Yahya Jammeh félicité par les Etats-Unis

yaya-jammeh-president-de-la-gambie1Les Etats-Unis félicitent Yahya Jammeh, président sortant de la Gambie, qui a accepté d’opérer une passation pacifique du pouvoir après 22 ans au pouvoir, s’inclinant devant les résultats de la présidentielle du 1er décembre. Adama Barrow, chef de la coalition de l’opposition gambienne, a, selon les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI), remporté le scrutin.

« Je félicite le Président Jammeh pour avoir respecté les résultats et pour avoir accepté de transférer pacifiquement le pouvoir au président élu », déclare le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, dans un communiqué.

Jeudi, la CEI gambienne a annoncé que M. Jammeh avait accepté les résultats qui donnaient vainqueur le candidat de l’opposition. Dans son message, le numéro un de la diplomatie américaine félicite en premier le peuple de la Gambiepour l’élection présidentielle pacifique et démocratique.

M. Kerry annonce que les Etats-Unis sont reconnaissants à la CEI gambienne« pour sa gestion transparente et efficace du processus électoral ».

Washington qualifie d’historique la victoire d’Adama Barrow et espère que celle-ci inaugurera une nouvelle ère en Gambie.

Les Etats-Unis appellent à l’unité et au calme pendant la période de transition enGambie et exhortent le gouvernement gambien à respecter le droit des citoyens de se rassembler librement et d’exprimer leurs opinions sur les résultats des élections.

Source : VOA 

Histoire : quand la CIA faisait les quatre cents coups en Afrique

image174124-592x296-1464012816Lumumba, Neto, Mandela… Jugeant ces trois leaders trop « communistes » et donc éminemment dangereux, les États-Unis les combattirent farouchement. Par des moyens fort peu recommandables. Nouvelles révélations.

«Madiba a été le dernier grand libérateur du XXe siècle. » Ce 10 décembre 2013, dans le FNB Stadium de Soweto, Barack Obama ne tarit pas d’éloges sur Nelson Mandela, décédé cinq jours plus tôt. Tous deux ont un point commun : chacun dans son pays a été le premier homme de couleur à accéder à la magistrature suprême. Une consécration doublement improbable, ainsi que le rappelait le même jour le président américain : « Comme l’Afrique du Sud, les États-Unis ont dû surmonter des siècles d’assujettissement racial. »

Jusqu’en 2008, pourtant, le nom de Nelson Mandela, ennemi abhorré des États-Unis avant de se voir sanctifié post mortem, a figuré sur la liste noire des terroristes établie par le Département d’État.

Cinquante et un ans plus tôt, en août 1962, Barack Obama venait de souffler sa première bougie. Nelson Mandela, lui, militait depuis près de vingt ans à l’ANC, dont l’objectif était d’abolir l’apartheid. En 1960, le mouvement avait été interdit. L’année suivante, constatant l’échec de sa stratégie de la non-violence, Mandela fondait Umkhonto we Sizwe, la branche armée de l’ANC, qui allait mener des actions de sabotage contre diverses infrastructures publiques et militaires.

 Hors d’URSS, Mandela était considéré comme le communiste le plus dangereux !

Face au régime afrikaner, Mandela prône alors l’alliance entre nationalistes noirs et militants blancs du Parti communiste sud-africain, tout en se tournant vers les pays socialistes, Union soviétique en tête, pour financer sa lutte contre l’apartheid. Pour les États-Unis, qui entretiennent des relations fructueuses avec Pretoria, leur principal fournisseur d’uranium, il devient l’homme à abattre.

« Hors d’URSS, c’était le communiste le plus dangereux », résumait en mars 2016, deux semaines avant de pousser son dernier soupir, l’Américain Donald « Don » Rickard, 88 ans, par qui le scandale est arrivé. En août 1962, Rickard était officiellement agent consulaire à Durban – une couverture pour cet honorable correspondant de la CIA. Grâce à des informateurs introduits dans l’entourage de Madiba, il apprend que ce dernier s’apprête à effectuer une mission entre Johannesburg et Durban.

Disposant d’un faux passeport éthiopien au nom de David Motsamayi, Mandela compte se faire passer pour le chauffeur d’un Blanc aisé qui lui sert d’alibi, Cecil Williams, un activiste gay engagé dans la lutte antiapartheid.

Comment Mandela a été capturé

« J’ai découvert quand il viendrait [à Durban] et comment il y viendrait… C’est à partir de là que j’ai été impliqué et que Mandela a été capturé », confiait Rickard au réalisateur britannique John Irvin, dans le cadre d’un biopic en préparation,Mandela’s Gun, qui revient sur les années de lutte armée du futur président sud-africain. Un scénario évoqué depuis 1990, fondé sur le témoignage d’une source anonyme proche de Paul Eckel, l’ancien chef de station de la CIA à Pretoria.

En août 1962, ce dernier se serait confié en ces termes : « Nous avons livré Mandela aux services de sécurité sud-africains. Nous leur avons donné tous les détails […]. C’est l’un de nos plus jolis coups ! »

Au crépuscule de sa vie, Don Rickard a fini par reconnaître son rôle personnel dans cette arrestation qui allait aboutir à la condamnation à la réclusion à perpétuité de Mandela, en 1964. « Il aurait pu déclencher une guerre en Afrique du Sud », estimait, sans états d’âme, l’ancien agent, avant de conclure : « J’ai mis un terme à cela. » Ce n’est que vingt-sept ans plus tard que le leader emblématique de la lutte contre l’apartheid allait recouvrer la liberté.

Selon Zizi Kodwa, le porte-parole de l’ANC, les révélations du Sunday Times sur le témoignage de Rickard « confirment ce que nous avons toujours su : qu’ils [les services secrets américains] travaillent contre nous, et c’est encore le cas aujourd’hui ». Les tentatives visant à obtenir la déclassification des archives relatives à la collaboration de la CIA avec le régime de l’apartheid sont jusque-là demeurées vaines.

