Festival de Ouadane : au-delà de la réussite – [Maxi Reportage Photos]


S’inscrivant dans le cadre du festival annuel des villes anciennes, l’édition de Ouadane a été une réussite sur le triple plan culturel, économique et touristique. Cette réussite compromise, selon certains, par l’intensité du vent de sable qui s’est abattu sur la région dés l’ouverture du festival, se résume de manière éloquente par la réponse d’un visiteur Français invité à se prononcer sur le sujet.

Le vent de sable, avait-il dit, est une composante essentielle des nuances du désert et l’élément qui fait toute l’originalité du tourisme au sahara. Il en accentue la magie tout comme il cristallise les peurs et les appréhensions développées à son endroit par ceux qui vivent dans les régions tempérées.

Il aurait été, par conséquent, dommage de visiter Ouadane et la lisière des grands Ergs sans avoir à affronter un authentique vent de sable pour s’assurer qu’il ne s’agit ni d’un mythe, ni d’un fantasme sortit tout droit de l’imaginaire de certains voyageurs en mal  de sensations fortes.

Et le Français de continuer : je pense d’ailleurs que le vent de sable, dans ses manifestations les plus effroyables, avait été la principale source d’inspiration d’Antoine de Saint Exupéry quand, désespéré et livré en solitaire à l’immensité d’un désert inhospitalier, il avait pensé le chef d’œuvre du petit prince.

Au-delà de la réussite de Ouadane il y’a cependant la dimension symbolique, la portée économique et la fonction diplomatique d’un festival devenu, par la volonté du président Mohamed Ould Abdel Aziz, la détermination des ministres Cissé mint Boyde et Bamba Ould Deramane et par le savoir faire du Directeur de la Fondation des villes anciennes Mohamed Mahmoud Ould Sidi, un fidèle reflet de la situation générale du pays.

Sur le plan sécuritaire, un enjeu et un défi de taille, il convient de noter que la présence en toute quiétude aux portes de Ouadane, de l’Adafer et de Lemreyya de diplomates et de touristes européens, dont des personnalités de statures internationales, est une preuve de la pacification de l’Adrar qui doit normalement amener le Quai d’Orsay à revoir son évaluation des risques du tourisme en Mauritanie.

A travers son Directeur Général Adjoint, Mohamed Ould Mohamed Mahmoud et une équipe compétente dont son délégué en Adrar Mohamed Ould Soumbara, l’Office National du Tourisme semble d’ailleurs avoir compris les enjeux sécuritaires et marketing du festival et la nécessité de les stimuler par une stratégie de communication adaptée.

Cette équipe s’est, tout de suite, déployée de manière à mettre en évidence le climat ambiant d’insouciance festive mais aussi et surtout à provoquer l’adhésion des tours opérateurs européens présent, à une dynamique de mise en confiance des touristes occidentaux potentiels.

Dans le domaine de la symbolique la présence la plus significative fut celle de la Mauripost à travers son Directeur Général Moustapha Ould Abdalla épaulé de Moctar Ould Chadhili et de Mohamed Lemine Ould Taher, respectivement Directeur du Réseau et Directeur des Etudes.

La Mauripost a exposé des timbres rares dont un spécimen datant de 1971 sur le thème de la lutte contre le racisme, un autre sur les villes anciennes et un troisième spécialement consacré à l’édition de Ouadane.

Interrogé sur le rôle culturel du timbre, le Directeur de Mauripost a répondu, qu’outre son statut d’ambassadeur itinérant pouvant accéder à chaque foyer à travers le monde, le timbre est un support de choix pour la promotion de l’art, de la culture, des richesses naturelles, mais aussi de la faune et de la flore.

Grâce aux philatélistes, avait conclu Ould Abdalla, le timbre est aussi une sorte de mémoire du pays dont il consigne, dans des œuvres immortelles, les étapes clés de l’évolution.

Si, par ailleurs, les stands des douze wilaya ont témoigné de la richesse et de la diversité du patrimoine culturel mauritanien, la rue des 40 savants, le mystérieux mausolée de Taleb Ahmed Ould Touerjenne, la demeure du saint homme Kounta Choumad et la rituelle Degdaga des Aghzazir, furent les principaux pôles d’attraction et les sites et rites de Ouadane élevés au rang de curiosités touristiques.

Dans le stand du Guidimaka la troupe musicale Peulh de Didal Jalal a souvent tenu en haleine les visiteurs et a donné au festival cette touche particulière qui fait ressurgir, de la nuit des temps, les origines ancestrales de la culture mauritanienne dans sa forme contemporaine et plurielle.

Sur le plan politique et intellectuel, l’édition de ouadane a été rehaussée par la présence de personnalités de divers horizons.

