Mort d’un chef taliban dans le nord de l’Afghanistan

chef talibanUn chef taliban a été tué dans la province de Kunduz dans le nord de l’Afghanistan. C’est le groupe armé qui confirme l’information. L’homme aurait été tué par un drone. Il était l’un des principaux acteurs de la première prise temporaire de la ville de Kunduz en 2015.

Ce n’est pas la première fois que la mort d’Abdul Salam Akhund est annoncée. Mais cette fois-ci l’information est confirmée par le porte-parole du mouvement taliban. Celui-ci précise qu’il a été tué dimanche par des missiles tirés par un drone américain alors que l’homme se trouvait dans le district d’Archi dans le nord-est de la province de Kunduz.

L’attaque est confirmée par les forces américaines, qui ne disent rien en revanche du nombre de victimes ni de leur identité. Les autorités locales indiquent de leur côté qu’au total, 9 talibans ont été tués au cours de cette opération.

Le nom d’Abdul Salam Akhund est associé à de nombreuses attaques contre les forces gouvernementales dans la région, mais aussi à la première prise de Kunduz. Une prise militaire qui avait eu lieu en septembre 2015 et qui avait duré quelques jours. Un scénario qui s’est répété il y a 5 mois avant que les forces militaires afghanes ne reprennent le contrôle de la ville du nord de l’Afghanistan.

Source: RFI

Les services de renseignement syriens frappés au cœur par Fateh al-Cham à Homs

à HomsDeux sièges de la sécurité syrienne ont été frappés par des attaques-suicide ce samedi 25 février à Homs, troisième ville du pays actuellement sous contrôle du régime de Damas. L’ONG Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) fait état de 42 morts. Parmi les victimes : Hassan Daaboul, ponte du renseignement militaire en Syrie, chef des services à Homs, et proche du président Assad. Le groupe Fateh al-Cham a émis une revendication. De son côté, le régime syrien a promis des représailles estimant que cette attaque constituait un « message clair des terroristes ». Ces attaques interviennent au moment où se tiennent à Genève des pourparlers de paix sous l’égide de l’ONU.

Alors que les négociations patinent actuellement à Genève sous l’égide de l’ONU, entre le régime et les différentes mouvances de l’opposition représentées, plusieurs kamikazes ont lancé une attaque audacieuse, ce samedi dans des lieux pourtant particulièrement protégés de Homs, dans le sud de la Syrie.

Le « maître de Damas » perd un proche

Ce sont les services de la sûreté de l’Etat et du renseignement militaire, situés respectivement dans les quartiers de Ghouta et de Mahatta, qui ont été visés. « Aux renseignements militaires, il y a eu des tirs contre les gardes. Des officiers ont accouru pour voir ce qui se passait et un premier kamikaze s’est fait exploser », explique le directeur de l’ONG OSDH.

« D’autres membres du renseignement se sont précipités et un deuxième puis un troisième kamikaze se sont fait exploser l’un après l’autre », ajoute Rami Abdel Rahmane, qui précise que « des affrontements se sont déroulés pendant deux heures tout au long des attaques ».

Parmi les victimes : le chef du renseignement militaire de la ville, Hassan Daaboul, qui est un proche du président Bachar el-Assad et l’une des personnalités les plus connues des milieux du renseignement dans son pays. Il aurait été visé spécifiquement par l’un des kamikazes.

Le message : Fateh al-Cham est bien là

Le groupe Fateh al-Cham a revendiqué ces attaques. Il s’agit de l’ancien Front al-Nosra, qui avait changé de nom pour acter sa distanciation avec son ancienne maison-mère (al-Nosra était à l’époque la branche syrienne de l’organisation al-Qaïda). A l’heure actuelle, Fateh al-Cham est le deuxième plus important groupe jihadiste après l’organisation rivale Etat islamique (EI).

Fateh al-Cham était le principal allié des rebelles opposés au clan Assad. Mais en janvier, les guerres d’influence l’ont emporté, de violents combats ont éclaté. D’où la donne actuelle : d’un côté, des insurgés qui rejettent le processus de paix ont fusionné avec Fateh al-Cham sous le nom Tahrir al-Cham ; de l’autre, les partisans de négociations sont désormais alliés avec les salafistes d’Ahrar al-Cham.

