Gambie : Un pêcheur sénégalais retrouvé mort

53 pêcheurs Sénégalais arrêtésLa dépouille d’un pêcheur sénégalais disparu au large de la Gambie avec quatre de ses collègues a été retrouvée jeudi, a indiqué le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, sans plus de détails sur les circonstances du drame.

« Nous avons appris qu’il y a cinq pêcheurs disparus en haute mer. [au large de la Gambie]. Aujourd’hui [jeudi], nous avons retrouvé le corps d’un pêcheur et les recherches se poursuivent en vue de retrouver les autres. Souhaitons tous qu’on les retrouve en bonne santé », a-t-il dit à Banjul, où il doit signer des accords de pêche avec son homologue, James Gomez, vendredi.

Oumar Guèye en a fait la révélation lors d’une rencontre avec des pêcheurs, des mareyeurs et des transformateurs de produits halieutiques sénégalais qui sont basés en Gambie.

Source:  Seneweb.com

États-Unis : pour Donald Trump, c’est « America first »… et l’Afrique en dernier

Donald TrumpLe président américain Donald Trump a publié son premier projet de budget, intitulé « America First ». Celui-ci prévoit de réduire drastiquement l’aide extérieure des États-Unis. L’Afrique est en première ligne.

Donald Trump l’a promis à ses électeurs : désormais, ce sera « America First » (« l’Amérique en premier »). C’est d’ailleurs ainsi qu’il titré son premier projet de budget, pour 2018, publié le 16 mars. Le président américain veut notamment réduire la dotation au Département d’Etat (le ministère des Affaires étrangères) et à USAid, l’agence pour l’aide extérieure, de 10 milliards de dollars (soit près d’un tiers).

Certains pays du continent sont en première ligne, comme l’Éthiopie, troisième récipiendaire mondial d’aide américaine avec 513,6 millions de dollars attendus en 2017.

L’administration Trump veut aussi couper totalement le financement de certaines agences, comme l’African development foundation, doté de 28 millions de dollars chaque année pour financer des petites entreprises du continent. Elle envisage par ailleurs de réaliser des économies dans les programmes d’échange, là où Barack Obama avait fait créer un programme d’accueil et de formation de jeunes leaders africains.

Seuls les programmes d’aide médicale (vaccinations et lutte contre le VIH notamment) sont sanctuarisés.

La BAD et l’ONU dans le viseur

Mais le continent pourrait surtout être touché par ricochet. Ainsi, Donald Trump veut arrêter de financer le Fonds vert pour le climat, destiné à aider les pays les plus vulnérables à s’adapter au réchauffement climatique. Les États-Unis s’étaient engagés à lui verser 2 milliards de dollars supplémentaires.

Il compte en outre réduire de 650 millions de dollars sur trois ans ses financements aux banques de développement, comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Et réduire sa contribution à l’ONU, au moment où elle fait face, en Afrique et au Moyen-Orient, à la « pire crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale ».

Washington est le principal bailleur des missions de maintien de la paix (28%) et les trois quarts de ses budgets sont affectés au continent : 1,2 milliards de dollars pour la RD Congo (la plus chère), 0,9 milliards au Mali et autant en Centrafrique.

« Pour l’instant, ce n’est qu’un projet qui sera discuté au Congrès jusqu’en octobre », assure une source au Département d’État, où l’humeur est néanmoins bien sombre depuis l’élection de Donald Trump.

Le budget de la défense augmente

À noter que certains pays, notamment du Sahel et de l’Afrique du Nord, pourraient « récupérer » une partie de ces budgets, sous une tout autre forme. Trump prévoit en effet d’augmenter le budget de la défense de 52 milliards de dollars (soit cinq fois plus que les économies réalisées au Département d’État). Cela lui permettra de conserver, intacte, son aide militaire à Israël.

Mais il veut aussi consacrer une partie de cette manne à combattre ce qu’il définit comme l’ennemi prioritaire des Etats-Unis : l’organisation État islamique. Tout indique que la nouvelle administration compte le faire avec une stratégie de « présence légère » : utilisation des drones (pour lesquels une base à 50 millions de dollars est en construction à Agadez, au Niger), intervention de forces spéciales et surtout soutien aux « alliés qui se battent sur le terrain », comme le projet de budget l’indique noir sur blanc.

