RDC : Kinshasa dévoile une vidéo présentée comme celle de l’assassinat des experts de l’ONU

Le gouvernement et la police de RDC ont montré ce lundi à la presse une vidéo présentée comme celle de l’assassinat de Michael Sharp et de Zaida Catalan, deux experts de l’ONU tués en mars au Kasaï, dans le centre du pays.

« C’est à titre pédagogique » que cette vidéo d’au moins cinq minutes a été dévoilée, ce 24 avril, à plusieurs responsables de presse à Kinshasa, selon Ivan Vangu, conseiller au ministère congolais de la Communication et des médias.

Selon l’AFP, qui a visionné ladite vidéo, on y voit un homme et une femme blancs, qui correspondent au signalement des deux experts onusiens, l’Américain Michael Sharp et la Suédo-chilienne Zaida Catalan. Ils sont entourés par sept personnes parlant tshiluba, la langue dominante au Kasaï, coiffés de bandeaux rouges et armés de machettes, de bâtons, et pour l’un, d’un fusil hors d’âge.

Par le biais d’un interprète hors champ, les hommes en armes promettent d’indiquer aux deux experts de l’ONU l’emplacement de fosses communes dans la brousse. Apparemment inquiet, l’homme blanc demande à l’interprète, dans un français avec un fort accent anglophone : « Pourquoi sont-ils armés et nerveux ? »

La vidéo montre l’exécution des deux experts

Rapidement, les deux étrangers sont contraints de s’asseoir par terre. Un coup de feu tiré par une arme hors champ part et atteint l’homme à la poitrine. Une voix ordonne en français « Tirez ! ». La femme se jette vers l’homme comme pour le protéger mais une balle l’atteint dans le dos. La voix hurle « Tirez ! ». Trois autres coups partent.

La même voix hors champ ordonne alors en tshiluba : « Ne gaspillez plus les munitions, coupez la tête. Coupe d’abord les cheveux qui vont renforcer mon pouvoir. » On voit alors un adolescent couper la tête de la jeune femme.

Nous n’avons pas pu voir les visages de ces présumés miliciens Kamwina Nsapu.

« Visiblement, la machette n’était pas bien aiguisée. Sur la vidéo, on voit le bourreau demander une autre [machette] pour continuer son acte », explique à Jeune Afrique un journaliste qui a visionné la séquence. « Mais, nous n’avons pas pu voir les visages de ces présumés miliciens Kamwina Nsapu« , précise-t-il.

Kinshasa accuse les miliciens Kamwina Nsapu

« Voici comment opèrent les hommes de Kamwina Nsapu », a expliqué devant la presse Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.

Pour les autorités de la RDC, il n’y a donc plus de doute : « Ce sont bien ces terroristes de Kamwina Nsapu qui ont tué les deux experts de l’ONU, mais aussi les 39 policiers congolais tombés, eux, fin mars dans une embuscade dans le Kasaï », soutient Lambert Mende, appelant à l’éradication de ce terrorisme « par tous les moyens ».

Selon le porte-parole du gouvernement, un de quatre accompagnateurs congolais de deux experts de l’ONU a été également tué. « Nous continuons à chercher les trois autres », a-t-il dit à Jeune Afrique, soulignant que certains miliciens ayant participé à ces assassinats ont été arrêtés.

Le colonel Pierre-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise, a de son côté indiqué à la presse que les autorités avaient mis la main sur cette vidéo « grâce à la perspicacité de la police scientifique », sans en préciser les modalités.

« La vidéo a été envoyée à un des contacts des terroristes pour qu’elle soit diffusée sur les réseaux sociaux. Nos services l’ont interceptée et, grâce à la géolocalisation, nos services ont pu remonter la filière pour arrêter des terroristes, auteurs de l’assassinat des experts de l’ONU », a ajouté Lambert Mende.

Source: jeuneafrique.com

Syrie: la France dit avoir des preuves de l’attaque chimique sur Khan Cheikhoun

La France apportera prochainement la « preuve » que le régime de Bachar el-Assad est à l’origine de l’attaque chimique qui couté la vie à 87 personnes dont 31 enfants le 4 avril dernier en Syrie. C’est le ministre français des Affaires Etrangères qui l’a affirmé ce mercredi 19 avril. Le pouvoir syrien a démenti toute responsabilité, trois ans après s’être officiellement débarrassé de son arsenal chimique.

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) l’affirme désormais catégoriquement : c’est du gaz sarin ou agent toxique similaire qui a tué 87 habitants du village syrien de Khan Cheikhoun.

