Faux médicaments : Une filière interdite mise à nu par la TVM

TVM-Faux medicaments- rimweb.net

La Télévision de Mauritanie (TVM) a diffusé mercredi soir dernier 4 septembre courant , le premier épisode de son programme d’enquêtes,  faisant partie d’émissions nouvellement créées, traitant suivant une approche libre et inédite, le phénomène des faux médicaments.

Le programme a évoqué des cas précis de négligence avérée  que le ministère de la santé s’empressait régulièrement de démentir  en bloc et de façon catégorique  jusqu’à l’heure.

L’émission s’est caractérisée par le professionnalisme entrepris par l’équipe auteur du reportage et par sa présentatrice  Maghlaha Mint Lilly ainsi que par Dr Zeinebou Mint Haidy, directrice adjointe de l’hôpital de l’Amitié d’Arafat, qui s’est exprimée avec franchise et sérieux au cours de ce programme très suivi, ayant suscitant une forte et appréciable audience du public.

En soulevant des sujets tabous, la TVM s’élève au rang approprié qui sied au rôle de ce média public, se constituant du coup  ennemi juré des puissants  lobbys qui s’activent dans les domaines de la corruption, qu’elle s’attelera à mettre  publiquement à nu grâce aux jets et cameras du programme précité.

Dans le même contexte, notons que  la TVM a créé un autre programme divertissant nommé « Messa-a El Khayr » (Bonsoir), désigné ironiquement par certains mordus des réseaux sociaux par « Messa-a Khiera », allusion à la Directrice Générale de cet organe officiel Mme Khiera Mint Cheikhani, citée par certaines sources au sein de ce média officiel de superviser  en personne cette émission.

Pour  suivre l’émission vidéo cliquez ICI….ICI…ICI

Source : leveridique

Le top 10 des pays africains les plus espionnés par les USA

usa-espion-rimweb.net

L’Afrique n’a pas été épargnée par le programme secret de surveillance des Etats-Unis, baptisé Prism. Ce dernier est destiné à collecter les données en ligne des gouvernements, des entreprises et des particuliers du monde entier – hormis ceux des Etats-Unis – et est associé au logiciel Boundless Informant qui permet d’analyser de manière précise et détaillée ces données. Ces programmes ont été dévoilés par l’ancien consultant de la NSA (National Security Agency), l’agence nationale de sécurité américaine chargée du renseignement, Edward Snowden, qui s’est confié au Guardian et Washington Post en juin dernier. Ils montrent aux yeux du monde comment les Etats-Unis espionnent l’Internet et certains réseaux de téléphonie. Depuis 2007, le programme Prism collecte les mails, les fichiers, les photos, les communications audio ou vidéo, toutes les informations transitant via le web. Les entreprises espionnées étant Microsoft, Google, Facebook, Skype, Yahoo !, YouTube, Paltalk, Aol et Apple.

A titre illustratif, pour le seul mois de mars 2013, la NSA a analysé 97 milliards d’informations avec Boundless Informant. Les cinq pays les plus surveillés étant l’Iran (14 milliards d’informations recueillies), le Pakistan (13,5 milliards d’informations recueillies), la Jordanie (12,7 milliards d’informations recueillies), l’Egypte (7,6 milliards d’informations recueillies) et l’Inde (6,3 milliards d’informations recueillies). Plus encore, les communications téléphoniques d’une trentaine d’ambassades étrangères à Washington étaient écoutées, car des microphones y étaient installés.

Rang Pays
1er Egypte
2e Kenya
3e Libye
4e Tanzanie
5e Somalie
6e Algérie
7e Soudan
8e Ouganda
9e RD Congo
10e Zimbabwe

Les 10 pays africains les plus surveillés par les Etats-Unis

L’Egypte occupe donc le quatrième rang mondial et le premier rang des pays africains les plus surveillés par les Etats-Unis, plus espionnée que la France.

Elle est suivie par le Kenya, espionné au même titre que l’Allemagne. Vient ensuite l’Algérie espionnée au même titre que la Turquie. La Tanzanie (pays dans lequel le président Barack Obama s’est rendu le 1er juillet 2013), la Somalie, l’Algérie, le Soudan et l’Ouganda suivent et sont aussi surveillés par les Etats-Unis, au même degré de surveillance que la France. Les deux derniers sont la RD Congo et le Zimbabwe.