Source: jeuneafrique.com

Egypte: Hosni Moubarak libéré

MoubarakL’ex-président égyptien Hosni Moubarak a quitté ce vendredi matin l’hôpital militaire du Caire dans lequel il a passé l’essentiel de ses six années de détention, a indiqué ce 24 mars son avocat Farid al-Deeb. Hosni Moubarak, 88 ans, est désormais libre. La justice égyptienne avait décidé au début du mois de le libérer après son acquittement par la cour de cassation pour la mort de manifestants en 2011 durant la révolte qui avait provoqué sa chute.

Hosni Moubarak a effectivement quitté l’hôpital militaire de Méadi où il avait passé le plus clair de sa période de détention. Il est rentré à sa villa du quartier résidentiel d’Héliopolis qu’il avait quittée très exactement le 11 février 2011 quand il s’était désisté du pouvoir en faveur du Conseil suprême des Forces armées.

Moubarak pouvait en fait rentrer chez lui dès le 13 mars dernier quand le procureur général a officiellement annoncé sa libération et confirmé qu’il avait bien effectué les trois années de prison auxquels il avait été condamné pour corruption. Début mars la cour de cassation égyptienne avait prononcé un non-lieu définitif pour Moubarak dans l’affaire du meurtre des manifestants.

S’il a fallu dix jours à Moubarak pour quitter l’hôpital militaire de Méadi, c’était pour préparer médicalement son domicile à le recevoir. La villa a été transformée en mini hôpital. Toutefois le parquet a demandé la réouverture d’une enquête dans une affaire classée où Moubarak avait été accusé de corruption, l’affaire dite des cadeaux du journal Al-Ahram. L’ancien président est accusé d’avoir reçu des cadeaux de la part du journal d’Etat Al-Ahram.

Source: RFI

Présidentielle française : le baromètre africain des candidats à l’Élysée

Présidentielle françaiseLe premier tour de la présidentielle française est prévu le 23 avril prochain. Quelles sont les positions des principaux candidats sur les sujets africains ? Quels sont leurs projets ? Jeune Afrique a dressé le baromètre africain de l’élection.

Entre les costumes offerts par Robert Bourgi à François Fillon, la surprenante visite de Marine Le Pen au Tchad ou encore la sortie controversée d’Emmanuel Macron en Algérie, on a finalement (un peu) parlé d’Afrique dans cette campagne présidentielle française, davantage marquée par les « affaires » que par les débats de fond.

Alors que les candidats n’ont pas choisi de mettre d’accent particulier sur la politique internationale dans leurs programmes respectifs, en dehors du volet européen, il fallait savoir lire entre les lignes pour dresser le portrait africain des prétendants à la succession de François Hollande. Un président français qui aura, au final, beaucoup marqué le continent avec ses pas de général en chef des armées.

Militaire, humanitaire ou commercial ?

Le treillis présidentiel restera-t-il de mise durant les cinq prochaines années ? Faut-il davantage s’attendre à une tenue d’humanitaire ? Un costume de VRP ? Réponse en mai prochain. Mais des divergences apparaissent déjà.

Si l’Afrique est « le continent de l’avenir » pour Emmanuel Macron, sans doute le candidat le plus consensuel, ce dernier compte sur l’Europe pour mettre en place une véritable politique africaine.

Marine Le Pen ressort quant à elle le vieil adage « ni abandon, ni ingérence », en soignant toutefois sa cote auprès des militaires de l’opération Barkhane, rempart contre un terrorisme islamiste devenu l’un des axes majeurs de la campagne anxiogène du Front national.

De leur côté, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon espèrent faire entrer davantage la France dans l’ère du soutien aux sociétés civiles africaines, voire même, pour le candidat d’extrême-gauche, utiliser les multinationales françaises pour faire pression sur certains dirigeants jugés autocrates. Enfin, François Fillon, qui a l’expérience des affaires, prévoit d’axer sa politique africaine sur le soutien aux entreprises françaises.

Cinq favoris, sept thèmes, un baromètre

Au-delà des différentes ambitions politiques et économiques, quelles sont les positions des candidats favoris de la présidentielle sur la colonisation, l’immigration, le rôle de la France en Afrique, l’aide au développement, le droit de vote aux étrangers, le multiculturalisme ?

Jeune Afrique a compilé leurs avis sur sept thèmes majeurs liés au continent, afin de produire le « baromètre africain » des cinq favoris (les six autres candidats ayant obtenu les parrainages nécessaires pour se présenter n’ayant souvent pas manifesté de position particulière sur la politique africaine). Voici le résultat.