Tout d’abord par celle de Louleid Ould Weddad, qui reste le maître incontesté de Ouadane, et de ses invités dont Boidiel Ould Houmeid et Ould Moctar El Hacen. Louleid a, semble-t-il, instruit la tribu majoritaire des Amgarij à l’effet de mettre ses maisons à la disposition des visiteurs. L’appel a été suivi à 99,99 %, un peu à l’image des élections en Europe de l’Est du temps du communisme sauf que pour le cas d’espèce, la transparence été totale. C’est en tout cas une preuve que l’éminence grise de Ould Taya résiste bel et bien aux aléas de parcours des restructurations même si quelque part certaines rivalités continuent de penser, qu’avec le soutien du président Aziz, elles peuvent lui ravir le leadership de Ouadane.

Il y’a également une forte délégation de l’UPR dont les plus en vue sont Mohamed Yahya Ould Horma, Hacenna Ould Ahmed Labeid, le Député de Tichit, Mohsen Ould El Hadj, Mariem Mint Maloukif et Samba Ould Saleck.

Il y’avait aussi la présence remarquée de Ghaiss Ould Abidine Sidi, Cheikhna Ould Nenni petit fils d’une lignée de héros résistants de Ouadane, Mohamed Fall Ould Oumère journaliste et grand connaisseur de la culture mauritanienne et du conteur Yahya Ould Rajel.

Quant à la présence des hommes d’affaires, elle était massive et doublement bénéfique pour la ville de Ouadane.

Furent particulièrement notées les présences de Limam Ould Ebnou, de l’expert Moulaye Zein Ould Weddady, de Taki Ould Touerjenne et de tant d’autres qui ont traduit en retombées économiques leur attachement au patrimoine culturel national.

Pour les désagréments, certaines personnalités étrangères peu habituées aux caprices climatiques du désert, furent indisposées par le vent de sable avant d’être prises en charge par Cheikhna Ould Nenni qui les a déplacées dans un lieu plus clément et où les conditions étaient nettement plus citadines.
Parmi elles il y’avait l’ambassadeur de France et le chef de la mission de coopération, les ambassadeurs de Chine, du Sénégal, du Maroc, de Gambie et le consul général de Guinée.

Quant au coté endurance qui consacre le dépaysement et le courage face aux épreuves, il y’avait le froid, la poussière, les mauvis esprits de la montagne, les Djinns de la légende des sables et beaucoup, beaucoup, beaucoup de Peshmergas.

M.S.Beheite Avec Cridem, comme si vous y étiez…

Ould Haiba : « Il y’a trois messages forts à décrypter du festival de Ouadane »


La 2ème édition du festival des villes anciennes tenue dans la cité antique d’Ouadane constitue l’évènement majeur sur la scène nationale ces derniers jours.

Cet évènement qui a coïncidé avec la célébration de l’anniversaire de la naissance du prophète (PSL), s’est caractérisé par la participation remarquée des différentes villes anciennes du pays, en plus de la participation de délégations arabe, africaine et étrangère.

L’expert Mohamed Salem Ould Haiba a assisté à cette manifestation comme il avait participé à la 1ère édition tenue l’année dernière à Chinguitty. Al Moostaqbul l’a rencontré et a eu avec lui l’entretien que voici portant sur cette manifestation ainsi que sur les problèmes sécuritaires au Mali voisin. Voici dans son intégralité cet entretien :

Al Moostaqbul : Vous avez assisté à la cérémonie de lancement de la 2ème édition du festival des villes antiques, organisée à Ouadane. Quelle évaluation faites-vous de cette manifestation ?

Mohamed Salem Ould Haiba : Je voudrais tout d’abord exprimer mes sincères remerciements à l’agence d’informations Al Moostaqbul pour l’intérêt qu’elle porte aux questions nationales et pour l’opportunité qu’elle m’offre de m’exprimer sur des sujets intéressants l’opinion publique nationale. Le festival d’Ouadane est différent de celui de Chinguitty dans la mesure où il renvoi trois messages forts.

Le premier message adressé à l’opinion publique nationale en général et à l’opposition en particulier porte sur la solidité des liens entre la Mauritanie et le Qatar. Cela s’est traduit par la présence d’une délégation qatarie de haut niveau conduite par un ministre d’Etat qatari accompagné d’un représentant de la Fondation caritative présidée par Cheikha Moza Ben Nacer Al Mesned, l’épouse de l’Emir du Qatar ainsi que l’ambassadeur du Qatar à Nouakchott. Ce message montre que l’Etat du Qatar soutient la Mauritanie, sa stabilité et la prospérité de son peuple.

Le deuxième message constitue un démenti cinglant de la rumeur faisant état d’insécurité au nord de la Mauritanie en général et dans la région de l’Adrar en particulier. Le grand nombre de touristes qui a fait le voyage du Sénégal vers Ouadane par voie terrestre dément cette rumeur malveillante, sans compter les vagues d’européens venus par voie aérienne. Tout ceci prouve que la Mauritanie est une destination sûre pour les touristes.

