Couverture sur des sujets d’esclavage : SOS Esclaves forme des journalistes spécialisés

SOS Esclaves que dirige Boubacar Ould Messaoud a organisé, les 4 et 5 mai 2017, une session de formation et d’échanges avec un groupe de journalistes triés sur le volet sur les techniques de couverture des sujets relatifs à l’esclavage en Mauritanie. Des bourses de recherches seront octroyés à certains d’entre eux pour se lancer dans des recherches sur le terrain.

Pendant deux jours, une dizaine de journalistes choisis pour leur intérêt aux questions des droits de l’homme, notamment la lutte contre l’esclavage, ont été conviés à une session de formation et d’échanges sur le sujet. SOS Esclaves, l’une des organisations les plus actives dans ce domaine, compte ainsi mettre ses vingt années d’expérience au service d’un travail de profondeur, avec l’aide de ses partenaires, l’ONG américaine Antislavery et l’ONG britannique Minority Rights Group International. Deux experts envoyés par ces deux prestigieuses institutions, Emma et Jakub, ont ainsi échangé et formé les participants sur des principes spécifiques d’enquête et d’approche qui pourraient aider dans l’avenir les journalistes à mener des investigations de terrain.

La session avait débuté le 4 mai 2017 par un mot d’introduction du Doyen Boubacar Messaoud qui a fait l’économie de son organisation, SOS Esclavage et de sa riche expérience dans la lutte contre le fléau en Mauritanie. Il sera suivi de notre confrère et non moins activiste au sein de l’organisation, Sneïba Kory qui a brossé pour sa part un état des lieux de l’esclavage dans le pays, soulignant que cette question a été insuffisamment traitée jusque-là par les médias, notamment les médias indépendants, la presse officielle bien entendu s’inscrivant sur la ligne du déni professée par les tenants du pouvoir. Par la suite, Ahmed Ould Wediya, journaliste et vice-président de SOS Esclaves devait souligner que la lutte contre l’esclavage doit prendre des dimensions politiques, économiques, culturelles que sociales.
Après deux jours de débats riches et fructueux sur le rôle des médias et l’importance de faire des reportages sur l’esclavage, sur une meilleure connaissance des victimes et des anciennes victimes, ainsi que sur l’utilité de l’éthique dans le traitement du sujet, mais aussi sur la manière d’identifier et de développer les récits ayant un impact réel, doublé d’une meilleure connaissance des communautés, une entrevue a été organisée le 6 mai 2017 à l’hôtel Khater entre les journalistes et les activistes.

Il faut signaler que la session a été marquée par la présence d’un représentant de l’Agence Tadamoun pour la lutte contre les séquelles de l’esclavage, d’un représentant du département de la Justice et du représentant du Projet «Bridge» au sein du Bureau International du Travail (BIT) en Mauritanie. La modération de l’atelier a été assurée par le doyen Abdoulaye Ciré Bâ. Au cours de la formation, les journalistes se sont prêtés à une séance pratique au cours de laquelle certains ont joué le rôle d’interviewers et d’autres celui d’esclave ou d’ancien esclave.

Cheikh Aïdara

Courrierdunord.info

Macky alloue 2 milliards aux 1274 policiers radiés sous Diouf

Ils avaient été radiés de la police nationale en 1987 sous le régime Abdou Diouf. Aujourd’hui à la retraite, 1274 policiers qui réclamaient une indemnisation, viennent d’obtenir gain de cause.

Le président Macky Sall a accédé à leur revendication, en allouant à ces policiers 2 milliards de FCfa. Le chef de l’État a également cédé, officiellement, les terres des camps des gardes au mouvement des retraités de la police.

Cette décision fait suite à sa promesse faite lors d’une audience accordée au mouvement, d’octroyer ces domaines fonciers à ces anciens de la police nationale, rapporte le quotidien L’As.

Pour rappel, le 28 avril 1987, les députés socialistes de l’Assemblée nationale votaient la loi 87-14 portant radiation des cadres des personnels des forces de police.

Seneweb.com

Interview Birame Dah Abeid, président d’IRA : «L’expulsion des deux françaises est une sottise d’Etat »

Sur sa tournée en Europe et aux USA, sur les projets à venir d’IRA, sur les départs qui ont saigné son mouvement, mais aussi sur le référendum constitutionnel,

sur la grève récente des chauffeurs de taxis et sur l’affaire des deux françaises expulsées de Mauritanie, sur toutes ces questions, le président du mouvement abolitionniste, Birame Dah Abeid, revient en détail.

Question : vous avez effectué un long périple dans plusieurs pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis, pouvez-vous nous livrer le bilan de cette tournée ?

Réponse : le bilan de ma tournée en Europe et aux Etats-Unis est très visible, d’abord au niveau du pouvoir mauritanien qui a été troublé par mon retour, qui s’est passé d’une manière pacifique et légale, avec toutes les démarches dignes d’une personne qui privilégie la compétition au niveau des idées et des stratégies. Le régime accuse ainsi le coup devant l’impact, la cohésion et l’élargissement d’IRA Mauritanie.