L’onglet « Baromètre » affiche les candidats en fonction de leur position sur les thèmes sélectionnés, sur une échelle élaborée par Jeune Afrique, du moins interventionniste au plus interventionniste par exemple. Vous pouvez ensuite cliquer sur les noms des candidats pour avoir des précisions sur leurs propositions.

L’ONU peine à réunir des fonds pour éviter la famine en Somalie

aborderLa crise humanitaire s’aggrave en Somalie et l’ONU peine à réunir des fonds permettant d’éviter la famine dans ce pays, frappé de nouveau par une grave sécheresse. Ce jeudi 24 mars, le Conseil de sécurité doit se réunir et aborder la question.

« Environ 864 millions de dollars sont jugés nécessaires pour endiguer cette crise en 2017, mais seulement 31% de cette somme a été collectée », soit moins du tiers des fonds nécessaires, a expliqué Farhan Haq, porte-parole de l’ONU, mercredi 22 mars.

« Cet appel aux donateurs sera vraisemblablement revu à la hausse pour prendre en compte les risques croissants de famine », a-t-il ajouté.

Une réunion du Conseil de sécurité, présidée par le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, doit avoir lieu ce jeudi 24 mars au sujet de la situation humanitaire en Somalie.

1 Somalien sur 2 a besoin d’aide

Selon l’ONU, la crise humanitaire s’aggrave en Somalie où plus de 300 décès notamment dus au choléra ont été rapportés depuis le début de l’année.

Les Nations unies estiment que plus de la moitié des 6,2 millions de Somaliens a besoin d’une aide alimentaire d’urgence Parmi eux, près de 363 000 enfants sont en situation de malnutrition sévère.

Le mois dernier, le nouveau président somalien Mohamed Abdullahi Farmajo avait qualifié de « catastrophe nationale » la grave sécheresse qui ravage son pays. Il y a cinq ans, la famine avait fait au moins 260 000 morts, dont la moitié était des enfants de moins de cinq ans, selon le Programme d’alimentaire mondiale.

Objectif : 4, 4 milliards d’ici juillet

Ce mardi, l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)a annoncé avoir approuvé un prêt d’urgence de 22 millions de dollars (20,3 millions d’euros).

Pour le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, Stephen O’Brien, ces fonds « s’inscrivent dans les efforts pour éviter une catastrophe humanitaire » et doivent aider les communautés rurales les plus touchées.

Néanmoins, l’on reste loin de l’objectif : pour faire face à la faim et à la famine qui menacent plus de 20 millions de personnes en Somalie, mais aussi au Soudan du Sud, au Nigeria et au Yémen, les Nations unies ont besoin de  4,4 milliards de dollars d’ici à juillet 2017.

Source: jeuneafrique

Attaque terroriste à Londres: des Français blessés

nombreux services de secoursTrois personnes ont été tuées dans l’attaque survenue au Parlement britannique et à ses abords, mercredi après-midi dans le centre de Londres. Plusieurs blessés – une vingtaine – sont dans un état très grave. Parmi eux se trouvent trois lycéens français.

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L’essentiel :

  • Quatre personnes sont mortes. Parmi elles, un policier et l’assaillant présumé
  • Environ vingt personnes ont été blessées, dont trois lycéens français
  • Theresa May s’est entretenue avec Donald Trump et présidera ce soir une réunion de crise ; François Hollande a réagi en apportant son « soutien » aux Britanniques

Deux lieux d’attaque : le déroulement des faits

Les faits se sont produits à deux endroits différents. Le scénario qui se dessine, résume notre correspondante sur place Muriel Delcroix, est celui d’un homme à bord d’un 4×4 noir qui s’est lancé à vive allure sur le pont de Westminster, le pont qui traverse la Tamise entre la gare de Waterloo et le Parlement. Il est environ 14h45.

Royaume-Uni: Témoignage de Quentin Letts du Daily Mail22/03/2017

Le conducteur a fauché plusieurs passants sur le trottoir avant que son véhicule n’aille s’écraser contre les grilles de sécurité qui protègent le Parlement.

L’homme est alors sorti de la voiture et a pénétré en courant dans une des cours du bâtiment, la plus proche de Big Ben, attaquant les policiers qui gardaient l’entrée. Un agent de sécurité a été poignardé avant que son agresseur ne soit rapidement abattu par les autres policiers armés.