Pendant sa récente tournée africaine (Sénégal, Afrique du Sud et Tanzanie), Barack Obama a pourtant déclaré, lors d’une conférence de presse en Tanzanie, que son pays voulait être le véritable partenaire de l’Afrique. « Je l’ai dit à travers l’Afrique, nous envisageons un nouveau modèle qui ne soit plus seulement basé sur l’aide et l’assistance mais sur le commerce et le partenariat », a-t-il déclaré. « Le but ultime, a poursuivi le président américain, est que les Africains construisent l’Afrique, pour les Africains. Et notre travail est d’être un partenaire dans ce processus, et la Tanzanie a été un de nos meilleurs partenaires ». Des partenaires qu’on espionne, dirait-on.

Réponse d’Obama

Au sujet des révélations d’Edward Snowden relayées par The Guardian et le Washington Post, Barack Obama ne s’est pas encore clairement expliqué aux Européens, qui, excédés, lui ont demandé des explications pressantes. Réagissant depuis Dar es Salam en Tanzanie où il était en visite le 1er juillet dernier, Obama a promis que les Etats-Unis fourniront à leurs alliés européens toutes les « informations » qu’ils réclament sur les activités d’espionnage électronique dont est accusée la NSA contre leurs représentations à Washington et à l’Onu. D’après le président américain, Washington continue « d’évaluer » le contenu d’articles de presse et les documents fournis par l’ancien consultant de la NSA Edward Snowden. Par la suite, les Etats-Unis « communiqueront de manière appropriée avec leurs alliés ». « Quand nous aurons une réponse, nous ferons en sorte de fournir toutes les informations voulues par nos alliés », a assuré Barack Obama, qui estime cependant que les pays vont toujours chercher l’information au-delà de ce qui est présenté dans la presse.

Mais déjà, la Direction nationale du renseignement américain (ODNI), qui coordonne les activités des 17 agences de renseignement américaines, dont la NSA, avait indiqué que les Etats-Unis « répondront de façon appropriée » à l’UE et à ses Etats membres par les canaux diplomatiques. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, premier officiel américain à réagir sur ce sujet, a d’ailleurs minimisé le sujet. « Je dirais que chaque pays dans le monde qui est impliqué dans les affaires internationales, de sécurité nationale, exerce de nombreuses activités afin de protéger sa sécurité nationale et toutes sortes d’informations qui peuvent y contribuer », a-t-il déclaré.

Au moment où les gouvernements européens exigent des explications des Etats-Unis, les gouvernements africains, eux, restent encore muets face à ces révélations.

Par Beaugas-Orain Djoyum pour le magazine Réseau Télécom No 63

Source : Ecofin

PAM : Communiqué de presse – [PhotoReportage]

FEMMES-PAM

Cérémonie officielle de remise de don de véhicules au profit du commissariat à la sécurité alimentaire (CSA)

Nouakchott – Dans le cadre de la mise en œuvre, du suivi et de la coordination de ses programmes, le PAM a remis lors d’une cérémonie officielle, jeudi 29 août, les clés de deux véhicules tous terrains (un LHD Hi lux double cabine six places et un Land Cruiser 200 station wagon GX V8 8 place) au commissariat à la sécurité alimentaire soit une donation totale à hauteur de soixante-dix mille cent quatre-vingt-huit dollars.

Par le présent don, le PAM espère renforcer les capacités du commissariat à la sécurité alimentaire afin de mieux faire face aux exigences du terrain de plus en plus difficiles.

En effet, une volonté commune s’est instaurée entre les deux partenaires afin de mettre les populations les plus vulnérables à l’abri de l’insécurité alimentaire et de leur faire gagner – un tant soit peu – leur dignité et leur confiance en soi.

A titre d’exemple, la crise de la sécheresse qui a sévi dans toutes les régions du Sahel en 2012, a entraîné une crise alimentaire et nutritionnelle particulièrement forte en Mauritanie. Afin d’y faire face, le gouvernement mauritanien a élaboré le Plan Emel.