Le régime de Mohamed Abdel Aziz est frappé par les dernières victoires d’IRA suites à ma sortie de prison le 17 mai 2016, qui s’est transformée en plébiscite au niveau national et international, valant à notre combat de très nombreux soutiens.

Aujourd’hui, le régime est affaibli sur le plan diplomatique par tout ce qui a matérialisé notre supériorité dans le concert des Nations comme distinctions et reconnaissances de haut niveau.

Les tentatives du pouvoir de reprendre main en essayant de mettre des embûches devant notre connexion avec le peuple mauritanien très mobilisé en notre faveur les 15 et 16 janvier 2015 à Rosso et à Nouakchott, mais aussi aujourd’hui, le 7 mai 2017 à Gouraye et dans le Guidimagha, resteront vaines. En se débattant, le pouvoir a imprimé beaucoup plus de publicité et d’impact à mon passage et celui des militants dans la région, déployant des forces militaires, administratives et politiques, remettant en selle les armées d’aboyeurs et de laudateurs du système coopté parmi l’élite et les cadres des populations locales chosifiés et méprisés par un pouvoir monocolore et afrophobe réfractaire à toute égalité entre races et à toute culture des droits de l’homme ou de démocratie. Tout ce déploiement sécuritaire est à la hauteur de la force d’IRA Mauritanie et de la panique mais aussi de ce cafouillage qu’elle inspire aux tenants du système.

Question : beaucoup de personnes trouvent que vous avez changé de discours ces derniers temps, et que vous êtes devenus plus conciliants. Est-ce qu’IRA est en train de changer de stratégie de combat ?

Réponse : le mouvement IRA reste sur la même lancée, mais je pense que les priorités changent au gré des circonstances. Durant les premières années de son combat, IRA était obligé de répondre aux violentes attaques des laudateurs politiques et aux autres corporations sociales comme les érudits, à certains pseudo journalistes ou écrivains. Ces premières années ont permis à IRA de gagner la sympathie de larges cercles qui étaient dressés auparavant contre le mouvement et son président. Ce changement s’est matérialisé par la main tendue des autorités et des autres pans du système. C’est pourquoi l’urgence n’est plus aujourd’hui à la polémique et aux ripostes acerbes et aux coups sévères qu’IRA assénait dans le tas ici et là. Aujourd’hui, IRA est moins esseulé, plus soutenu, plus serein et plus magnanime. Conséquence de cet état de fait, le fond de nos idées reste le même. Bien sûr, nous n’avons jamais épousé la violence.

Question : le mouvement IRA a été saigné par plusieurs départs, dont d’importants cadres qui y occupaient les premières places dans la hiérarchie. Cela ne vous a pas trop affaibli ?

Réponse : non, pas du tout. Nous sommes habitués à perdre quelques personnes fraîchement sorties de prison. Ces départs n’ont aucun rapport avec le fonctionnement d’IRA ni avec sa ligne de combat. Ces départs ont un rapport direct avec les effets de la prison, de ses difficultés, de l’idée épouvantable d’y rester ou d’y retourner, du souci personnel et tout à fait humain de se protéger et de se soustraire des dangers inhérents à la lutte qui requiert un sacrifice à toute épreuve.

Bien sûr, dans son obligation de rendre compte des motifs de sa transhumance ou de sa métamorphose, chaque personne selon son élévation morale et son état d’esprit, va servir sa propre cuisine. Mais c’est à l’opinion d’apprécier la saveur du plat qui lui est servi. En tout cas, le mouvement IRA est en très bonne santé.

Question ; on entend de moins en moins parler des prisonniers d’IRA restés encore dans la prison de Bir Moghreïn. Vous les avez oubliés ?

Réponse : pas du tout. IRA est loin d’oublier ses martyrs, Moussa Birame et Abdallah Maatalla Saleck. Les militants continuent à les soutenir malgré les brimades et les répressions policières. Le mouvement continue les campagnes et les missions nationale et internationales en leur faveur, à publier des communiqués de condamnation en faveur de ces prisonniers de conscience et d’opinion. IRA continue à jouer son rôle par rapport aux prisonniers et leurs familles tout en gardant des contacts réguliers avec eux et leurs avocats.

Question : que pensez-vous du référendum constitutionnel prévu dans trois mois ?

Réponse : le référendum constitutionnel envisagé marque la mauvaise foi d’un pouvoir qui se complait à prolonger le martyr du peuple mauritanien maintenu sous le joug d’un système désastreux et ignorant. C’est avec beaucoup de maladresse que le général Mohamed Ould Abdel Aziz envisage de contourner la Constitution et toutes les lois du pays qu’il ne cesse d’enfreindre afin de reproduire son pouvoir à travers une marionnette qu’il compte placer sur le fauteuil présidentiel et rempiler par la suite. Je trouve dans cet état d’esprit une mégalomanie poussée, une ignorance marquée de la chose publique et surtout un souci de s’absoudre des dérives, des malversations et délit dont il se sait coupable. Ce référendum est un véritable problème pour la Mauritanie. C’est pourquoi, il ne passera pas, ni aux yeux de la communauté nationale, ni aux yeux de la communauté internationale. Il ne fait qu’accentuer l’illégitimité du pouvoir en place.

