Le 1er Congrès du SNEM : Priorité du syndicalisme de lutte

snem-biram
Le Syndicat National des Etudiants de Mauritanie (SNEM) créée en 2006 a tenu son 1er congrès les 7- 8 juillet dernier sous le thème : « Pour un syndicalisme étudiant de lutte ».

Dans un mot tenu lors de la clôture des travaux de ce congrès, le secrétaire général du SNEM, Boubou Thiam tout en incitant son organisation à «  se battre pour ses droits » a adressé des remerciements aux partenaires (CUN, MAPROM) et aux intervenants : Dr Ba Mamadou Kalidou, Birame Ould Dadh Ould Abeid,  président de IRA Mauritanie, Ladji Traoré, Secrétaire général APP, Birame, Me Fatimata Mbaye , secrétaire général de l’APP, et Dame ba, membre fondateur du SNEM.

« Un étudiant qui ne lutte pas ne se prépare pas à la citoyenneté »

« Il nya pas de syndicalisme de lutte sans combat » telle est la conviction du Dr Ba Mamadou Kalidou professeur à la faculté des lettres de Nouakchott. Pour ce dernier tout syndicalisme de lutte repose sur une phase de « négociation » et une autre dite de « pression ». Pour ce dernier, toutes formes de syndicalisme de lutte doivent respecter «  les normes d’égalité, de justice et d’unité » pour avoir une durée de vie. D’après Dr Mamadou.K.B, le syndicalisme repose aussi sur la nation de masse, de légitimité , de résultat d’où le recours au concept : « Une attaque contre un seul, c’est une attaque contre tous ».

Tout en incitant les étudiants à contribuer à la consolidation de la vie de leurs cités, le prof Ba recommande aux étudiants : «  de garder la distinction des formes » en un mot agir dans les normes  afin de toujours légitimer leurs actions de revendication.

Le président de l’IRA Birame Ould Dadh Ould Abeid a fait une mise au point lors de son intervention :

« La lutte syndicaliste est avant tout politique » selon Ladji Traoré, Secrétaire général APP qui s’st désolé du manque de diversité de la salle. Un constat qu’il formule en ces termes : « Il nya pas de lutte victorieuse sans unité » comme pour demander aux étudiants de s’ouvrir aux autres communautés afin de traduire en acte la diversité culturelle du pays.

Jeunesse et droits de l’homme

Un des membres fondateurs du SNEM , Dame Ba a orienté son exposé sur « Jeunesse et droit de l’homme ». Pour cette personne ressource « La RIM exige que la jeunesse s’engage aujourd’hui » en faveur de la promotion des droits humains persuadé que «  le syndicalisme estudiantin est bien nécessaire pour l’acquisition des droits humains ».   

« Le mouvement syndical, c’est la raison d’être d’un étudiant » voilà le message clé adressé par Fatimata Mbaye, Présidente de l’AMDH (Association Mauritanienne de Droit de l’homme)  à l’assistance. Pour cette promotrice des droits de l’homme, les choses sont claires : « les universités ont un mot à dire dans les changements sociaux» avant d’ajouter  que le syndicalisme de lutte est une force contestataire qui prépare le relais en léguant « le combat ».

Au terme de ce propos , les membres du SNEM ont fait la surprise à Me Fatimata Mbaye en lui dédiant ce congrès où une minute de silence a été observée en la mémoire de Penda Gakou, une jeune mariée de 20 ans, violée et tuée avril dernier à Nouakchott.

La clôture de ce congrès a été aussi marquée par le lancement d’un featuring dédié au SNEM par les artistes Yéro Abdoulaye Sow et Ziza Gueye intitulé « Mili’temp ». Un duo musical qui vise à soutenir le Syndicat National des Etudiants de Mauritanie.

