Le ministre sénégalais des affaires étrangères : Djamé est parti sans avoir reçu de garanties


Mankir NdiayeUn document libellé en anglais et largement repris dans la presse sénégalaise et sur les réseaux sociaux, faisait état de garanties données à l’ancien président gambien, Yaya Djamé, en contrepartie de son abdication et son départ vers une destination de son choix.

Selon le ministre sénégalais des affaires étrangères, Mankir Ndiaye, il s’agit tout simplement d’un faux document, aucune garantie a-t-il ajouté n’a été donnée à Yaya Djamé, ni par la CEDEAO, ni par l’union africaine ni les nations unies.

Le chef de la diplomatie sénégalaise a dit que l’ancien président gambien avait présenté un document qu’il souhaité voir signé de la communauté internationale et qui prévoyait un certain nombre de garanties, dont une amnistie, un document a ajouté le ministre sénégalais qui n’a jamais été signé par une quelconque partie.

« Ni la CEDEAO ni l’union africaine n’ont la compétence de donner des garanties à Yaya Djamé, une mesure qui revient d’abord au président élu, Adama Barrow » a ajouté le ministre sénégalais.

L’ancien président gambien avait accepté d’abandonner le pouvoir, après une médiation des chefs d’état mauritanien et gambien qui avait duré quelques jours, et dont l’ultime étape ont été des entretiens qui se sont prolongés à Banjul.

 

Portraits interactifs : qui sont les candidats à la présidence de la Commission de l’Union africaine ?

Au siège de l'Union africaineLa succession de Nkosazana Dlamini-Zuma à la tête de la présidence de la Commission de l’Union africaine sera au cœur du 28e sommet des chefs d’État de l’organisation, les 30 et 31 janvier à Addis-Abeba.

Lors du précédent sommet, en juillet à Kigali, aucun des trois candidats, l’Équato-Guinéen Agapito Mba Mokuy, la Botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi et l’Ougandaise Speciosa Wandira-Kazibwe, n’avait obtenu les deux tiers des votes nécessaires.

Cette fois-ci, cinq candidats s’affronteront, les 30 et 31 janvier à Addis-Abeba. Deux étaient déjà en lice en juillet, Agapito Mba Mokuy et Pelonomi Venson-Moitoi. Le Tchadien Moussa Faki Mahamat, le Sénégalais Abdoulaye Bathily et la Kényane Amina Mohamed Jibril sont venus renforcer le petit nombre de prétendants. Voici leurs portraits interactifs.

(Cliquez sur les intitulés pour lire les informations)

Vincent Duhem

Source: jeuneafrique.com

L’Egypte prolonge son opération au Yémen

Abdel Fattah al-SissiL’Egypte a annoncé, lundi 23 janvier, qu’elle maintient sa participation à la coalition militaire arabe dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen. Le Caire n’a toutefois pas précisé la durée de cet engagement.

L’annonce faite par le Conseil de défense égyptien est un geste de bonne volonté fait à l’égard de l’Arabie saoudite. Les relations entre Le Caire et Riyad sont tendues à cause de divergences sur la situation en Syrie et surtout du fait du différend sur deux îles de mer Rouge.

Mais parallèlement à ce geste en faveur de l’Arabie, l’Egypte s’est aussi livrée à une démonstration de force. La marine égyptienne a organisé de grandes manœuvres en mer Rouge à l’occasion de la création d’un commandement de « la flotte du sud ».

Une flotte qui comprend notamment un porte-hélicoptères de type Mistral, récemment livré par la France, mais aussi des destroyers, des corvettes et des vedettes lance-missiles sans oublier les sous-marins.

Une flotte chargée de sécuriser la mer Rouge et ses abords comme le détroit de Bab al-Mandab qui peut être menacé à partir du Yémen. Un détroit qui contrôle l’accès sud du canal de Suez, vital pour l’Egypte.

Au même moment, au Yémen, les forces gouvernementales appuyées par l’aviation de la coalition arabe, se sont emparées du port de Mokha, cette ville stratégique sur la mer Rouge tenue par les rebelles chiites Houthis et leurs alliés. Les troupes loyalistes mènent des opérations de ratissage dans le port et elles ont pénétré dans la périphérie sud de la ville.

