Etats-Unis-Corée du Nord: l’armada promise par Trump encore loin de son but

L’armada américaine promise par le président des Etats-Unis, Donald Trump près de la péninsule coréenne en réponse à la menace de Pyongyang n’avait pas encore commencé à naviguer vers cette zone le mardi 18 avril, a reconnu un responsable américain de la Défense.

Le 8 avril dernier, un porte-parole du commandement américain dans le Pacifique avait pourtant annoncé qu’un porte-avions américain, le Carl Vinson, et sa flotte faisaient route vers la péninsule coréenne, par « mesure de précaution », en mentionnant la menace nucléaire nord-coréenne. Donald Trump avait ensuite déclaré le 12 avril sur la chaîne Fox Business : « nous sommes en train d’envoyer une armada. Très puissante ».

En réalité, le groupe aéronaval « va commencer à faire route vers le nord en direction de la mer du Japon » seulement ce mercredi, a ajouté ce responsable qui a requis l’anonymat. Il n’arrivera sur zone que la semaine prochaine, a-t-il ajouté. Selon ce responsable, les bateaux se trouvent toujours au large de la côte nord-ouest de l’Australie. Une photo de la marine américaine prise ce week-end montre le porte-avions au large de l’île de Java.

Le groupe désormais en route

Le groupe aéronaval comprend le porte-avions Carl Vinson, de la classe des porte-avions Nimitz, son escadron aérien, deux destroyers lanceurs de missiles et un croiseur lanceur de missiles. Le chef du Pentagone Jim Mattis avait déclaré le 11 avril dernier que le Vinson était « en route » vers la péninsule coréenne.

Au moment du déploiement du groupe, plusieurs médias avaient affirmé qu’il faisait route vers la Corée du Nord depuis Singapour, alors qu’en fait il avançait dans la direction opposée.

Opérations aériennes sur le pont d’envol du «USS Carl Vinson».Mass Communication Specialist 3rd Class Matt Brown/via Reuters

L’espoir d’une collaboration fructueuse avec la Chine

De hauts responsables à Washington expriment désormais l’espoir que la Chine, puissant voisin de la Corée du Nord, exercera suffisamment de pressions politiques et économiques pour que Pyongyang arrête ses essais nucléaires. Pékin avait déjà promis de le faire et les experts préviennent qu’il n’y a pas de raison particulière pour que la Chine honore cette promesse aujourd’hui. Mais la Maison Blanche semble avoir quelques alternatives.

Jim Mattis a notamment déclaré que les Etats-Unis et la Chine « travaillent étroitement » sur le dossier nord-coréen en vue d’une dénucléarisation de la péninsule, ajoutant, plein d’espoir : « Nous partageons tous le même intérêt ».
Donald Trump lui aussi s’est dit confiant, surtout après un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping, que la confrontation pourra être résolue grâce au plein soutien de la Chine.

(avec AFP)

 

 

 

Source: RFI

pacifique de la jeunesse mauritanienne : Communiqué de presse de l’AMDH

La police anti émeute mauritanienne a sauvagement réprimé et arrêté plusieurs jeunes mauritaniens, sortis dimanche 16 Avril 2017, dans une marche citoyenne et pacifique, pour exprimer leurs revendications et porter leurs doléances au Président de la République. Et pourtant, quelques jours plutôt, les initiateurs de la marche pacifique de la jeunesse mauritanienne (MPJM) avaient publié un communiqué dans lequel ils dénonçaient leurs exaspérations tout en décidant de se « mobiliser et à organiser une marche de protestation contre l’injustice, l’inégalité, la gabegie ».