Question : à la suite de la grève des taxis où beaucoup de dérives ont été relevées, certaines à caractère raciste et sectaires, on a entendu le ministre de l’Intérieur indexer des organisations radicales et racistes. Vous êtes-vous sentis visés ?

Réponse : j’ai entendu les propos du Ministre de l’Intérieur et d’autres proférés par de prétendus dirigeants d’organisation Made In Renseignements Généraux qui ont répété à tort et à travers que la grève et les violences survenues à la suite de la crise des transports est une fabrication d’organisations harratines militantes et que ces évènements sont une manifestation d’un racisme harratine destructeur. Je pense que ces propos se démentissent d’eux-mêmes. Pourquoi les organisations indexées n’ont pas été inquiétées et traduites en justice pour répondre de leur arrogance et de leurs actes ? Et pourquoi les individus arrêtés dans le cadre de ces évènements n’ont pas été inculpés d’incitation à la haine raciale ? Ceci pour simplement dire, que le Ministre de l’Intérieur et ses indicateurs membres de la société civile ne sont en fin de compte que des farfelus qui ont versé dans la propagande classique, celle inhérente aux régimes aux abois et à leurs acolytes habitués à réagir ainsi dans de pareilles circonstances.

Question : quels sont les projets à venir du mouvement IRA ?

Réponse : les perspectives du mouvement IRA sont d’abord, le rôle que le mouvement doit continuer à jouer, c’est-à-dire celui d’une lame de fond contre le pouvoir en place dont il cherchera à empoisonner l’existence de manière pacifique, légale et dans la loyauté des principes qui fondent la République. L’objectif est d’écourter la vie de ce pouvoir pour l’amener vers sa fin par différentes méthodes originelles et militantes, par des coups d’éclat dans les limites permises par les lois en vigueur, de manière à frapper très fort les esprits, par l’excellence et l’élégance de notre approche et démarche diplomatique, afin de proposer à sa place, une face fréquentable de nos idées à nos concitoyens et à nos partenaires.

IRA s’attèlera à jouer un rôle de leader dans le rassemblement d’un très large front démocratique et populaire visant à préparer une transition démocratique et la chute du pouvoir d’une manière pacifique et légale.

IRA est toujours dans l’optique d’organiser un grand congrès qui sera l’objet de débats, ce qui requiert une solide préparation matérielle, environnementale et dans les délais que nous jugeons difficile à tenir à cause du contexte sécuritaire actuel.

Question : quels commentaires faites-vous par rapport à l’affaire des deux françaises expulsées récemment par les autorités mauritaniennes ?

Réponse : les deux françaises, Marie Foray et Tiphaine de Gosse ne sont pas à leur premier séjour en Mauritanie dans le cadre de leurs recherches universitaires et journalistiques commandées par deux grandes institutions de prestige mondialement connues, l’Université des droits de l’homme d’Aix-en-Provence et Amnesty International.

Je pense que l’attitude des autorités mauritaniennes relève de la sottise. C’est un manque notoire de discernement qu’un haut responsable militaire accepte de dire que ces deux institutions, avec tout ce qu’elles représentent, s’investissent dans le renseignement et autres manigances au profit d’une organisation comme IRA. J’aurais appris que les deux jeunes françaises ont été tolérées durant leur premier séjour qui a duré plus d’un mois grâce à l’influence d’un civil et d’un policier qui leur faisaient les yeux doux. J’aurais aussi appris, cette fois de sources sûres et concordantes, que l’Etat mauritanien, représenté par le Directeur général de la Sûreté Nationale, les a déclarées persona non grata parce que les deux filles ont pu faire de très bonnes recherches aux sources, sur l’esclavage et ses pratiques, sa persistance et le rôle de l’Etat dans ce cadre, ainsi que l’impunité accordée aux auteurs de ce crime contre l’humanité, selon la Constitution mauritanienne.

Je pense que les recherches menées par ces deux françaises passionnées de leur métier, équilibrées dans leur démarche, a créé la différence par rapport à d’autres travaux menés dans le même domaine.

L’excellence de leurs recherches et de leurs conclusions crédibles et exploitables menacent les intérêts de groupes dominants esclavagistes qui fondent leur mode de vie sur l’exploitation des personnes dont ils tirent des profits illicites et exorbitants.

Propos recueillis par : Cheikh Aïdara

Source : Le Courrier du Nord

Code de transports : Les travers de la mal gouvernance

Et, finalement, qu’est-il advenu du code des transports ? A-t-on remis son application à plus tard ou a-t-on tout simplement abandonné ce texte dont l’application controversée a failli mettre le pays à feu et à sang? La voix des syndicats des transporteurs a-t-elle enfin été entendue ?

Les autorités se sont-elles rendues compte qu’elles avaient commis une faute en manquant d’impliquer les syndicats et les usagers dans la conception de ce nouveau code qui a des répercussions sur la conduite et le revenu des uns et des autres ? Que faut-il retenir, à ce propos, de l’interview radiotélévisée des ministres de l’Equipement et des Transports et de l’Intérieur ?