Le troisième message a trait à l’enthousiasme et à la détermination des habitants de Ouadane à faire réussir toute manifestation qui se déroule chez eux quelque soit son ampleur et le nombre de ses invités. Je profite de votre tribune pour féliciter chaleureusement tous les ressortissants de la ville d’Ouadane pour leur hospitalité et la qualité de l’accueil qu’ils ont réservé à l’ensemble de leurs hôtes.

Dans ce domaine, les populations d’Ouadane ont tenu à assurer à chacun un agréable séjour et ne se sont pas déchargé sur le ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports pour l’accueil des hôtes. Ils ont réussi à combler tous les déficits dudit ministère en termes d’organisation, de supervision, etc.

Félicitations donc aux populations de Ouadane pour ce succès éclatants qui ne me surprend guère connaissant les habitants de cette ville, leur passé glorieux ainsi que leur rayonnement culturel. J’espère que le gouvernement s’occupera de la restauration des monuments de la cité antique et à accélérer la construction de la route menant vers cette ville historique comme je demande au gouvernement de soutenir le patrimoine riche et diversifié des bibliothèques de la ville qui constituent de véritables trésors qu’il convient de préserver contre les aléas du temps.

L’évocation du festival d’Ouadane me conduit à exprimer mon profond regret du fait que cette manifestation d’envergure ait été mal appréciée par l’opposition boycotteuse qui l’a boudé. A signaler que c’est la deuxième erreur du genre après le boycott par cette même opposition du défilé militaire organisé dans le cadre des festivités commémoratives de l’indépendance nationale et de la fête des forces armées et de sécurité.

L’histoire de la Mauritanie, son patrimoine, sa civilisation tout comme ses forces armées ne sont l’apanage d’aucun pouvoir. Il s’agit de symboles appartenant à tous les citoyens mauritaniens. En conséquences la revalorisation de cet héritage est de notre responsabilité à tous quelque soit nos appartenances politiques.

De même les forces armées et de sécurité doivent forcer l’estime de chacun d’entre nous et nous devons exprimer notre solidarité à ces corps qui défendent l’intégrité territoriales et veillent à la sécurité des biens et des personnes. C’est l’occasion de saluer la présence des leaders des partis de l’opposition ayant participé au dialogue, en particulier le président du part El Wiam monsieur Bodiel Ould Houmeid, le président Messaoud Ould Boulkheir ainsi que les autres leaders de parti qui ont fait le déplacement de Ouadane ou qui s’y sont fait représenté.

Al Moostaqbul : comment avez-vous trouvé la participation des autres villes anciennes à ce festival ?

MSOH : il y avait une forte présence. Toutes les wilayas étaient représentées et le niveau de représentation était élevé. Comme je l’ai dit tantôt le gouvernement doit soutenir les populations d’Ouadane et restaurer les monuments de cette ville historique ; il doit aussi accélérer son développement et promouvoir ses potentialités touristiques. Les populations d’Ouadane ont réservé un accueil enthousiaste à tous les hôtes et ont redoublé d’effort lorsqu’une forte tempête s’est abattue sur la cité sans influer toutefois sur la beauté du festival et la minutie de l’organisation. J’espère que ce degré de réussite fera tâche d’huile et que la prochaine édition prévue l’année prochaine à Oualata connaitra le même succès.

Al Moostaqbul : les affrontements entre les forces armées maliennes et les éléments du mouvement sécessionniste MNLA a poussé des milliers de personnes à se réfugier dans les pays voisins au Mali dont la Mauritanie. Certains milieux maliens soupçonnent les autorités maliennes de soutenir les rebelles de l’Azawad. Quelle lecture faites-vous de la position officielle de la Mauritanie vis-à-vis de e problème ?

MSOH : ce soupçon n’est fondé sur aucune base fiable. Cette affaire ne date pas d’aujourd’hui. Il s’agit de revendications vieilles de près de deux décennies. Ce qui se passe aujourd’hui n’est qu’une évolution nouvelle de cet affrontement dont la Mauritanie n’a rien à voir. Il s’agit d’une affaire intérieure au Mali. Dire le contraire relève de la volonté de nuire à l’image de notre pays.

Il y a à peu près dix jours j’ai eu un contact téléphonique avec l’un des dirigeants militaires du MNLA a qui j’ai posé la question de savoir si la Mauritanie est réellement impliquée dans cette affaire. Il m’a répondu par la négative, ajoutant que son mouvement entretient avec notre pays les mêmes relations qu’avec l’Algérie, le Niger, etc. c’est-à-dire un Etat frontalier avec la région de l’Azawad. Il m’a assuré que dans leur lutte de sécession, aucun de ses Etats ne les soutient.

La Mauritanie dispose de tant de problèmes et de défis qui devaient l’occuper à soutenir les gens de l’Azawad ou d’autres encore ! ce problème concerne le Mali qui entretient de bons rapports avec la Mauritanie, en conséquence les déclarations véhiculées par certains journaux maliens et certains journaux et sites mauritaniens est sans fondement. De fait, ce n’est pas la première fois que des rumeurs de ce genre sont propagées pour ternir l’image de la Mauritanie et la mettre en mal avec ses frères africains et arabes.

