 2005 qui, en son article 12 prévoit des sanctions contre les auteurs et facilitateurs de la pratique, les conventions relatives aux droits de la femme, celle  de l’enfant  et l’article 80 de la constitution mauritanienne qui  protège contre toute  forme d’amputation ou mutilation.

Rappelant les textes et conventions ratifiées  par notre pays  rendant obligatoire la protection des  personnes, Mr Amadou Bocar Ba, coordinateur régional de l’AMDH au Guidimakha a souligné que l’organisation  d’un tel atelier  à Sélibaby est d’importance  capitale car le Guidimakha est la région la plus touchée par cette  forme de violation de droit qu’on fait subir aux femmes. Malgré les sensibilisations et les déclarations publiques d’abandon, l’excision reste  encore à combattre  et avec énergie  dans cette partie de la Mauritanie où elle demeure encore très ancrée. D’ajouter  que  par l’utilisation de la loi et des mécanismes juridiques  l’on parviendra à ne plus humilier nos filles, sœurs et épouses au nom de la religion ou de quelconque raison culturelle. Les participants ont dit  manquer  de mots pour remercier l’AMDH et ses partenaires pour la tenue de cet  atelier  de formation et  pour le combat inlassable pour la promotion des Droits de l’Homme.

 

 Amadou Bocar ba Ba

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tirage au sort électronique pour déterminer les pèlerins de l’année 1438 de l’Hégire

 Le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel, M. Ahmed Ould Ahel Daoud, a supervisé mercredi soir à Nouakchott l’opération de tirage au sort des pèlerins qui seront choisis pour effectuer le Haj de l’année 1438 de l’Hégire (2017).
Le résultat de ce tirage au sort a donné lieu à la sortie d’une liste de 1740 noms répartis entre les wilaya au prorata du nombre des demandeurs inscrits.
Le ministre a, à cette occasion, loué les acquis enregistrés lors de la saison écoulée du pèlerinage et qui ont englobé nombre de mesures touchant à l’organisation du Haj en particulier s’agissant de la mission du pèlerinage. C’est ainsi qu’aucun reproche significatif n’a été reproché au travail de cette mission qu’Allah soit loué.
Ce tirage au sort est intervenu après l’enregistrement de tous les candidats au Haj au niveau des bureaux de l’Agence Nationale du Registre de la Population et des Titres Sécurisés (ANRPTS) qui se trouvent dans toutes les capitales des wilaya et dans les neuf moughataa de Nouakchott. Ces candidats sont au nombre de 5000 en compétition pour 1740 places.
L’opération s’est déroulée en présence du directeur du pèlerinage et de la Oumra et du responsable de la recherche et du développement de l’ANRPTS.

 

 

 

Source: AMI

Lancement d’une compétition sur l’entreprenariat : Une opportunité pour les porteurs de projets

Le jeudi 13 Avril 2017, l’incubateur Hadina RIMTIC a lancé une compétition sur l’entreprenariat, le « Marathon de l’Entrepreneur », à l’université de Nouakchott-Al Asriya. Ce concours de dimension nationale est organisé en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et  la Banque Mondiale. Il a, pour objectifs, de cultiver l’esprit d’entreprenariat chez les jeunes, orienter le public vers l’économie verte et ses atouts et diagnostiquer l’écosystème entrepreneurial local, tout en accompagnant les porteurs d’idées à les concrétiser. Pour y participer, il faut «être de nationalité mauritanienne ou résidant en Mauritanie, être âgé de 18 ans, au moins, et constituer une équipe de deux à cinq personnes ». Des caravanes de sensibilisation sont organisées à travers diverses régions du pays, afin de faire connaître la compétition par le grand public.