 

Awa Seydou

COMMUNIQUE DE PRESSE: CEREMONIE D’INAUGURATION POUR AMENAGEMENT DE L’ECOLE CHEIKH MOUSSA

 

COMMUNIQUE DE PRESSE
CEREMONIE D’INAUGURATION POUR
AMENAGEMENT DE L’ECOLE CHEIKH MOUSSA
 

Cermonie de Cheikh Moussa 2013 - rimweb 

Le mardi 16 juillet 2013 a eu lieu la cérémonie d’inauguration des aménagements de l’Ecole Cheikh Moussa en présence de Son Excellence Monsieur Hiroshi AZUMA, Ambassadeur du Japon en Mauritanie et Monsieur Ismaila Moussa BA, Président d’Ecole Cheikh Moussa.

 

Il s’agit du financement par le Gouvernement du Japon,au titre de l’Aide Japonaise Non-Remboursable pour les Projets Locaux (APL),pour un montant qui s’élève à quatre-vingt-trois mille deux cent sept (83.207) Euros soit environ trente et un millions (31.000.000) d’Ouguiyas,pour la  constructiond’un bâtiment scolaire d’un étage composé de cinq salles de classes, d’une bibliothèque et de six latrinesdans cette école.

                                                                     

L’objectif de ce projet est d’offrir de meilleures conditions d’accueil aux 975 élèves régulièrement inscrits dans cette école et améliorer les conditions de travail des 74 enseignants et employés au service de l’école. De plus, la mise à disposition d’une bibliothèque permettra de créer un environnement favorable à la lecture pour les élèves. Les latrines aussi serviront à améliorer les conditions d’hygiène et de salubrité au sein de l’école.

Nous espérons que ce projet d’aménagement de l’Ecole Cheikh Moussa contribuera à augmenter les performances scolaires des élèves de la Mougataa de Tevragh Zeina et jouera un rôle important dans le domaine de l’éducation, véritable pilier du développement social et économique des Nations.

—————————————————————————————————-

Nouakchott, le 16 juillet 2013

 

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR HIROSHI AZUMA,

AMBASSADEUR DU JAPON EN MAURITANIE,

A L’OCCASION DE LA CEREMONIE D’INAUGURATION DES TRAVAUX

D’AMENAGEMENT DE L’ECOLE CHEIKH MOUSSA

 

 

Monsieur Ismaila Moussa Ba, le Président d’Ecole,

Mesdames, Messieurs,

 

Je suis très heureux de procéder aujourd’hui à l’inauguration des travaux des « Projet d’aménagement de l’Ecole Cheikh Moussa », financépar le Gouvernement du Japon au titre de l’Aide Japonaise Non Remboursable pour les Projets Locaux. Je me réjouis plus particulièrement d’être dans cette scène formidable marquée par la présence du nouveau bâtiment.

Ce don, d’un montant de quatre-vingt-trois mille deux cent sept (83.207) Euros soit environ l’équivalent de plus de trente et un millions (31.000.000) d’Ouguiyas,a permis de construire un bâtiment scolaire d’un étage, composé de cinq salles de classes, d’une bibliothèque et de six latrines pour «l’Ecole Cheikh Moussa».

L’objectif de ce projet est d’offrir de meilleures conditions d’accueil aux 975 élèves régulièrement inscrits dans cette école et améliorer les conditions de travail des 74 enseignants et employés au service de l’école. De plus, la mise à disposition d’une bibliothèque permettra de créer un environnement favorable à la lecture pour les élèves. Les latrines aussi serviront à améliorer les conditions hygiéniques et sanitaires de l’école.

L’Ecole Cheikh Moussa, qui a vu le jour en 2003, est un complexe scolaire privé qui regroupe un jardin d’enfants, une école fondamentale, un collège et un lycée et participe activement à l’encadrement des jeunes. Cette année sera marquée par le dixième anniversaire de sa création, et c’est donc pour moi un immense plaisir aujourd’hui de réaliser ce projet en cette année mémorable.

Depuis son inauguration, l’Ecole Cheikh Moussa a déjà réceptionné des tableaux noirs, des photocopieurs, des cahiers etc. de la part de plusieurs entreprises japonaises. J’ai déjà eu le privilège d’assister à la cérémonie de remise des diplômes et j’espère que la culture japonaise se fera une place au sein de cette école et que nos relations se consolideront toujours davantage.