Quelles sont les leçons que nous devons tirer de la terrible jacquerie du 30 Avril 2017 qui a secoué tout Nouakchott et plongé ses habitants dans le désarroi et l’anxiété? Nul ne sait jusqu’ici avec précision. Par contre, ce que tout le monde sait, c’est que la journée du dimanche 30 avril était chaude, très chaude.

Partout, du moins dans la majeure partie des quartiers, il y avait des barricades, des jeunes gens qui tenaient la rue, arrêtant les véhicules, sommant les usagers de descendre, brisant des fois les vitres et molestant même tout automobiliste qui proteste ou se fait prier pour obtempérer.

Des échoppes ont été pillées, des personnes ont subi de graves blessures, leurs photos ont circulé sur les réseaux sociaux, ajoutant à la panique et au climat délétère qui ont dominé la vie du plus grand nombre.

Il y avait un désordre terrible, il y avait la chienlit dans un grand nombre de quartiers de la ville dont certains ont vu des délinquants semer la terreur parmi les populations. Ces manifestants avaient envahi les rues à la faveur du mouvement de grève des transporteurs qui avaient exprimé leur rejet du code des transports qui devait entrer en vigueur à partir du 1er mai 2017.

Situation déjà délicate

La grogne des transporteurs a été amplifiée par de nombreux manifestants, sortis de je ne sais où, érigeant des barricades, de part en part sur la voie publique, mettant à feu des pneus un peu partout, agressant les automobilistes et affrontant les forces de police anti-émeutes dont l’intervention a été jugée, des fois, quelque peu tardive.

Mais une fois arrivées sur les lieux, les forces de police avaient toujours pu – et heureusement- renverser la tendance. Il y a eu naturellement des arrestations parmi ceux qui troublaient l’ordre public et qui visiblement avaient exploité l’opportunité offerte par la grève des transporteurs pour s’attaquer aux personnes et à leurs biens.

Ce ne sera que vers le milieu de la journée que l’ampleur de la révolte va baisser mais le mouvement allait se poursuivre, surtout dans les moughataas de la périphérie où des magasins ont été pillés et des citoyens innocents agressés. Toutefois, en gros, la situation était sous contrôle même si les réseaux sociaux avaient alimenté les rumeurs les plus folles. L’absence totale de taxis ajoutait à la complexité d’une situation déjà très délicate pour tout le monde.

Pour certains, il s’agissait d’une réédition des événements de 1989, pour d’autres, ce sont les militants de l’IRA qui viennent prendre leur revanche sur ceux qu’ils appellent «les milieux esclavagistes». Des informations de ce genre ont même été relayées par des médias étrangers, en particulier par Kewoulo, ce journal sénégalais qui a publié des témoignages audio vidéo de personnes faisant carrément part d’affrontements inter- raciaux à Nouakchott.

Mais au-delà de tout ce qui a été dit et en dépit des agressions signalées ici ou là, il était évident que ces dérapages n’étaient imputables qu’à une minorité d’aigris, la majorité des acteurs rejetant la violence et militant pour l’unité et la solidarité des différentes composantes de notre peuple.

Il reste, néanmoins, que ce qui s’est passé doit interpeller tout le monde, et personne ne doit rester les bras croisés face à tous ceux qui cultivent la violence et la haine des races.

Evidemment, la classe politique, dans son ensemble, s’est démarquée de la violence mais est-ce suffisant ? Nous devons tous prendre conscience de la gravité de la situation et tout faire dès à présent pour barrer le chemin à tous ceux qui, ici ou là et pour une raison ou une autre, seraient tentés de porter atteinte à la paix sociale et à l’entente entre tous les Mauritaniens.

C’est vrai que la disparition brutale du regretté président Ely Ould Mohamed Vall a éclipsé ces émeutes mais il faut, un jour, que l’on revienne sur ce qui s’est passé, que l’on situe les responsabilités pour voir qui a fauté et, le cas échéant, éviter à l’avenir de commettre des bourdes pouvant avoir de graves conséquences pour la quiétude publique et la paix sociale.

En l’occurrence, il y a lieu d’éviter de sombrer dans les travers de la mal gouvernance. Dans ce cas précis, le ministère des transports devait associer les syndicats et même les autres usagers à l’élaboration du code des Transports et leur expliquer qu’il ne s’agit pas d’un moyen de renflouer les caisses de l’Etat en multipliant les amendes forfaitaires, comme ont eu à le penser certains manifestants.

Dans sa conférence de presse commune avec son homologue de l’Intérieur, le ministre de l’Equipement et des Transports s’était montré ouvert à toutes les propositions et suggestions des transporteurs et des syndicats mais c’était un peu tard, le mal était déjà là. Peut-être que s’il l’avait fait plus tôt, on aurait fait l’économie de tant de frayeur et tant d’anarchie.