« La CIA et moi allions sauver le monde du communisme », déclare Don Rickard.

La carte Savimbi

Don Rickard n’est pas le premier vétéran à dévoiler les coulisses des opérations de l’agence de Langley sur le continent durant la guerre froide. Dès 1978, John Stockwell faisait paraître aux États-Unis In Search of Enemies: a CIA Story. Entré à la CIA en 1964, l’auteur a servi en Afrique pendant douze ans, de la Côte d’Ivoire à l’Angola en passant par la RD Congo et le Burundi.

« La CIA et moi allions sauver le monde du communisme », écrit-il pour résumer l’état d’esprit qui l’animait alors. Mais, au fil des opérations clandestines, son enthousiasme s’est émoussé. Dans son livre, John Stockwell revient en particulier sur le soutien que l’Agence apporta, en Angola, à l’Unita de Jonas Savimbi face au MPLA d’Agostinho Neto et José Eduardo dos Santos.

Les seconds se revendiquaient du marxisme-léninisme et bénéficiaient du soutien de l’Union soviétique et de Cuba. Savimbi, lui, se proclamait anticommuniste et fut soutenu par les États-Unis, l’Afrique du Sud de l’apartheid et les puissances occidentales en général.

La guerre civile angolaise durera vingt-sept années, au terme desquelles le MPLA finira par s’imposer. Elle provoquera quelque 500 000 victimes, 1 million de déplacés et laissera un pays exsangue, aux infrastructures détruites, infesté de mines antipersonnel. Selon Stockwell, les États-Unis portent une lourde responsabilité dans l’escalade du conflit. Deux ans après sa démission, qu’il remit en 1976, il préconisait la dissolution pure et simple des services clandestins de l’Agence, selon lui « incompatibles avec notre système de gouvernement ».

Au tour de Lumumba

C’est encore à un ancien agent devenu mémorialiste qu’on doit le récit détaillé de l’un des épisodes les plus marquants des opérations secrètes que mena la CIA au lendemain des indépendances africaines : la neutralisation de Patrice Lumumba, le charismatique Premier ministre congolais, au profit de Joseph-Désiré Mobutu, un officier ambitieux acquis à l’Occident.

Au cœur du dispositif de la CIA au Congo, de 1960 à 1967 : Lawrence « Larry » Devlin. En 2007, dans Chief of Station, Congo: Fighting the Cold War in a Hot Zone, ce dernier levait le voile sur les manœuvres de l’Agence visant à écarter Lumumba du pouvoir.

Soutenu par divers pays socialistes, Lumumba est vu par les États-Unis comme un homme dangereux, voué à basculer dans le camp du mal.

En juillet 1960, lorsqu’il devient le chef d’antenne de la CIA dans un Congo fraîchement indépendant, Devlin dispose d’une couverture classique, celle d’un banal consul. Le pays, qui dispose de ressources minières faisant l’objet de toutes les convoitises, semble au bord de l’implosion. Du Katanga au Kasaï, les mouvements sécessionnistes prolifèrent. Dans un contexte d’extrême tension avec l’ancienne puissance coloniale, Patrice Lumumba – qui partage le pouvoir avec le président Joseph Kasa-Vubu – rompt les relations diplomatiques avec la Belgique et menace d’appeler en renfort l’Union soviétique.

Soutenu par divers pays socialistes, de la Chine au Ghana, le fondateur du Mouvement national congolais est vu par les États-Unis comme un homme dangereux, voué à basculer dans le camp du mal. « Tôt ou tard, Moscou prendra les rênes, écrit Larry Devlin dans un câble adressé à Langley. Lumumba croit pouvoir manipuler les Soviétiques, alors que ce sont eux qui tirent les ficelles ». Allen Dulles, le directeur de la CIA, lui répondra personnellement : « Son départ doit donc être pour vous un objectif prioritaire et urgent. »

L’agent déploie alors tout l’arsenal classique des opérations tordues. Disposant d’un budget (fort important pour l’époque) de 100 000 dollars, il organise des actions de contestation contre Lumumba, cherche à isoler ce dernier politiquement, incite Kasa-Vubu à le démettre. Mais l’indocile Premier ministre s’accroche à son siège. Décision est donc prise d’employer les grands moyens.

En septembre 1960, tandis qu’il patiente dans l’antichambre du président Kasa-Vubu, Devlin voit débouler un colonel d’à peine 30 ans, Joseph-Désiré Mobutu, que Lumumba a nommé chef d’état-major. Brandissant la menace d’une imminente invasion soviétique, l’officier va droit au but : « L’armée est prête à renverser Lumumba […]. Puis-je considérer que les États-Unis nous soutiennent ? » La CIA vient de trouver son supplétif. Au mémo que Devlin adresse à Langley pour rendre compte de son plan, Allen Dulles répondra : « J’ai confiance en vous. »

Dès septembre 1960, Mobutu tente un premier coup d’État. Lumumba est arrêté, mais la légitimité fait défaut au nouveau régime, tandis que le Premier ministre déchu bénéficie de la protection de l’ONU et du soutien d’une partie de l’armée. Un certain Joe de Paris, débarqué de Langley, présente alors à Devlin une pharmacopée empoisonnée destinée à éliminer physiquement Lumumba. Mais « Larry », pas convaincu, estime préférable de laisser les Congolais sceller son sort.

Le 17 janvier 1961, Mobutu livre Patrice Lumumba à son ennemi juré, le leader katangais Moïse Tshombe. Un peloton commandé par un officier belge l’exécute le soir même. Il faudra quatre années supplémentaires au chef d’état-major pour s’emparer du pouvoir, en novembre 1965. Mobutu n’a pas demandé la bénédiction de Washington, mais la CIA, obligée de prendre le train en marche, le soutiendra pendant trente ans, fermant les yeux sur ses dérives. Il faudra attendre 2014 pour que le Département d’État reconnaisse officiellement l’implication des États-Unis dans le renversement et l’assassinat de Lumumba.