Engagés dans une dynamique de respect de la législation en vigueur, ces jeunes avaient déjà déclaré que « cette marche pacifique s’inscrit dans une dynamique d’éveil citoyen et de sursaut national ». Les autorités publiques, au lieu d’adopter une posture responsable et satisfaite à l’égard de cette jeunesse en leur accordant une autorisation, ont préféré faire recours à la provocation et à la violence. Plusieurs parmi eux seront blessés et une trentaine d’autres arrêtés.  Sur ordre du procureur de la République, dix jeunes manifestants pacifiques ont été déposés en prison sous la procédure de Flagrant Délit sous les chefs d’accusation d’attroupement non-autorisé et d’agression contre la force publique et de participation.

Leur procès est prévu jeudi 20 Avril.

L’Association mauritanienne des droits de l’Homme (AMDH),

  • S’indigne contre la répression sauvage de la marche pacifique de la jeunesse mauritanienne
  •  Dénonce et Condamne les arrestations arbitraires et ciblées des jeunes manifestants
  • Rappelle que le droit de manifester et de se réunir est un acquis garanti par la Constitution mauritanienne ainsi que toutes les conventions internationales ratifiées par notre pays.
  • Exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les jeunes arrêtés.
  • Réclame un procès juste et équitable.

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Nouakchott, 17 avril 2017

          Le Bureau exécutif 

 

 

 

Source: lecalame

Sahel : sur la piste des jihadistes… comment Barkhane traque Ag Ghaly, Belmokhtar et les autres

Malgré la traque acharnée des services de renseignements français, américains et ouest-africains, les groupes islamistes sont toujours actifs dans la sous-région du Sahel. Et se paient même le luxe de narguer les autorités.

«Si on le trouve, on le liquide ! » Depuis le déclenchement de l’opération Serval, au Mali, en janvier 2013, cette phrase lapidaire, toujours prononcée off the record, revient régulièrement dans la bouche de hauts responsables français, dès qu’il est question du Touareg Iyad Ag Ghaly. « Il nous faut juste le dénicher… », ajoutent-ils souvent.

Voilà en effet des années que le chef d’Ansar Eddine, tel un fennec connaissant le moindre terrier de l’immensité saharienne, parvient à déjouer toutes les tentatives de neutralisation. Le 2 mars, après plusieurs mois de silence radio, il s’est même payé le luxe d’apparaître dans une vidéo aux côtés des principaux chefs jihadistes opérant au Mali.

Il ne doit son salut qu’au soutien des services algériens

Les cinq hommes y annonçaient la fusion de leurs katibas respectives sous son commandement et sous la bannière noire d’Al-Qaïda. Avec son chèche sombre et sa barbe broussailleuse, le Ben Laden malien, visiblement peu affaibli par des années de clandestinité, y clame en arabe qu’il ne laissera aucun répit aux « croisés » et à leurs alliés.

Beaucoup de figures recherchées

Une énième provocation, mais surtout une nouvelle occasion manquée de lui mettre la main dessus. « Il ne doit son salut qu’au soutien des services algériens », souffle-t-on au ministère français de la Défense, où l’on pense que l’ex-séparatiste touareg converti au jihadisme pourrait se cacher, avec sa famille, à Tinzawaten, une localité algérienne frontalière de son fief d’Abeïbara, dans l’extrême nord-est du Mali.

Protégé par Alger, Iyad Ag Ghaly ? En tout cas, ce notable respecté de la tribu des Ifoghas échappe toujours aux services de renseignements occidentaux, maliens et à ceux de la sous-région, comme tant d’autres figures du jihadisme sahélo-saharien : Abou Yahya Al Hamman, l’émir d’Aqmi pour le Grand Sahara ; Hamadoun Koufa, le chef de la katiba Macina d’Ansar Eddine ; ou encore Abou Hassan Al Ansari, le leader d’Al-Mourabitoune au Mali – tous présents sur la vidéo du 2 mars aux côtés d’Ag Ghaly.

Sans oublier Abou Walid Al Sahraoui, l’émir de l’État islamique au Sahara, Ibrahim Malam Dicko, qui sème la terreur dans le nord du Burkina Faso, et le plus célèbre d’entre eux, responsable de nombreuses attaques meurtrières dans plusieurs pays de la sous-région : Mokhtar Belmokhtar, dont personne n’est en mesure d’indiquer aujourd’hui s’il est mort ou vivant.