Source: RFI

Côte d’Ivoire : le malaise des militaires, « conséquence d’un déficit de commandement et d’autorité »

ctdIl n’a fallu que quelques heures, début janvier, à des soldats mécontents pour obtenir gain de cause. Quelques heures pendant lesquelles le pays entier a tremblé et qui ont mis en évidence les divisions profondes de l’armée. Tout comme l’urgence de la réformer.

Pour cette IIIe République qu’il voulait « moderne » et « résolument tournée vers l’avenir », Alassane Ouattara avait certainement rêvé de débuts moins agités… Mais comme pour lui montrer que les comptes du passé n’étaient définitivement pas soldés, une partie de l’armée ivoirienne s’est soulevée, dans la nuit du 5 au 6 janvier, plongeant en l’espace de quelques heures le pays tout entier dans l’angoisse.

Source: Seneweb

Sénégal : « Personne n’a signé de déclaration » avec Jammeh (Ministre)

Mankeur NdiayeLe ministre sénégalais des affaires étrangères, Mankeur Ndiaye (Photo), a démenti la signature d’une déclaration qui accorderait de l’amnistie à Yahya Jammeh qui a accepté vendredi de quitter le pouvoir.

« Le président Jammeh et son équipe avaient concocté une déclaration pour être endossée par la Cedeao, les Nations-Unies et l’Union africaine qui lui accordait toutes les garanties voire l’impunité. Cette déclaration n’a été signée par personne. Le président Barrow, lui-même n’était pas au courant », a déclaré Mankeur Ndiaye à la RFM, une radio privée sénégalaise.

« Personne n’a attesté de crimes qu’il aurait commis pour l’amnistier. C’est une aberration. Cette déclaration est de nul effet. Aucun chef d’Etat africain n’a validé cette déclaration », a-t-il poursuivi.

Le chef de le diplomatie sénégalaises 

s’est interrogé : « Comment à la place du peuple Gambien et du président gambien élu, peut-on accorder des garanties à Yaya Jammeh? Y compris l’amnistie ? »

Source: Alakhbar

Mali : 14 morts au sein d’un groupe pro-gouvernemental à Gao

Des forces maliennesUn groupe armé malien pro-gouvernemental a annoncé avoir perdu 14 combattants dans une attaque imputée à l’ex-rébellion samedi, trois jours après un attentat suicide jihadiste contre un regroupement de factions rivales qui a fait près de 80 morts.

L’attaque suicide mercredi contre un camp de regroupement des formations signataires de l’accord de paix au Mali et de l’armée malienne à Gao, principale ville du nord du pays, a fait 77 morts et 120 blessés, selon un dernier bilan encore provisoire publié jeudi par la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

Un rassemblement en hommage aux victimes de cet attentat revendiqué par le groupe du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a réuni plusieurs centaines de personnes à Bamako samedi, dernier des trois jours de deuil national décrétés par le président Ibrahim Boubacar Keïta.

« C’est la première fois dans l’histoire de notre pays qu’un attentat cause un aussi grand nombre de victimes », a déclaré vendredi à Gao le capitaine Chido Dacko, du service social de l’armée malienne, lors d’un hommage aux tués, qui se comptent à la fois dans les rangs de l’ex-rébellion, des groupes pro-Bamako et des militaires maliens.

Malgré les voeux d’unité formés à la suite de cet attentat, de nouveaux affrontements se sont produits samedi entre groupes signataires de l’accord, selon le Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-gouvernemental).

Un poste du Gatia près de Tin-Assako, dans la région de Kidal (nord-est), a été attaqué samedi, a affirmé à l’AFP le secrétaire général du Gatia, Fahad Ag Almahmoud, accusant « les éléments de la CMA » (Coordination des mouvements de l’Azawad, ex-rébellion à dominante touareg).

« Le bilan est lourd: nous déplorons 14 victimes », a-t-il ajouté.