La Première ministre britannique, Theresa May, est saine et sauve, a annoncé un porte-parole. Selon The Independant, la cheffe du gouvernement n’était qu’à 30 mètres du terroriste.

Le Parlement de Westminster ainsi que Downing street, la résidence de la Première ministre, ont été bouclés pendant plusieurs heures, tout comme le London Eye, la grande roue près de Westminster dont les cabines se sont immobilisées avec leurs occupants pendant un long moment. Les médias britanniques rapportent la panique qui s’est emparé du coeur de Londres durant l’après-midi.

Des lycéens bretons parmi les blessés

Solidarité avec nos amis britanniques terriblement frappés, plein soutien aux élèves français blessés, à leurs familles et leurs camarades.

Selon un interne de l’hôpital Saint-Thomas interrogé par Press Association, les blessures de certaines personnes seraient « catastrophiques ». Un officier a été touché à la tête, il a été réanimé par l’ancien secrétaire aux Affaires étrangères et député conservateur, Tobias Ellwood. En outre, une femme a été repêchée de la Tamise, a communiqué le Port de Londres.

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a confirmé sur Twitter des informations du Télégramme, à savoir la présence parmi les blessés de trois jeunes garçon Français du lycée Saint-Joseph de Concarneau (Finistère). Deux d’entre eux seraient dans un état critique, selon Ouest-France. Il y avait 36 élèves de cet établissement en voyage scolaire.

A 18h30, le décès d’un policier a été confirmé par les médias britanniques.

Selon les premiers éléments, la police britannique évoque une attaque « terroriste ». « Des policiers, et notamment des policiers armés, restent sur place et nous traitons (ces faits) comme un incident terroriste jusqu’à preuve du contraire », a dit la police dans un communiqué. Les services du contre-terrorisme de la Couronne sont saisis.

Dans une courte allocuation aux médias à 17h45, un responsable de police londonienne a déclaré que le nombre de victimes est encore incertain. Il a cependant confirmé plusieurs blessés, dont des officiers de sécurité.

Un blessé est soigné sur le pont de Westminster à Londres, le 22 mars 2017.REUTERS/Toby Melville

Le quartier est bouclé et des députés sont confinés dans le Parlement. Certains d’entre eux twittent en direct, comme George Freeman, qui souligne notamment l’incroyable travail des policiers.

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Les Parlements écossais et gallois ont suspendu leurs séances par solidarité avec celui d’Angleterre.

La Première ministre conduira une réunion de crise ce soir au 10, Downing Street. Elle s’est d’ors et déjà entretenue avec le président américain Donald Trump.

Depuis Villepinte (Seine-Saint-Denis), François Hollande a fait part de « tout (son) soutien au peuple britannique ». « Le terrorisme nous concerne tous. La France, qui a été si frappée ces temps derniers, peut savoir ce que le peuple britannique a comme souffrance aujourd’hui », a ajouté le chef de l’Etat, soulignant que « c’est au niveau européen qu’il faut s’organiser » pour affronter la menace terroriste.

Selon la BBC, plus de vingt tentatives d’attentat ont été déjouées depuis 2013.

Police et services d’urgence se pressent à proximité du Parlement après des incidents, Londres, le 22 mars 2017.
Source: RFI

Sénégal : Khalifa Sall de nouveau convoqué par le juge d’instruction

Khalifa Sall1Entendu sur le fond vendredi dernier, le maire de Dakar est de nouveau convoqué par le juge d’instruction ce jeudi. Il pourrait notamment être confronté à ses co-accusés par le magistrat.

Khalifa Sall va de nouveau quitter temporairement sa cellule de la prison de Rebeuss pour être entendu par le juge d’instruction. Le maire socialiste de la capitale, inculpé pour détournement de fonds publics, association de malfaiteurs, ou encore faux et usage de faux, est convoqué jeudi 23 mars à partir de 9h au tribunal de grande instance de Dakar par le juge Samba Sall, le doyen des juges d’instruction en charge de l’affaire qui agite le Sénégal depuis fin février.