Frappes aériennes

Réfugié en Libye, Belmokhtar, alias le « Borgne », a été visé par deux frappes aériennes en deux ans. La première, le 13 juin 2015, a été menée par des bombardiers F15 américains contre une ferme de la région d’Ajdabiya, à quelque 150 km au sud-ouest de Benghazi. « Les services de renseignements américains détenaient des clichés montrant qu’il était sur place deux jours plus tôt », assure une source militaire française.

La seconde, le 14 novembre 2016, a ciblé des maisons dans la région de Sebha, dans le Sud-Ouest libyen, et aurait été effectuée par des Rafale français, bien que Paris se soit toujours refusé à confirmer cette opération. « Nous n’avons plus aucune information sur lui depuis le bombardement d’Ajdabiya. Et lorsque nous interrogeons des membres d’Al-Mourabitoune, ils prétendent ne rien savoir à son sujet », poursuit la même source.

Opération Serval

D’autres, avant lui, ont bel et bien été éliminés : Abou Zeïd, Omar Ould Hamaha (dit « Barbe rouge »), Ahmed Al Tilemsi, Abdelkrim Al Targui… Au cours des premiers mois de l’opération Serval, plusieurs chefs jihadistes majeurs ont ainsi été « neutralisés » par les militaires français. La plupart étaient étiquetés « High Value Individuals » – « individus de haute valeur » –, selon le vocable militaire occidental.

Le 7 mars 2014, un document de la Direction du renseignement militaire (DRM), révélé par Le Monde, recensait dix-sept HVI au Sahel, au premier rang desquels Iyad Ag Ghaly. Si de hauts responsables au ministère de la Défense affirment qu’un tel listing relève du « fantasme », des exécutions ciblées de jihadistes ont pourtant été reconnues par François Hollande lui-même dans le livre Un président ne devrait pas dire ça, des journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme.

Manque de moyens

Quatre ans après le déclenchement de l’opération Serval, la traque du chef d’Ansar Eddine et de ses « frères » jihadistes reste d’actualité. En raison du manque de moyens de leurs alliés africains, les services de renseignements occidentaux, en particulier français, en demeurent le principal fer de lance.

 L’objectif n’est pas de tuer pour tuer, mais avant tout d’éliminer X ou Y parce qu’il constitue un rouage essentiel de l’adversaire

Dans cette vaste zone couvrant plusieurs millions de kilomètres carrés, de Bamako au sud libyen en passant par l’Adrar des Ifoghas et le Niger, Paris peut compter sur le soutien de Washington en matière de collecte d’informations. Mais lorsqu’il s’agit de frapper, les forces françaises sont presque toujours seules à la manœuvre, à l’exception notable de la Libye, où les Américains mènent régulièrement des opérations.

Agents infiltrés

Pour mener cette vaste chasse à l’homme à travers le Sahara, les responsables français de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ont repris à leur compte la doctrine militaire américaine des 3F (find, fix, finish) – traduite par les 3T (traquer, trouver, terminer). Une conceptualisation des exécutions extrajudiciaires plus ou moins assumée. « L’objectif n’est pas de tuer pour tuer, mais avant tout d’éliminer X ou Y parce qu’il constitue un rouage essentiel de l’adversaire », tempère un bon connaisseur des questions de défense dans la sous-région.

Avant de pouvoir cibler un chef jihadiste, encore faut-il le localiser. Pour cela, les services de renseignements français et américains disposent de plusieurs moyens ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance) survolant quotidiennement le désert à la recherche d’indices : des satellites, des drones, mais aussi des petits avions légers équipés de capteurs audio et vidéo.