À l’heure de quitter le Congo, en juin 1967, le chef de station de la CIA avait reçu la visite de Mobutu. L’homme à la toque léopard lui offrit ce jour-là un portrait le représentant, orné d’une dédicace aussi flatteuse qu’éloquente : « À mon excellent et vieil ami L. Devlin, pour tout ce que le Congo et son chef lui doivent. »

Source: Jeuneafrique

Sans limoger son ministre de la justice, Aziz trahit déjà son serment constitutionnel…

bossL’équation est simple : le président a juré au nom d’Allah de ne pas soutenir ni directement ni indirectement toute initiative visant à modifier la constitution pour lui permettre de briguer plus de deux mandats or le ministre de la justice persiste et signe en déclarant encore qu’il estime que la constitution doit être changée.
Si Aziz ne limoge pas son ministre, cela signifie qu’il cautionne ses propos donc il trahit son serment de ne pas soutenir ni directement ni indirectement toute initiative…
Sur le fond : le principe de soumettre les générations futures éternellement aux lois des générations passées est par principe quelque chose de tyrannique. Rien ne peut empêcher le peuple de changer la constitution mais encore faut-il avoir un peuple éveillé qui sache ce que constitution veut dire et surtout l’intérêt de verrouiller l’article à propos du mandat renouvelable qu’une fois.
Hélas, cela est loin d’être le cas, le processus démocratique en Mauritanie est passé en deux bonds à la copie de la 5ème république française. L’élection du président de la république au suffrage universel direct fut prématurée. Bilan le pouvoir fait ce qu’il veut d’un peuple ignorant et démuni face au populisme.
Ainsi, ce même peuple peut élire un président, Sidioca en l’occurrence, puis élire celui qui le fit tomber par un coup d’état. Si on lui demandait de permettre à Aziz de refaire un mandat ou mille, il dirait oui car le pouvoir c’est l’Etat, c’est l’administration, c’est la première entreprise du pays. Quand on contrôle l’état, on contrôle le ventre des mauritaniens qui lui-même contrôle leur esprit.
Cela dit, en l’état, la constitution n’étant pas changée, l’article 26 est toujours en vigueur dans une république dite islamique où le président a juré au nom d’Allah de ne pas soutenir ce genre d’initiative. Ce n’est pas à son ministre de la justice de lancer l’initiative ni le débat car il peut le faire taire, l’obliger à s’excuser ou le limoger. Une telle initiative si elle devait voir le jour devrait démarrer directement par des députés afin d’éloigner l’initiative de son gouvernement mais là encore le chef de l’état serait obligé de dissoudre l’assemblée pour en finir avec le débat sinon cela signifierait qu’il le soutient indirectement…
Donc, comment permettre au pouvoir de remettre en question la constitution en respectant le serment fait au nom d’Allah de ne soutenir ni directement ni indirectement ladite initiative. Seuls les administrateurs de l’Invisible, selon le bon mot du professeur Abdel Wedoud Ould  Cheikh, seuls les oulémas présidencieux peuvent trouver une issue, le reste est défendable au nom du peuple souverain à qui on ne peut pas imposer éternellement une constitution. De là l’intérêt d’un débat pour convaincre éternellement le peuple de ne pas soutenir une initiative visant à déverrouiller l’article en question.
Pour l’instant, le seul sujet est le silence parjure du chef de l’état face aux déclarations de son ministre de la justice. Dans une république islamique, on peut plaisanter de tout sauf des serments faits au nom d’Allah, du moins officiellement car dans cette république islamique on trouve des banques islamiques qui rappellent que les autres ne le sont pas. Comme quoi, chez nous, l’islamique est celui des origines à savoir ce qui réunit les mauritaniens et non ce qui les divise.
Pour ma part, je pense que même deux mandats de 5 ans c’est trop. Un mandat de 7 ans unique est largement suffisant mais tout cela est un débat surréaliste par rapport à la réalité politique.
Que vaut la constitution chez nous ? Que valent les lois ? Constitution, lois, institutions, justice, armée, tout ce qui bouge, rampe ou vole ne vaut qu’en fonction de l’intérêt supérieur des maîtres du pays comme dans un royaume.
La loi s’applique à certains et elle peut être écrasée quand elle va contre les intérêts de ceux qui tiennent le pouvoir or ceux qui tiennent le pouvoir ce ne sont pas seulement les militaires mais tous les civils qui leur permettent d’avoir une administration, des institutions qui tournent comme des soldats en marche. Cela fait beaucoup de monde, beaucoup de réseaux puissants, beaucoup de tribus, beaucoup de tout ce qui fait que Aziz là ou pas, ces gens-là ou leurs semblables, leurs héritiers tiendront la boutique pour le suivant.
Focaliser sur Aziz, ou le chef suivant, c’est aussi refuser de voir que nous ne sommes plus ni en 1960, ni en 1978 mais en 2016. Un système, un régime a pris racine comme la colonne vertébrale d’une nation. Cette nation peut être bossue, cela ne change rien à l’affaire d’autant plus que la mentalité en vigueur partout jusqu’au cœur de l’opposition, dont la seule arme est l’incantation, cette mentalité est désormais celle de sujets.
Nous pensons désormais comme pensent les marocains pour prendre le royaume le plus proche. Il ne reste plus qu’à espérer que le makhzen mauritanien autorise une classe moyenne, une élite, une administration, des banques, une armée, une liberté de vivre comme au Maroc. Ce n’est pas demain la veille car chaque type qui prend le pouvoir arrive pauvre et l’esprit inadapté au pouvoir quasi-absolu qui lui tombe soudain entre les mains. De là tant de complexes, de gâchis d’énergie et de talents.
Chaque nouveau venu tremblant pour sa peau et voulant soumettre l’armée et les civils qui articulent le régime, chaque nouveau venu se lance dans des nominations industrielles or où peut-il bien trouver de quoi stabiliser le système sinon dans ces dynasties de petits esclaves du système et autres mercenaires.
Sachant cela, on peut se dire qu’Aziz depuis le temps, il n’est plus fauché et a pris la dimension pour diriger. Il faut peut-être lui donner le mandat d’un roi en espérant qu’il soit un jour suffisamment installé pour devenir bâtisseur d’une mentalité nouvelle or c’est là que le bât blesse car la culture dit l’autre «  c’est ce qui reste quand on a tout oublié ».
Je vote donc pour la constitution d’aujourd’hui. J’invite Aziz à trouver une issue qui en bouche un coin à tout le monde un peu comme il a quitté l’armée pour se présenter. Ce serait retirer à l’oncle Ely sa seule médaille en la matière. Les militaires ont réussi à en finir pacifiquement avec toute opposition radicale sérieuse, ils ont réussi à faire élire un président sorti de nulle part et faire élire son tombeur général civilisé, pourquoi ne pas jouer un jeu encore plus fin à savoir faire sortir le véritable chef des armées et le faire réélire ensuite ?
Ce serait peut-être le jeu de trop car la monarchie militaire n’est peut-être pas aussi mûre pour ça mais sait-on jamais si tout est taillé à la dimension d’Aziz. A-t-on oublié qu’il est resté des mois entre la vie et la mort, les intestins en passoire et aucun autre leader dans l’armée n’a pu en profiter pour le remplacer car l’édifice mis en place, les inimitiés, les ambitions personnelles, tout n’est lié qu’à la fidélité à un homme qui a eu tout le temps de cuisiner pour soi cette armée de roi.