Nous espérons que ce projet d’aménagement de l’Ecole Cheikh Moussa contribuera à augmenter les performances scolaires des élèves de la Mougataa de Tevragh Zeina et jouera un rôle important dans le domaine de l’éducation, véritable pilier du développement social et économique des Nations.

Ainsi, ce projet correspond pertinemment aux principes globaux de la politique de Son Excellence Monsieur Mohamed OULD ABDEL AZIZ, le président de la République, qui a fait de la lutte contre la pauvreté une priorité.

Avant de conclure, je tiens à féliciter la performance de Monsieur Ismaila Moussa BA, le Président de l’Ecole Cheikh Moussa pour son excellente gestion du projet depuis la signature du contrat en mars 2013, et notamment pour l’achèvement des travaux dans les délais prévus.

Je formule le vœu aux responsables de cette école de veiller au bon entretien de ces bâtiments afin de les en perpétuer le plus longtemps possible comme symbole de solidarité entre nos deux peuples.

Je vous remercie.

 

Les résultats du Brevet (BEPC) 2013

Cliquer ICI

 

resultats du brevet 2013 - rimweb.net

INSOLITE:Pagaille et sabotage à la correction du brevet

ministre Education
Selon une source digne de foi proche du ministère de l’éducation, une énorme pagaille et un grand sabotage auraient prévalu la semaine passée à l’occasion de la correction du brevet. Ce qui donnera des résultats peu fiables, d’une part et pénalisera beaucoup d’élèves, d’autre part. La source fait porter l’entière responsabilité de cette situation au département concerné.

La source a précisé que le nombre de candidats à cet examen a atteint cette année 36 mille élèves. Si l’on suppose que chaque candidat utilise en Arabe par exemple trois feuilles pour répondre (certains utilisent jusqu’à six feuilles), le volume de copies à corriger est de 108 mille pages. Or, le ministère délégué chargé de l’enseignement secondaire n’aurait retenu que 20 professeurs selon la source pour corriger ces 108 mille copies pour la seule matière d’Arabe. Chaque professeur est alors tenu de corriger 5400 copies en cinq jours exigés par le ministère entre huit heures du matin chaque jour jusqu’à quatorze heures. Une petite opération de calcul permet de démontrer que le professeur doit corriger 1080 copies en six heures. Toute chose qui rend impossible la concentration, la précision et l’objectivité. Une seconde ou une troisième corrections auxquelles les correcteurs procèdent habituellement deviennent du coup impossibles. Selon la source ayant rapporté l’information, ce sabotage a concerné toutes les autres disciplines. Les professeurs correcteurs subissent de fortes pressions de certains responsables du ministère qui circulent dans les salles en leur demandant de finir rapidement la correction et en leur rappelant que le département n’est pas obligé de les payer au delà de cinq jours de travail. Les professeurs accusent le ministère de volonté avérée de dilapider les montants alloués à la correction à travers l’engagement d’un nombre très limité de professeurs correcteurs et à la limitation des jours réservés à cette délicate opération entre autres machinations que les responsables du secteur utilisent pour s’approprier la plus grande part du magot.

Source : Lecalame

Loupe du Jour : Patrimoines culturels, Patrimoine national

CHEIKH TIDIANE DIA- RENOVATEUR
Quand on parle de patrimoine culturel en Mauritanie, est-on dans le général ou dans le particulier ?
Car dans un pays où la diversité culturelle a du mal à se refléter à travers tous les symboles d’une nation plurielle et où les composantes qui y cohabitent sont censées avoir les mêmes droits mais où la différence est source d’exclusion, la notion de patrimoine culturelle mérité d’être posée au regard de tout ce qui s’exprime comme Valeur nationale.

Dans un ordre normal, cette réalité d’acceptabilité des particularismes, le général devrait être le générique et l’unificateur.