Chaque téléphone, ordinateur ou carnet de notes saisi est minutieusement disséqué et exploité

La France dispose ainsi de drones Reaper à Niamey et fait souvent atterrir ses avions de surveillance à Gao ou à N’Djamena (où se trouve le QG de l’opération Barkhane), tandis que les États-Unis devraient bientôt disposer d’une nouvelle base pour leurs drones à Agadez, dans le centre du Niger. D’importants moyens d’écoute, permettant notamment d’identifier la voix des personnes ciblées, sont également utilisés.

La collecte d’informations se fait aussi au sol. Par du renseignement humain, bien sûr, à travers les interrogatoires de suspects et le travail des agents infiltrés sur le terrain, mais aussi grâce aux indices retrouvés lors d’opérations menées contre les groupes jihadistes. Chaque téléphone, ordinateur ou carnet de notes saisi est ainsi minutieusement disséqué et exploité. Ces trophées contiennent parfois des informations capitales, comme les coordonnées GPS de caches d’armes ou des numéros prometteurs, qui sont alors rapidement placés sur écoute.

Diversion

Les services de renseignements doivent œuvrer discrètement pendant des mois, voire des années, avant de repérer une cible. Ce fut le cas pour Abdelkrim Al Targui, l’un des chefs de katiba d’Aqmi, et Ibrahim Ag Inawalen, le bras droit d’Iyad Ag Ghaly, tous deux abattus par les forces spéciales françaises dans la nuit du 17 au 18 mai 2015, au nord-est de Kidal.

Début 2015, après avoir identifié un suspect qui les conduit à une réunion de hauts dirigeants d’Aqmi dans la zone de Boghassa, les services français acquièrent la certitude qu’Al Targui se trouve à proximité. Un dispositif de surveillance étroit est alors mis en place dans le périmètre. Des opérations de diversion sont montées pour ne pas éveiller sa méfiance, et d’autres pour le pousser à se dévoiler.

Commando surentraîné

Le 16 mai, Al Targui quitte une rencontre avec une dizaine de ses lieutenants. Dans son véhicule ont pris place Ag Inawalen et leurs deux gardes du corps. Pris en filature par des commandos français, les deux chefs jihadistes seront finalement abattus dans une cache rocheuse où ils avaient trouvé refuge après plusieurs heures de combat.

Comme la quasi-totalité des missions similaires menées dans la bande sahélo-saharienne ces dernières années, cette opération de « neutralisation » a été conduite par les militaires français du Commandement des opérations spéciales (COS).

Depuis Serval, les Forces spéciales françaises ont généralisé le recours aux escouades spéciales de neutralisation et d’observation pour éliminer les chefs terroristes

Depuis 2009, plusieurs dizaines de ces soldats d’élite (issus de différents régiments de l’armée de terre, de l’air et de la marine) sont basés en permanence à Ouagadougou dans le cadre du dispositif Sabre, le bras armé de l’Hexagone dans la région. Une fois qu’une cible d’importance a été repérée par les services de la DRM ou de la DGSE, ce sont eux, le plus souvent, qui interviennent pour la « traiter ».

Surentraînés, équipés d’un armement ultra-sophistiqué, ces hommes nomadisent au gré de leurs missions, en avion, en hélicoptère ou à bord de véhicules terrestres. Spécialisés dans les opérations nocturnes, ils mènent régulièrement des « infiltrations sous voile », approchant discrètement leur objectif à l’aide d’un petit parapente.

« Depuis Serval, les Forces spéciales françaises ont généralisé le recours aux Esno [escouades spéciales de neutralisation et d’observation] pour éliminer les chefs terroristes, explique le journaliste Vincent Nouzille, auteur du livre Erreurs fatales, consacré aux coulisses la lutte antiterroriste française. Il s’agit de petites équipes très mobiles et adaptées à ce genre de missions. Elles sont composées de deux à cinq personnes, dont un sniper. »

Silence

Malgré cette redoutable task force, aucun chef de premier plan n’a été neutralisé depuis la mort d’Al Targui et celle d’Ag Inawalen, il y a près de deux ans – le sort de Belmokhtar demeurant incertain. « C’est normal, explique-t-on à l’Hôtel de Brienne, le ministère français de la Défense. Pendant Serval, nous étions dans le cadre d’une guerre frontale, avec la volonté d’éradiquer tous ceux qui menaçaient le Mali. Nous les ciblions tous azimuts, en adoptant une posture très offensive.