En parallèle à ce programme nationale, le PAM a fourni une assistance à plusieurs milliers de personnes à travers des distributions gratuites de vivres, la prise en charge nutritionnelle pour la prévention et le traitement de la malnutrition aiguë modérée chez les enfants et les femmes vulnérables, de l’approvisionnement des stocks alimentaires villageois (SAV) ou encore à travers des transferts monétaires en zones rurales et urbaines.

Dans son allocution, la représentante par intérim du PAM, madame Christine van Nieuwenhuyse, a tenu à saluer la collaboration qui existe entre l’agence onusienne et le commissariat à la sécurité alimentaire.

« Nous espérons que ce partenariat puisse se développer davantage dans les années à venir, à la fois pour les populations mauritaniennes qui ont souffert de la crise de la sécheresse que pour les réfugiés maliens installés dans le Sud-Est du pays ».

Et d’ajouter que « le PAM saisit cette occasion pour renouveler, son engagement à collaborer avec le gouvernement de la Mauritanie et plus particulièrement avec le CSA, pour relever les défis liés au développement et à la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition ».

Le PAM est le plus grand organisme d’aide humanitaire à l’œuvre contre la faim dans le monde. L’année dernière, plus de 97 millions de personnes dans 80 pays ont bénéficié de l’assistance alimentaire du PAM.

Suivez-nous sur Twitter @wfp_media

Pour plus d’informations, veuillez contacter (prénom.nom@wfp.org):

Christine Vannieuwenhuyse, PAM/Nouakchott, Tel. + 222 45 25 27 93 x 2100, portable: 20 38 55 99

Michael Sadleir, PAM/Nouakchott, Tel.+ 222 45 25 27 93 x 4005, portable: + 222 27 09 33 16

Judith Melby, PAM/Dakar, Tel. +221 33 849 65 00 x 2103, portable: +221 77 637 59 64

 

RIMWEB VOUS Y MÈNE EN IMAGES……………..

Mauritanie: perturbations sur le réseau de Mauritel

Mauritel

De récentes perturbations sur le réseau de l’opérateur mauritanien des télécommunications Mauritel cause beaucoup de problèmes aux consommateurs. Depuis le 27/08/2013, ils ne peuvent ni passer des appels, ni naviguer sur Internet. En somme, ils sont coupés du monde.

Dans un communiqué publié par la société de téléphonie mobile, il s’agit d’une « légère dégradation sur le réseau». Un dysfonctionnement que Mauritel minimise, mais qui a déjà des conséquences puisque plusieurs de ses abonnés se sont tournés vers les autres opérateurs télécoms du pays.

Toujours dans son communiqué, la société Mauritel indique qu’elle a envoyé des équipes sur le terrain pour le rétablissement du service dans les plus brefs délais.

hausse du prix des moutons à l’approche de la de l’Aïd el Kebir (Défense des consommateurs)

mouton

L’Association mauritanienne pour la protection des consommateurs dénonce la monté déjà du prix des moutons à quelques semaines de la fête de l’Aïd el Kebir.


Dans un communiqué reçu à Alakhbar, l’association craint que cela n’empêche e beaucoup de Mauritaniens d’accomplir ce rite religieux

On sent déjà la répercussion négative de la cherté des moutons sur la viande. Le prix du kilogramme de viande de mouton est monté jusqu’à 2500 UM (contre 18000 avant). Cela crée une situation dramatique pour le consommateur qui peine à trouver de quoi se nourriture, regrette l’association.

L’association s’étonne d’ailleurs de la cherté des prix du mouton dans un pays comme la Mauritanie qui bénéficie d’une richesse animale considérable.