Accusé d’avoir détourné 2,7 millions d’euros de 2011 à 2015 à travers la « caisse d’avance » de sa municipalité, Khalifa Sall avait été placé sous mandat de dépôt avec cinq de ses sept co-accusés le 7 mars. Comme eux, il a été entendu une première fois sur le fond par le magistrat instructeur, le 17 mars. Il avait alors répété à ce dernier ce qu’il assure à tout le monde depuis des semaines : « Je n’ai pas détourné d’argent ».

Vers une confrontation avec le « DAF » ?

Selon ses avocats, l’édile de la capitale et rival putatif du président Macky Sall à la prochaine présidentielle devrait, lors de cette nouvelle audition, être confronté à certains de ses co-accusés. « Tout le monde s’y attend. Lors des premières auditions individuelles sur le fond, tous ont déclaré au juge ce qu’ils avaient à dire. La suite logique des choses serait maintenant que le juge procède à des confrontations », affirme Me Koureyssi Ba, visiblement peu inquiet car les différents co-accusés, y compris son client, n’auraient pas fait de déclarations contradictoires pendant leurs interrogatoires sur le fond.

Khalifa Sall pourrait notamment être confronté à Mbaye Touré, le directeur administrateur et financier (DAF) de la mairie de Dakar, qui est en première ligne avec lui dans cette affaire. Les deux hommes étaient en effet en relation directe pour tout ce qui concerne les finances de la mairie, et notamment sur la gestion de la fameuse « caisse d’avance » qui fait aujourd’hui polémique.

Alors que la procédure progresse rapidement dans ce dossier, la défense de Khalifa Sall espère maintenant que l’instruction sera bientôt bouclée. Elle devrait aussi prochainement introduire une demande de mise en liberté provisoire de l’élu socialiste.

Source: jeuneafrique.com

Un marin sénégalais et un autre marocain portés disparus au large de Barcelone

au large de BarceloneUn marin sénégalais et un autre de nationalité marocaine sont portés disparus dans une collision survenue lundi entre un bateau de pêche et un navire marchand russe au large de Barcelone, rapportent des sites d’informations marocains.

Selon le site de l’hebdomadaire « La nouvelle Tribune », « les ressortissants marocain (34 ans) et sénégalais (37 ans) se trouvaient à bord du bateau de pêche dénommé +El Fairell+ ».

Ce bateau a « coulé suite au choc avec le navire marchand qui s’est produit durant l’après-midi à près de trois milles nautiques du port de Barcelone », précise-t-il, sur la foi d’une autorité portuaire de Barcelone, citée par les médias.

Selon le site du quotidien L’Economiste qui évoque également cet accident, « l’équipage du cargo russe a réussi à sauver le capitaine du bateau de pêche et un autre marin ».

Source: Seneweb.com

Londres : au moins un mort et plusieurs blessés dans une attaque «terroriste»

LondresUne attaque à caractère «terroriste» a frappé cet après-midi le centre de Londres, près du Parlement britannique. Au moins dix personnes auraient été blessées par un véhicule sur le pont de Westminster, tandis qu’un policier a été poignardé dans l’enceinte du Parlement.

Une femme morte et plusieurs blessés graves
Selon l’agence de presse Press Association,  une femme serait décédée suite à ses blessures et plusieurs autres personnes seraient blessées, dont certaines très gravement, selon un médecin de l’hôpital St Thomas.

Le portail du Palais de Buckingham Palace fermé par précaution

La police a pris la décision de fermer le portail de Buckingham Palace, où réside la reine d’Angleterre, Élisabeth II, par précaution.

Seneweb.com

22 mars 1967, Senghor échappe à une tentative d’assassinat – Abdou Diouf raconte

Abdou DioufL’histoire est trop rocambolesque pour être oubliée. Le Sénégal qui venait d’obtenir son indépendance, il y avait juste 7 ans, risquait de voir son nom inscrit dans le «Livre Guinness» des assassinats de Présidents dans le monde. L’ancien président Léopold Sédar Senghor avait échappé belle, ce 22 mars 1967, à un assassinat. A l’occasion de la date anniversaire, nous vous replongeons dans ces événements historiques encore méconnus par la jeune génération.

Léopold Sédar Senghor, premier Président de la République du Sénégal, a failli être assassiné. Selon les informations rapportées par le journal L’Office en 2011, c’était le 22 mars 1967, jour de Tabaski. La cérémonie officielle se déroulait sur l’esplanade de la Grande mosquée de Dakar. Une tribune était dressée en l’honneur des plus hautes autorités du pays, ainsi que des chefs de mission diplomatiques accrédités au Sénégal. À la fin de la prière, alors que Senghor avait quitté la tribune et s’apprêtait à monter dans sa voiture décapotable. Un homme s’élance vers lui, le pistolet au poing. Il appuie sur la gâchette.