Avec Barkhane, nous ne sommes plus dans cette logique mais dans celle du contrôle de zone, pour empêcher la recomposition de l’ennemi. » Selon différents spécialistes des questions militaires, cette traque des chefs terroristes sahéliens, qui nécessite des ressources considérables, aurait également pâti du transfert progressif des moyens français et américains sur les théâtres libyen, puis irako-syrien.

Vigilance constante 

De leur côté, Iyad Ag Ghaly et ses troupes sont parfaitement au courant des techniques de leurs ennemis et redoublent de vigilance pour passer au travers des mailles du filet. Plus aucun chef ne se risque à utiliser un téléphone portable, encore moins un téléphone satellitaire. Pour communiquer, ils ont recours à des émissaires en qui ils ont pleine confiance.

Rares sont ceux, au sein de leurs propres groupes, à connaître leur localisation. Ils veillent aussi à se déplacer le moins possible. Quand ils doivent le faire, ils se montrent très prudents, par exemple en roulant de nuit, phares éteints, ou en mobilisant différents véhicules pour brouiller les pistes – aidés en cela par leur parfaite connaissance du terrain.

S’ils bivouaquent, les pick-up sont soigneusement dissimulés, et des bâches à revêtement thermique sont déployées afin de contenir la chaleur humaine, repérable par les moyens de surveillance aériens. Quant à la logistique, principalement l’approvisionnement en eau, en carburant et en nourriture, elle est sous-traitée à des groupes non jihadistes pour ne pas éveiller les soupçons.

Perceptions relatives

Dans ce jeu mortel du chat et de la souris, les jihadistes peuvent aussi compter sur la complicité, ou du moins la passivité, de certaines populations locales. Entre le sentiment, de plus en plus aigu, d’hostilité envers les soldats français (ou les Casques bleus de la Minusma, au Mali), les vexations des forces de sécurité locales contre les civils et surtout les représailles qu’ils infligent à ceux qu’ils suspectent de coopérer avec l’ennemi, les islamistes radicaux n’ont souvent aucun mal à bénéficier du silence des riverains.

Sans oublier la différence de perception frappante qui oppose parfois Occidentaux et Sahéliens sur le sort à réserver à certains chefs jihadistes, à commencer par Iyad Ag Ghaly. Alors qu’à Paris les dirigeants ne cachent pas leur désir de le liquider au plus vite, au Mali certains réclament l’ouverture de « vraies » négociations de paix à la table desquelles lui et ses compagnons prendraient place.

La Conférence d’entente nationale, qui s’est clôturée le 2 avril à Bamako, a ainsi recommandé au gouvernement d’engager des discussions avec l’ennemi public numéro un et son lieutenant Hamadoun Kouffa. Une position défendue depuis des mois par plusieurs opposants au gouvernement malien, comme Tiébilé Dramé, leader du Parti pour la Renaissance nationale (Parena), ou l’influent imam Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique (HCI).

Tous estiment qu’Ag Ghaly est incontournable et qu’aucune paix ne sera trouvée s’il n’est pas associé au processus. Un dilemme cornélien pour Ibrahim Boubacar Keïta, aujourd’hui écartelé entre les intentions guerrières de ses alliés français et l’appel au dialogue lancé par une partie de ses compatriotes.


Avec les moyens du bord

«Le rôle des services de renseignements des pays de la sous-région est fondamental, glisse un responsable français. Ils n’ont pas nos capacités techniques, mais eux seuls peuvent obtenir certaines informations sur le terrain. » Ces dernières années, notamment grâce aux efforts du G5 Sahel (qui regroupe la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, et le Tchad) et au soutien de leurs partenaires occidentaux, les services de renseignements locaux sont montés en puissance.

