Syrie: près de 50000 civils piégés par le groupe EI à Raqqa

Après la reprise de Mossoul dimanche 9 juillet par les forces irakiennes, l’organisation Etat islamique détient encore un bastion, Raqqa, en Syrie. La bataille pour récupérer la « capitale du califat » est lancée depuis l’automne dernier. L’alliance kurdo-arabe des Forces démocratiques syriennes approche de la vieille ville ces derniers jours grâce au soutien américain. Selon l’ONU, entre 30 000 et 50 000 civils seraient pris au piège.

Quelque 300 000 en 2014, puis 100 000 fin juin et moins de 50 000 début juillet. Le nombre d’habitants bloqués à Raqqa diminue mais reste trop élevé selon le HCR, le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies.

Contrairement à Mossoul, aucun corridor humanitaire n’existe à Raqqa, laissant les civils sans possibilité de fuir les combats dans le centre-ville, les laissant aussi à court d’eau, de médicaments et de nourriture.

C’est l’un des nombreux défis des Forces démocratiques syriennes dans leur reprise de la capitale du califat : ouvrir un couloir pour permettre aux habitants de quitter Raqqa. Ils y seraient utilisés comme « boucliers humains » par les jihadistes, d’après les témoignages de combattants kurdes des YPG.

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés a tout de même réussi à ouvrir un nouveau corridor pour acheminer des produits essentiels à proximité de la ville. Il relie Alep à la frontière turque, et passe à une trentaine de kilomètres au nord de Raqqa, là où se situe le camp de Aïn Issa, qui compte 20 000 réfugiés.

Source: RFI

Salvador: 30 ans de prison pour une ado violée ayant perdu son bébé

 Une adolescente tombée enceinte après un viol et ayant ensuite perdu le bébé a été reconnue coupable d’homicide et condamnée à 30 ans de prison au Salvador, où l’avortement est totalement interdit, a dénoncé vendredi un collectif féministe.
L’étudiante, qui avait 18 ans au moment des faits, avait accouché le 6 avril 2016 dans la salle de bain de son modeste logement d’une commune rurale, à huit de mois de grossesse.

Selon son témoignage rapporté par le collectif, le bébé était mort-né.

Sa grossesse était due à un viol qu’elle n’avait pas dénoncé à la police en raison de menaces à sa famille.

Sa condamnation pour avortement « est injuste et nous allons faire appel », a déclaré à l’AFP Morena Herrera, du Groupement citoyen pour la dépénalisation de l’avortement thérapeutique, éthique et eugénique (ACDATEE).

La jeune femme a été condamnée mercredi par un tribunal de Cojutepeque (est) « sans aucune preuve directe », a-t-elle affirmé, accusant la justice d’agir selon « des préjugés ».

L’autopsie avait montré que le bébé avait succombé à une « pneumonie ».

La défense avait assuré que la jeune fille avait fait un déni de grossesse.

Au Salvador, l’avortement est totalement interdit et même les femmes avortant en raison de complications peuvent être condamnées à des peines pouvant aller jusqu’à 40 ans de prison.

Actuellement, 17 femmes sont incarcérées dans ce pays d’Amérique centrale pour avortement, classé homicide avec circonstances aggravantes.

La sévérité de la législation salvadorienne avait connu un écho international en 2013 avec le cas de la jeune Beatriz, 22 ans, atteinte de lupus et qui n’avait pas été autorisée à avorter d’un fœtus dépourvu de cerveau.

Après une intervention de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, l’Etat avait finalement autorisé en juin 2013 qu’on lui pratique une césarienne. Le nouveau-né était décédé au bout de quelques heures.

Depuis octobre dernier, le Parlement salvadorien étudie un projet pour dépénaliser l’avortement, mais le débat est pour l’instant gelé en raison de l’opposition des partis de droite.

New York: fusillade dans un hôpital, un mort et six blessés

Un ancien employé d’un hôpital du Bronx a ouvert le feu vendredi après-midi sur ses anciens collègues, tuant une médecin et blessant six autres personnes, avant de se donner la mort, selon les autorités new-yorkaises.

Le tireur était lui-même docteur et ex-employé du Lebanon Hospital, l’un des grands hôpitaux du Bronx, ont précisé le maire Bill de Blasio et le chef de la police James O’Neill, écartant la possibilité d’un acte lié au jihadisme.