Vous vous souvenez sans doute que lorsque l’Emir du Qatar a visité notre pays où il a supervisé avec Ould Abdel Aziz à la signature de 12 conventions de coopération touchant plusieurs domaines, des rumeurs ont indiqué qu’il a expulsé du pays sans être accompagné à l’aéroport. Il s’agissait de simples rumeurs, d’ailleurs vite démentie par la chaleur de la rencontre entre les deux responsables en Tunisie.

En effet, au cours de cette visite, l’Emir s’est dit étonné de telles allégations portant sur sa visite en Mauritanie. La Mauritanie ne s’ingère guère dans les affaires des touaregs et ses relations avec le Mali sont excellentes à l’image des relations avec les autres pays voisins comme l’Algérie, le Maroc, le Sénégal.

Comme vous le savez, j’étais à Ouadane et j’ai constaté le haut niveau de participation du Qatar à cette manifestation culturelle. Ce qui constitue un autre démenti des allégations faisant état d’incompréhensions entre la Qatar et la Mauritanie. Comme vous le savez l’Emir du Qatar n’a pas hésité à soutenir les révolutions arabes contre les régimes despotiques.

Tout le monde connait le rôle positif joué par son altesse dans le soutien aux peuples victimes de guerres et de catastrophes naturelles, en particulier en Somalie ainsi que le rôle important dans la résolution de conflit dans plusieurs pays arabes et islamiques dont le Soudan, le Liban et la Palestine. La réconciliation entre le Fatah et Hamas a provoqué l’ire du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Ce qui constitue la preuve qu’il s’agit de quelque chose de très positif pour les palestiniens.

Al Moostaqbul : Ne pensez-vous pas qu’en soutenant les touareg, la Mauritanie veuille trouver un soutien dans a lutte contre AQMI, en éloignant cette dernière de ses frontières ?

MSOH : La Mauritanie n’a pas besoin des touaregs pour lutter contre les éléments d’AQMI qui en réalité ne sont que des coupeurs de route et des trafiquants de drogue. La Mauritanie coordonne avec les pays voisins, en particulier l’Algérie, le Niger et le Mali en matière de sécurité. Comme vous le savez ces Etats dispose d’un Etat major commun pour lutter contre le terrorisme. La Mauritanie est le seul pays à avoir poursuivi ces terroristes jusque dans leurs bases arrières au nord du Mali où elle leur a fait subir de cuisantes défaites.

Ainsi la Mauritanie n’a pas besoin de touaregs, car elle dispose d’une armée forte et opérationnelle en termes de ressources humaines, d’équipements et d’armements modernes, en plus de cela, elle dispose une base de renseignements militaires dont ont profité plusieurs pays dont le Mali. Le problème des touaregs existe depuis une trentaine d’années et à chaque fois ils déclenchent la guerre puis signent un pacte de paix, puis reprennent les armes plus tard comme c’est le cas aujourd’hui.

Le seul élément nouveau aujourd’hui c’est la campagne de dénigrement menée contre la Mauritanie. Cette campagne sera mise à nu comme ce fut le cas pour la campagne mensongère concernant la détérioration de nos relations avec l’Etat du Qatar.

Tourisme: 134 touristes achèvent un parcours officiellement appuyé.


Les 134 touristes venus dans le cadre de l’opération charter organisée par le ministère chargé du Tourisme ont terminé leur parcours et sont rentrés à Atar aujourd’hui pour reprendre l’avion vers la France, a indiqué une source officielle.

Les tour-opérateurs présents ont assuré aux autorités de leur décision "d’être là pour la prochaine saison touristique". En attendant, d’autres voyages comme celui-ci seront organisés pour un certain nombre de touristes de profils variés afin de faire connaître la destination à de nouvelles catégories de touristes traditionnellement présents sur d’autres parcours dans les déserts d’ Afrique du nord ou d’Asie centrale, selon la source.

Le charter affrété par les autorités mauritaniennes était destiné à "briser le blocus maintenu contre la destination Mauritanie depuis deux ans maintenant" selon les autorités.

Parmi les tour-opérateurs invités en Adrar, il y a des grands noms dans le tourisme d’aventure dans le monde, dont notamment Allibert, Balaguère et Point Afrique.

La cité ancienne de Ouadane retrouve son prestige de foyer de la culture


La deuxième édition du Festival des Villes Anciennes qui se déroule actuellement à Ouadane, à 180 km d’Atar, dans le nord de la Mauritanie, se poursuit. Dans la froideur des nuits ouadanaises, le medh, la poésie, le conte, le théâtre, la musique traditionnelle ont eu voix au chapitre avec la présence d’artistes venus de toutes les wilayas de la Mauritanie.