Suite à cette hausse, les consommateurs sont tournés vers la viande blanche (poulet et poisson). Mais les prix de ces dernier ont, à leur tour en enregistré une augmentation, en raison de la forte demande. 

source:http://www.fr.alakhbar.info

Le goudron en Mauritanie est de Mauvaise qualité: L’état doit sévir contre les entreprises et ses controleurs

 goudron-rimweb.net

Les dernières pluies, comme du reste les premières, ont mis à nu la qualité du goudron de la voirie de Nouakchott. On croirait, comme nous l’avons dit au Calame que notre goudron est soluble dans l’eau. Quelque temps après la pluie, ce qui devrait être le beau temps dans la capitale s’est transformé en un véritable calvaire pour les conducteurs.  Partout,  des nids  de poules  ou devrais-je dire  des pattes d’éléphants ont poussé sur presque l’ensemble des axes de la capitale. Ils sont venus comme pour renforcer les différents  ouvrages réalisés, ça y est là par la SOMELEC ou la SNDE pour faire passer leurs câbles ou leurs tuyaux.
Quelques endroits viennent illustrer et prouver la mauvaise qualité du goudron utilisé par les entreprises de travaux routiers. D’abord au niveau de poteau III, près de la centrale thermique d’Arafat,  devant le ministère du développement rural  et au carrefour Palmeraie devant les jardins de la mairie de Tevrag Zeina. Le gouvernement qui se vante d’avoir construit plusieurs centaines de kms de goudron à Nouakchott et à l’intérieur du pays ne devrait pas se lasser de voir l’état du bitume quelques petites années après. Les réparations effectuées par  endroits  se dégradent quelques temps après. Il importe dès lors de demander des explications aux  différentes entreprises nationales et privées ayant réalisé ses travaux à coup de milliards. La lutte contre la gabegie l’exige.
Source : Lecalame

 

12 millions de dollars us tirés de la vente du pétrole en juillet

dollars

La Mauritanie a tiré 12,24 millions de dollars us de la vente de pétrole au mois de juillet 2013, selon des indications officielles contenues dans un rapport publié par Financialafrik.

La production pétrolière tirée du champ offshore  de Chinguetti (70 kilomètres au Sud de Nouakchott), le seul actuellement en exploitation, a tourné autour de 7083 barils/jours. Elle affiche un léger recul par rapport au mois de juin.

En dépit d’une intense campagne de recherches on shore et offshore, l’histoire du pétrole mauritanien ressemble fort à un décollage raté. Ainsi, pour le champ Chinguetti, d’une production journalière de 120.000 barils, annoncée par les prévisions au début des années 2000, on retombe à un plancher de 7000 barils/jour.
Source : Financialafrik

Désignation des membres de la commission de gestion et de répartition du fonds d’aide à la presse privée

hapa-direction

Le ministre de la communication et des relations avec le Parlement en application a désigné une nouvelle commission chargée de la gestion et de la répartition du Fonds d’aide à la presse privée.

Tous les membres de l’ex commission, exception faite du président ont été renouvelés. D’un montent de 200 millions d’ouguiyas sur les comptes de l’exercice budgétaire de 2012, le Fonds d’aide à la presse privée pour l’année 2013, dont les acteurs de la profession souhaitent la révision appréciable à la hausse, n’a pas encore été annoncé. La nouvelle commission désignée se présente comme suit :

Président : M.Ahmedou Ould Mohamed Abdellahi Ould M’Boirick, membre du conseil de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel ;

Membres :

Cheikh Tidiane Dia, Directeur de publication du Quotidien « Le Rénovateur »
El Hacen Ould Moulaye Ely, Tenwir (Radios)
Aziz Ould Souvi (sites électroniques)
Ramla Mint Tajddine,
Issa Ould Yedali ; Chargé de au MCRP pour le ministère,
Ould Rais, conseiller juridique du ministre de CRP pour le ministère.

Source : Le Véridique

Les meilleurs talents de la TVM menacés de fin de détachement

Mme Khire Mint Cheikhany_directrice générale de Télévision de Mauritanie (TVM)

Suite à son entrevue avec le Président de la République M. Mohamed Ould Abdel Aziz, la toute nouvelle directrice générale de Télévision de Mauritanie (TVM) Mme Khire Mint Cheikhany, aurait décidé de rendre de certains fonctionnaires détachés à la TVM à leur département de profession.