L’information a été confirmée par un habitant de Kidal joint par téléphone, mais la CMA n’a pas réagi dans l’immédiat à ces accusations.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, inquiet de la viabilité de l’accord de paix signé en mai-juin 2015 en raison des retards accumulés dans son application, a discuté le 19 janvier de l’opportunité de prendre des sanctions contre les auteurs de violations du cessez-le-feu.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature de l’accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

jeuneafrique.com

Amnistie totale accordée à Yahya Jammeh. La communauté internationale remercie la médiation du Président Alpha Condé

Yahya Jammeh1
1. À la suite de la décision du Sommet de l’Autorité de la CEDEAO prise le 17 décembre 2016 à Abuja (Nigéria), les efforts de médiation, y compris les visites à Banjul, ont été entrepris par le Président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, Sirleaf, le Médiateur, SE le Président Muhammadu Buhari et le Co-Médiateur sur la Gambie, son ancien Président John Dramani Mahama, ainsi que SE le Président Ernest Bai Koroma pour méditer sur l’impasse politique avec le Cheikh Professeur Alhaji Dr. Yahya AJJ Jammeh.2. Suite aux efforts de médiation de SE le Président Mohamed Ould Abdel Aziz de la République islamique de Mauritanie et SE le Président Alpha Conde de la République de Guinée Conakry avec SE le Cheikh Professeur Alhaji le Dr Yahya AJJ Jammeh, l’ancien Président de la République de Gambie , Et en consultation avec la Présidente de l’Autorité des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, la Présidente de l’Union africaine et le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, cette déclaration a pour but de parvenir à un règlement pacifique de la situation politique En Gambie.3. La CEDEAO, l’UA et l’ONU saluent la bonne volonté et la diplomatie de Son Excellence l’ex-président Jammeh, qui, avec le plus grand intérêt du peuple gambien, et afin de préserver la paix, la stabilité et la sécurité de la Gambie, la souveraineté, l’intégrité territoriale et la dignité du peuple gambien, a décidé de faciliter un processus de transition pacifique et ordonné immédiat et le transfert du pouvoir au président Adama Barrow conformément à la constitution gambienne.

4. Pour ce faire, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie pour assurer et assurer la dignité, le respect, la sécurité et les droits de l’ancien Président Jammeh en tant que citoyen, leader et ancien chef de l’Etat tel que prévu et garanti par la Constitution gambienne de 1997 et les autres lois de la Gambie.

5. En outre, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour garantir pleinement, assurer et assurer la dignité, la sécurité et les droits de la famille immédiate du Président Jammeh, , Responsables de la sécurité et partisans et loyalistes du parti.

6. La CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour s’assurer qu’aucune mesure législative ne soit prise par celle-ci, ce qui serait incompatible avec les deux paragraphes précédents.

7.La CEDEAO, l’UA et les Nations unies exhortent le Gouvernement de la Gambie à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer et assurer l’intimidation, le harcèlement et / ou la chasse aux sorcières des anciens membres du régime et des partisans, conformément à la Constitution et aux autres lois De la Gambie.

8. La CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement gambien pour empêcher la saisie des biens et propriétés appartenant légalement à l’ancien président Jammeh ou à sa famille et à ceux de ses membres du Cabinet, de ses fonctionnaires et de ses partisans garantis En vertu de la Constitution et d’autres lois de la Gambie.

9. Afin d’éviter toute récrimination, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie à la réconciliation nationale pour consolider la cohésion sociale, culturelle et nationale.

10. La CEDEAO, l’UA et l’ONU soulignent fortement le rôle important des Forces de défense et de sécurité gambiennes dans le maintien de la paix et la stabilité de la Gambie et s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour prendre toutes les mesures appropriées pour Soutenir le maintien de l’intégrité des Forces de Défense et de Sécurité et se prémunir contre toutes les mesures qui peuvent créer des divisions et une rupture de l’ordre.

11. La CEDEAO, l’UA et l’ONU veilleront à ce que les pays hôtes qui offrent une « hospitalité africaine » à l’ancien président Jammeh et à sa famille ne deviennent pas des cibles indues de harcèlement, d’intimidation et de toutes autres pressions et sanctions.