Entourée d’une muraille, aujourd’hui en état de ruines, Ouadane est une ville construite sur une colline. "La population qui y vivait pratiquait la culture du sorgho, de l’arachide, des palmeraies, du blé. Aujourd’hui, la population de Ouadane n’a pas beaucoup de publicité par rapport aux autres villes de Mauritanie", explique Mouhamédou Ould Abidine Sidi Ahad, un habitant de Ouadane.

Le Festival des villes anciennes a pour objectif justement de mettre en relief tous les aspects du patrimoine matériel et immatériel des villes anciennes de Ouadane, Tichitt, Chinguetti et Oualata ainsi que le rôle spirituel, culturel, commercial et scientifique qu’elles ont joué des siècles durant.

Autrefois, Ouadane était une ville caravanière, un carrefour très important d’échanges de produits de consommation. "L’histoire nous édifie que Ouadane fut une grande ville développée", éclaire le maire de Ouadane Dadde Ould Salama.

D’ailleurs, à l’ouverture de la deuxième édition du Festival des Villes Anciennes, la Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports Cissé Mint Cheikh Ould Boide a rappelé que cet "évènement est une manifestation de rencontres, de cultures et de patrimoine dont tous doivent contribuer au développement en poursuite du rôle historique joué par ces citées historiques".

Pendant une semaine, de très bonnes soirées artistiques et culturelles rempliront cette deuxième édition du Festival des Villes Anciennes. La cité ancienne de Ouadane, comme Chinguetti en 2011, continue à rappeler qu’elle était un foyer de la culture et qu’elle méritait d’être classées Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO en 1996.

Le festival est marqué par des conférences, des documentaires su l’histoire et le rôle des villes anciennes, des expositions de manuscrits, des foires d’artisanat mauritanien, des compétitions atistiques et culturelles, des sports traditionnels.

Après une ouverture très timide en raison d’une tempête de sable qui a soufflé sur une bonne partie du pays, la deuxième édition du Festival des Villes Anciennes se poursuit à Ouadane.

Babacar Baye Ndiaye

Sur la route de Wadane (2).


Le front dunaire se dessine loin à droite. Il se rapproche parfois de la route qu’il occupe de temps en temps. A gauche, ce sont les étendues plates de l’Aftout (Avolle) sur les premiers cinquante kilomètres, de l’Inchiri ensuite.La monotonie des paysages n’est rompue qu’à quelques 45 km de la ville d’Agjawjet (Akjoujt) à l’apparition de Temaagouth, la dernière montagne au sud selon le parler berbère de ces contrées. C’est que la toponymie est le seul lieu de conservation de cette langue qui n’est plus parlée que par des minorités qui s’en cachent d’ailleurs. Des villages éparpillés sur la route qui ont troqué justement les anciennes appellations pour d’autres, plus arabisés, plus «convenables» à l’air du temps. Ce n’est pas le propre de cette route, mais quelque chose qu’on voit partout en Mauritanie : Bavrayshiya qui devient Dubai, Dhbay’iyaat devenant Al Açmaa, Oumkreye devenant Elbeledou Ettayib… partout…

Et puis Agjawjet (Akjoujt), ville minière qui semble avoir l’âge de la chaîne des Mauritanides dont les affleurements l’entourent. Le plus vieux relief du monde a fini par marquer de son poids cette ville surgit de nulle part. Si l’on excepte quelques trois ou quatre – au plus cinq – maisons bien bâties, on peut facilement oublier que cette ville a vu des milliards de dollars extraits des entrailles de ses montagnes (avec le cuivre et l’or) ; qu’elle a fourni aussi plus de 70% des cadres ayant eu à gérer l’économie nationale soit en tant que hauts fonctionnaires (ministres des finances, de l’économie, des mines, des pêches…, gouverneurs de la Banque Centrale, dirigeants de grands projets, directeur de la SNIM…), soit en tant qu’hommes d’affaires ayant ou non bénéficié de l’époque des «généreux» prêts bancaires. En termes de richesses, l’époque de la prédation devait avoir plutôt bénéficié aux ressortissants de cette région.
La ville a dû son existence aux mines. Elle doit beaucoup à quelques-uns de ses fils qui ont refusé de l’abandonner. On vous cite aisément Maurice Benza qui fut son député, Abeydi Ould Qarrabi qui fut son maire, ses populations laborieuses qui ont tenu sur place malgré l’exode des plus forts, malgré la fermeture des mines dans les années 80 et 90, malgré l’état des routes tout ce temps-là… C’est le lieu de rendre hommage ici à ces dizaines de personnes qui ont continué à fouiller, bêcher pour cultiver une terre de plus en plus ingrate, pour produire quelques carottes, quelques tomates, maintenir en vie une palmeraie qui demandait plus d’efforts chaque guetna…
Yaghref… on comprend ici pourquoi les habitants de l’Adrar ont une longueur d’avance sur les autres habitants de l’espace Bidhâne : la valeur du travail. Ici, on cultive son jardin. Quel qu’en soit le prix. En plein désert, au milieu de nulle part, au loin se dessine déjà le mur du plateau de l’Adrar. Tout le monde semble s’occuper. Les cultures, malgré le déficit pluviométrique, ont été bonnes. C’est ce qu’on vous dit. Les troupeaux de chameaux sont lâchés dans les champs et les réserves fourragères de l’hivernage passé. Une exploitation maximale des dons de Dieu.
Ayn Ehl Taya… même ambiance, celle où le travail est une valeur et non une torture. Il est vrai qu’il y a eu un coup de main heureux, mais n’empêche, le fonds était là. D’ailleurs, comme dit Pasteur (ou Pascal, je ne sais plus) : «le hasard ne favorise que les esprits préparés». L’apport extérieur ne peut vouloir dire quelque chose que si, déjà sur le terrain, existe une volonté de bien faire.
Mohamed Fall Oumeir