Mais quand « l’ordre normal » des choses a voulu faire que l’hégémonie culturelle réduit le droit au partage et relègue les patrimoines culturels des cultures minorisées au stade de simples folklores, on est bien dans une situation où les différences nationales deviennent des sources de contradictions identitaires.

La Mauritanie ne semble pas être jalouse de cette image multiculturelle qui devrait être un miroir bigarré où chacun serait fier de se regarder comme un narcisse adorant son paraître.

Il est dommage que cette représentation soit biaisée dans des domaines aussi importants que les médias audio-visuels où le temps d’antenne accordé aux autres frise le mépris. Alors qu’avec le reste du temps libre, on se paye le luxe de créer toutes sortes d’émissions au rythme illimité. Le secteur de la communication, celui de la culture, sont des exemples parfaits de cette non reconnaissance du droit à la différence.

Ni sur le plan des valeurs, ni sur le plan des promotions, on ne se sent dans un pays qui se veut arabo-africain. Partout ailleurs cette image est visible. Sommes-nous d’abord unis dans cette vision identitaire que l’on veut affirmer théoriquement alors que dans biens des domaines cela est loin de correspondre à la vérité. Il est temps de soigner cette image flagrante au lieu de l’aggraver par des simulacres de dispositions légales ?

Au nom de quoi doit-on continuer à se fonder sur des critères taillés sur mesure pour diviser la Mauritanie en majorité et en minorité alors que sur le plan des statistiques tout est à relativiser. Qu’à cela ne tienne, être majoritaire donne-t-il des droits à réduire les autres au stade de simples figurations ?

Encore que ce jeu, loin de profiter à l’unité nationale ne fait qu’entretenir le sentiment d’être le plus méritant par rapport aux autres. L’acception de minorité comme critère de jugement sème la confusion dans l’échelle des valeurs culturelles.

On ne peut pas bâtir une nation culturellement différente sur des préjugés qui disqualifient l’appartenance objective et effective des autres à un patrimoine avec grand P. Dès lors où les revendications à l’accès aux mêmes droits culturels dans le réservoir des valeurs nationales s’expriment à travers la fibre identitaire, il est devient aisé de verser dans le discours narcissique pour discréditer cette revendication.

Il est regrettable de fuir un débat duquel dépend le destin du vivre ensemble dans un pays riche par ses cultures mais où la mauvaise volonté éloigne davantage les chances de chercher des solutions à cette question de multi-culturalité qui est une marque historique déposée mais dont on éprouve du complexe à assumer comme il se doit

Cheikh Tidiane Dia

tidiane dia

L’éducation de l’enfant : islam

 coran-lumiere

Puisque le Coran est un code autant religieux que juridique, moral que social, il va sans dire qu’il évoque directement le sujet qui nous intéresse, à savoir celui de l’enfant. Mais il ne s’agit pas d’y trouver avec précision toutes les dispositions qui régissent la condition de ce dernier, car, comme chacun sait, le Coran est un mélange d’exposés dogmatiques, de prescriptions culturelles et cultuelles, des récits des événements de la vie des prophètes, mais « pris globalement, il constitue un code général de l’éducation qui concerne aussi bien l’adulte que l’enfant même grand ; celui-là n’est pas nommément désigné » [ Cité par N. Zerdouni ]

Cependant, il est à noter que les recommandations et interdictions contenues dans le Coran ne sont pas destinées à l’enfant immature, mais à l’enfant devenu responsable ou à l’adulte responsable de lui « bien que la conduite des enfants soit réglementée jusque dans les moindres détails, ce n’est pas à eux que s’adresse la Loi. C’est aux parents, aux gouvernantes, aux maîtres, aux chefs ou à la communauté tout entière qu’incombe la tâche de leur éducation et de leur correction, pour obtenir d’eux un conformité à la règle » [ Cité par Draz ]. Mais cela ne signifie pas pour autant que leur responsabilité est entièrement dégagée.