Comme le groupe EI, Fateh al-Cham est exclu des négociations de Genève. L’attaque de ce samedi est « un message aussi bien au régime qu’à l’opposition et à la communauté internationale que Fateh al-Cham est là et que personne ne peut l’isoler », analyse le directeur de l’OSDH. Plusieurs attentats-suicide meurtriers ont frappé la ville de Homs ces dernières années, en majorité revendiqués par l’EI.

Source: RFI

Nigeria : l’explosion d’un gazoduc fait au moins 4 morts

WAPco-Gazoduc-592x284L’explosion d’un gazoduc dans l’Etat de Rivers, au sud du Nigeria, a fait au moins 4 morts, a affirmé samedi le représentant de l’une des communautés concernées.

« Trois des nôtres sont morts », affirme Chris Idika, chef de la communauté d’Evekwu, à proximité de la ville de Rumuji. « Et nous avons retrouvé un cadavre supplémentaire jeudi soir dans les fourrés que nous avons conduit directement à la morgue. »

L’explosion « a eu lieu mercredi à 13h (14h TU), probablement à cause d’une pression trop importante sur le gazoduc », expliquait alors à l’AFP un autre représentant, Ndudirim Amadi.

« L’accident a engendré de nombreux dégâts pour les habitants des environs, les terres et les récoltes ont été détruites dans l’explosion », a-t-il ajouté.

Ce conduit de transmission de gaz est le plus important gazoduc géré par la filiale nigérian d’Agip oil Company et la compagnie nationale Nigeria Liquefied Natural Gas Limited (NLNG), toutefois les riverains dénoncent le manque d’entretien des infrastructures et le fait qu’aucun représentant ne se soit encore rendu sur les lieux de l’accident.

Un cadre de NLNG, Kudo Eresia-Ete, a rétorqué dans un communiqué qu’une « procédure d’urgence a été immédiatement enclenchée », que les autorités responsables avaient été informées » et que « aucune victime n’était à déplorer ».

« Nous avons conseillé aux riverains de ne pas se rendre à proximité des lieux de l’accident pour leur sécurité », a-t-il ajouté, soulignant qu’une enquête était en cours pour déterminer les causes de l’explosion.

Des groupes rebelles ont fait sauter de nombreux oléoducs et gazoducs ces 12 derniers mois, dans le sud du Nigeria, mais ces sabotages ont lieu, dans leur grande majorité, plus à l’ouest, dans les Etats de Delta et de Bayelsa.

jeuneafrique.com

Dernière-minute : Un jeune homme retrouvé mort et ligoté à El Mina

faits_diversUn jeune homme âgé de 20 ans environ a été retrouvé mort, ce samedi 25 février, au petit matin, dans les environs du Carrefour Ould Borboss, à El Mina, apprend-on d’une source bien informée.

Selon nos premières informations, le jeune a été retrouvé ligoté et que son corps ne présente aucune trace de coup, ni de blessures.

Certaines sources sécuritaires ont confié à notre rédaction qu’un groupe de trois jeunes délinquants avaient attaqué à l’aube un guinéen qui distribuait du pain sur un charriot dans le même quartier, rapporte notre source.

Les membres de ce groupe sont activement recherchés par la police et la question qui est au bout des lèvres des habitants du quartier est-ce qu’il faisait partie?.

Le corps a été transporté à l’hôpital de l’Amitié de Nouakchott pour les besoins d’une autopsie, apprend-on.

A suivre…….

Source : Tawary

Abubakar Shekau affirme avoir tué « Tasiu », un de ses proches

shakaou-750x350Lors d’une réunion organisée avec son cercle de commandement et enregistrée sur fichier audio, Shekau dit avoir tué « Tasiu » – connu également sous le nom d’Abu Zinnira -, un commandant qui apparaît dans plusieurs vidéos du groupe, notamment celle pour revendiquer l’enlèvement des lycéennes de Chibok en 2014.

Le leader du groupe islamiste nigérian Abubakar Shekau a annoncé avoir tué un de ses membres éminents, accusé de comploter contre lui, selon un enregistrement audio obtenu vendredi par l’AFP.

« Écoutez-moi: j’ai tué Tasiu. Écoutez-moi bien », répète Shekau dans cet enregistrement, destiné aux membres du groupe jihadiste mais que l’AFP a pu se procurer.