Maintenant que tout en est là, la leçon à retenir, c’est qu’il faut toujours comprendre les usagers et les associer autant que faire se peut à la prise de décisions les concernant. C’est aussi que si la majeure partie des Mauritaniens rejette la violence, il y a également fort malheureusement certains milieux qui guettent la moindre occasion pour semer le désordre.

Il restera aux pouvoirs publics d’identifier les auteurs des agressions perpétrées le 30 Avril contre des citoyens innocents, de les remettre à la justice pour qu’ils répondent de leurs actes. Il restera à eux aussi d’éviter tout ce qui peut conduire à des dérapages comme ceux que nous avons vécus le 30 Avril.

Ely Abdellah

Source : Le Calame

Ely Ould Mohamed Vall échappe à la justice des hommes

Depuis l’annonce de la mort d’Ely Ould Mohamed Vall, vendredi 5 mai 2017, nombre de journaux internationaux rivalisent d’ingéniosité sélective pour ne le présenter que comme un démocrate. Tandis que Saleh Ould Hennena, porte – parole du Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU), faisant écho à cela, déclare ceci à l’AFP : « la disparition du président Ely Ould Mohamed Vall est une grande perte pour la Mauritanie et pour l’opposition démocratique » (Le Monde du 09/05/2017). Il est vrai que ces dernières années le défunt, convaincu d’être l’alternative à son cousin président Mohamed Ould Abdel Aziz, a mené une grande campagne de lobbying auprès d’hommes politiques puissants, de fondations, d’organisations influentes en France et au Sénégal via deux chaines de télévision dans ce dernier pays cité. Cette stratégie de communication a fini par payer. Si Ely Ould Mohamed Vall a le droit de polir son image, il nous revient en tant que citoyens mauritaniens d’interroger tout l’héritage de l’homme qui fut directeur de la sûreté nationale (1986 – 2005) puis président de la République (2005 – 2007).

De sa fonction de directeur général de la sûreté nationale, chacun a en mémoire le génocide perpétré contre une partie de la communauté noire, durant trois longues années (1989-1992). Son nom figure en bonne place sur toutes les listes des bourreaux. Comme tous les grands criminels en liberté qui ont eu une ambition politique, Ely Ould Mohamed Vall a voulu se donner une virginité à travers sa communication en se contentant simplement de nier sa responsabilité pourtant directe et évidente en rapport avec sa fonction de patron de la sureté nationale pendant cette période et même avant. Début octobre 1986 il s’était distingué à notre endroit en nous qualifiant déjà de terroristes, dans son discours radio télévisé, aux allures haineuses et guerrières, en ces termes : « les terroristes en Mauritanie seront poursuivis et arrêtés,…. nous allons les prendre et les châtier avec la plus grande sévérité ».

Ce fut sa réponse autorisée à nos manifestations spontanées et à nos actions clandestines (distributions de nuit de tracts, inscription de graffitis sur des murs et saccages de voitures officielles à Nouakchott) en faveur de nos camarades arrêtés, accusés d’avoir porté atteinte à la sureté de l’Etat pour avoir rédigé et distribué « Le Manifeste du Négro mauritanien opprimé ». Il demanda et mit en conséquence à nos trousses tout l’arsenal répressif (police, armée, gendarmerie et garde nationale). S’installa alors une répression aveugle et disproportionnée contre nos proches, qui deviendra très vite massive et durable avec les conséquences que l’on connait : l’exil forcé pour beaucoup, les mises à mort à petit feu pour certains de nos camarades emprisonnés à Oualata.

Dans la Mauritanie de la deuxième moitié des années quatre – vingt où la dictature militaire était des plus féroces, l’on peine à croire que ce qui se faisait comme exactions (déportations de plusieurs dizaines de milliers de personnes au Sénégal et au Mali, exécutions extra judiciaires, emprisonnements arbitraires, viols collectifs…) n’avaient pas l’assentiment du directeur général de la sûreté de l’Etat. Tout porte à croire que les listes de personnes persécutées étaient sinon dressées à sa demande, du moins validées avec sa bénédiction tant il avait avec Djibril Ould Abdallah alias Gabriel Cimper (ministre de l’intérieur) la haute main sur la police et la police politique qui ont exécuté, fait disparaitre nombre de personnes dans les villes et villages du Sud au vu et au su de tout le monde : ces disparitions ont été maintes fois dénoncées par plusieurs organisations internationales de défense des droits de l’homme dont Amnesty International.

Comme chef de la junte militaire qui a mis fin le 3 août 2005 au régime de l’autre colonel qui fut son mentor, Maawiya Ould Sid Ahmed Taya, il pesa de tout son poids pour que la question des déportés ne puisse être posée et discutée durant la transition (2005 – 2007) en même temps que tous les points inscrits à l’agenda des journées de concertation nationale. En déplacement à Rosso, il aurait traité les déportés et des militaires noirs, rescapés des exactions venus demander justice et réparation, d’aventuriers. Des propos qu’il nuancera à peine un peu plus tard à l’occasion d’une visite au Sénégal par la négation de l’existence de déportés mauritaniens dans ce pays.  Leu retour fut finalement légué au président civil démocratiquement élu le 25 mars 2007, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, qui sera renversé le 6 août 2008 par la même junte militaire, cette fois avec un seul chef : son désormais rival et cousin germain Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ely Ould Mohamed Vall est donc parti sans être entendu, ni demander pardon aux familles des victimes, alors même que son innocence n’est pas prouvée. Il a toujours nié jusqu’il y a peu l’évidence, sans jamais faiblir. Il est toutefois une Justice à laquelle il ne pourra échapper, celle du Créateur, l’Unique, le Justicier. De là où il nous a précédés, il devra répondre comme chacun d’entre nous à son tour, de ses actes d’ici bas, ordonnés ou accomplis depuis les responsabilités qu’il a occupées, notamment comme détenteur du pouvoir.