Analyse globale

Voici quelques versets coraniques qui font directement allusion à l’enfant, ils sont classés en 3 catégories :

    Il y a d’abord les versets qui énoncent les principes généraux de protection, d’assistance et de direction en vue d’assurer à l’être humain, un développement normal, la santé morale et physique, de pourvoir à ses besoins naturels, pendant son stade de faiblesse, d’incapacité de discernement.

 { Abraham dit : « Mon Seigneur ! Fais de cette cité un asile sûr. Préserve-nous, moi et mes enfants d’adorer les idoles} [ Sourate 14 – Verset 35 ]

 { Dis : Venez, et je dirai ce que votre Seigneur a interdit : Ne lui associez rien ; soyez bons envers vos parents ; ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté. Nous vous accorderons votre subsistance avec la leur : éloignez-vous des péchés abominables, apparents ou cachés ; ne tuez personne injustement ; Allah vous l’a interdit }

[ Sourate 6 – Verset 151 ]

{ Ne tuez point vos enfants par crainte de pauvreté ; Nous leur accorderons leur subsistance avec la vôtre.

Leur meurtre serait une énorme faute. }  [ Sourate 17 – Verset 31 ]

Nous constatons d’après ces quelques versets, qu’il y a une forte insistance à condamner l’infanticide et l’avortement, nous le reverrons plus tard.

    Ensuite il y a les versets qui énoncent les devoirs des enfants envers leurs parents :

{ … Vous devez user de bonté envers vos parents … } [ Sourate 4 – Verset 36 ]

 { Ton Seigneur t’ordonne (.) la bienfaisance pour les auteurs de tes jours. Soit que l’un d’eux ait atteint la vieillesse ou qu’ils y soient parvenus tous les deux, garde-toi envers eux de tout signe d’irrévérence ou de répulsion. Ne leur tiens qu’un langage des plus respectueux. Incline-toi humblement par tendresse pour eux, et adresse au ciel cette prière : « Seigneur, fais éclater Ta Miséricorde pour ceux qui m’ont élevé pendant mon enfance } [ Sourate 17 – Versets 23-24 ]

 { Nous recommandons à l’homme ses père et mère. Sa mère le porte dans son sein en endurant peine sur peine, et il n’est sevré qu’au bout de deux ans. Sois reconnaissants envers Moi et envers tes parents et [sache que] c’est à Moi que tout retournera. Toutefois, s’ils t’importunent pour que tu m’associes quelque chose dont tu n’as pas une science certaine, ne leur obéis pas, mais comporte-toi envers eux, dans ce monde, en honnête compagnon. }

[ Sourate 31 – Versets 14-15 ]

    Enfin, les versets qui fixent les devoirs et les droits du père et de la mère, les responsabilités du père vis à vis de l’épouse enceinte et de celle qui allaite.

{ Les mères qui veulent donner à leurs enfants un allaitement complet, les allaiteront deux années entières ). Le père doit assurer leur nourriture et leurs vêtements conformément à l’usage. Mais chacun n’est tenu à cela, que dans la mesure d ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage, à cause de son enfant, ni le père à cause de son enfant. Les mêmes obligations incombent à l’héritier. Si, d’un commun accord, les parents veulent sevrer leurs enfants, aucune faute ne leur sera reprochée. Si vous désirez mettre vos enfants en nourrice, aucune faute ne vous sera reprochées, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Craignez Allah ! Sachez qu’Allah voit parfaitement ce que vous faites }  [ Sourate 2 – Verset  233 ]

{ Si elles (les femmes répudiées) sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’au moment de leur accouchement. Si elles allaitent l’enfant né de vous, versez-leur une pension. Mettez-vous d’accord sur ce point d’une manière convenable ; mais si vous rencontrez des difficultés, prenez une nourrice pour l’enfant … } [ Sourate 65 – Verset 6 ]

Parmi les versets qui vont suivre, certains traitent spécifiquement des enfants orphelins, définissant la relation à établir avec eux, quant à leur éducation, leur prise en charge, et gestion de leurs biens. Enfin, d’autres mettent en garde les parents contre la tentation et l’épreuve qui risquent de les détourner de leurs devoirs vis à vis d’Allah par la soumission aveugle à leurs enfants, et à l’attachement affectif exagéré qui pourrait en découler. En effet, les enfants étant considérés par l’islam comme des biens de ce monde, qui sont donnés, et qui peuvent être repris par Allah à tout moment. Trop s’attacher à eux  pourrait impliquer, par exemple, un reniement d’Allah lors de la séparation. Le Coran y fait donc référence en mettant en garde les parents.