Catégories de projets recherchés

Catégorie COMPETITION LIBRE : les candidats peuvent choisir l’idée d’affaire dans laquelle ils souhaitent se lancer, sans aucune restriction. Catégorie COMPETITION DIRIGEE : Les candidats doivent choisir entre les trois idées suivantes d’affaires : briquettes carbonisées de typha, système d’irrigation à énergie renouvelable et système de réfrigération à énergie renouvelable.

En ce qui concerne le typha, plante aquatique qui ne cesse d’envahir les canaux et les lacs en Mauritanie, aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain, une étude a démontré la faisabilité technique de briquettes de charbon, à partir de cette plante, avec un impact environnemental significatif, permettant de sauver nombre d’arbres actuellement transformés en charbon de bois.

Pour le système d’irrigation à énergie renouvelable, on note que l’accès à l’eau est un des obstacles au développement de l’agriculture en Mauritanie. La plupart des techniques agricoles actuellement utilisées requiert de grandes quantités d’eau et cause de multiples problèmes : recours à des engrais chimiques, développement de mauvaises herbes, poids financier du carburant.

Quant au système de réfrigération à énergie renouvelable, l’absence de moyens de réfrigération réduit la valeur ajoutée de certains produits (poisson, viande, légumes, lait…), il est difficile de les acheminer, en bon état, vers les lieux de vente ou de traitement. Les moyens de réfrigération solaire permettent de maintenir plus longtemps la qualité de ces produits et d’augmenter, ainsi, leur valeur ajoutée.

Vingt des équipes participantes seront sélectionnées et bénéficieront d’un accompagnement et d’une formation accélérée de quarante-deux jours. Un budget sera mis à la disposition de chaque projet pour la réalisation de leurs prototypes/mise en pratique, avant la finale, qui aboutira à la sélection de quatre lauréats qui seront primés à hauteur d’un million d’ouguiyas chacun. Ils seront installés, par la suite, chez un incubateur, pendant six mois, pour développer et murir d’avantage leurs projets.

Où soumettre ? Où se renseigner ?

Adresser votre soumission, en ligne (arabe ou français) à : www.marathonentrepreneurim.com/ ou, physiquement, en remettant le dossier, sous pli fermé, à l’une de nos antennes régionales à Nouakchott, Nouadhibou, Rosso, Boghé, Kaédi et Aleg, avant le 04/05/2017. Pour plus d’informations, contacter le (00 222) 45 25 76 48 ou 36 58 96 15 ou 26 53 51 09.

Site web : www.marathonentrepreneurim.com

Email : marathonentrepreneur@gmail.com, contact@marathonentrepreneurim.com

 

 

 

Source: lecalame

Syrie: la France dit avoir des preuves de l’attaque chimique sur Khan Cheikhoun

La France apportera prochainement la « preuve » que le régime de Bachar el-Assad est à l’origine de l’attaque chimique qui couté la vie à 87 personnes dont 31 enfants le 4 avril dernier en Syrie. C’est le ministre français des Affaires Etrangères qui l’a affirmé ce mercredi 19 avril. Le pouvoir syrien a démenti toute responsabilité, trois ans après s’être officiellement débarrassé de son arsenal chimique.

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) l’affirme désormais catégoriquement : c’est du gaz sarin ou agent toxique similaire qui a tué 87 habitants du village syrien de Khan Cheikhoun.

A ce stade, l’OIAC ne désigne pas l’auteur de l’attaque. Pour de nombreux pays, la responsabilité du régime de Bachar el-Assad ne fait aucun doute. Les Etats-Unis ont même bombardé une base syrienne en représailles.

La France accuse également Damas et ce mercredi, sur La Chaîne parlementaire, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a promis des preuves dans les prochains jours.

« En ce qui concerne les services de renseignements français et les renseignements militaires, c’est une question de jours, mais nous apporterons la preuve qu’effectivement le régime a bien organisé ces frappes avec des armes chimiques. J’exprime une conviction : dans quelques jours, je pourrais vous apporter des preuves. Pour l’instant, je ne peux pas les communiquer, parce que les analyses sont en cours mais nous avons des éléments qui nous permettrons de démontrer que le régime Assad a sciemment utilisé des armes chimiques. »

A quelques jours de l’élection présidentielle en France, Jean-Marc Ayrault a critiqué au passage la « complaisance » dont font preuve selon lui certains candidats à l’égard de Bachar el-Assad et de son allié russe.