A ce stade, l’OIAC ne désigne pas l’auteur de l’attaque. Pour de nombreux pays, la responsabilité du régime de Bachar el-Assad ne fait aucun doute. Les Etats-Unis ont même bombardé une base syrienne en représailles.

La France accuse également Damas et ce mercredi, sur La Chaîne parlementaire, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a promis des preuves dans les prochains jours.

« En ce qui concerne les services de renseignements français et les renseignements militaires, c’est une question de jours, mais nous apporterons la preuve qu’effectivement le régime a bien organisé ces frappes avec des armes chimiques. J’exprime une conviction : dans quelques jours, je pourrais vous apporter des preuves. Pour l’instant, je ne peux pas les communiquer, parce que les analyses sont en cours mais nous avons des éléments qui nous permettrons de démontrer que le régime Assad a sciemment utilisé des armes chimiques. »

A quelques jours de l’élection présidentielle en France, Jean-Marc Ayrault a critiqué au passage la « complaisance » dont font preuve selon lui certains candidats à l’égard de Bachar el-Assad et de son allié russe.

Source: RFI

Procès en flagrance des dix jeunes activistes, ce jeudi 20 avril

Dix jeunes (4 filles et 6 garçons), arrêtés lors de la violente répression de la marche non autorisée du dimanche dernier, comparaitront ce 20 avril devant le tribunal des flagrants délits de Nouakchott Ouest pour « participation à une manifestation non autorisée ».
Déferrés le lundi 17 avril sous la procédure de flagrance délit, les dix jeunes activistes, après quelques heures de détention au commissariat de police de Tevragh Zeïna 1, avaient été placés sous mandat de dépôt à la prison civile de Nouakchott et celle des femmes à Sebkha.
Les forces de l’ordre ont fait usage, avec une rare violence, de bombes lacrymogènes et de coups de matraques pour réprimer au carrefour BMD, la marche des jeunes. Ces protestataires entendaient remettre leur cahier de revendications au Chef de l’Etat.
26 activistes avaient été arrêtés, seize d’entre eux seront libérés tard dans la soirée. Des blessés graves  parmi les jeunes activistes avaient été admis au CHN. Cette répression a soulevé un tollé général au sein de l’opinion nationale qui y voit «une atteinte grave à  la liberté d’expression et de manifestation ».
Les organisateurs de la marche du dimanche dernier, qui font de la libération de leurs camarades, une « urgence» appellent leurs sympathisants à « bien vouloir garder leur calme et leur sang froid». Pour l’heure, le seul mot d’ordre qui vaille est, indiquent-ils, celui d’une descente massive au tribunal de Nouakchott pour soutenir davantage nos frères et sœurs détenus et réaffirmer notre détermination.
« En faisant appel à la jeunesse mauritanienne pour la Marche Pacifique du 16 avril, nous avons choisi une voie, celle de la non-violence alors nous devons l’assumer et ne jamais nous en départir», font-ils remarquer.
Pour rappel, cette marche pacifique s’inscrivait, selon les organisateurs, « dans une logique de contestation citoyenne. Les conditions d’existence des jeunes mauritaniens sont aujourd’hui si difficiles, que nul épanouissement ne semble envisageable pour eux ».
Ils entendaient attirer l’attention des autorités mauritaniennes sur les problèmes liés entre autres à l’enrôlement, à la cherté de la vie, à l’accès à l’emploi, à l’éducation, à la santé…

 

Source: Le calame

Violente répression de la Marche Pacifique des jeunes

Une quinzaine de personnes dont des jeunes femmes ont été interpellés et des dizaines d’autres ont été grièvement blessés  et acheminés au centre hospitalier national, suite à la violente répression ce dimanche  17 avril, d’une marche pacifique, non autorisée par les autorités, qui entendait s’ébranler du carrefour BMD. Cette marche pacifique s’inscrit, selon les organisateurs, « dans une logique de contestation citoyenne. Les conditions d’existence des jeunes mauritaniens sont aujourd’hui si difficiles, que nul épanouissement ne semble envisageable pour eux. Une telle situation ne peut plus durer, car elle porte les germes d’une véritable explosion sociale.
La jeunesse de notre pays ne peut continuer plus longtemps à faire l’objet d’un tel mépris de la part de la classe dirigeante qui se refuse à lui concéder ce qui lui revient légitimement céder ce qui lui revient légitimement société ». «Issus d’horizons divers, et nourris d’une ferme volonté d’unité », ces jeunes exigeaient entre autres doléances :
• Simplification des conditions d’enrôlement et d’obtention de documents d’état-civil ; —Implication forte des jeunes dans les instances de décision à travers des décrets ainsi que leur application.