{ Ne touchez point aux biens de l’orphelin, à moins que ce ne soit d’une manière louable pour les faire accroître, jusqu’à ce qu’il ait l’âge fixé. Remplissez vos engagements, car les engagements, on en demandera compte }

[ Sourate 17 – Verset 34 ]

 { Rendez leurs biens aux orphelins (devenus majeurs). Ne prenez pas l’illicite en échange du licite (en substituant ce que les orphelins possèdent de bon à ce que vous possédez de mauvais).Ne substituez as leurs biens en les confondant aux vôtres. C’est un crime énorme.Gardez-vous de les consumer par prodigalité ou en vous hâtant de les en priver avant qu’ils ne deviennent majeurs } [Sourate 4 – Versets 2 à 6 ]

 { Sachez que vos biens et vos enfants constituent pour vous une tentation,

mais qu’une récompense sans limites se trouve auprès d’Allah } [ Sourate 8 – Verset 28 ]

{ Les richesses et les enfants sont la parure de la vie de ce monde, mais les bonnes actions impérissables recevront une récompense meilleure auprès de ton Seigneur et elles suscitent un meilleur espoir }

[ Sourate 18 – Verset 46 ]

        En définitive, la sourate qui concentre le plus de versets relatifs à l’éducation des enfants, est la sourate 31, intitulée sourate Loqman, d’après le nom d’un Sage de temps anciens, descendant d’Abraham , Cette sourate nous rapporte donc l’enseignement que Loqman dispensait à son fils.

Le premier enseignement qu’il lui donne est de rendre à Allah un culte pur, c’est à dire ne pas Lui attribuer d’autres associés [ Verset 13 ]. Ici, on peut lire le commentaire suivant émanant d’Allah et s’adressant à l’être humain :  { Sois reconnaissant envers Moi et ainsi qu’envers tes parents } [ Sourate 31 – Verset 14 ]

   Et lorsque Luqman dit à son fils tout en l’exhortant : { O mon fils, ne donne pas d’associé à Allah, car l’association à [Allah] est vraiment une injustice énorme } [ Sourate 31 – Verset 13 ]

 Ensuite, Loqman fait remarquer à son enfant qu’Allah est attentif et bien Informé de tout ce que nous faisons : L’enfant doit donc apprendre à bien se comporter, non pas de peur que ses parents ne le punissent, mais de peur qu’Allah « Qui voit tout », ne le punisse [ Verset 16 ]

{ Ô mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur.} [ Sourate 31 – Verset 16 ]

Comme nous l’avons vu plus haut, cette première étape de l’éducation doit être implantée dans l’esprit de l’enfant le plus tôt possible, avant l’âge de raison, toutefois cette éducation sera renforcée lorsque l’enfant sera en mesure de comprendre distinctement les différents concepts théologiques, c’est à dire dès 7 ans.

Loqman poursuit ses recommandations, en disant à son enfant de faire la prière : et nous savons, à ce sujet, que Mohamed a enseigné aux parents musulmans de faire faire la prière à leurs enfants dès l’âge de 7 ans. A la même époque, Loqman recommande à son fils de bien se comporter tout en lui enseignant la modestie [ Versets 17 à 19 ]

{ Ô mon enfant, accomplis la Salat, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise. Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance: car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes.} [ Sourate 31 – Versets 17 à 19 ]

 Ces versets portent essentiellement sur le bon comportement en société :

« en effet, à 7 ans, commence véritablement la socialisation de l’enfant, qui découvre qu’il doit se plier aux règles de la vie en société  et respecter autrui » [Cité par Amdouni ]