La réunion, qui s’est déroulée le 18 décembre, visait à « faire taire les rumeurs autour de la mort de Tasiu », selon les déclarations de Shekau, à la tête de la secte islamiste depuis 2009, après la mort de son fondateur Mohamed Yusuf.

Abubakar Shekau est le visage le plus célèbre de cette insurrection qui a fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés. Il apparaît dans plusieurs vidéos pour revendiquer des attaques, apparaissant souvent délirant.

En août dernier, l’organisation de l’Etat Islamique, à laquelle Boko Haram a prêté allégeance en 2015, a désigné un autre « wali » (chef) en la personne d’Abou Mosab Al Barnaoui – fils du fondateur Mohamed Yusuf – pour diriger l’Etat Islamique d’Afrique de l’Ouest ».

Al Barnaoui et son bras droit Mamman Nur reprochaient déjà à l’époque à Shekau ses « tendances dictatoriales » et l’accusaient d’avoir assassiné des commandants dans des accès de paranoïa.

Abu Zinnira était considéré comme un des porte-paroles du groupe, après ses apparitions dans plusieurs videos, toujours en tenue de camouflage militaire, turban sur la tête et le visage caché.

Dans ce dernier enregistrement audio, Shekau accuse Abu Zinnira d’avoir tenté de le renverser avec un autre commandant, Baba Ammar. Ils les accusent également d’avoir mené des combats sans son consentement et d’avoir fait courir le bruit qu’il était devenu incapable de mener l’insurrection.

« Dites-moi quelle est la punition pour ceux qui complotent contre leur chef? », interroge Shekau lors de cette réunion. « De par notre code d’allégeance, nous n’hésiterons pas à sanctionner tout élément qui commet cette offense ».

L’armée nigériane a affirmé en décembre avoir « nettoyé la forêt de Sambisa, bastion de la faction Shekau, dont les combattants se sont retranchés plus au nord, vers Marte. De son côté, la faction d’Al Barnaoui, active sur les contours du lac Tchad et à la frontière avec le Niger mène des attaques régulières contre les forces de sécurité.

Avec AFP

afriquemidi.com

Deux pêcheurs sénégalais tués en Mauritanie

pirogueDeux pêcheurs sénégalais originaires de Guet-nord à Saint-Louis ont perdu la vie en Mauritanie, alors que deux autres ont été blessés, rapporte la Rfm ce midi. Les deux pêcheurs sont morts après le chavirement de leur pirogue, renseigne la source.

Seneweb.com

La Police sénégalaise a déclaré avoir arrêté, jeudi 23 février, deux ressortissants maliens soupçonnés d’être des djihadistes, Ould Sidi Mouhamed Sina et Ould Ame Sidalamine.

polish-1Les deux hommes ont passé un interrogatoire de la Division des investigations criminelles (DIV), un démembrement de la Police judiciaire sénégalaise, dans la soirée de leur arrestation.
 
« La Division des investigations criminelles a interpellé à l’auberge « Keur Damel«  le sieur Ould Sidi Mouhamed Sina, de nationalité malienne, né en 1974 à Tombouctou, alors qu’il s’apprêtait à la quitter aux environs de midi après un séjour de près d’un mois », affirme le Bureau des relations publiques de la Police nationale.
 
Elle ajoute qu’une collaboration de la DIC avec la Brigade d’intervention polyvalente, un autre démembrement de la Police sénégalaise, a permis de mettre la main sur « le chauffeur également de nationalité malienne et répondant au nom d’Ould Ame Sidalamine, né en 1982 et résidant à l’Unité 26 des Parcelles Assainies ».
 
Ould Ame Sidalamine a été arrêté à la gare routière des « Baux Maraichers », à Dakar, à bord d’un véhicule de marque Hyundai immatriculé en Gambie, selon le communiqué.
 
Le texte précise qu’« il ressort déjà des premiers éléments d’enquête que [Ould Sidi Mouhamed Sina] était formellement le contact d’Ould  Nouini, le planificateur des attentats de Grand-Bassam (en mars 2016, en Côte d’Ivoire), et avait un contact avec Moustapha Diatta, terroriste présumé, précédemment arrêté par la DIC ».
 