En sera-t-il de même pour Maawiya Ould S’d’Ahmed Taya? En sera-t-il de même pour tous les autres génocidaires en vie et en liberté. Certains sont toujours dans les cercles restreints du pouvoir. Conscients de leur responsabilité certainement directe dans les forfaits commis,  ces bourreaux font tout pour retarder ou empêcher la manifestation de la vérité. Mais jusqu’à quand ? Maawiya Ould Sid’ Ahmed Taya a fait voter une loi d’Amnistie de ses crimes de génocide, adoptée en 1993 par une assemblée et des députés à ses ordres. La tentation de tracer un trait sur les faits était déjà là. Le temps ne doit pas avoir de prise sur notre détermination et notre volonté à œuvrer, pendant qu’il est encore temps, pour la requalification de l’insultante appellation « passif humanitaire » en génocide. Des vagues réclamant la fin des injustices et leurs réparations déferlent partout en Mauritanie, les autorités devraient savoir qu’ « on n’arrête pas la mer avec ses bras ». Cette formule populaire d’un pays voisin illustre bien l’impérieuse nécessite de construire une autre Mauritanie.

Ciré Ba et Boubacar Diagana – Paris, le 13 mai 2017

 

Essirage

Arrestation du sénateur Ould Ghadda : Ses pairs se disent indignés par le traitement inspiré par les « hautes sphères»

Les sénateurs ont exprimé vendredi soir leur indignation face au traitement infligé à leur collègue, victime d’un accident de la circulation qui a coûté la vie à une femme.

Selon les sénateurs le traitement que la gendarmerie observait vis-à-vis du sénateur Mohamed Ould Ghadda était pratiquement normal jusqu’à ce que des « ordres viennent d’en haut».  Ces ordres venus d’en haut auraient radicalement changé le comportement des gendarmes qui ont séquestré les téléphones du sénateur, empêché la visite de ses proches…

Les sénateurs ont par ailleurs indiqué avoir mis en place une commission de six sénateurs pour présenter les condoléances à la famille éplorée et pour prendre contact avec leur collègue indignement traité par les autorités.

Rappelons que le sénateur Mohamed Ould Ghadda est l’un des opposants les plus téméraires au régime du président Aziz et que son arrestation fait suite à un accident de voiture qui percuté une barraque où se trouvait la victime alors que le sénateur tentait d’éviter des animaux en divagation sur la route de Rosso.

Source : Mauriweb

Mauritanie : 16 détenus dans les troubles consécutifs au nouveau code de la circulation devant la justice

Début ce vendredi du procès de 16 personnes arrêtées lors des troubles qui ont marqué les protestations contre le nouveau code de la circulation au début de ce mois à Nouakchott.

Elles  sont accusées par le parquet de participation à un rassemblement non autorisé à l’origine de trouble à l’ordre public.

Selon le correspondant de Sahara Media le procès s’est ouvert sous haute surveillance policière, tous les accès au malais de justice ont été bloqués par la police.

Hier, des personnes, arrêtées pour les mêmes motifs avaient comparu devant les tribunaux de Nouakchott ouest et Nouakchott sud et avaient été blanchies des accusations portées contre elles.

Dans une intervention qui a suivi ces évènements, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation Ahmedou O. Abdalla avait accusé certaines parties, sans les nommer d’être à l’origine de ces troubles, qui n’étaient pas destinés, selon le ministre à protester contre le nouveau code de la circulation mais à une volonté manifeste de vandalisme à l’origine de laquelle certaines paries malintentionnées.

Le ministre a ajouté que certains partis politiques et des organisations extrémistes avaient exploité des enfants et certains délinquants  pour créer un climat de peur et de trouble public dans la ville.

Côte d’Ivoire : des tirs de militaires entendus à Bouaké et Abidjan

Au lendemain d’une cérémonie annonçant la fin des mutineries, des militaires mécontents ont tiré en l’air à Bouaké mais aussi à Abidjan, la capitale économique, et plusieurs autres villes du pays ce vendredi 12 mai. Une réunion du Conseil national de sécurité avait lieu ce midi.

La situation restait tendue et confuse ce vendredi midi à Bouaké, où des soldats tiraient toujours en l’air. Ces coups de feu ont commencé à retentir dans la soirée de jeudi à vendredi, quelques heures après l’annonce à la télévision nationale du renoncement des mutins « à toute revendication financière ».