 Les versets qui suivent, incitent l’enfant à observer la nature autour de lui : « Ce sont autant de bienfaits de la part d’Allah ! » Et ils l’incitent aussi à avoir une attitude scientifique, c’est à dire à se fier à ses propres observations et à ne surtout pas écouter ceux qui donnent leur opinion sur un sujet qu’ils ne maîtrisent pas [ Versets 20-21 ]

{ Ne voyez-vous pas qu’Allah vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos d’Allah, sans science, ni guidée, ni Livre éclairant.   Et quand on leur dit:, ils disent : Est-ce donc même si le Diable les appelait au châtiment de la fournaise !} [ Sourate 31 – Versets 20-21 ]

Une telle démarche, chez l’adolescent, ne peut que le mener vers un plus grand respect d’Allah           « Créateur et Ordonnateur de l’univers ».

Atelier de restitution des travaux sur la diffusion et l’accès à l’information

RESTITUTION - YAHYA
Un atelier de restitution sur la nouvelle politique de diffusion et d’accès à l’information (DAI) de la BAD et au cadre d’engagement vis-à-vis de la société civile a été organisé par l’Ong Omassape en fin juin dernier au siège de France Volontaires. Présenté par Mohamed Yahya Eba, président de cette Ong, l’atelier a vu la présence de responsables d’Ong, d’experts de l’Association Mauritanienne de Suivi-Evaluation (AMSE) et de la presse.

Cet atelier de restitution au profit des responsables d’OSC, le premier du genre, a été l’occasion pour les participants d’échanger et de mutualiser leurs expériences dans le cadre de leurs activités.

D’emblée, Mr. Diallo Mamadou Moctar, président d’Ong, a tenu à faire un briefing du cadre d’engagement consolidé de la BAD qui permet une participation inclusive de la société civile. Il a ainsi rappelé les travaux de l’atelier de Tunis qui a réuni la quasi-totalité des OSC africaines. Il a expliqué à cette occasion le mécanisme d’engagement et de coopération entre la Banque Africaine de Développement et les organisations de la société civile. Il a également indiqué que le cadre d’engagement prend la dimension communication, dialogue et partenariat. Un plan qu’a développé le présentateur qui a pris part aux travaux des deux assemblées de la BAD tenues du 27 au 31 mai à Marrakech (Maroc).  Cette restitution, a soutenu Mr. Diallo, a été l’une des recommandations de l’atelier de Tunis afin de mieux partager les informations. Un plan d’action pour trois ans a été élaboré définissant ainsi un partenariat entre la BAD et les OSC.

Dans son intervention, Mohamed Yahya, présentateur du jour de la nouvelle politique de l’institution financière africaine (BAD), accès sur la communication, a indiqué qu’il s’agit d’un ensemble de questionnements auxquels il fallait répondre pour atteindre l’information capitale. Il a tenté de manière précise à répondre à toutes les questions à même d’éclairer les acteurs sur les différentes procédures devant aboutir à résoudre une question de développement économique, sociale et environnementale. Toutefois, il a étalé les perspectives sur les plans social et économique.

Après une présentation succincte mais on ne peut plus claire, un débat a été engagé entre les différents acteurs de la société civile. Un échange fructueux qui a permis aux participants, de mutualiser leurs expériences en la matière. Ainsi, à la lumière de la présentation faite par Mohamed Yahya Eba, les acteurs de la société civile sont d’accord que la mutualisation des expériences reste un facteur très important pour créer une synergie d’actions. « Nous avons besoin en tant que OSC, de mutualiser nos expériences » a soutenu Mohamed Yahya Eba.

La deuxième séquence de la restitution a concerné la journée de dissémination en Afrique du nord (Marrakech). Il a passé en revue les différents objectifs de l’atelier et les principaux changements induits par la DAI. Il a indiqué que l’objectif pour la BAD, c’est de développer l’Afrique avec plus d’ouverture. Tout cela pour aboutir à la bonne gouvernance, à la transparence, à la responsabilité avec comme impact, une meilleure collaboration avec les partenaires pour une bonne circulation de l’information. Pour la BAD, il s’agit de soutenir le développement et la transformation de l’Afrique à travers sa stratégie décennale (2013-2022).