Tout dépendra du sort réservé à Ghazouani… La sortie anticonstitutionnelle des ministres lui réserve  la retraite. D’ailleurs veut-il le pouvoir ? Ce n’est pas un cadeau d’être en première ligne…
Source : VLANE

Serment sacré d’Aziz face à la cour des avocats du diable…

2433073Selon toute justice digne de ce nom dans une démocratie, tout le monde a droit à un avocat même Ould Mkheitir, condamné à mort pour apostasie, a eu droit à un avocat commis d’office après la fuite de l’ordre national des avocats dont le président à l’époque fut maître Bouhoubény aux abonnés absents pour finir ensuite homme politique décidé à être un leader pour plus de justice en Mauritanie face aux bilans des héritiers successifs de la couronne militaire.
Si Ould Mkheitir a eu droit à un avocat pour une affaire ayant trait à l’apostasie face à toute la république ou presque, engagée contre lui ou silencieuse dans la terreur de s’exprimer, alors la constitution mauritanienne a droit aussi au même élan islamique car le chef de l’état a juré au nom d’Allah de respecter la constitution en matière de mandats présidentiels.
Qui peut ouvrir le débat  à l’assemblée nationale en se disant pour la révision de la constitution c’est-à-dire pour inviter le chef de l’état au parjure ? Qui peut argumenter à ce sujet sinon les avocats du diable car Ibliss seul peut inspirer à un musulman patenté d’émettre le souhait que le chef de l’état trahisse son serment fait la main sur le coran au nom d’Allah l’unique.
Depuis la sortie de plusieurs ministres soutenus officiellement par le porte-parole du gouvernement, on s’étonne que les islamistes, tous oulémas confondus n’aient pas bondi comme un seul homme pour inviter ces ministres à se repentir en récitant sur-le-champ tout le nécessaire disponible dans le coran pour amoindrir les assauts d’Ibliss le mâlin.
C’est très grave à moins d’estimer que les considérations politiques permettent de jurer au nom d’Allah et ensuite laisser faire ses ministres et le porte-parole du gouvernement dans leur élan diabolique en l’état de la constitution verrouillée par un serment fait au nom d’Allah.
En tant que citoyen de la république islamique de Mauritanie, qui a condamné à mort Ould Mkheitir pour apostasie contre l’avis de certains oulémas, je réclame l’avis des oulémas à propos de cette sortie des ministres, cautionnée par le porte-parole du gouvernement : ont-ils oui ou non émis des propos selon lesquels on devrait permettre au chef de l’état d’avoir plus de deux mandats c’est-à-dire qu’il trahisse son serment fait au nom l’Allah l’unique de se garder de soutenir ni de près ni de loin une telle initiative ?
J’en parlais tout à l’heure avec un ami qui a cru m’apprendre ce que le Coran prévoit en matière de serment violé. Il m’a dit en souriant «  qu’il suffit de nourrir dix pauvres ». Selon cette vision frivole de la lecture du coran, face au caractère sacré des serments, on peut donc jurer au nom d’Allah l’unique quand on veut  convertir des électeurs à sa religion politique et ensuite nourrir dix pauvres pour échapper à la colère divine et à celle des esclaves d’Allah ici-bas.
Tant que la constitution n’aura pas été changée sous la présidence d’un autre, Aziz est tenu devant Dieu de tenir son serment de ne pas soutenir ni directement ni indirectement toute initiative de ce genre. Il ne saurait permettre à aucun de ses ministres d’oser évoquer la nécessité du parjure or actuellement ni le chef de l’état ni son premier ministre n’ont dit un mot pour s’éloigner du débat créé depuis l’assemblée nationale par leurs ministres et cautionné de surcroît par le porte-parole du gouvernement.
Pire ! Pour faire diversion, dans un suprême élan de mépris, le chef de l’état sur proposition de son premier ministre, a remanié partiellement son gouvernement sans toucher même au porte-parole du gouvernement qui a cautionné les propos des deux ministres. Puis le chef de l’état est parti à l’étranger comme d’habitude laissant les civils débattre entre impuissants.
Il aurait pu au moins changer de porte-parole du gouvernement qui a parlé au nom du gouvernement quand les autres ministres ont estimé parler en leur nom propre même si cela n’a aucun sens dans un sujet pareil quand on est ministre sinon il faut parler chez soi  en pyjama et non dans le costume de ministre d’Aziz.
Tous les amis d’Aziz, les soutiens de ce régime doivent le mettre en garde face à cette méthode qui consiste toujours à mépriser le débat entre les civils. Cette fois il s’agit d’une affaire entre lui et Dieu qu’il a pris à témoin or chaque seconde qu’il passe à l’étranger sans réagir sinon en cautionnant indirectement ses pionniers du parjure, chaque jour le pousse vers la malédiction car il n’a rien fait ni de près ni de loin pour tempérer les propos de ses ministres et surtout du porte-parole du gouvernement.
Had mayeu smae ma tve’ou…
La constitution peut être changée, c’est le droit du peuple mais Aziz devra ne pas la soutenir et quitter le pouvoir même pour un temps. C’est aux oulémas de lui trouver une issue qui ne ressemble pas à un tour de passe-passe car Dieu suffit comme témoin.
Craindre Dieu n’est pas une vulgaire affaire mais c’est quelque chose de formidable quand on est musulman. Jugez vous-même : l’histoire est vraie. Je connais les protagonistes. Il y a quelques années une grande dame pour aider un parent éloigné au chômage, le mit à la tête d’une de ses boutiques. Au bout d’un temps éloquent, il est devenu manifeste que la gestion du parent éloigné était tout sauf musulmane, comme d’autre disent catholique, car la boutique finit au bord de la faillite.
Elle lui demanda donc de quitter les lieux afin d’y mettre quelqu’un dont les comptes seraient plus défendables. Non content d’avoir abusé de la confiance de la grande dame, le monsieur, inspiré par ibliss le mâlin que nous avons tous à nos trousses avec plus ou moins de succès, décida d’appeler la police pour se plaindre de la dame en tant que victime.
Il a fallu en arriver devant le cadi pour trancher le dilemme et savoir qui de la grande dame et du petit type disait vrai. La dame assura qu’elle n’en veut pas à ce monsieur qu’elle a essayé d’aider mais que son acte de lui faire venir la police est intolérable. Cela dit, elle ne compte pas pousser l’affaire jusqu’à  s’abaisser à son niveau. Tout ce qu’elle réclame devant le cadi c’est que le monsieur jure sur le coran qu’elle ment et qu’il dit vrai alors elle le laissera à Dieu tout simplement en acceptant sa version.
Le cadi sortit le Coran… Là le monsieur s’est mis à trembler et il finit par dire qu’il ne pouvait pas jurer sur le Coran. Depuis la dame a pardonné, le monsieur s’est excusé.
Il n’y a pire sanction que de laisser le coupable présumé à Dieu. De là qu’il est dit dans le coran que même en cas d’adultère  présumé, sourate 24 :
« 6. Et quant à ceux qui lancent des accusations contre leurs propres épouses, sans avoir d’autres témoins qu’eux-mêmes, que celui qui agit ainsi atteste quatre fois par Allah qu’il est du nombre des véridiques,7. Et la cinquième attestation, qu’il appelle la malédiction d’Allah sur lui s’il est du nombre des menteurs.