12. Afin d’aider à la transition pacifique et ordonnée et au transfert du pouvoir et à la création d’un nouveau gouvernement, l’ancien Président Jammeh quittera temporairement la Gambie le 21 janvier 2017 sans porter préjudice à ses droits de citoyen, Et un chef de parti politique.

13. La CEDEAO, l’UA et l’ONU collaboreront avec le Gouvernement gambien pour que l’ancien président Jammeh soit libre de retourner en Gambie à tout moment de son choix, conformément au droit international des droits de l’homme et à ses droits de citoyen De la Gambie et un ancien chef de l’Etat.

14. Conformément à cette déclaration, la CEDEAO mettra un terme à toute opération militaire en Gambie et continuera de rechercher un règlement pacifique et politique de la crise.

Fait le 21 janvier 2017 à Banjul, en Gambie.

Rédigé par leral.net le Dimanche 22 Janvier 2017 à 00:17

Bombardement au Nigeria : le bilan pourrait atteindre 236 morts, selon un responsable local

le nord-est du NigeriaJusqu’à 236 personnes auraient été tuées lorsque l’armée de l’air nigériane a bombardé accidentellement dans le nord-est du pays un camp de déplacés ayant fui les violences de Boko Haram, a affirmé samedi à l’AFP un responsable local.

Un précédent bilan de Médecins sans frontières (MSF) faisait état d’au moins 90 morts. Toutefois, selon MSF, qui opérait depuis peu dans le camp, plusieurs « rapports concordants » émanant de résidents et de dirigeants des communautés font état de 170 tués.

« D’après ce que les gens qui ont enterré les victimes mortes de leurs propres mains m’ont dit (…) ils ont enterré 234 morts. Plus tard, j’ai été informé que deux des blessés évacués à Maiduguri étaient décédés », a affirmé Babagana Malarima, président du gouvernement local de Kala-Balge.

Le responsable a raconté que mardi vers midi, « l’avion de chasse a tourné au-dessus de la ville puis il est parti. Quand il est revenu, il a largué deux bombes, la première près d’un puits de forage en construction pour les déplacés et la seconde dans un quartier très peuplé ».

« Les gens sont vraiment traumatisés qu’un avion de chasse appartenant à leur pays puisse faire cette erreur et les tuer ainsi dans leur propre pays. C’est vraiment malheureux », a déclaré M. Malarima.

Mardi, le bombardement a eu lieu alors que des humanitaires distribuaient de la nourriture à Rann, localité proche du Cameroun où près de 40.000 personnes ont trouvé refuge après avoir fui les violences du groupe islamiste nigérian Boko Haram.

Au moins six volontaires de la Croix-Rouge nigériane ont été tués et 13 blessés.

Le Nigeria a ouvert une enquête jeudi pour déterminer les circonstances de ce bombardement accidentel.

Aucun bilan officiel n’a jusque-là été avancé, mais le nombre de victimes est fréquemment sous estimé par les autorités au Nigeria, qu’il s’agisse de la guerre contre Boko Haram ou de catastrophes accidentelles.

« C’est malheureux, c’est une erreur (…) Cela n’arrivera plus jamais », a affirmé vendredi le chef d’état-major des armées, le général Tukur Yusuf Buratai, qui s’est rendu à Rann.

La décision de bombarder « était basée sur des renseignements selon lesquels des Boko Haram étaient arrivés dans la région », a-t-il affirmé.

Après le bombardement, un convoi de combattants de Boko Haram a profité du chaos pour mener un raid en pick-up et motos sur Rann mardi soir.

« Les soldats les ont repoussés, certains ont été tués et vous avez vu les cadavres et les armes récupérées », a commenté le général Buratai.

Cette attaque « montre qu’il y a une crédibilité dans les renseignements que nous recevons » faisant état de mouvements de combattants dans la zone de Kala-Balge, a-t-il ajouté.