Et, selon les témoignages, comme ceux qui sont rapportés par Abdoul Baïla Wane, ancien directeur-adjoint de cabinet de Senghor, « on entendit par deux fois le déclic, mais le pistolet s’était enrayé. Un cri de frayeur s’éleva de la foule médusée. L’homme fut maîtrisé sur le champ, jeté dans une fourgonnette et conduit au commissariat Central ». Qui était-il ? Il s’agissait de Moustapha Lô, membre d’une grande famille religieuse et cousin de Cheikh Tidiane Sy, chef religieux (NDRL : décédé le 15 mars dernier).

Abdou Diouf relate les faits : «c’est un complot bien préparé… »

Une enquête est alors ouverte pour savoir si ce jeune, aussi « courageux », n’avait pas été payé pour abattre le Président Senghor. La machine judiciaire, mise en marche, avait arrêté plusieurs personnalités soupçonnées à tort ou à raison d’être complices de Moustapha Lô.

L’unique question que se posaient les dignitaires du pouvoir était : « pour le compte de qui travaille-t-il, au point de vouloir assassiner le Président Senghor ? ». Mais, celle qui grattait la cervelle du peuple, de manière générale, était plutôt : « est-ce que Moustapha Lô voulait vraiment tuer Senghor ? ».

Devant la barre, l’accusé avait répondu à la seconde interrogation. Il avait soutenu devant les juges, les dignitaires du pouvoir et le peuple : « non ! ». Et de renchérir : « je n’avais pas l’intention de tirer sur Senghor. Je connais parfaitement le maniement de l’arme. Je voulais lui prouver que malgré ses gorilles, il n’était pas à l’abri de la vindicte populaire ».

Et, selon toujours Abdoul Baïla Wane, « rien dans son comportement, en prison, ne laissait voir en lui quelqu’un qui avait failli à sa mission ». Donnant des détails pour étayer son argumentaire, l’ancien directeur-adjoint de cabinet de Senghor de défendre urbi et orbi : « ni regret, ni déception ».

Mais, pour Senghor, les choses étaient claires, car disait-il, « on ne fait pas de la politique avec un cœur de jeune fille ». Ce qui se justifie par le refus de Senghor, d’accorder la grâce présidentielle à Moustapha Lô, malgré l’intervention musclée des chefs religieux de l’époque. Il fut reconnu coupable de tentative d’assassinat contre le premier Président du Sénégal.

Le 15 juin 1967, devant le peloton d’exécution, le jeune Moustapha Lô, rapporte encore Abdoul Baïla Wane, fit preuve d’une sérénité et d’un courage peu communs. Après avoir prié deux rakkats, il s’était adressé à l’un de ses juges en ces termes : « je ne sais pas ce qui t’attend, mais moi je meurs la conscience tranquille, en martyr ». Après son exécution, les gens disaient : « maan daal lii ! Xalé bou tutti bi ! Nga niko tëy ! Muni këp ; damaci sax për » (quelle affaire ! Un tout jeune ! Tu lui fais pan et il tombe. J’en ai vraiment peur).

Les regrets de Senghor Sur les ondes de Radio France Internationale, le Président Léopold Sédar Senghor avait fait des révélations de taille au lendemain de l’exécution de Moustapha Lô. Le premier Président, de la jeune République indépendante du Sénégal, de laisser parler sa conscience : « pendant trois jours, j’ai eu des cauchemars terribles. Il ne s’agit pas de juger selon le point de vue de Dieu. Dieu seul peut juger dans l’absolu.

Mais, la peine capitale a encore un effet de dissuasion dans la société sénégalaise, malheureusement déculturée par rapport à l’équilibre harmonieux de la société négro-africaine et traditionnelle, et tout aussi malheureusement, acculturée par rapport au déséquilibre de la société euraméricaine. J’insiste sur la déculturation.

En effet, chez les socialistes démocrates d’Afrique noire, voire chez les marxistes-léninistes, qui restent croyants à 90 %, la foi l’emporte sur la pratique, car les ministres des cultes, imams ou prêtres prêchent beaucoup plus le dogme ».

Source:  IGFM