Pour parer à toute attaque terroriste, les autorités sénégalaises ont renforcé la sécurité dans les hôtels et d’autres édifices publics de Dakar, la capitale.
 
Le Sénégal est l’un des rares pays d’Afrique de l’Ouest à n’avoir pas été frappés par les djihadistes.
Plusieurs personnes sont placées en détention préventive dans les prisons sénégalaises pour des faits présumés liés au djihadisme.

Irak: les forces armées lancent l’assaut sur l’aéroport de Mossoul

Les forces irakiennes1Appuyées par des avions, des drones et des hélicoptères, les forces irakiennes sont entrées jeudi sur l’aéroport désaffecté de Mossoul sans rencontrer une forte résistance des jihadistes.

Cet assaut a été déclenché au cinquième jour de l’offensive pour finir de reprendre la totalité de Mossoul, dernier grand bastion du groupe État islamique (EI) en Irak.

« Nous sommes dans l’aéroport, en face du terminal. Nos troupes sont en train de le libérer », a annoncé Hicham Abdul Kadhem, commandant d’un régiment des Forces d’intervention rapide (FIR).

A l’aide de pelleteuses, des équipes du génie nettoyaient le site, dont la piste d’atterrissage, très endommagée est recouverte de gravas, ont constaté des journalistes de l’AFP. La plupart des bâtiments aéroportuaires ont été détruits par des explosions.

Cet aéroport est désaffecté depuis que l’EI a chassé l’armée de Mossoul et de sa région en 2014 lors de son offensive éclair qui lui avait permis de proclamer un « califat » à cheval sur l’Irak et la Syrie.

Des hélicoptères d’attaque ont également ciblé une usine sucrière adjacente. « Ils visent de possibles voitures piégées de l’EI », explique un soldat alors qu’une grande fumée noire s’élève dans le ciel.

- Américains sur le front -

Au loin émergent les premiers immeubles du sud de Mossoul, prochaine étape des troupes irakiennes qui risquent alors d’affronter une résistance bien plus importante.

Les jihadistes contrôlent encore la partie orientale, dont la vieille ville, où ils seraient quelque 2.000 selon des estimations du renseignement américain. Encerclés de tous les côtés, ils devraient vendre chèrement leur peau en menant notamment des attentats suicide, la hantise des soldats irakiens.

L’avancée des forces irakiennes est soutenue par des frappes aériennes de la coalition internationale dirigée par Washington et par des soldats américains présents sur la ligne de front.

Ces militaires ont « essuyé des tirs en différentes occasions » et « ont riposté (…) dans et autour de Mossoul », a indiqué mercredi le colonel John Dorrian, porte-parole de la coalition.

Il n’a pas précisé si certains d’entre eux avaient été blessés, mais un responsable cité anonymement par CNN a indiqué que plusieurs soldats avaient été évacués.

Le commandement régional, qui coordonne l’opération, a également annoncé que les forces d’élite du contre-terrorisme avaient pénétré sur la base militaire voisine de Ghazlani, où des soldats étaient stationnés avant que l’EI ne s’empare de la ville en juin 2014.

- « Soyez patients » -

Cette nouvelle avancée intervient un mois tout juste après la reprise de la partie orientale de la ville, où la sécurité reste précaire, plusieurs attentats ayant frappé des zones « libérées ».

Ces derniers jours, les forces irakiennes avaient consolidé leurs positions et repris plusieurs zones autour de Mossoul, permettant à des centaines de civils de fuir leurs villages.

Alors que la bataille s’annonce comme l’une des plus meurtrières de la guerre anti-EI, l’ONU et les ONG s’inquiètent pour les quelque 750.000 habitants de Mossoul-ouest, dont près de la moitié sont des enfants. Leurs conditions de vie sont de plus en plus précaires dans cette zone désormais coupée de l’extérieur et privée d’approvisionnement.

Mercredi soir, un avion de l’armée a largué des milliers de lettres écrites par des habitants de Mossoul-Est destinées aux civils bloqués sur la rive ouest.

« Soyez patients et aidez-vous les uns les autres (…) La fin de l’injustice est proche », peut-on lire sur l’une d’entre elles, signée « Des gens du côté est ». « Restez chez vous et coopérez avec les forces de sécurité. Ce sont vos frères, venus pour vous libérer », conseille une autre.