8. Et on n’appliquera pas de peine à la femme si elle atteste quatre fois par Allah que son mari est du nombre des menteurs,

9. Et  la cinquième attestation, appelle la colère d’Allah sur elle, s’il était du nombre des véridiques. »

Jurer au nom de Dieu est le plus sacré serment pour un musulman. Comment peut-on rire dans une assemblée nationale en évoquant  indirectement le parjure en question au nom d’arguments politiques d’ici-bas ? Comment laisser un porte-parole du gouvernement cautionner une invitation au parjure et  prendre l’avion comme si de rien n’était alors qu’on est le premier concerné ?
Il faut dire que les ministres, contrairement au chef de l’état, n’ont pas juré de respecter la constitution ni le serment fait au nom d’Allah. Reste que le porte-parole engage le gouvernement de Yahya Ould Hademine lui-même choisi par Aziz.
Nous laissons aux théologiens la science pour estimer le poids de la responsabilité de chacun, du ministre au P.M jusqu’à celui qui l’a nommé.
En attendant, on ne peut qu’être inquiet pour ceux qui semblent faire si peu de cas d’un tel serment on ne peut plus sacré…

Régionales en Allemagne: un scrutin à valeur de test pour Angela Merkel

ALLEMAGNELes bureaux de vote viennent d’ouvrir. Ce dimanche 13 mars, les Allemands renouvellent les Parlements régionaux dans trois Länder. Ce scrutin, sur fond de crise migratoire, est un test pour Angela Merkel à un an et demi des élections législatives. Le parti populiste de droite, l’AfD, pourrait créer la surprise et faire son entrée dans les trois assemblées régionales.

Avec notre envoyé spécial à Magdebourg, capitale du Land de Saxe-Anhalt,  Achim Lippold

Les bureaux viennent d’ouvrir. Quelques électeurs sont déjà arrivés, certains ont déjà voté. Ici, les électeurs ont la réputation d’être imprévisibles et 40% d’entre eux vont se décider au dernier moment. Autre inconnue, le taux de participation. Il y a cinq ans, seul un électeur sur deux est allé voter.

Ce scrutin est un test pour la chancelière, voire même un référendum sur sa politique en matière d’immigration. En cause : les électeurs vont se rendre aux urnes pour la première fois depuis l’arrivée de plus d’un million de migrants dans le pays.

Pour Kerstin Voelkl, politologue à l’université de Halle, « les citoyens utilisent souvent les élections régionales pour sanctionner le gouvernement fédéral », analysant que « les électeurs aiment « expérimenter » avec leur bulletin de vote, par exemple en choisissant des petits partis ». 