Ce qu’à dit le président de la République au personnel du Ministère de la santé.


Il y a une semaine, le président de la République a rencontré les cadres du ministère de la santé au palais brun. Pour le département de la santé, cette rencontre, témoigne de l’intérêt que le chef de l’Etat accorde à ce secteur névralgique. On en veut pour preuve, les nombreuses visites inopinées qu’il a eu à effectuer dans les structures sanitaires, aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays. La volonté politique ainsi affichée par les pouvoir publics s’est vite matérialisée par le processus d’équipement des structures de santé en matériel de pointe (scanner) et de construction et l’ouverture de centres spécialisés (Oncologie, cardiologie, service d’urgence, hôpital mère et enfant etc. L’édification de ces infrastructures permet non seulement de rapprocher les prestations de santé des citoyens particulièrement les plus nécessiteuses, mais également d’économiser d’importantes sommes consacrées aux évacuations médicales à l’étranger.

Durant ses rencontres avec l’ensemble des acteurs du secteur de la santé, les hauts responsables, conseillers, directeurs, chefs des programmes, médecins de Moughataas, et les diverses organisations syndicales, le président de la République a insisté sur la nécessité et l’urgence de mettre la santé à la portée des citoyens mais surtout de rétablir la confiance entre le Médecin et le malade.

Conscient que le chemin pour l’atteinte des OMD passe par l’octroi des citoyens des services de santé de qualité, le chef de l’Etat a exhorté les acteurs du secteur à plus de suivisme, à davantage de sollicitude et de disponibilité vis-à-vis des citoyens.
Comme à chaque rencontre avec le personnel du département de la santé, le président de la République s’est appesanti sur l’urgence résoudre l’épineuse question du déficit en ressources humaines, notamment en personnel spécialisé dans des centres urbains, dans les structures de proximité. C’est dans cette optique que s’inscrit justement, la création des écoles de santé dans certaines régions du pays. (Kiffa, Sélibaby…). Sur ce point précis de la formation, le président de la République a indiqué que certains pays ont déjà manifesté leur désir d’apporter à notre pays leur expertise dans le domaine. Sous peu, des médecins de certains pays frères officieront dans certaines de nos structures.
L’autre question non moins importante abordée par le Rais est relative à l’approvisionnement et la commercialisation des médicaments. Dans ce cadre, le président de la République a rappelé les mesures prises par le gouvernement pour mieux canaliser les flux d’approvisionnement, le contrôle de qualité des produits. Ces mesures visent à offrir plus de moyens pour lutter contre les produits de contre façon.
Pour que les principales préoccupations ainsi exprimées ne restent pas sans effet, le ministère de la santé a mis en place une commission de mise de mise en œuvre les recommandations du chef de l’Etat.
Au terme du grand oral du 31 janvier, les citoyens se demandent quelle suite sera donnée à leurs préoccupations. Les citoyens souhaitent voir s’améliorer l’accès aux soins et aux prestations de qualité, la disponibilité des médicaments à des prix à abordables. Les citoyens veulent également voir baisser pour ne pas dire disparaître l’absentéisme dans les structures de santé, le déficit d’accueil dans les urgences de santé, la normalisation des cliniques privées, le coût des médicaments etc.

Sur la route de Wadane (1).


D’abord la problématique de la transcription du nom de cette ville (et pas seulement de cette ville). On devrait corriger cette transcription en utilisant le W pour Wadane et pour Walata, et non utiliser la série de voyelles (OUA) qui ne reproduisent pas forcément le son recherché. و=w et non ‘oua’. Si l’on s’y résout enfin, penser aussi à Timbédra qui devrait s’écrire «Timbedgha» : les Français qui prononcent le ‘r’ en ‘ghayn’ avaient choisi le ‘r’ pour transcrire le nom tel qu’ils l’entendaient, cela devait être corrigé depuis leur départ. Ne pas oublier de restituer le ‘g’ d’Agjawjejt (Akjoujt), celui de Tijigja (Tijikja), le ‘j’ de Elmijriya (Moudjéria)…
La ruée vers le nord a commencé la veille. Pour moi, elle commence ce vendredi matin. Cela fait quelques temps que je ne suis pas allé de ce côté. Rien de changé.