L’insurrection menée depuis 2009 par les islamistes a fait 2,6 millions de déplacés à travers le Nigeria et dans les pays de la zone.

Source: jeuneafrique.com

Gambie : Yahya Jammeh cède le pouvoir et s’envole pour la Guinée

Jammeh fait payer 2.000 francsAprès avoir dirigé d’une main de fer son pays pendant 22 ans, Yahya Jammeh à quitté la Gambie ce samedi 21 janvier au soir. L’ex-président a embarqué à bord du jet privé du président guinéen Alpha Condé.

L’image est forte. Yahya Jammeh en train de monter dans le jet privé d’Alpha Condé. L’ancien président se retourne et salue une dernière fois en levant son Coran la foule réunie autour de l’avion : ses sympathisants, des proches, des membres de son gouvernement, beaucoup de militaires, énormément de gens en pleurs, en larmes, des femmes, mais aussi des soldats censés sécuriser cette cérémonie de départ.

Une cérémonie très officielle, très solennelle, en présence d’Alpha Condé, avec la fanfare de la garde républicaine qui a joué l’hymne gambien sur le tarmac. Les autorités et les journalistes ont été maintenus à l’écart quand Yahya Jammeh a commencé à avancer vers l’avion. Tout le monde a avancé avec lui, les militaires ont été débordés, et ont finalement laissé faire. La foule s’est rapprochée du jet privé, pour accompagner ce dernier départ de Yahya Jammeh.

L’ex-président va donc finalement quitter la Gambie, après un mois et demi de crise, de négociations et de tractations menées par la Cédéao, l’Union africaine et les Nations unies. Des tractations qui ont finalement servi et qui ont permis de garder le pays en paix.

Source: RFI

Scènes de violence à Washington en marge de l’investiture de Donald Trump

limousine en feuAlors que Donald Trump prêtait serment au Capitole ce vendredi, plusieurs centaines de manifestants ont affronté les forces de l’ordre dans d’autres quartiers de Washington. La police a procédé à plus de 200 arrestations.

Poubelles et voitures incendiées, vitrines brisées et grenades lacrymogènes: les rues d’ordinaire très aseptisées du centre de Washington ont été le théâtre de scènes d’émeutes ce vendredi, lorsque plusieurs centaines de manifestants anti-Trump ont violemment affronté la police, en marge de l’investiture du président américain.

Visages masqués par un foulard noir, encapuchonnés ou portant des masques à gaz, entre 500 et 1 000 personnes ont brisé des vitrines et caillassé la police en tenue anti-émeute sur K Street, une artère située à quelques encablures de la Maison Blanche.

Les quelque 200 policiers qui ont essuyé des jets de pierres et de briques ont tenté de les disperser en tirant plusieurs dizaines de grenades lacrymogènes.

Une fumée âcre prenait à la gorge en milieu d’après-midi sur ces deux pâtés de maison survolés par un hélicoptère de la police, jonchés de poubelles calcinées, de bris de verre, de boîtes à journaux métalliques et de cartouches. Une limousine noire figurait parmi les véhicules incendiés.

« Quatre ans à se battre », pouvait-on lire sur la pancarte brandie par une manifestante masquée, en référence au mandat à venir de Donald Trump, devenu quelques heures plus tôt le 45e président des Etats-Unis.

Nombre de manifestants visaient directement Donald Trump, mais une minorité non négligeable semblait s’être agrégée au mouvement tout en ayant d’autres revendications, notamment pour les droits des minorités.

217 arrestations

Les incidents, faits d’un « petit groupe de manifestants » selon la maire de Washington Muriel Bowser, ont conduit la police à procéder à 217 arrestations.

Plus tôt, des affrontements moins violents avaient opposé la police et plusieurs centaines de jeunes, portant pour nombre d’entre eux vestes à capuche et foulards noirs caractéristiques du groupe Black Block, un mouvement radical et souvent violent.

Le reste des marches et rassemblements qui ont émaillé la journée d’investiture présidentielle à Washington se sont déroulées dans le calme, si ce n’est quelques invectives verbales entre partisans des deux camps.

(Avec AFP)

Source: RFI