La décision tant attendue, comporterait selon le confrère « meyadin » des personnalités qui ont brillé dans ce média officiel, considérés comme les vrais artisans de ses moments glorieux. Il s’agirait de :

Mohamed Vall Ould Ahmed, directeur commercial relevant du ministère de la communication,
Mohamed Ould Beheit, chargé de mission, détaché également du département de la communication,

El Hadj Oumar, directeur administratif, du ministère de la communication,

Mohamed Lemine Ould Minih, Prof. présentateur de l’émission « mougharabitt islamiye » (approches islamiques),

Mariem Mint Sbai, institutrice, présentatrice de l’émission « Ehtimamatt » (Intérêts)

Seloua Cherif, Prof Speakerine Journal télévisé

Maghlaha Mint Leily, Speakerine Journal télévisé

Cheikh Ould M’Haimed, enseignant, Speaker Journal télévisé. (Il a représenté la TVM à la récente émission Ligha Chaab organisée à Nema ) ainsi que de dizaines d’autres instituteurs qui présentent le journal TV en langues nationales,

Houriye Mint Moulaye Driss, directrice au département de communication, Speakerine Journal télévisé

Selon le confrère, la directeur générale de la TVM s’est dispensée également des prestations rendues par certains journalistes qui avaient accepté auparavant un départ volontaire avant d’être réintégrés de nouveau.

Source : Rapide Info

INTERDICTION DES SACHETS PLASTIQUES : Le sac en papier emballe les Mauritaniens

sachets

La Mauritanie a interdit depuis le 1er janvier 2013 la production, la commercialisation et l’utilisation des sachets plastiques sur l’ensemble de son territoire. Une mesure qui a fini par convaincre les populations des dangers de cette matière difficilement biodégradable sur la vie humain, de l’animal et de l’environnement.

 

A l’instar d’autres pays du continent et d’ailleurs, la Mauritanie a interdit depuis le 1er janvier 2013 la fabrication, la commercialisation et l’usage des sachets plastiques. Si cette mesure a connu au début des difficultés d’application, aujourd’hui, les Mauritaniens s’adaptent à force de campagnes de sensibilisation organisées par les pouvoirs publics, les Ong et les associations de quartiers. Des mesures dissuasives à l’encontre des contrevenants ont été prises : des peines de prison allant jusqu’à un an et des amendes pouvant atteindre un million d’Ouguiyas (environ 2 millions de F Cfa) pour les fabricants, les importateurs et les utilisateurs.

Aujourd’hui, en lieu et place des sachets plastiques, les pouvoirs publics ont incité les producteurs à recourir aux matières biodégradables.  »La majorité des déchets d’emballages plastiques ne sont pas collectés et se retrouvent dans le milieu naturel, terrestre et marin où ils sont parfois ingérés par quelques espèces marines et le bétail, entraînant leur mort » avait soutenu Amedi Camara, ministre mauritanien de l’Environnement.  »Près de 80% de bovins tués aux abattoirs de Nouakchott sont porteurs de sachets plastiques dans la panse », faisait-il savoir.

Selon des statistiques officielles, 56 000 tonnes de déchets sont produits dans la seule ville de Nouakchott dont 25% représentent des sacs plastiques. Et 70% des animaux meurent à cause des plastiques. Une étude du ministère de l’Environnement révélait qu’un Mauritanien peut utiliser en moyenne sept  »zazous » (appellation des sachets en langue locale) par jour, qui finissent souvent par terre entraînant ainsi une pollution environnementale. Dans son rapport de 2011 sur l’environnement, les Nations-unies, partenaires de la Mauritanie dans ce projet d’élimination des déchets plastiques, les qualifiaient de  »menace pour les écosystèmes et la santé humaine ».

Par cette mesure, la Mauritanie a suivi beaucoup de pays africains dont l’Afrique du Sud, l’Ouganda, la Tanzanie, le Kenya, le Rwanda, le Maroc, le Mali, la Somalie… pour ne citer que ceux-là. Hors du continent, tout comme l’Italie en 2011, la France envisage de faire de même dès janvier 2014.

En Mauritanie, la décision fait cependant grincer des dents. Les industriels producteurs des sachets plastiques se disent lésés. Ils craignent que cela ne les conduise à la faillite si le gouvernement ne les subventionne pas afin qu’ils puissent produire des sachets dégradables.