Au terme de la restitution, Mohamed Yahya Eba, a tenu à remercier très sincèrement les acteurs présents mais surtout France Volontaires qui a mis à sa disposition son espace au profit des OSC. Toujours égal à lui-même, il a durant toute la présentation, montré sa maîtrise des questions de développement et son talent d’expert en la matière en ce sens que son exposé a été claire faisant profiter les acteurs de la société civile présents. Espérons qu’il y aura d’autres Mohamed Yahya Eba afin de permettre aux acteurs de profiter des expériences et de l’expertise des autres.

Badiana (RIMWEB) 

 

Une candidate malheureuse au bac tente de se suicider

SUIDE DE JEUNE ELEVE

Les résultats du baccalauréat, session 2013, commencent à tomber sur l’ensemble du territoire national depuis hier. A Kolda, une candidate malheureuse a tenté de se suicider en cognat sa tête sur un mur. Les sapeurs pompiers, appelés à la rescousse, sont arrivés à la maîtriser et l’ont évacuée à l’hôpital de Kolda, en même temps que d’autres, sujets à des malaises de divers ordres.

Bac 2013 – Découvrer les résultats sur Rimweb

Consulter le résultat du bac avec le Numéro du candidat en suivant ce  lien:

rimweb.net/bac13/bac12.php

 

BAC 2013

 

Bac 2013, les attentes …..!

Ce matin le 17/6/2013 quelque  35416 candidats sesont penchée  sur les epreuves du baccaleaureat 2013 sur l’ensemble du territoir national,
tres tot le matin les candidats et leurs parents ont  envahient les centres d’exemens pour participer aux epreuves du bac 2013 .

 BAC 2013-LYCEE NATONALA mi-journée , Sous un soleil ardent, les visages crispés des candidats et de leurs compagnons, au milieu d’un vacarme assourdissant et d’une anarchie indestructible, inspirent de la pitié et de la compassion.

 

L’angoisse étreint les cœurs de bon nombre de candidats y compris les meilleurs d’entre eux.

NOMBRE DE CANDIDATS

 http://www.fr.alakhbar.info/index.php?rex_resize=444w__bacc_2013.jpg

Pour le ministère de l’Education et son département chargé du secondaire « toutes les conditions sont réunies pour le succès de cette session ». La plupart des parents d’élèves présents ne sont pas de cet avis. Pour certains d’entre eux les conditions d’examen laissent à désirer. Les rumeurs de fuite des épreuves sontpersistantes. On accuse des professeurs et même des agents du ministère d’être derrière le trafic et la fuite des sujets d’examen. Dans ces conditions aucun candidat, fut-il le meilleur, ne peut être sûr de son résultat. D’autres parents d’élèvesaffichent plutôt une certaine sérénité. Ils espèrent, nous confient-ils, que les choses se déroulent normalement et que leurs fils, qui les ont «esquintés» durant toute une année scolaire, ou plus exactement durant toute une scolarité, sortent vainqueurs de cette épreuve.

 

Malheureusement les examens dans notre pays, particulièrement le bac, connaissent, surtoutces deux dernières décennies, un sabotage systématique. Les élèves les plus doués comptent souvent beaucoup plus sur le vol ou l’achat des sujets ou parfoisles deux pour réussir leur examen.Dans cette pratique, peu orthodoxe, leurs parents jouent parfois le rôle de complices.

 

Nous nous sommes rendus aux deux lycées de garçons 1et 2. Les présidents de ces deux centres nous ont bien reçus et nous ont accompagnés à l’intérieur deplusieurssalles d’examen. Là les candidats, que nous avons interrogés, nous ont exprimé leur satisfaction des conditions d’examen. Peut-être étaient-ils gênés par la présence des directeurs de centres ? Nous préférons les croire pour leur espérer bonne chance.