La veille, le sergent Fofana, présenté comme le porte-parole des 8 400 soldats qui s’étaient mutinés dans les casernes ivoiriennes début janvier, avait en effet annoncé la fin du mouvement de contestation. Devant le chef de l’État Alassane Ouattara, il avait présenté ses « excuses » au nom des 8 400, annonçant que ces derniers renonçaient « définitivement à toute revendication d’ordre financier ».

Quelques instants plus tard, le président ivoirien avait répondu « croire à la sincérité de leurs paroles ». « Je vous demande que cela ne se reproduise plus », avait-il ajouté lors de cette déclaration enregistrée mercredi mais diffusée jeudi soir.

Début janvier, des mutineries avaient éclaté dans plusieurs casernes ivoiriennes. Les mutins, qui réclamaient le paiement de primes, avaient obtenu un premier versement de 5 millions de francs CFA (7 600 euros) en janvier. Si le gouvernement s’est toujours refusé à évoquer toute négociation financière, un autre versement, attendu pour le mois de mai, avait été réclamé par les mutins.

Inquiétude à Bouaké

L’annonce de ce renoncement jeudi soir a visiblement suscité leur mécontentent. À Bouaké, deuxième ville de Côte d’Ivoire et ex-fief de l’ancienne rébellion, plusieurs dizaines de militaires ont tiré en l’air au niveau du corridor nord jusque tard dans la nuit de jeudi. En signe de protestation contre les annonces de la veille, ces derniers se sont de nouveau réunis vendredi matin devant le bataillon du Génie.

Des tirs retentissaient toujours vendredi midi à Bouaké. « Nous avons entendu des tirs en l’air toute la matinée. La situation est tendue, nous sommes inquiets, mais tous les commerces n’ont pas fermé », a témoigné un commerçant du centre-ville de Bouaké, contacté vendredi midi. Selon l’AFP, le campus universitaire de la ville a en revanche fermé ses portes.

Tirs entendus à Abidjan et Man

Des tirs se sont également fait entendre dans la matinée à Abidjan, en provenance du camp d’Akouedo mais aussi du camp de Gallieni, situé au Plateau, le quartier des affaires de la capitale économique. Les accès à cette zone ont été bloqués.

Selon une source diplomatique européenne, une réunion du Conseil national de sécurité avait lieu ce midi.

La contestation a gagné d’autres villes du pays, dont Man et Guiglo, dans l’ouest, mais aussi Odienné, dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire. « Des militaires ont bloqué les accès aux routes principales et effectuent des tirs de sommation. Ils revendiquent le paiement de primes », a témoigné un habitant de Man, contacté vendredi midi.

jeuneafrique.com

Arrestation d’un suspect dans l’affaire sur l’assassinat d’un cadre du Hamas

C’était il y a un mois et demi. Le 24 mars, un cadre militaire du Hamas palestinien était assassiné, dans son immeuble à Gaza. Mazen Faqha était considéré par Israël comme le cerveau de plusieurs attaques meurtrières durant la seconde Intifada. Jérusalem avait d’ailleurs été rapidement désigné par le Hamas comme l’instigateur de cet assassinat. Mais depuis, l’enquête piétinait. Jusqu’à jeudi 11 mai, lorsque l’arrestation du meurtrier présumé a été annoncée par Ismaïl Haniyeh.

L’annonce avait été soigneusement préparée. L’arrestation du suspect a été révélée par le nouveau chef du Hamas, l’ancien Premier ministre contesté de l’Autorité palestinienne Ismaïl Haniyeh, aux côtés de la veuve de Mazen Faqha, au pied du domicile où ce cadre de la branche militaire du Mouvement de résistance islamique avait été tué. Ismaïl Hanyeh n’a rien dévoilé de l’identité du meurtrier présumé. Mais il assure que l’homme a « avoué son crime » et qu’il sera « châtié ». Il a aussi tenu à féliciter les forces de l’ordre, et a renouvelé des accusations déjà lancées par le Hamas.

L’homme arrêté, assure-t-il en effet, n’était qu’un exécutant. C’est Israël, selon Ismaïl Haniyeh, qui a ordonné l’opération. Une annonce qui vise certainement à mettre un terme à des rumeurs de plus en plus insistantes dans la bande de Gaza. Car le silence des autorités au sujet de l’enquête nourrissait l’idée d’un règlement de comptes interne, la thèse avancée par les autorités israéliennes. Mais la présence du nouveau chef du Hamas jeudi souligne aussi l’importance que cette arrestation et cette nouvelle mise en cause d’Israël ont aux yeux du mouvement. Et nourrit les craintes israéliennes de représailles de la part de son ennemi.