 

Un impact économique

 

Le Gret, une Ong française basée en Mauritanie, a créé en 2007 le projet Zazou, suite à la sollicitation du ministère mauritanien de l’Environnement, pour l’aider à lutter contre cette pollution multiforme. En six ans, une filière de collecte et de recyclage des déchets plastiques est créée et étendue à Nouakchott. Elle est confiée à 1 500 femmes regroupées dans 108 coopératives féminines. Absa Diop, présidente du GIE Zazou qui exploite un centre technique de traitement des déchets plastiques, a indiqué que le projet a généré des emplois et a profité à plusieurs familles. Aujourd’hui, d’autres coopératives sont nées dans plusieurs villes du pays. Même si les producteurs et les commerçants crient à la faillite, il faut reconnaître que cette mesure est bien accueillie par les populations. Mais après des réserves au début sous prétexte que les nouveaux sacs solubles dans la nature et biodégradables ne résistent pas à certains poids. Parfois, des clients non munis de sac solide renonçaient à l’achat au détriment du commerçant. Les Ong et les pouvoirs publics ont fini de convaincre les populations sur le bien-fondé et les bienfaits de la décision de faire disparaître les sacs plastiques, et les Mauritaniens ont bien adopté la mesure et participent activement à l’éradication des matières non biodégradables.

 

Porte ouverte au cancer

 

Les acteurs de la société civile n’ont pas manqué à l’appel des pouvoirs publics en prenant part à une campagne de sensibilisation en vue d’éradiquer totalement les sacs plastiques du paysage mauritanien. L’Ong Omassape, spécialisée dans les questions environnementales, avait organisé en juin dernier une rencontre avec l’ensemble de la société civile pour présenter les dangers du plastique et inciter les populations à mener une lutte âpre contre ces matières.

Mohamed Yahya Eba, président d’Omassape, a dressé un tableau sombre des dangers des sacs plastiques souples.  »La prolifération du cancer en Mauritanie est due en grande partie à l’utilisation des sachets plastiques souples », a-t-il soutenu, notant que dans ce pays, les tempêtes de sable et de poussière fréquentes emportent avec elles les plastiques. Il a informé qu’environ 500 milliards de sacs plastiques sont utilisés chaque année dans le monde dont à peine 1% seulement sont recyclés.

Conscient du danger, certains spécialistes de la santé mettent en garde contre l’utilisation des sacs en plastique ou en nylon pour le transport ou la conservation des aliments ou de la nourriture, en ce sens que ces matières contiendraient des substances cancérigènes. Les dernières études sur l’environnement ont d’ailleurs montré que la présence de résidus de matières plastiques dans le sang humain pourrait provoquer le cancer. Tout comme la présence des produits chimiques peut provoquer une maladie du foie ou des poumons.

En outre, les plastiques peuvent, même brûlés, causer une pollution des sols, de l’air et de l’eau. Chez les animaux, ils provoquent le blocage du tractus gastro-intestinal et la mort. Ils obstruent aussi les bronches des poissons et arrêtent leur respiration provoquant une mort par masse importante.

 

Dissuasion

 

Pour rendre plus efficace la loi criminalisant la fabrication, la commercialisation et l’usage des plastiques, les autorités avaient annoncé une série de mesures dissuasives avec des amendes atteignant un million d’Ouguiyas. Des délits sont retenus par décret d’application. L’utilisation des sachets plastiques souples soumet les contrevenants au paiement d’une amende allant de 3 000 ouguiyas (5 000 F Cfa) à 200 000 ouguiyas (environ 400 000 F Cfa), selon le degré de l’infraction. Pour la commercialisation, les mis en cause payeront une amende de 5 000 ouguiyas (7 500 F Cfa) à 500 000 ouguiyas (environ 1 000 000 F Cfa). Tandis que les producteurs s’exposent à une amende oscillant entre 10 000 ouguiyas (environ 17 000 F Cfa) à 1 000 000 ouguiyas (environ 2 000 000 F Cfa).

 

Source : ENQUETE