Beaucoup de postes de contrôles qui semblent avoir pour unique fonction celle de vous faire perdre le rythme du voyage et donc de vous faire perdre du temps. Gendarmes et policiers ont une question aux lèvres : «arrvouna ‘liikoum» (faites-vous connaitre par nous, ou encore présentez-vous à nous) et si l’un d’eux veut aller dans le registre de l’originalité, il vous dit d’un ton sec : «emn m’aana ?» (qui est avec nous ?). Poser cette question à quelqu’un de ma culture amène nécessairement la réponse suivante : «je ne sais pas», parce qu’elle est la manière consacrée chez moi de savoir le conjoint de l’interlocuteur. Moi je ne connais pas les conjoints de ces policiers et de ces gendarmes. D’où le quiproquo qui peut fatalement mener à une incompréhension. Au bout de laquelle il faut expliquer à l’interlocuteur que ce qui est recherché, c’est de savoir si la voiture et son chauffeur sont en règle. On va, grâce au permis, savoir l’identité de ce dernier. «Vous n’allez pas nous enseigner notre travail, nous voulons savoir qui vous êtes».Vous pouvez leur donner n’importe quel nom, l’essentiel est qu’il sonne «vrai», comme s’il s’agissait d’une notoriété. «Aywa shikhsir ?» (qu’est-ce qui en résulte de mal ?). Rien sauf que le policier ou le gendarme a eu une mauvaise information, qu’il n’a pas fait le travail demandé par son chef qui veut avoir les noms de tous ceux qui passent par ici pour faire la démonstration de son efficacité. Un réflexe de la période des BR, finalement pas trop loin…
Mohamed Fall Oumeir

Scandale technique au service de cardiologie de l’hôpital Cheikh Zayed…


Cher monsieur le directeur,
Qui que vous soyez, permettez à un observateur de vous féliciter d’abord pour l’état de votre hôpital et la qualité humaine de son personnel. Nous avons en effet été agréablement surpris par l’état général du bâtiment et des services vus en général de l’extérieur et pour ce cas délicat, de l’intérieur. Rien des calamités qu’on peut trouver dans d’autres hôpitaux de la place n’est visible sous vos responsabilités.

Cela dit, permettez-nous de vous faire part d’un sérieux problème particulièrement lamentable au service de cardiologie. Après avoir cherché dans Nouakchott un certain petit appareil nommé Holter, on a appris que seul l’hôpital Cheikh Zayed en dispose à cette heure.

Il s’agit d’un dispositif portatif permettant d’enregistrer l’activité cardiaque pendant 24H afin de déceler une éventuelle arythmie qui ne se déclencherait qu’à certains moments de la journée hors consultation médicale.

Cet appareil peut mesurer  7cm sur 5 et coûter entre 1000 et 2800 euros soit à peu près rentabilisé en un mois ou deux selon l’appareil vu le tarif pratiqué au service à savoir 15000 un pour en disposer pendant 24h, pile de 200 un non comprise !

Figurez-vous qu’au service cardiologie de votre grand hôpital, il n’y a qu’un seul vieux Holter pour tout le service ! De là des queues impossibles allant jusqu’à 20 jours à un mois pour pouvoir se passer les uns les autres cet appareil à mettre sur soi pendant 24H. Apprenez que cette antiquité a rendu l’âme aujourd’hui ! Impossible de trouver dans votre hôpital ni pour aujourd’hui ni pour demain les fils électriques usés reliant les électrodes à l’appareil.

L’infirmier a beau bricoler les fils au scotch à base de mille «  bismillahi rahmani rahim » scandés  comme un appel au miracle ; rien n’y fait, les fils sont pourris, usés jusqu’à la honte pour un tel hôpital ! Pourtant le centre de cardiologie est plein d’ordinateurs dernier cri qui coûtent une fortune, même celui de la caissière, à vue d’œil, coûte autant ou plus cher que le holter fatigué !

Est-ce sérieux ? Cet appareil ne coûte rien ! Il est disponible sur internet et vous pouvez le commander de votre bureau ! Trouvez-vous normal que les infirmiers passent leur temps à bricoler les fils électriques d’un appareil si sensible ? Trouvez-vous normal qu’en payant 15000 un on oblige tout le monde à aller encore dehors acheter une pile de 200 un ? Un tel service avec autant de gens compétents ne peut-il pas avoir un stock de piles ?