Source: RFI

Réunion du Conseil des ministres

 Le Conseil des ministres s’est réuni, jeudi au palais présidentiel à Nouakchott, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

 

 

 

Source: AMI

Mauritanie – Maroc : Excellente coopération en matière de lutte contre le terrorisme

Dans une récente interview accordée à la chaine de télévision française, France 24, et diffusée dimanche, 16 avril, le Directeur du Bureau central des investigations judiciaires du Maroc, M. Abdelhak El Khiam, a souligné que la coopération avec la Mauritanie en matière de renseignement est irréprochable et a toujours été fructueuse.
Selon le Directeur marocain du BCIJ, » La lutte contre les groupes terroristes passe par le renforcement de la coopération régionale », appelant les autorités algériennes à renforcer leur coopération avec le Maroc en matière de lutte antiterroriste.
Interrogé sur le nombre de Marocains ayant rallié les rangs d’organisations terroristes, M. El Khiam a indiqué que 1.623 individus ont rejoint des foyers de tension, dont environ 400 ont trouvé la mort. Et d’ajouter que 78 d’entre eux sont retournés au Maroc où ils sont soumis à des interrogatoires avant d’être déférés devant le parquet compétant.
Evoquant la coopération du Royaume avec ses alliés occidentaux, M. El Khiam a cité l’exemple de la collaboration franco-marocaine en matière de renseignement qui avait permis, notamment, la localisation et la maîtrise du terroriste Abdelhamid Abaaoud, l’un des commanditaires des attentats de Paris.

 

 

Source : M21

Faits divers… Faits divers… Faits divers…

Deux bagarres, deux tués 

La délinquance et le crime ne cessent de se déplacer.  Après s’être longtemps fixés dans la zone sud de la ville, ils s’enracinent désormais au Nord. Vendredi 14 Avril, une rixe entre jeunes « djenks » a tourné au drame. Mohamed Camara, 18 ans, était en train de discuter avec son ami et complice, Houssein ould Mahmoud, au quartier ouest de Teyaret, non loin de Soukouk. Mésentente soudaine, propos déplacés et rixe : Ould Mahmoud tire un poignard qu’il plante au thorax de Mohamed. Celui-ci s’effondre dans une mare de sang, tandis que le criminel prend ses jambes à son cou et disparaît…

Alertée, la police ne peut que constater le décès de l’infortuné et informer le procureur de la République qui vient dresser, lui aussi, procès-verbal du drame. La dépouille est évacuée à la morgue pour une autopsie. Quant au meurtrier, il est, un peu plus tard, appréhendé et gardé à vue au commissariat de police Teyaret 2.

Tragédie similaire au quartier El Hay Sakin, le même jour. Un robuste charretier conduit lentement sa charrette sur l’axe Aziz. Un taxi survient mais, gêné, ne trouve pas de place pour le doubler. Le taximan s’irrite, stoppe son véhicule, en sort et invective le charretier. Celui-ci s’emporte à son tour, tire un couteau de sa poche et le plante dans l’abdomen du taximan qui meurt, sur le champ, sous les yeux de ses passagers et des passants. La police se rend aussitôt sur place, arrête le meurtrier et évacue le taximen.