Dans ce contexte, le thème de l’immigration a largement dominé la campagne électorale. Et cela a donné lieu à des jeux d’alliance assez inattendus, notamment au Bade-Wurtemberg, le bastion conservateur depuis 50 ans. L’Union chrétienne-démocrate (CDU) pourrait y perdre son statut de première force politique régionale au profit des Verts. Un retournement rendu possible grâce à un ministre-président Vert ultra-populaire qui a soutenu la politique de la chancelière Angela Merkel, contrairement au candidat conservateur de la région.

Empêcher la montée du parti anti-immigration

Il faut savoir que dans les trois Länder, la CDU locale s’est démarquée de la chancelière en adoptant des positions plus dures sur l’accueil des réfugiés. L’objectif est d’empêcher la montée du parti anti-immigration, Alternative pour l’Allemagne (AfD).

Mais le défi est loin d’être atteint. En cause, cette formation populiste est plus forte que jamais. Dimanche 13 mars, elle fera son entrée dans les trois Parlements régionaux. Ici en Saxe-Anhalt, le parti xénophobe est crédité jusqu’à 20% d’intentions de vote.

Une question se pose : l’AfD va-t-elle réussir à profiter de la crise migratoire ? « C’est à voir. D’autres éléments jouent déjà en sa faveur : le nombre des électeurs indépendants qui votent tantôt à droite, tantôt à gauche, augmente, a expliqué Kerstin Voelkl. Sur le plan idéologique, les gens sont de moins en moins liés à un parti. A cela s’ajoute une participation électorale en baisse. Tout cela facilite l’émergence et le succès d’un petit parti qui se nourrit du vote protestataire. » Ajouté à cela, « le ras-le-bol » des citoyens envers les partis traditionnels concernant le débat sur les réfugiés.

Source: RFI

Une menace de boycott des élections au NIGER

NIGERL’élection présidentielle nigérienne va-t-elle s’achever en queue de poisson ? Avec un seul candidat au second tour ? La presse ouest-africaine s’interroge ce matin, après la menace de boycott lancé avant-hier soir par l’opposition.

« L’impasse se profile à l’horizon pour le pays ! », s’inquiète le site d’information nigérienJeunesse Info. « Si le président sortant Mahamadou Issoufou est d’aventure élu dans les conditions actuelles, c’est-à-dire sans concurrent, il est sûr que son élection n’aura pas de sens auprès de la communauté internationale. C’est dire que l’heure est grave et qu’il va falloir qu’Issoufou et les siens lâchent du lest et trouvent une entente avec l’opposition. »

Ce boycott de l’opposition était prévisible, estime pour sa part Le Républicain à Bamako.« autant le président sortant Mahamadou Issoufou pouvait se féliciter d’un bilan difficile à réaliser dans les conditions d’un Sahel agressé par le climat et le terrorisme, autant les voyants du tableau politique s’emballaient avec l’approche de la présidentielle : crispations révélatrices sur des points de droit ou de simple logistique ; éclatement de la majorité présidentielle qui annonçait une météo politique chahutée ; multiples tentatives de blocage institutionnels ; et validation surréaliste d’un candidat prisonnier qui est arrivé second au premier tour, pour ne rien arranger. »

Pas la bonne tactique ?

Pour le quotidien Aujourd’hui au Burkina, l’opposition nigérienne n’a pas choisi la bonne tactique… « L’expérience a prouvé que la politique de la chaise vide a toujours eu des résultats mitigés. Se retirer aujourd’hui de la course à la présidentielle qui, au début, n’augurait pas un second tour, c’est ouvrir un boulevard à Mahamadou Issoufou, qui ne va d’ailleurs pas s’embarrasser pour l’emprunter. En effet, poursuit Aujourd’hui, se recroqueviller sur cette revendication matricielle relative à la libération de Hama Amadou et ne pas aller à ce second tour, revient à se faire hara-kiri politique, car pouvoir et opposition sont au milieu du gué : celui qui refuse de traverser, s’y noie, ou est dévoré par les crocodiles. La COPA serait bien inspirer d’y aller, car elle n’a pas démérité, son champion en prison a pu envoyer le président-sortant au second tour, ce n’est pas rien. Elle doit se ressaisir ! »

Alors, « comment sortir de la surenchère politique ? », s’interroge le site d’information guinéenLedjely.com. « Si l’opposition nigérienne, la Coalition pour l’alternance (COPA), met sa menace à exécution de ne pas participer au second tour de la présidentielle, la compétition sera vidée de sa substance démocratique. Incontestablement, cela laissera une tâche noire aussi bien pour le président sortant Mahamadou Issoufou que pour le pays tout entier, notamment en termes d’image. Même si l’opposition elle-même n’en tirera pas non plus le moindre profit. Du coup,estime Ledjely.com, il est important que de tous les côtés, on mette balle à terre et qu’on préserve l’essentiel. Cet essentiel étant la quiétude sociale et la stabilité des institutions. Et pour y arriver, tout le monde doit sortir de la surenchère qui commence à prendre l’ensemble du processus en otage. »

Risques en série

Attention, prévient également Le Pays à Ouaga. Attention au « chaos dont pourraient profiter les jihadistes déjà présents dans la sous-région, pour mettre tout le pays sous coupe réglée. Sans oublier que certains éléments de l’armée ne sont pas encore acquis à la cause de la démocratie. Ils pourraient prétexter d’un éventuel pourrissement du climat sociopolitique pour s’inviter dans le débat en commettant l’irréparable. […] L’heure est donc grave pour le Niger,soupire le quotidien burkinabé. Et la démocratie y est plus que jamais en danger. Mais il n’est pas encore tard pour la sauver, s’exclame Le Pays. Pour ce faire, toutes les contributions sont attendues. A commencer prioritairement par celle des Nigériens eux-mêmes. Ceux-ci doivent activer au plus vite tous les mécanismes de résolution des tensions politiques dont le Niger dispose déjà pour désamorcer la bombe politique qui se profile à l’horizon. A cet effort endogène et patriotique pour le salut du Niger, pourraient s’ajouter des actions multiformes d’organisations sous-régionales comme la CEDEAO pour empêcher que le Niger ne bascule dans le giron des forces du mal. L’opposition, tout comme le camp du président sortant, doivent en prendre conscience pour ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Le Niger, conclut Le Pays, qui a trop souffert de par le passé de l’instabilité politique et qui est l’un des pays les plus pauvres de la planète, ne peut pas s’offrir le luxe de se déchirer politiquement au point de remettre en cause son existence en tant que nation. »