Les responsables n’ont pas confirmé les informations données par de nombreux médias, qui l’ont identifié comme Henry Bello, un médecin de 45 ans.

Il aurait travaillé quelques mois dans ce grand hôpital du Bronx, avec près de 1.000 lits. Il devait être renvoyé pour harcèlement sexuel quand il a démissionné, selon le New York Times.

Il a pénétré l’établissement en blouse blanche, muni d’une arme automatique qu’il avait apparemment dissimulée sous la blouse, selon la police.

La fusillade s’est déroulée aux 16e et 17e étages de l’hôpital, peu avant 15H00, une heure de pointe pour les consultations et les visites.

La police a rapidement encerclé l’hôpital situé sur l’une des grandes artères du Bronx, postant des hommes en armes sur les toits alentours et fouillant étage par étage.

Le tireur a finalement été retrouvé mort dans une mare de sang au 17e étage de l’établissement. Après avoir tenté de s’immoler par le feu, « il s’est apparemment tiré lui-même dessus », a indiqué M. O’Neill.

‘Barricadés’

Le médecin décédé, une femme dont l’identité n’a pas été précisée, a été retrouvée allongée non loin de lui. Le maire a indiqué que plusieurs autres docteurs « étaient entre la vie et la mort », sans dire combien de médecins figuraient parmi les six blessés.

« Dieu merci, ce n’est pas un acte de terrorisme, c’est un incident isolé, une affaire liée au travail. Ca n’en est pas moins tragique ou horrible », a déclaré le maire lors d’un point de presse devant l’hôpital.

Plusieurs témoins ont raconté la panique que la fusillade a provoquée, même si le bilan semble avoir été limité par les soins prodigués immédiatement aux blessés par le personnel sur place.

Garry Trimbie a ainsi raconté à l’AFP avoir reçu un coup de fil de sa fiancée, employée à l’hôpital, vers 15h15.

« Elle pleurait, elle a dit que quelqu’un avait commencé à tirer, et que les employés avaient couru et s’étaient barricadés dans la pièce d’où elle appelait ».

Une femme enceinte, venue pour une consultation au 14e étage, a salué la réaction du personnel.

« J’ai fait ce qu’on m’a dit, et je suis saine et sauve. Ils nous ont dit d’aller dans une pièce et de nous cacher, on était barricadés. Le personnel contrôlait la situation », a-t-elle indiqué à l’AFP, ne donnant que son prénom, Tamara.

« J’ai appris depuis longtemps: quand on est enceinte, il ne faut jamais paniquer », a-t-elle ajouté, le sourire malgré tout.

‘C’est mon tour’

Le Bronx, un des quartiers new-yorkais où la criminalité est la plus élevée, « n’est pas terrible, on n’est pas surpris quand quelque chose comme ça arrive dans un hôpital comme celui-ci », a indiqué à l’AFP une infirmière de l’hôpital, Patricia Phipps, qui était au 3ème étage.

« Je me suis juste dit: +c’est mon tour+! »

Garry Trimbie était moins fataliste. Il a estimé que « l’hôpital devait en faire plus en matière de sécurité » et poster notamment « un policier à chaque entrée ».

Au-delà de la sécurité de l’hôpital, cette nouvelle tragédie risque d’alimenter la controverse sur le contrôle des armes aux Etats-Unis et la multiplication des fusillades mortelles.

De Blasio, qui vante régulièrement la criminalité en baisse à New York, y a fait allusion vendredi, en soulignant que l’incident était « le genre de choses qu’on a vu ailleurs dans le pays ».

« Chaque fois que ces choses-là se produisent, c’est un nouveau rappel qu’il faut en faire plus sur l’accès aux armes (…). On ne peut pas continuer à ne rien faire », a estimé un élu démocrate du Bronx, Marcos Crespo, sur la chaîne locale New York 1.

La dernière grande fusillade américaine remonte au 14 juin, près de Washington, lorsqu’un homme a tiré sur l’équipe de baseball formée d’élus républicains du Congrès, blessant quatre personnes dont le numéro trois de la Chambre, Steve Scalise. Le tireur avait été abattu par la police.

 

Seneweb.com

Mauritanie : le chômage, phénomène inéluctable

Mon pays va de plus en plus mal. Le chômage continue de galoper et la jeunesse continue de souffrir. Les politiciens assoiffés du pouvoir se déchirent. En effet, le chômage constitue un phénomène majeur et inéluctable en Mauritanie. Le gouvernement ne le fait pas une priorité dans sa politique donc les perspectives d’emploi restent très faibles.