-Formation des jeunes et leur implication dans les secteurs de décision

-Création d’espaces de socialisation et d’épanouissement culturel et artistique

• Réforme en profondeur du système éducatif en tenant compte de nos valeurs culturelles et de notre diversité (enseignement et officialisation de toutes nos langues nationales et revalorisation de l’école publique ;

-Réforme de notre système de santé avec une place plus importante accordée à la prévention et la prise en charge, même partielle des personnes les plus démunis

lecalame

Yémen: Rawan, 8 ans, décédée des suites de sa nuit de noces

 

Rawan, une fillette yéménite de 8 ans, est décédée au lendemain de sa « nuit de noces » des suites des blessures subies lors des relations sexuelles imposées par son « mari », âgé d’une quarantaine d’années. L’utérus de la petite fille s’est déchiré et elle est décédée samedi dans une chambre d’hôtel de la ville de Hardh.

Il n’est pas certain que le mari, originaire d’Arabie saoudite, ait été arrêté. Selon des membres d’organisations des droits de l’homme, la petite Rawan aurait été vendue au Saoudien par son beau-père pour 10.000 rial (2.024 euros). Le père biologique de l’enfant est décédé, a indiqué le Centre yéménite pour les droits de l’homme. « Au vu de cette terrible histoire, nous répétons notre exigence de voir voter une loi imposant un âge minimum de 18 ans pour pouvoir contracter un mariage », a déclaré un collaborateur du Centre. Les islamistes ont déjà rejeté à plusieurs reprises de telles propositions de loi.

Le mariage de jeunes filles mineures est relativement courant au Yémen. En 2008, le cas de la petite Nudshud Ali, 10 ans, avait attiré l’attention de l’opinion car elle avait obtenu le divorce via une décision de justice.

L’information, contestée a posteriori par des officiels de la province où les faits se sont déroulés, a cependant été appuyée par le témoignage des voisins auprès du journaliste qui a relayé l’information à l’origine. La fillette a d’ailleurs déjà été enterrée, selon ceux-ci.

Arrestation et emprisonnement du directeur financier de la CUN

 

Nous apprenons de sources bien informées l’arrestation et l’emprisonnement, sur ordre du procureur de la République, du directeur financier de la Communauté Urbaine de Nouakchott, Khalidou Traoré.

Selon nos sources Khalidou a été déposé à la prison de Dar Naim. Son arrestation fait suite à deux plaintes l’accusant d’avoir fourni des chèques sans provision.

Il semble que les deux plaintes proviennent d’une femme et d’un homme appartenant au réseau affairiste connu sous le nom de « Chibikou » qui se livre à des pratiques usurières.

Ce réseau a l’habitude de prêter de l’argent pour un délai déterminé et à un taux d’intérêt très élevé, lequel frise parfois les 100%. Les prêteurs perçoivent des chèques échelonnés sur un délai convenu généralement chez un huissier. Le réseau n’hésite pas à porter plainte dés qu’il constate qu’un chèque est sans provision.

Tout dernièrement un magistrat d’une célèbre tribu à failli subir le même sort que Khalidou. Pour le tirer d’affaire sa tribu collecta sur le champ 60 millions d’ouguiyas pour rembourser les plaignants. Une ministre du gouvernement actuel et un influent général de l’armée, ont contribué à rembourser en déboursant chacun à hauteur un million d’ouguiyas.

 

Source : Taqadoumy

Mali : Team Call Center, partenaire d’Orange, accusé d’écoutes téléphoniques illégales

 

Selon une enquête de Mali Actu, la société Team Call Center, gestionnaire du service client de l’opérateur de téléphonie mobile Orange-Mali, aurait effectué des écoutes téléphoniques illégales des consommateurs pour des tierces personnes contre rémunération. Des agents de cette entreprise seraient au centre de ce trafic qui est une violation durespect de la confidentialité et de la vie privée des clients d’Orange.

 

D’après le site malien d’informations, une de ses sources qui dénonce cette activité aurait fait « la chèvre » pour obtenir des preuves. Cette source aurait demandé à un employé de Team Call Center de mettre sa compagne sur écoute. La somme de 100 000 FCfa lui aurait été demandée en retour pour une disquette contenant les enregistrements de toutes les communications de sa compagne.

 

Maliactu.com indique que, pour Orange, cette situation risque de faire mauvaise publicité et porter atteinte à la confiance des consommateurs en l’opérateur.