Chacun de nous fait ce qu’il peut avec peu de moyens

Leur coopération s’est aussi nettement améliorée depuis l’attentat de Bamako, en novembre 2015. « Je suis en contact régulier avec mes homologues, explique un responsable antiterroriste de la sous-région. Quand nous disposons d’informations susceptibles d’intéresser nos voisins, nous les prévenons systématiquement. » Mais le chantier reste immense.

« Chacun de nous fait ce qu’il peut avec peu de moyens », admet une source sécuritaire malienne. Manque de personnel, de formation, d’équipement… Les services de renseignements et les forces spéciales des pays sahéliens dépendent encore largement de leurs alliés français et américains dans la traque des principaux chefs jihadistes.

 

 

 

Source: jeuneafrique

Soutien aux jeunes détenus et condamnation de leur arrestation

Ce dimanche 16 avril 2017, nous avons appris l’arrestation d’un groupe de jeunes dont le seul tort a été d’avoir participé à la « Marche Pacifique de la Jeunesse Mauritanienne » dont l’objectif était d’attirer l’attention des autorités sur les problèmes de la jeunesse.
La marche a été dispersée par les forces de l’ordre qui ont fait usage, avec une rare violence, de matraques et de grenades lacrymogènes. Les jeunes interpellés, au nombre de treize, sont : Ouguiya DIALLO, Ozmo DIA, Elhadj Malick DIA, Sidik SALL, Oumou KANE, Ousmane SOW, Maimouna BA, Mozbi NIASS, Manni M’BOW, Mamadou Alpha BA, Demba SILEYE, Papa SARR, Oumar Djibril BA, Mariam PAM.
Dès le lundi, ils ont comparu devant le parquet et dix parmi eux ont été envoyés en prison pour « participation à une manifestation non autorisée » et leur procès en flagrance est prévu pour le jeudi 20 avril 2017.
Par ces arrestations et ces poursuites, comme à l’accoutumé, des autorités mauritaniennes aux abois cherchent à intimider pour étouffer toute expression d’opposition.
IRA-Mauritanie, attachée aux principes protecteurs de la liberté d’expression :
○ Condamne avec vigueur la détention des jeunes qu’elle juge arbitraire et contraire à l’esprit de la constitution mauritanienne,
○ Exprime son soutien sans réserve aux jeunes détenus, à leurs familles et à leurs camarades auxquels elle souhaite courage et détermination face à ce qui n’est rien d’autre qu’une tentative vaine d’intimidation,
○ Appelle toute la jeunesse mauritanienne à la mobilisation pour une prompte libération et sans condition des jeunes détenus,
○ Rend les autorités responsables de l’intégrité physique et morale des jeunes prisonniers, connaissant la propension de la police politique mauritanienne à la torture et à l’atteinte à la dignité de ceux qu’elle arrête,
○ Et enfin, exige la libération rapide et sans condition des jeunes détenus.
Nouakchott, le 18 avril 2017

La Commission de communication

 

 

Source : IRA-Mauritanie

Mauritanie : 10 jeunes d’un mouvement citoyen, sous mandat de dépôt

En Mauritanie, dix jeunes (10) membres d’un mouvement citoyen ont été placés sous mandat de dépôt, lundi.

Les dix, accusés de violence à l’égard des forces de l’ordre et rassemblement non autorisé, devront être présenté jeudi devant une cour correctionnelle

Ces jeunes ont été arrêtés dimanche lors d’une manifestation. Ils réclamaient entre autres la réforme de l’état civile, de la Santé et du système éducatif ainsi que de l’emploi pour les jeunes qui constituent la majorité de la population mauritanienne. La manifestation a été dispersée à gaz lacrymogène

L’Observatoire Mauritanien des Droits de l’Homme a condamné la « répression » de ces jeunes qui tenaient une marche « pacifique ».