Des milliers de jeunes sortent dans les universités et parfois dans des centres de formations professionnelles pour errer dans le pays à chercher vainement un emploi. Et l’État ne fournit aucun effort pour mettre à pied une politique valable qui puisse aider à éradiquer ce phénomène galopant.

Les jeunes ayant fourni de longues études dans l’espoir de servir leur nation un jour, perdent parfois patience et s’adonnent à l’immigration clandestine qui leur coûte la vie.

Le chômage reste un phénomène nuisible qui mène parfois à l’extrémisme, au banditisme et même au terrorisme.

A cet effet, la Mauritanie a atteint selon les dernières études de la Banque Mondiale le plus élevé niveau dans le monde avec un taux de chômage de 31,5 % en 2016.

La situation du chômage en Mauritanie reste de plus en plus inquiétante et les perspectives d’emploi restent insignifiantes en dépit de l’insertion de nouvelles sociétés et de nouvelles banques dans le pays.

Et avec toutes les richesses qui existent en Mauritanie (l’or, la pêche, le poisson…), elle reste toujours encerclée par le chômage.

A quoi sert cette richesse si les citoyens vivent quotidiennement dans une misère.

Diary N’diaye 

Source : Les Mauritanies

Syrie: une frappe de la coalition contre une prison de l’EI fait 57 morts

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, une frappe aérienne menée par la coalition internationale contre une prison tenue par le groupe Etat islamique dans la région de Deir Ezzor, en Syrie, a fait 57 morts, dont la plupart des civils.

Le raid a eu lieu lundi à l’aube, selon l’OSDH. Il a visé une prison tenue par le groupe Etat islamique dans la ville de Mayadine, au sud-est de Deir Ezzor. Quarante-deux prisonniers civils et 15 membres du groupe Etat islamique, dont des gardes et des détenus, ont été tués dans cette frappe. Pour attiser la colère de la population contre la coalition internationale, qualifiée par la propagande jihadiste de « campagne croisée », l’EI a exposé les corps des victimes dans une rue.

La coalition internationale menée par les Etats-Unis affirme dans un compte-rendu avoir mené un raid dans la région, sans parler précisément de la prison. « La destruction de certaines installations a réduit la capacité de l’Etat islamique à mener des attaques terroristes », a indiqué un officier américain à l’agence Reuters. Cette dernière précise qu’une enquête a été ouverte pour évaluer les informations de l’Observatoire syrien des droits de l’homme.

Située dans l’est de la Syrie, non loin de la frontière irakienne, Mayadine est l’une des premières villes contrôlées par le groupe Etat islamique à Deir Ezzor, en 2013. Elle abrite des dizaines de milliers de réfugiés de Raqqa et d’Irak, dont de nombreuses familles de jihadistes, indique notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh. Elle est souvent la cible de raids aériens américains, syriens ou russes, qui font des victimes parmi les civils.

Selon l’OSDH, 500 civils au moins ont été tués en Syrie par les avions de la coalition internationale depuis le début, il y a un mois, de l’offensive contre la ville de Raqqa, la capitale autoproclamée du groupe Etat islamique.

Source: RFI

Niger: 52 migrants retrouvés morts dans le désert

Ils sont au total 52 migrants retrouvés sans vie dans le désert près de Séguédine au centre-est.

Au nombre de 75 au départ, ces migrants étaient à bord de trois véhicules mais ont été abandonnés par leurs passeurs craignant la répression des forces de sécurité.

Selon des sources sécuritaire, plusieurs dizaines de cadavres ont été enterrés par des éléments de la garde nationale ou de la police municipale en poste à Séguédine.

D’autres migrants seraient encore portés disparus.

D’après des sources médicales, 23 migrants sont toujours en observation au centre de soins intégré (CSI) de Séguédine.

 

BBC-Afrique

8 soldats tchadiens tués dans des combats contre Boko Haram

L’état major de l’armée tchadienne a annoncé lundi la mort de 8 soldats tchadiens lors de combats contre le groupe armé Boko Haram à la fin de la semaine dernière.

Selon le porte parole de l’état major, l’armée tchadienne a pu déloger les combattants de Boko Haram de 5 îlots, dans la région du lac Tchad, du côté du Nigéria, ajoutant que 8 soldats ont été tués et 18 autres blessés, tandis que le groupe extrémiste a perdu 162 combattants.

