Descente de la police à l’ISERI : Nouvelle arrestations d’étudiants.


La police a effectué, très tôt ce jeudi, une descente dans les locaux de l’Institut supérieur d’études et de recherches islamiques ; où des étudiants tenaient un sit-in depuis hier.

« C’était à l’aube, ce jeudi, que des unités de la police antiémeute ont fait irruption dans les locaux de l’ISERI, où elles ont arrêté des étudiants et démonté une tente dressée par les étudiants », a affirmé une source estudiantine à l’ANI.
La police a également déployé un dispositif de sécurité dans les environnements immédiats de l’institut.   

Au cours de ces affrontements plusieurs étudiants avaient également été blessés. Des étudiants avaient été arrêtés hier par les forces de l’ordre, qui les ont remis en liberté, quelques heures plus tard.

Atar / sit-in : les sortants ISERI devant la Wilaya, les professeurs à la DREN.


Ce mercredi 22 février deux sit-in ont lieu à Atar presque en même temps. Le premier organisé par une vingtaine de jeunes filles et garçons sortants de l’Institut supérieur des études et recherches Islamiques ISERI. Ils manifestent en solidarité avec leurs collègues dans les autres régions contre la fermeture de l’ISERI et son transfert à Aioun.

Le second est organisé par la section locale du syndicat indépendant des professeurs de l’enseignement secondaire SIPES. C’est leur 3éme sit-in devant la DREN après celui des 8 et 14 février. Ils protestent contre les méthodes du DREN et son comportement à leur égard.

Ely Salem Khayar                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

Le Président de la CUN décoré.


Le président de la CUN Ahmed Ould Hamza a été décoré dimanche dernier par les membres de l’ONG Ennour au siège de cette institution sanitaire sise à Toujounine, en présence de plusieurs personnalités dont des hauts responsables de la CUN.

Dans son allocution pour cette circonstance, Mohamed Ould Laghdaf, le docteur généraliste dudit centre de santé, a fait un aperçu succinct de s L’ONG Ennour, soulignant qu’elle avait vu le jour en février 2009, sous la présidence d’Ahmed Hacen Ould Dedew, indiquant qu’un centre de santé a été construit en 2010 pour venir en aide aux populations les plus démunies notamment les pauvres ménagères en état de grossesse.

« Le centre sanitaire dispose de tous les moyens ou presque pour la prise en charge gratuite des malades » a-t-il dit, précisant que 19 médecins dont 17 spécialistes et 2 généralistes opèrent dans cette structure qui comprend également un laboratoire et une pharmacie.

Prenant à son tour la parole, Ould Hamza a indiqué que le programme de l’ONG Ennour mérite d’être soutenu par toutes les personnes de bonne volonté notamment par les autorités publiques mauritaniennes.
Abou Oumar Bâ

La Mauritanie accède à un financement conjoint pour la protection de l’environnement


La Mauritanie a accédé au Projet de renforcement des capacités régionales pour la conservation et la gestion durable de la faune sauvage et des aires protégées dans le Proche-Orient, a constaté APA à Nouakchott.

La convention lui permettant de bénéficier de ce projet a été signée dimanche à Nouakchott par le ministre délégué auprès du premier ministre chargé de l’environnement et du développement durable de Mauritanie, Amedi Camara, et la représentante de la FAO à Nouakchott, Mariam Mahamat Nour.

L’adhésion au projet doté d’un financement de 450.000 dollars américains « traduit bien les priorités de mon département à travers le Plan d’action national pour l’environnement (PANE) pour le quinquennat 2012 – 2016 », a déclaré M. Camara lors de la cérémonie de signature de la convention.

Il a souligné que son pays a connu, depuis trois décennies, des variations climatiques qui ont engendré des « perturbations graves des différents écosystèmes et une importante dégradation de la biodiversité ».

Cette situation, a expliqué le ministre, a eu « comme conséquences, entre autres, la disparition de nombreuses espèces jadis endémiques aussi bien floristiques que faunistiques et une dérégulation des services éco – systémiques des habitats naturels en Mauritanie ».