 

 

 

 

Source: ALAKHBAR

Cameroun : la crise anglophone ne faiblit pas

Lundi 10 avril, le bâtonnier de l’Ordre des avocats au barreau du Cameroun a appelé à une levée de la grève des avocats anglophones. Une invitation qui n’a pas fait l’unanimité. Ce mouvement de protestation, lancé en octobre, est à l’origine de la crise que traversent actuellement les régions anglophones du pays.Le 10 avril, Maître Jackson Ngnie Kamga, bâtonnier de l’Ordre des avocats au barreau du Cameroun, a annoncé l’arrêt de la grève des avocats anglophones et la reprise des activités pour le 2 mai. Cette déclaration survient quelques semaines après l’annonce de mesures prises par le gouvernement, fin mars, en vue de satisfaire les grévistes. Une partie d’entre eux a salué les avancées réalisées par le pouvoir central, mais le communiqué du bâtonnier ne satisfait pas tous les protagonistes.

D’après le site d’informations en ligne Koaci, Eyambe Elias Ebai, président de l’association des avocats de la Meme (Sud-Ouest) et Harmony Bobga, chef de file des avocats du Nord-Ouest, ont signé un communiqué dans lequel ils rejettent l’appel du bâtonnier à stopper le mouvement.

Nous sommes prêts à travailler, mais il faut que nos collègues soient libérés

Selon eux, ce dernier n’a pas « compétence pour appeler à la fin d’une grève dont il n’est pas l’initiateur ». Pour Ruth Leyuga, avocate du Sud-Ouest, les conditions pour un retour à la normale ne sont pas réunies à l’heure actuelle. « Nous sommes prêts à travailler, mais il faut que nos collègues soient libérés, explique-t-elle à Jeune Afrique. Nous n’avons pas Internet, nous sommes coupés du monde, beaucoup de choses ne vont pas. » Ruth Leyuga est membre de la  Fako Lawyers Association (Fakla) dont le président, Felix Nkongho Agbor Balla, a été arrêté le 17 janvier.

La longueur de la grève et la réticence de certains acteurs à reprendre le travail mettent en exergue les tensions qui subsistent entre les anglophones et Yaoundé. Retour en trois dates-clés sur un conflit qui dure depuis six mois :

  • 11 octobre 2016 : les avocats, fer de lance de la contestation   

Le 11 octobre 2016, les avocats anglophones, présents dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun, lancent le mouvement de contestation en entamant une grève.

Les hommes en robe des deux régions regrettent l’absence du droit anglais dans le système judiciaire camerounais. Ils rejettent le code civil francophone et militent pour une reconnaissance de la Common Law dans les juridictions de leurs régions.

  • 21 novembre 2016 : le conflit se généralise

Le 21 novembre, les enseignants, qui dénoncent notamment la « francophonisation du système anglo-saxon d’éducation au Cameroun », se mettent à leur tour en grève. Bamenda, capitale de la région du Nord-Ouest, devient le foyer de la contestation. Le conflit prend de l’ampleur. Miné par le chômage, le Cameroun anglophone se sent abandonné par le pouvoir central et exige du gouvernement davantage d’implication.

Progressivement, des velléités fédéralistes se greffent aux revendications sociales ; des voix s’élèvent en faveur d’une partition du Cameroun. Dans la rue, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre se multiplient.  Des négociations sont entamées par le pouvoir mais Yaoundé procède également à de nombreuses arrestations. Parmi les interpellés, on trouve notamment des avocats, comme Maître Felix Nkongho Agbor Balla.

  • 17 janvier 2017 : #Bringbackourinternet

Le Cameroun s’enfonce un peu plus dans la crise le 17 janvier, lorsque le gouvernement décide de priver le Nord-Ouest et le Sud-Ouest d’internet. Sur place, les conséquences se font très vite sentir. Sans internet, Buéa, baptisée la « Silicon Mountain » en raison du nombre importants de start-up qu’elle accueille, est fortement pénalisée. Plus globalement, l’ONG Internet sans frontières estime qu’en 60 jours, la coupure a fait perdre 2,69 millions d’euros à l’économie camerounaise.