Selon des sources médicales et des habitants s’exprimant de Mossoul-ouest sous le couvert de l’anonymat, les plus faibles commencent à mourir de malnutrition et du manque de médicaments.

La perte de Mossoul représenterait un revers crucial pour l’EI, qui ne cesse de reculer en Irak comme en Syrie, où il a perdu jeudi le contrôle de la ville d’Al-Bab, dont les rebelles pro-Turcs ont annoncé la reprise.

Source:  Francesoir.fr

FRANCE: ARRESTATION DE TROIS HOMMES SOUPÇONNÉS DE PROJETER UN ATTENTAT

raidTrois hommes soupçonnés de projeter un attentat ont été arrêtés mardi par les services antiterroristes français en région parisienne, à Marseille (sud-est) et à Clermont-Ferrand (centre), a appris l’AFP de sources proches de l’enquête.

A Clermont-Ferrand, une opération de déminage a été menée au domicile d’un des suspects âgé de 37 ans, a précisé une des sources.

« Les suspects avaient un projet et ils étaient suffisamment avancés pour que les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) décident de leur interpellation », a expliqué une de ces sources.

La France, frappée par une vague sans précédent d’attentats jihadistes de janvier 2015 à juillet 2016, fait toujours face à une menace terroriste « très élevée ».

Le 3 février, un Egyptien de 29 ans avait attaqué, une machette dans chaque main, des militaires près du pusée du Louvre à Paris, en criant « Allah Akbar ».

Une semaine après, les services antiterroristes avaient interpellé dans le sud du pays quatre personnes dont une adolescente, soupçonnées de vouloir commettre un attentat « imminent » en France. Du TATP, un explosif artisanal puissant prisé des jihadistes, avait été saisi par les enquêteurs.

Par Le360 (AFP)

Naufrage du «Senefand» : Révélations sur un drame au large de Dakar

Naufrage2Les Forces françaises se sont associées aux autorités espagnoles et sénégalaises pour tenter de retrouver les trois marins- un Espagnol et deux Sénégalais- toujours portés disparus à la suite du naufrage du navire «Senefand 1». Un coin de voile se lève autour de cette tragédie révélée en exclusivité par Libération.

Libération a pris connaissance de nouvelles informations concernant le chavirement aux larges de Dakar du «Senefand 1», ce navire de pêche battant pavillon sénégalais. Comme nous le révélions, trois marins- deux Sénégalais et le capitaine espagnol du bateau José Vicente Pazos Martinez- sont toujours portés disparus alors que huit membres de l’équipage ont pu être sauvés.

Que s’est-il exactement passé ? Selon nos informations, le signal du navire a été perdu mercredi dernier à 21heures alors qu’il était à 33miles au Sud de Dakar. Les recherches ont été immédiatement lancées mais ce n’est que vendredi que les huit survivants- cinq Sénégalais, un Espagnol, un Bissau-guinéen et un Cap-verdien- ont pu être secourus après avoir passé deux nuits dans un canot de sauvetage.

Les témoignages recueillis auprès des survivants indiquent que le navire a coulé à cause d’une surcharge. Tout est allé très vite puisque le drame n’aura duré que trois minutes. Mais les recherches sont d’autant plus difficiles que la balise de sécurité du navire ne s’est pas automatiquement déclenchée. Ce qui complique la mission des secouristes qui peinent à localiser l’épave du navire.

Dans tous les cas, les Forces françaises se sont jointes aux autorités sénégalaises et espagnoles pour intensifier les recherches. Deux avions ont été mobilisés à cet effet en même temps qu’un bateau et un hélicoptère. Le navire «Senefand 1» (IMO : N/A, MMSI : 663134000) de type Fishing Vessel naviguait sous le pavillon Sénégal. Il affiche une longueur hors tout de 24m et un maître-bau de 7m.

Le fait que la balise de sécurité ne se soit pas déclenchée nourrit les interrogations. Le groupe «Senefand» soutient que le navire a effectué sa dernière révision en octobre dernier et disposerait de tous les certificats. On attend de voir si cette version sera confirmée ou infirmée par l’enquête en cours.

Cheikh Mbacké Guissé – Libération

Seneweb.com