De plus, trouvez-vous normal que l’obtus surveillant des lieux, avec un air de petit esprit copiant ce qu’il croit être l’air lumineux d’un homme de compétence, estime qu’en cas de défaut du matériel de la maison, on décale notre rendez-vous prochain aux calendes bédouines de sorte que même si le lendemain le bricolage fonctionne vous ne puissiez pas en profiter car il faudrait alors décaler tous les rendez-vous qui attendent ce petit appareil ?

Merci monsieur le directeur de prendre note de ce billet d’un citoyen lambda qui s’est fait rembourser ses 15000 car il ne s’agissait pour lui que d’un banal bilan de santé à titre préventif. Mais que deviendront les autres, tous ces vieux, toutes ces vieilles qu’on a vus attendre de 8H du matin à 12H pour rien ; pour un appareil usé, seul en service, devenu défectueux pour services rendus…

Cordialement

http://fr.wikipedia.org/wiki/Holter_cardiaque

http://www.leguide.com/sb/leguide/recherche/str_MotCle/Holter/org/3/t/1/7040203.htm

Des cadres de Ouadane contribuent au festival pour un montant de plus de 20 Millions d’UM


Plusieurs observateurs de la 2 éme édition du festival des villes anciennes à Ouadane ont constaté que des personnalités et cadres de cette ville connue pour l’hospitalité de ses habitants, ont ouvert leurs maisons pour accueillir des délégations et invités, prenant ainsi en charge un investissement spécial, extra – budget de 215 millions d’Ouguiyas, alloué par le ministère de la culture au festival.

Une élite de cadres issus d’un groupe social faisant partie des fondateurs de la cité historique, se sont sentis interpellés par l’intérêt que présente un tel événement pour éclairer le patrimoine et l’histoire des ancêtres.

Ce groupe de cadres, dirigé par Docteur Mohamed Lemine Ould Mohamed El Haj, figure connue au ministère de la santé, a initié l’organisation et coordination d’activités parallèles d’accueil pour alléger la pression sur celles officielles.

Ce groupe a réussi à collecter 20 millions d’Ouguiyas qui a permis d’accueillir, dans les meilleures conditions, les délégations et invités de marque, traduisant ainsi l’originalité et la noblesse des habitants de cette localité historique.

L’appartement du docteur Mohamed Lemine Ould Mohamed, un vaste ensemble de pièces construites avec des pierres, suivant le style architectural ancien finement modernisé, servit de carrefour ouvert , salon culturel et social pour les invités de marque, venus de toutes les Wilayas du pays. On y partage au menu, toutes les questions se rapportant à la cité d’ouadane, les incidences du festival et les questions d’intérêt national, en général.

Pour la circonstance, une tente traditionnelle a été dressée aussi dans la cour, témoin du patrimoine vivant de l’homme Ouadanais et ses nobles valeurs islamiques.

Par son accueil de la 2éme édition du festival des villes anciennes, Ouadane vit ces jours- ci une intense activité, malgré le vent violent de sable et tempête, qu’un journaliste a qualifié de « vent de l’histoire » . Il fait ainsi allusion au fait que les gens du bled disent que ces vents sont venus dépoussiérer l’histoire et patrimoine d’Ouadane et le renouveler à nouveau.

En fait, les vents qui ont mis à terre hier, les tentes du ministère de la culture, sont ceux là même qui ont soufflé des siècles durant sur les vestiges de Ouadane et que les autorités officielles tentent, à travers ce festival de réduire quelque peu.

Seules les maisons des fils d’Ouadane sont restées debout, face aux tempêtes du temps, pour s’ouvrir à l’acceuil des visiteurs, venus de tous les horizons. Les diverses commissions constituées par le groupe social en question, ont réunit les meilleures conditions pour ce grand mariage culturel de Ouadane.

Entre autres personnalités de cette élite on peut citer, en plus de Mohamed Lemine Ould Mohamed El Haj, docteur Mohamed Lemine Ould Baba, Mohamed Lemine Ould Naty et nombreux autres anonymes, hommes et femmes de Ouadane.

Sidi Ould Lemjad

http://www.emjad.net/

Ouadane: Les USA financent la restauration du mur de l’enceinte de l’ancienne ville.


Grâce à un financement de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Mauritanie, le mur de l’enceinte de la ville de Ouadane sera restauré et préservé. Le montant de ce financement, destiné à préserver la richesse culturelle de Ouadane, est de 18 millions UM, obtenus auprès du Fonds de l’Ambassadeur pour la préservation culturelle.

"Nous espérons que ce projet aidera à préserver la riche tradition de la ville de Ouadane", a déclaré mardi matin, en marge de la pause de la pierre du projet de restauration du mur de l’enceinte de la ville de Ouadane, la première conseillère de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique Carol Kalin, au nom de Joe Ellen Powell, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Mauritanie.

"Nous espérons aussi que ce projet servira aussi comme moyen de promotion pour les compétences des artisans locaux, pour leur connaissances et leurs expertises dans le domaine de la conception architecturale traditionnelle", a poursuivi Carol Kalin.

Babacar Baye Ndiaye