 

Source : Ecofin

Faux médicaments : Une filière interdite mise à nu par la TVM

TVM-Faux medicaments- rimweb.net

La Télévision de Mauritanie (TVM) a diffusé mercredi soir dernier 4 septembre courant , le premier épisode de son programme d’enquêtes,  faisant partie d’émissions nouvellement créées, traitant suivant une approche libre et inédite, le phénomène des faux médicaments.

Le programme a évoqué des cas précis de négligence avérée  que le ministère de la santé s’empressait régulièrement de démentir  en bloc et de façon catégorique  jusqu’à l’heure.

L’émission s’est caractérisée par le professionnalisme entrepris par l’équipe auteur du reportage et par sa présentatrice  Maghlaha Mint Lilly ainsi que par Dr Zeinebou Mint Haidy, directrice adjointe de l’hôpital de l’Amitié d’Arafat, qui s’est exprimée avec franchise et sérieux au cours de ce programme très suivi, ayant suscitant une forte et appréciable audience du public.

En soulevant des sujets tabous, la TVM s’élève au rang approprié qui sied au rôle de ce média public, se constituant du coup  ennemi juré des puissants  lobbys qui s’activent dans les domaines de la corruption, qu’elle s’attelera à mettre  publiquement à nu grâce aux jets et cameras du programme précité.

Dans le même contexte, notons que  la TVM a créé un autre programme divertissant nommé « Messa-a El Khayr » (Bonsoir), désigné ironiquement par certains mordus des réseaux sociaux par « Messa-a Khiera », allusion à la Directrice Générale de cet organe officiel Mme Khiera Mint Cheikhani, citée par certaines sources au sein de ce média officiel de superviser  en personne cette émission.

Pour  suivre l’émission vidéo cliquez ICI….ICI…ICI

Source : leveridique

Un homme de 70 ans frôle la mort après un rapport sexuel avec une fille de 19 ans

fille voilee
Un homme âgé 70 ans, habitant au cœur de la ville de Ziguinchor, a frôlé la mort dimanche dernier. B.F, célibataire endurci âgé de 70 ans, vivait seul dans son appartement de luxe. Il a, témoigne O.D son voisin qui lui a porté secours, frôlé la mort après une partie de plaisir avec une jeune fille âgée de 19 ans.

«B.F était un voisin que je surveillais beaucoup car son état de santé est fragile et il est attaché aux mineures qui le fréquentent régulièrement. C’est après avoir entretenu des rapports sexuels avec sa petite amie de 19 ans que B.F. s’est aussitôt évanoui. D’ailleurs, c’est la jeune gamine qui est venue m’alerter. Elle m’a expliqué qu’après leur partie de jambes en l’air qui n’a même pas duré 5mn, B.F a perdu connaissance dès qu’il a éjaculé. Elle a alors pris peur pensant que son partenaire était mort. J’ai voulu l’emmener à l’hôpital afin qu’il puisse être hospitalisé, mais il a fini par retrouver ses esprits trois quart d’heure après», explique O.D., le voisin de B.F.

«Ses esprits retrouvés, B.F s’est confié à moi en me disant qu’il souffrait d’une maladie veineuse profonde qui lui a été révélée par un médecin lors d’un de ses séjours en Europe. Une maladie pulmonaire qui peut le mener à la mort s’il ressent un grand plaisir. Pour le reste de ses jours, il a déclaré qu’il ne ferait plus l’amour avec une jeune fille», révèle toujours O.D, la soixantaine, voisin et ami de B.F.

Un voisin qui a préféré se confier à la presse pour alerter les «Papis» à Ziguinchor sur les dangers qui les guettent, entre autres, comme une crise cardiaque, après une partie de jambes en l’air avec ces jeunes filles.
Source : Seneweb

Le top 10 des pays africains les plus espionnés par les USA

usa-espion-rimweb.net

L’Afrique n’a pas été épargnée par le programme secret de surveillance des Etats-Unis, baptisé Prism. Ce dernier est destiné à collecter les données en ligne des gouvernements, des entreprises et des particuliers du monde entier – hormis ceux des Etats-Unis – et est associé au logiciel Boundless Informant qui permet d’analyser de manière précise et détaillée ces données. Ces programmes ont été dévoilés par l’ancien consultant de la NSA (National Security Agency), l’agence nationale de sécurité américaine chargée du renseignement, Edward Snowden, qui s’est confié au Guardian et Washington Post en juin dernier. Ils montrent aux yeux du monde comment les Etats-Unis espionnent l’Internet et certains réseaux de téléphonie. Depuis 2007, le programme Prism collecte les mails, les fichiers, les photos, les communications audio ou vidéo, toutes les informations transitant via le web. Les entreprises espionnées étant Microsoft, Google, Facebook, Skype, Yahoo !, YouTube, Paltalk, Aol et Apple.