 

Source: RFI

Mauritanie : les hratines entre la politique,la pauvreté et les séquelles de l’esclavage ! – Vidéo

En Mauritanie,pour commémorer le manifeste des Hratines,l’autre jour,nous avons tous marché sans distinction de couleurs ou d’ethnies,pour la quatrième fois consécutive,dans la communion,pour dire à notre manière non à l’esclavage,pour dire non aux discriminations, pour dire non aux séparatistes,pour dire non à tous ceux qui pensent nous diviser,nous vendre,vendre la cause noble des hratines suivant la logique de la couleur,de la quotité,du calcul,du racisme,de la haine pour un phénomène que toute la Communauté internationale a vécu,a connu et a combattu!hratines

Nous avons marché donc pour dénoncer les séquelles,les pratiques d’un vieil mal qui ont longtemps gangrené toutes les communautés ! C’est dans ce sens aussi qu’Il m’a été permis de lire,d’entendre beaucoup d’indélicatesses et de grossièretés sur l’esclavage,sur ses séquelles,sur les inégalités,sur les minorités,sur certains phénomènes sociaux qui,en Mauritanie et ailleurs trouvent des récipiendaires en mal d’inspiration et toujours à la recherche du sensationnel !ira

Nul ne peut dire que l’esclavage n’a jamais existé,que la Traite négrière n’a pas eu lieu,que toutes les sociétés du monde entier n’ont pas que connu ce mal universel mais essayer de le coller à un pays donné,à une caste donnée,à une ethnie donnée parce que l’Histoire,la Géographie,le hasard,la marche de l’Humanité,le bon voisinage,l’Islam,les métissages rarissimes de tout genre ont été au rendez-vous dans un pays donné pour en faire une Nation en arc en ciel … voilà ce qui donne la nausée et l’envie de vomir à beaucoup de mauritaniens !

Je peux comprendre certaines actions qui visent à réduire l’impact des tares du Passé . Je peux comprendre toutes ces bonnes volontés qui s’investissent de manière propre afin de booster l’éveil,l’émancipation dans certains milieux où il y a des poches criantes de pauvreté mais partir jusqu’à vouloir ternir et incriminer son Pays aux yeux de la Communauté internationale pour un problème qui ne se pose plus dans toute son ampleur d’antan et que le bon sens refuse et que les politiques de nos gouvernements combattent,voilà ce qui révolte et qui indispose …

Non,mon pays,la Mauritanie n’est pas un pays esclavagiste ! Loin de là ! Non! L’esclavage en tant que tel et surtout dans ses formes ignobles et abjectes n’existe pas en Mauritanie et surtout pas dans la majorité maure qui,sans le métissage vieil de quelques siècles ne serait pas ce qu’elle est : une société,un projet social fort,stable,riche,dorsale d’un ensemble qui a fait ses preuves et où c’est le mérite et les valeurs intrinsèques de l’individu qui font la valeur de l’Homme et non sa couleur !mauritanie-_la_longue_marche_des_haratine_pour_la_liberte_et_legalite

Croire que tous ceux qui ont la couleur noire en Mauritanie sont des descendants d’ex esclaves est une grosse erreur . En Mauritanie,il y a des ethnies qui se valent,il y a des communautés majoritaires,des communautés qui occupent tout l’espace physique et d’autres non ! En Mauritanie,nous pensons qu’il n’est pas juste de penser les choses en terme de quantité,de quotité,de couleur mais nous pensons que nos différences,que nos particularismes sont plutôt des signes de richesses rarissimes et que l’esclavage et ses séquelles,ce fonds de commerce favoris pour certains doit être le combat de tous !

Esclavage ?
Les séquelles existent mais en tant que tel, l’esclavage n’existe pas,n’existe plus en Mauritanie mais comme notre société n’a jamais accordé de l’importance aux couleurs de la peau, il y a ceux qui associent la couleur de la peau à une condition sociale donnée ou à une situation de caste donnée ou à l’esclavage et c’est méconnaître la réalité de la Mauritanie surtout son milieu maure !
La couleur de la peau ne définit pas un statut ne serait ce que parce que tous les Maures sont de facto métis et par conséquent,ils ne sont nullement esclavagistes et encore moins racistes et puis certains chorfas,marabouts,arabes entre autres de Néma,de Mboud et d’ailleurs sont de teints noirs …!
En Mauritanie n’est esclave que celui qui veut bien maintenir dans sa pensée ce concept que toutes les communautés, que tous les pays du monde y compris la France,les Usa et la Chine et autres ont connu et ont combattu comme d’ailleurs ici et dans les pays frères voisins du Maroc, d’Algérie, du Sénégal, du Mali et d’ailleurs !

En un mot,sous l’ère d’Aziz,il faut aussi le dire,le combat de cette composante Hratine inextricable de l’entité maure ou beidhane qui baigne dans la pauvreté et qui semble vouloir voler de ses propres ailes pour demander plus d’équité,plus de justice, plus de libertés,plus de droits,plus d’émancipation se heurte à un problème de pertinences,de leadership et surtout d’approches et ce loin de plusieurs autres considérations où le calcul et la politique brouillent les pistes des solutions consensuelles et idoines !

Des voix murmurent,des voix haussent le ton,essaient de politiser cette noble cause,de lui donner d’autres timbres et cachets pour des fins égoïstes,corporatistes et partisanes mais,en réalité,ce combat noble sera celui de tous les mauritaniens ou ne sera pas !

Idoumou Ould Beiby

Rimweekly