Cette opération intervient au lendemain de la menace du président tchadien de retirer les troupes de son pays des opérations militaires en Afrique si des aides financières n’étaient pas accordées au Tchad, face à la crise économique et sociale importante qu’il connaît.

Source: Saharamedias

Le Président de la République adresse ses condoléances à son homologue portugais

Le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a adressé un message de condoléances au Président de la République du Portugal, Monsieur Marcelo Rebelo de Sousa à l’occasion des feux de brousse qui ont éclaté dans son pays et ont causé d nombreuses victimes.

Ce message est ainsi libellé :

«Excellence,

Nous avons appris avec tristesse la nouvelle de l’incendie dramatique qui a éclaté dans les forêts de la Région de Liriya au centre du Portugal et qui ont causé de nombreux morts et blessés.

A cette douloureuse occasion, je vous adresse et à travers vous au peuple et au gouvernement portugais amis ainsi qu’aux familles des victimes mes sincères condoléances et l’expression de ma profonde compassion souhaitant prompt rétablissements aux blessés.

Veuillez agréer, Excellence, Monsieur le Président l’expression de ma haute considération.

Mohamed Ould Abdel Aziz »

Source: AMI

Affrontements tribaux au Mali : 30 morts

Des affrontements à caractère racial et tribal intervenus dimanche, dans la région de Mopti, au centre du Mali, ont fait 30 morts au moins.

Des sources locales ont déclaré à Sahara Media que les autorités administratives et sécuritaires locales sont parvenues à maîtriser la situation qui demeure cependant tendue dans la région.

A l’origine de ces violences qui ont opposé les tribus Foullan et Dogon, une altercation entre deux personnes des ces deux tribus, dont l’une d’elles sera tuée par la suite.

Les affrontements sanglants se sont déroulés dans la localité de Dona, à 40 kilomètres de la ville de Koro, dans la région de Mopti, non loin de la frontière du Burkina Faso.

Des sources locales ont annoncé la mort de 33 personnes et des dizaines de blessés, affirmant que l’arrivée de renforts de l’armée et de la gendarmerie sur place a permis de rétablir l’ordre.

Ces affrontements rappellent ceux intervenus au mois de mai de l’année dernière entre Foullan et Bambaras et qui ont fait 24 morts.

Source: Saharamedias

Plus de 900 migrants secourus au large de la Libye

Plus de 900 migrants d’Asie et d’Afrique qui espéraient rejoindre l’Europe ont été secourus au large de la Libye par les gardes-côtes, a indiqué samedi à l’AFP un porte-parole de la marine libyenne.

« Une patrouille des gardes-côtes de Zawia (45 km à l’ouest de Tripoli) a intercepté vendredi à l’aube cinq canots pneumatiques et une barque en bois transportant 906 migrants », a déclaré le porte-parole de la marine libyenne, le général Ayoub Kacem. Les gardes-côtes dépendent de la marine en Libye.

Selon lui, les embarcations ont été repérées « à environ 7 milles marins au nord de Sabratha », une ville située à 70 kilomètres à l’ouest de Tripoli et qui est devenue un des principaux points de départs des migrants tentant la traversée de la Méditerranée.

« 98 femmes, dont sept enceintes, et 25 enfants » étaient à bord des embarcations, selon le général Kacem.

« L’un des canots pneumatiques prenait l’eau et était sur le point de couler tandis que le bateau en bois était sans moteur », a-t-il ajouté.

Les migrants, 44 Pakistanais, 40 Bangladeshis, 13 Egyptiens, trois Libyens, huit Marocains et de nombreuses personnes originaires d’autres pays africains, ont été ramenés au centre de rétention al-Nassr à Zawia et remis à l’organe de lutte contre la migration clandestine, a indiqué le porte-parole de la marine.

Les migrants interceptés ou sauvés par les gardes-côtes libyens sont généralement détenus dans des centres de rétention en vue d’un rapatriement dans leur pays.

Beaucoup se retrouvent cependant replongés dans le circuit des extorsions et des violences organisées par les réseaux de passeurs.

Les trafiquants profitent du chaos qui règne en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 pour faire passer chaque année des dizaines de milliers de migrants vers l’Europe, en leur demandant d’importantes sommes d’argent. Les côtes italiennes sont à moins de 300 kilomètres du littoral libyen.

Source: jeuneafrique.com