A titre illustratif, pour le seul mois de mars 2013, la NSA a analysé 97 milliards d’informations avec Boundless Informant. Les cinq pays les plus surveillés étant l’Iran (14 milliards d’informations recueillies), le Pakistan (13,5 milliards d’informations recueillies), la Jordanie (12,7 milliards d’informations recueillies), l’Egypte (7,6 milliards d’informations recueillies) et l’Inde (6,3 milliards d’informations recueillies). Plus encore, les communications téléphoniques d’une trentaine d’ambassades étrangères à Washington étaient écoutées, car des microphones y étaient installés.

Rang Pays
1er Egypte
2e Kenya
3e Libye
4e Tanzanie
5e Somalie
6e Algérie
7e Soudan
8e Ouganda
9e RD Congo
10e Zimbabwe

Les 10 pays africains les plus surveillés par les Etats-Unis

L’Egypte occupe donc le quatrième rang mondial et le premier rang des pays africains les plus surveillés par les Etats-Unis, plus espionnée que la France.

Elle est suivie par le Kenya, espionné au même titre que l’Allemagne. Vient ensuite l’Algérie espionnée au même titre que la Turquie. La Tanzanie (pays dans lequel le président Barack Obama s’est rendu le 1er juillet 2013), la Somalie, l’Algérie, le Soudan et l’Ouganda suivent et sont aussi surveillés par les Etats-Unis, au même degré de surveillance que la France. Les deux derniers sont la RD Congo et le Zimbabwe.

Pendant sa récente tournée africaine (Sénégal, Afrique du Sud et Tanzanie), Barack Obama a pourtant déclaré, lors d’une conférence de presse en Tanzanie, que son pays voulait être le véritable partenaire de l’Afrique. « Je l’ai dit à travers l’Afrique, nous envisageons un nouveau modèle qui ne soit plus seulement basé sur l’aide et l’assistance mais sur le commerce et le partenariat », a-t-il déclaré. « Le but ultime, a poursuivi le président américain, est que les Africains construisent l’Afrique, pour les Africains. Et notre travail est d’être un partenaire dans ce processus, et la Tanzanie a été un de nos meilleurs partenaires ». Des partenaires qu’on espionne, dirait-on.

Réponse d’Obama

Au sujet des révélations d’Edward Snowden relayées par The Guardian et le Washington Post, Barack Obama ne s’est pas encore clairement expliqué aux Européens, qui, excédés, lui ont demandé des explications pressantes. Réagissant depuis Dar es Salam en Tanzanie où il était en visite le 1er juillet dernier, Obama a promis que les Etats-Unis fourniront à leurs alliés européens toutes les « informations » qu’ils réclament sur les activités d’espionnage électronique dont est accusée la NSA contre leurs représentations à Washington et à l’Onu. D’après le président américain, Washington continue « d’évaluer » le contenu d’articles de presse et les documents fournis par l’ancien consultant de la NSA Edward Snowden. Par la suite, les Etats-Unis « communiqueront de manière appropriée avec leurs alliés ». « Quand nous aurons une réponse, nous ferons en sorte de fournir toutes les informations voulues par nos alliés », a assuré Barack Obama, qui estime cependant que les pays vont toujours chercher l’information au-delà de ce qui est présenté dans la presse.

Mais déjà, la Direction nationale du renseignement américain (ODNI), qui coordonne les activités des 17 agences de renseignement américaines, dont la NSA, avait indiqué que les Etats-Unis « répondront de façon appropriée » à l’UE et à ses Etats membres par les canaux diplomatiques. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, premier officiel américain à réagir sur ce sujet, a d’ailleurs minimisé le sujet. « Je dirais que chaque pays dans le monde qui est impliqué dans les affaires internationales, de sécurité nationale, exerce de nombreuses activités afin de protéger sa sécurité nationale et toutes sortes d’informations qui peuvent y contribuer », a-t-il déclaré.

Au moment où les gouvernements européens exigent des explications des Etats-Unis, les gouvernements africains, eux, restent encore muets face à ces révélations.

Par Beaugas-Orain Djoyum pour le magazine Réseau Télécom No 63

Source : Ecofin