Les assassins d’Ould El Béchir coffrés  

La semaine passée, un cadavre est découvert dans une forêt, près du village de Gani, aux environs de Tekane. C’est celui d’un natif de Ouadane, Mohamed El Hacen ould Moulay El Béchir, riche commerçant à Gani. La police remarque, lors du constat, que le téléphone de la victime manque, probablement subtilisé par son assassin. Les enquêteurs contactent alors la compagnie GSM, via le  Parquet du Trarza. Quelques jours plus tard, la compagnie informe la police qu’elle a pu localiser la puce. Des policiers partent, aussitôt, cueillir un suspect : Idrissa Guèye, voisin du défunt. On l’a vu assister, larmoyant, aux  funérailles de la victime. Evidemment insuffisant pour l’inculper mais, pressé de questions, il ne tarde guère à avouer le meurtre, perpétré pour s’emparer d’une importante somme d’argent dont il savait le commerçant nanti. Il lui a donc tendu une embuscade, avec  deux complices qui l’ont assisté dans le sordide assassinat, avant de le rejoindre au commissariat de police de Tekane. Déféré à Rosso, le trio y a été écroué.

Govinda et compagnie relâchés

Comme déjà relaté dans les colonnes de notre précédente édition, un hold-up a eu lieu à l’agence BMCI du quartier « Centre émetteur » de Tevragh Zeïna. Des hommes cagoulés et armés de fusils d’assaut ont braqué la banque et raflé dix-neuf millions d’UM. La police a ouvert une enquête, à ce jour infructueuse. Plusieurs récidivistes, dont le fameux Moctar Govinda, ont été appréhendés et placés en garde à vue, sans que le moindre indice ne puisse être retenu à charge. Aussi ont-ils tous été relâchés, le Samedi 15 Avril. L’enquête semble pencher vers la piste salafiste, selon une source digne de foi.

Mosy

Source lecalame.info

Indépendance, protection des assurés et stabilité du marché des Assurances

Dans tous les pays du monde, l’assurance est une activité rigoureusement contrôlée et réglementée par l’Etat. Il y a plusieurs motifs à cela :

a) L’inversion du cycle de production : les consommateurs paient une prime avant que la prestation de l’assureur ne devienne exigible à l’occasion du règlement des sinistres.

b) En assurance la prestation de l’assureur est différée par rapport au paiement. Ces masses d’argent que les assurés confient aux assureurs nécessitent donc un contrôle ;

c) Les contrats d’assurance sont des contrats d’adhésion, complexes, difficiles à comprendre au moins par la plupart des consommateurs d’assurance. C’est la raison pour laquelle l’Etat a mis en place un contrôle qui s’exerce dans l’intérêt des assurés, souscripteurs et bénéficiaires de contrats d’assurance et de capitalisation ;

d) Cette difficulté de compréhension est redoublée par le fonctionnement rare ou différé du contrat d’assurance. Lorsque nous souscrivons un contrat bancaire, nous voyons en général tout de suite le montant des frais et agios prélevés par le banquier. Lorsque nous souscrivons un contrat d’assurance, nous ne le voyons fonctionner que lorsque la prestation de l’assureur est due.

Ces motifs rendent donc nécessaire un contrôle de l’assurance, dans un but de protection des assurés, de respect de l’ordre public et de surveillance de la sécurité à long terme des assureurs.

Quelles sont les structures qui exercent le contrôle dans la région En Afrique du Nord et dans la Zone Franc ?

Quelles sont les contraintes auxquelles elles sont confrontées ?

Quels types de structures de contrôle des assurances seraient adaptés à nos marchés ?

Quelle est la tendance mondiale dans ce domaine ?

– A structures exerçant le contrôle des assurances et défis à relever

La doctrine du contrôle varie d’un pays à l’autre. Chaque Etat a chargé, selon des modalités diverses du contrôle des assurances, un corps de fonctionnaires spécialisés.

Tantôt ces fonctionnaires sont rattachés à une structure au sein du Ministère de tutelle des assurances, tantôt ils sont membres d’un organisme public indépendant.

La Direction centrale rattachée au Ministère de l’Economie et des Finances est le modèle dominant dans en Afrique. Ce choix est dicté selon certains pays par l’importance prise par l’assurance dans l’activité économique et sociale des Etats émergents.