Enfin ce commentaire, plutôt désabusé de La Tribune Ivoirienne à Abidjan :« malheureusement, sous les tropiques, les élections sont le lieu de toutes sortes de violences, de dérives verbales qui conduisent parfois à des affrontements sanglants, ou même à des massacres. Les élections, depuis les indépendances africaines, font peur, car elles constituent des moments d’incertitudes. En fin de compte, conclut le quotidien ivoirien, la démocratie plutôt que de sortir nos pays du sous-développement accélère leur mort, parce que mal comprise et mal enseignée par ceux qui l’ont introduite en Afrique comme un virus. »

Source: Rfi

Bénin: le dépouillement se termine après le 1er tour de la présidentielle

BENIN ELECTIONFin d’une journée de scrutin au Bénin pour le premier tour de l’élection présidentielle. Le dépouillement est presque déjà terminé. Il avait commencé dès la fermeture des bureaux de vote et l’issue de ce scrutin est particulièrement indécise puisque le chef de l’Etat sortant, Thomas Boni Yayi, a décidé de se retirer au terme de ses deux mandats, conformément à la Constitution. Et malgré des soucis d’organisation dus à un important retard dans la distribution des cartes d’électeur, ce scrutin s’est déroulé dans une ambiance apaisée.

Les Béninois ont voté dans le calme alors que de nombreux candidats, la Commission électorale (Céna), la société civile et la population redoutaient des tensions, voire pire, à cause des nombreux problèmes de cartes d’électeurs. La décision prise tard samedi soir par la Céna autorisant l’utilisation de l’ancienne et de la nouvelle carte dans les dix départements où cette nouvelle carte était soit disponible soit en cours de distribution a sûrement apaisé les esprits des électeurs qui ne l’avaient pas encore reçue. Dans l’ensemble donc le scrutin s’est bien passé.

Dans les couacs concernant l’organisation, on note principalement des retards à l’ouverture des bureaux de vote. En général, ces retards ne sont pas allés au-delà d’une heure. On a aussi signalé des refoulements d’électeurs qui voulaient voter avec la carte de 2015. Une situation qui est le résultat d’un manque d’information des agents électoraux. La société civile a été informée d’une tentative de corruption par un député dans une ville du nord du pays.

Le dépouillement est quasiment terminé dans la plupart des bureaux de vote. Beaucoup de vigilance ce soir. Ce dépouillement public comme le veut la loi a généralement commencé dès 16 heures sous l’œil attentif de plusieurs observateurs. Dans une école de Cotonou par exemple où s’est rendu RFI, il y avait des représentants des principaux candidats, deux observateurs de la Cour constitutionnelle. De nombreux électeurs sont venus assister à cette opération toujours délicate. Ils se massaient aux fenêtres pour vérifier si tout se passait dans les règles et si chaque voix était bien comptabilisée et si on n’invalidait pas des bulletins sans raison. Beaucoup prenaient des photos avec leurs téléphones portables. Garantissant plus encore la transparence du scrutin.

Et alors que la journée s’est déroulée dans le calme, la tension est montée d’un cran lors de ce dépouillement. Il y avait un peu d’électricité dans l’air en raison de la vigilance de ces électeurs. Mais l’opération est allée à son terme et chacun est reparti plutôt rassuré et satisfait. Pour le moment, il est encore impossible de donner un taux de participation. Les premières tendances commencent à circuler sur les réseaux sociaux.

Source: RFI

une militante des droits de l’homme refuse une décoration présidentielle

Fatimata Mbaye médailléeL’avocate mauritanienne Me Fatimata Mbay, présidente de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme(AMDH) a refusé d’être décorée par le président Mohamed Ould Abdel Aziz à l’occasion de la célébration de l’indépendance du pays, ce 28 novembre.

L’avocate a confié à Alakhbar qu’elle ne pouvait accepter cette décoration pendant que des militants des droits de l’homme sont incarcérés à savoir le président d’IRA-Mauritanie, Biram Dah Abeid et son vice-président.

Me Mbaye a aussi soutenu qu’accepter cette décoration serait insensé de sa part, alors que le dossier du passif humanitaire n’est pas réglé.

La présidente de l’AMDH a ajouté qu’elle ne pouvait pas se permettre d’être décorée vu les conditions déplorables dans lesquelles vivent les détenus dans les prisons.

Source : Alakhbar

Guinée: Alpha Condé élu au premier tour de l’élection présidentielle avec 57,85% des voix (commission électorale)

Guinée - Alpha CondéSelon l’ensemble des résultats provisoires, dont les derniers ont été proclamés samedi par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Alpha Condé obtient près de 2,3 millions de voix, soit environ 57,8 % des suffrages exprimés. Il est donc réélu à la tête du pays dès le premier tour, avec un taux de participation s’élèvant à 68,36%.

Source : RFI

Présidentielle en Guinée : Alpha Condé largement en tête avec 57,85% des suffrages exprimés

En attendant la proclamation des résultats provisoires globaux, annoncée pour 19 heures, votre quotidien en ligne Guinéenews a réussi à arracher pour vous, à travers ses canaux, la primeur du verdict issu des urnes au lendemain de l’élection présidentielle qui s’est tenue le 11 octobre 2015. Sauf changement de dernière minute, voici comment se présentent les différentes statistiques :

Le taux de participation est de 68,48%. Sans surprise, Alpha Condé, le président sortant arrive largement en tête avec un score de 57,85%. Ce qui du coup lui permet d’être réélu dès le premier tour. Il est suivi respectivement par Mamadou Cellou Dalein Diallo (UFDG) avec 31, 44% ; Sidya Touré (UFR) avec 6,01% ; Faya Lansana Millimono (BL) avec 1,38% ; Papa Koly Kourouma (GRUP) avec 1,31% ; Lansana Kouyaté (PEDN) avec 1,16% ; Georges Gandhi Tounkara (UGDD) avec 0,50% et Marie Madeleine Dioubaté (PEG) avec 0,33%.