La représentante de la FAO a, de son côté, indiqué que le Projet de renforcement des capacités régionales pour la conservation et la gestion durable de la faune sauvage et des aires protégées dans le Proche-Orient vise à « protéger et à gérer judicieusement les ressources naturelles dans la région » ciblée.

Selon elle, le projet en question a pour but « de combler les lacunes constatées et de renforcer les politiques nationales et le développement de la capacité technique; Il vise aussi à augmenter le pourcentage des terres protégées pour atteindre les objectifs stratégiques de conservation, le développement de plans de gestion participative et la mise en œuvre de systèmes de surveillance de la faune ».

Outre la Mauritanie, les huit pays bénéficiaires sont l’Algérie, l’Egypte, la Jordanie, le Soudan, la Syrie, la Tunisie et le Yémen.

Mourabitounes : Une nouvelle approche pour les joueurs professionnels.

Dans un communiqué publié sur son site, la Fédération Mauritanienne de Football ouvre la voie des sélections nationales à tous les joueurs de nationalité mauritanienne évoluant dans des clubs hors du pays de bien vouloir se manifester.
Le communiqué précise qu’après étude de leur dossier le sélectionneur national Patrice Neveu prendra directement contact avec ces joueurs afin de voir les modalités d’intégration au du sélections nationales. Vraisemblablement, il s’agit d’une nouvelle approche pour éviter les mésaventures de 2007 avec Alain Moizan, qui avait fait appel, indirectement, à des joueurs suivant les informations fournies par d’autres personnes. Une situation, qui a lui a valu le revers au Rwanda avec des joueurs, qui n’avaient de « professionnels » que le fait d’évoluer à l’étranger. « Eviter de tomber dans les pièges »
Cette fois-ci le nouveau sélectionneur, qui a indiqué lors de la conférence de presse organisée après la signature du contrat de deux ans qui le lie désormais à la Mauritanie qu’il compte faire appel à des joueurs évoluant à l’étranger pour les équipes nationales, tient à éviter de tomber dans le même piège que ses prédécesseurs en prenant des précautions par rapport aux joueurs qui vont se manifester. Connaissant bien, les championnats européens où il a plusieurs contacts, il veut avant tout prendre les joueurs susceptibles d’apporter un plus aux Mourabitounes. Il s’agit là d’une bonne initiative parce qu’il existe des joueurs mauritaniens évoluant à l’extérieur qui ont du talent. Cependant, il lui restera de les convaincre de son challenge sportif parce que la plupart de ses joueurs (les plus bons) par manque de perspectives choisissent souvent d’autres nationalités.
La leçon de la dernière CAN
Toutefois à la lumière de la dernière CAN qui vient de s’achever au Gabon et en Guinée Equatoriale et remportée par la Zambie, la piste des joueurs locaux devrait être privilégiée sur le continent parce qu’il apparait de plus en plus que ce ne sont les professionnels, ni les grands noms qui font une équipe. A titre d’exemple le Sénégal avec sa pléiade de stars venues des championnats européens est apparu bien fade face à une équipe du Soudan formée de joueurs locaux.
Mettre l’accent sur les joueurs locaux
Donc Patrice Neveu, qui a déjà débuté son travail de recherche de joueurs, doit mettre l’accent sur les joueurs évoluant dans le championnat local pour former l’ossature des équipes nationales. En 2007, l’équipe nationale des locaux avait fait un parcours honorable lors des éliminatoires de la CHAN avec des joueurs prometteurs, qui ont été malheureusement sacrifiés au détriment de joueurs soit disant « professionnels » qui n’avaient pas été au préalable supervisés. Notre championnat renferme de très bons joueurs qui bien encadrés seront d’un apport certain pour la mise en place d’un groupe homogène capable d’apporter des résultats. C’est à cela que doit s’atteler le nouvel encadrement des équipes nationales parce qu’il dispose du temps nécessaires pour trier les meilleurs joueurs et il ne restera plus qu’à greffer les « vrais » professionnels qui vont se manifester. D’ailleurs ces derniers ne se manifesteront que s’ils sont convaincus de briller au sein d’une sélection susceptible de leur apporter une aura supplémentaire.
Mohamed Feily dit Antar