Les membres du corps de contrôle de ces structures sont en général recrutés au niveau de la Fonction Publique et rémunérés selon la grille de salaire de celle-ci.

Il convient de rappeler que le métier du commissaire contrôleur des assurances exige des connaissances techniques pointues en matière actuarielle et financière. Il exige aussi une rigueur morale et la capacité de résister aux pressions de tous ordres qui peuvent contrecarrer la mise en application des sanctions décidées à la suite des contrôles.

Ces conditions ne sont pas toujours faciles à observer dans la plupart de nos pays ou les fonctionnaires ne sont pas rémunérés de façon satisfaisante et les administrations chargées du contrôle sont souvent impuissantes devant certaines pressions.

– B Structures adaptées à nos marchés

Certains marchés d’assurance dans notre région ont réussi à surmonter une partie de ces difficultés en confiant le contrôle des assurances à un organisme public indépendant doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. La Tunisie, le Maroc et la Conférence Interafricaine des marchés d’assurance ont montré l’exemple en mettant en place respectivement le Comité Général des Assurances, l’Autorité de Contrôle des Assurances et l’Autorité de contrôle de la CIMA.

Ces Autorités ont été chargées de veiller notamment :

-A l’élaboration des politiques de l’Etat en matière d’assurance et au suivi de cette dernière

-A la mise en place des normes de gouvernance et de gestion des risques

-Au respect par les assureurs des conditions de solvabilités requises

-A l’élaboration et à l’application des mesures de redressement et de sauvegarde

– C Tendance mondiale

Depuis plusieurs années on observe une double tendance mondiale :

a) confier le contrôle d’assurance à une structure indépendante des autorités gouvernementales. Cette option est la norme exigée par les standards internationaux (Principes de base d’assurance) de l’AICA–IAIS ;

b) à concentrer au sein d’une ou deux agences gouvernementales les pouvoirs de contrôle de l’ensemble des activités financières d’un même pays (ACPR et AMF en France, PRA et FCA au Royaume Uni, BAFIN en Allemagne, BNB et FSMA en Belgique, etc.)

Qu’est-ce qui peut expliquer ou justifier cette double tendance ?

a) S’agissant de la nécessité de « couper le cordon ombilical » entre le contrôle et le gouvernement —ici il faut distinguer le contrôle et la réglementation, le gouvernement reste évidemment responsable de la réglementation, mais le contrôle doit être confié à une autorité indépendante— il s’agit d’une norme mondiale dont la pertinence est en général démontrée par l’observation des marchés qui ne l’observent pas.

b) S’agissant des fusions de tout ou partie des autorités de contrôle du secteur financier, elle n’est à l’inverse exigée par aucun standard international. Toutefois, de telles fusions dans les pays où elles ont lieu traduisent les interactions évidentes entre les métiers de l’assurance et les autres métiers de la finance dans ces économies développées.

Ces agences se distinguent par un encadrement du secteur financier et prêtent assistance aux consommateurs des produits et aux utilisateurs de services financiers.

Conclusion

L’évolution des structures de contrôle des assurances dans la région Africaine est freinée par la faiblesse du développement des marchés financiers et les contraintes d’ordre institutionnel.

La taille restreinte de l’économie de la majorité des pays Africains et la faiblesse de leurs infrastructures juridiques et financières ont parfois freiné l’évolution vers une agence publique chargée de contrôler l’ensemble des activités financières.

Cependant, la création d’autorités publiques indépendantes dotées de la personnalité juridique et de l’autonomie financière au niveau de chaque Etat nous semble être un choix judicieux dans le contexte actuel de développement des marchés d’assurance sur le Continent Africain.

Mohamed Lemine Naty
Ancien Directeur du Contrôle des Assurances au Ministère du Commerce, Mauritanie Économiste, expert en assurance

Source : Mohamed Lemine Naty