Sur Twitter, le hashtag #Bringbackourintern et est utilisé par les internautes en réaction à la coupure opérée par le pouvoir central. Deux mois après, la campagne se poursuit sur les réseaux sociaux, le Cameroun anglophone étant toujours en pénurie de réseau. Une situation qui préoccupe à l’international. Le 13 avril, François Louncény Fall, représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale, a appelé les autorités camerounaises à résoudre cette crise au plus vite

 

Source: Jeuneafrique

Karim Wade au Sénégal avant…

Karim Wade est annoncé à Dakar le 12 mai prochain. On sera à un peu plus de deux semaines de la fin des dépôts des listes pour les législatives de juillet prochain (26 au 30 mai). Quinze jours plus tard, informe un proche des Wade, son père débarquera à son tour dans la capitale où il compte effectuer la grande prière de la Korité, précisément à la mosquée Massalikoul Djinane.

D’après nos informations, Karim Wade entend s’impliquer personnellement dans les derniers réglages pour une liste unique de l’opposition.

Quid du «Protocole de Doha» ? Nos sources indiquent qu’il n’existe aucun accord écrit, que tout était verbal. Et sur ce plan, jurent nos interlocuteurs, l’ancien ministre d’État a respecté son engagement. Il devait, une fois gracié, s’éloigner momentanément du Sénégal pour éviter des rassemblements susceptibles de troubler l’ordre public. Ce qu’il a fait depuis sa libération au mois de juin 2016.

 

Source: Seneweb

La coopération mauritano-saoudienne dans le domaine militaire évoquée à Djeddah

Le vice prince héritier saoudien, l’émir Mohamed Ben Selmane s’est entretenu lundi à Djeddah avec le ministre mauritanien de la défense, Diallo Mamadou Batia.

Selon l’agence saoudienne d’information, les deux hommes ont évoqué la coopération bilatérale dans le domaine militaire et les moyens de la développer, en plus de questions d’intérêt commun.

Côté mauritanien les entretiens se sont déroulés en présence du chef d’état major des armées Mohamed O. Mohamed Cheikh O. El Gazouani et l’ambassadeur de Mauritanie en Arabie Saoudite Mohamed Mahmoud O. Mohamed Lemine, et du côté saoudien il y avait le chef d’état major des armées, le général Abderrahmane El Benyan, le conseiller au cabinet royal responsable du bureau du ministre de la défense Fahd El Issy.

Source : Sahara Medias

Une femme nommée Chef d’une commission de l’ONU en Afrique

Vera Songwe, a été  nommé secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA). Par le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres,

cette quadragénaire  camerounaise, déjà connue en Mauritanie , pour avoir servi Entre 2011 et 2015 comme  directrice des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, au Cap Vert, en Gambie, en Guinée Bissau et en Mauritanie,  s’illustre en étant  la première femme de l’histoire à occuper ce poste, ayant préalablement occupé le  Bissau-guinéen Carlos Lopes, démissionnaire.

Maxou

pointschauds.info

Barrow demande 1000 soldats sénégalais, Macky envoie la moitié

En lieu et place des 1000 soldats sénégalais demandés par la Gambie, c’est un contingent de 500 Sénégalais qui est attendu chez Adama Barrow, dans les prochains jours.

L’annonce est d’un haut responsable militaire de l’armée gambienne qui renseigne que le Sénégal a décidé d’envoyer la moitié des effectifs demandés. Les troupes sénégalaises, dont la venue est hâtivement préparée par les autorités gambiennes, seront hébergées à Mansakonko. Elles auront pour mission de former les forces de l’ordre gambiennes et serviront de réserve pour assurer la sécurité du président Barrow et certains points stratégiques, renseigne le quotidien L’As.

Seneweb.com