Nombre d’électeurs inscrits : 6 034458 ;

Nombre de votants : 4 131 036 ;

Taux de participation : 68,48% ;

Bulletins nuls : 17 9804 et

Nombre de suffrages exprimés : 3 951 219.

Récapitulation :

1. RPG- Alpha Condé : 2 285 827, 57,85%
2. GRUP- Papa Koly Kourouma : 51 750, 1,31%
3. UFR- Sidya Touré : 237 549, 6,01%
4. UFDG- Mamadou Cellou Dalein Diallo : 1 242 362, 31,44
5. BL- Faya Lansana Millimono : 54 718, 1,38%
6. UGDD- Georges Gandhi Tounkara : 19 840, 0,50%
7. PEG : Marie Madeleine Dioubaté : 13 214, 0,33%
8. PEDN- Lansana Kouyaté : 45 962, 1,16%

Guinée – Sidya Touré : « À l’UFR, nous constatons que l’essentiel de la fraude s’est déroulée dans nos fiefs »

Guinée sidya_toure-592x296L’Union des forces républicaines (UFR) a décidé lundi de se retirer du processus électoral en Guinée, au lendemain de la présidentielle du 11 octobre. Entretien exclusif avec son candidat, Sidya Touré.

Lundi 12 octobre, sept des huit candidats (tous sauf le président sortant) à la présidentielle du 11 octobre ont réclamé l’annulation du scrutin présidentiel qui s’était tenu la veille. Ils dénoncent des fraudes massives en faveur du président sortant, Alpha Condé. Sidya Touré, candidat de l’Union des forces républicaines, (UFR), a même franchi une étape supplémentaire en se retirant, dans l’après-midi, du processus électoral.

Jeune Afrique : Pourquoi vous retirez-vous du processus électoral ?

Sidya Touré : Nous (les sept candidats de l’opposition) avons discuté de la possibilité de retirer nos représentants à la Commission de centralisation des votes. Chacun en fin de compte a analysé cela à l’aune de ses problèmes. À l’UFR, après deux jours, notre constat est très simple : l’essentiel de la fraude s’est déroulée dans nos fiefs. Comme d’habitude, il s’agissait de réduire l’électorat de l’UFR et de continuer à jouer sur les problèmes communautaires.

De Boké à Kindia et toute la région forestière, vous avez des chiffres qui nous sont affectés d’office et que vous retrouvez partout. J’ai eu des rapports d’une trentaine de cas de fraudes qui nous ont convaincus que la Commission de centralisation des votes allait simplement valider un processus déjà vicié au niveau des bureaux de vote. Nous avons alors demandé à nos représentants de se retirer pour ne pas confirmer ce qui ne représente pas le suffrage des Guinéens.

Vous êtes censés avoir des représentants dans les bureaux de vote pour empêcher la fraude…

Vous n’avez qu’à visiter les bureaux. On arrive avec des militaires, des chefs de quartiers, on sort les délégués… On peut vous fournir un carnet d’une dizaine de pages de cas de fraudes, des urnes disparues ou réapparues. À Kaloum, les chefs des quartiers sont venus en masse remplir des urnes. Il y a énormément de cas. On a plus important à faire que d’avaliser ce genre de choses.


Avec notre présence, ils ont été obligés de poser des actes qui nous ont permis de détecter le système de fraude mis en place partout

Cette décision de se retirer du processus est-elle propre à l’UFR ?

En attendant, nous, on l’a fait.

Pourquoi avoir participé au scrutin pour s’y retirer le lendemain ?

Si on s’était assis chez nous, ils n’auraient pas eu besoin de tricher, ils auraient juste bourré les urnes. Avec notre présence, ils ont été obligés de poser des actes qui nous ont permis de détecter le système de fraude mis en place partout : l’implication des militaires, la disparition de 30 % des enveloppes… Le code électoral dispose que les votes sans enveloppe sont nuls. Il y a énormément de choses découvertes grâce à notre participation.

Certains vous accusent déjà de manœuvre visant à dissimuler votre défaite à venir…

Nous avons vécu cinq ans d’Alpha Condé. Notre pays est en récession, c’est-à-dire avec une croissance négative. Il n’y a pas d’emplois, de revenus, d’activités… Chacun peut savoir qu’un tel bilan peut-être sanctionné par n’importe quel électeur. À aucun moment, nous n’avons pensé que ce qui se fait actuellement est le résultat du vote des citoyens. Dans le quartier de mon grand-père, à Boké, j’ai 7 voix, Alpha en 145 ou… 148 ! C’est vous dire à quel point les choses sont totalement faussées, parce que, tout simplement, on a remplacé les procès verbaux de vote. Si on est battu dans les conditions régulières, c’est normal. Les élections, on ne les gagne pas à tous les coups.

Vous attendez-vous, dans ces conditions, à ce qu’Alpha Condé soit déclaré vainqueur au premier tour ?

Bien sûr ! On n’a pas organisé tout ça pour aller au second tour.

Après cette décision de retrait, quelle est l’étape suivante ?

Pour le moment, on va gérer ça en attendant. Nous sommes persuadés qui si l’opposition avait eu une candidature unique quatre ou cinq mois auparavant et qu’on avait commencé à harceler ce pouvoir depuis, on n’en serait jamais arrivé-là.

Diawo Barry

jeuneafrique