Traque des biens mal acquis : Karim Wade devant les enquêteurs pour la 6ème fois

Les auditions initiées par la Section de Recherches de la Gendarmerie, sur instructions de la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (Crei), se poursuivent de plus belle.

Ainsi, selon nos confrères du Populaire, Karim Wade, le fils de l’ex Président de la République, Abdoulaye Wade et ancien super ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des infrastructures, de l’Aménagement du Territoire et de l’Energie, va repasser une sixième fois devant les pandores de la Caserne Samba Diéry Diallo de Dakar.

Et comme ce fut la cas lors des auditions précédentes, les Libéraux ont sonné la grande mobilisation devant ladite caserne pour soutenir leur frère de parti, selon des sources du journal. Malgré le branle-bas de combat des Libéraux à l’encontre du procureur spécial près la Crei, la justice sénégalaise ne démord pas d’entendre toutes les personnes susceptibles d’avoir acquis des biens illicitement.

 

Seneweb

Abdou Latif Coulibaly : «La justice du Sénégal est ridicule»

Présidant une table ronde organisée ce week-end par les cadres de l’Agence de régulations des télécommunications et des postes (Artp), Abdou Latif Coulibaly, le ministre de la Bonne gouvernance, s’est montré particulièrement critique envers la justice.

«La justice présente beaucoup de manquements. La justice de notre pays, je suis au regret de le dire, est ridicule», dit-il. Pour preuve, il ajoute : «Moi, j’étais poursuivi pour certains faits et, trois ans après on cesse les poursuites. Aujourd’hui, pour les même causes, on emprisonne des gens».

 

Seneweb

L’ancien ministre des affaires étrangères de Gambie dans l’antichambre de la mort: pourquoi Jammeh a t-il condamné Mambury Njie?

Depuis une semaine, l’ancien ministre des affaires étrangères de la Gambie croupit en prison, comme nous vous l’avions annoncé dans nos colonnes.

Il nous est possible aujourd’hui de vous en révéler les raisons : ce dernier aurait contesté au président gambien, de vive voix, les exécutions de prisonniers qui avaient défrayées la chronique il y a peu. Mal lui en a pris, puisque le 27 août 2012, il a été relevé de ses fonctions de ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, puis arrêté par la suite et condamné à la peine capitale. On lui reprocherait entre autres griefs tirés par les cheveux, ses « ramifications suspectes » avec le Sénégal, son pays d’origine. Outre Mambury Njie, l’Imam Baba Leigh qui avait indiqué publiquement que l’Islam ne cautionnait pas du tout ce genre d’exécution, a fini par se retrouver lui aussi en détention… Question: qui pour raisonner le président Dr A. J. Junkung Jammeh?

 

Dakaractu

Aicha Vergez, inspectrice générale de l’Etat

« Le secteur privé et celui de la société civile sont pires que le secteur public».
L’inspectrice générale de l’Etat, Mme Aicha Vergez n’est pas allée du dos de la cuillère, accusant, mardi sur les ondes de Radio Saharamédias, les secteurs privés et de la société civile de pratiquer une gabegie pire encore que celle observée dans le secteur public. Un secteur où les autorités ont fait récupérer plus de 4 milliards d’ouguiyas subtilisés par les responsables de gestion au sein de l’Administration.

Pour être pire que l’Administration publique, il faut vraiment être irrécupérable. Pourtant, Mme Aicha Vergez, patronne des limiers de l’IGE, estime que la pratique des secteurs privés et de la société civile sont sans commune mesure avec la mauvaise gestion au sein de l’Administration publique.

Mme Aicha Vergez se fonde sur un « rythme de vie » insoutenable de certaines Ongs mais aussi sur ce qu’elle indexe comme détournements de fonds obtenus par les organisations pour le compte des populations mais finalement réutilisés à d’autres fins.

Un effet dissuasif

Cependant, la patronne de l’IGE précise que la tendance aux détournements a été découragée par les contrôles inopinés effectués par son institution notamment auprès de grandes sociétés et projets qui manipulent l’argent public.

Elle explique cette tendance par l’effet dissuasif des sanctions au point que les administrations font appel, en cas de doute sur les procédures, aux services de contrôles de gestion pour éviter des démêlées ultérieures. Mme Vergez souligne dans ce cadre que la mise en place d’une « politique rigoureuse » en matière de contrôle de gestion des deniers publics explique aujourd’hui que le budget d’investissement qui correspondrait à 60% du budget général, non seulement, serait mieux géré et protégé mais il permettrait ainsi à l’Etat d’envisager de financer sur ses propres comptes de grands projet structurants.

Elle croit savoir également qu’au-delà de l’aspect de préservation de deniers publics pécuniaires, beaucoup de pratiques d’iniquité et de mauvaise gestion en liaison avec l’acquisition de biens matériels se serait estompé avec la fin des commandes injustifiées de véhicules notamment qui engloutissaient, chaque année, des centaines de millions d’ouguiyas et pas toujours pour les besoins de l’efficacité du travail de l’Administration.

Une seule exception et tout s’écroule !

Si Mme Vergez estime qu’il faut rendre à la politique du président Aziz le mérite d’avoir su imposer une telle volonté, elle soutient, par ailleurs, qu’une telle politique de mettre hors d’état de nuire les détourneurs, ne fait aucune différence entre les administrateurs qu’ils soient de l’Opposition ou du Pouvoir. «Le contrôle de gestion ne fait aucune différence entre les responsables et personne n’est à l’abri de sanctions, en cas de mauvaise gestion » martèle l’Inspecteur générale pour exorciser l’accusation de «règlements de comptes politiques » avec certains opposants.

Ce bilan dressé par la patronne de l’IGE se confond, semble-t-il, avec une stratégie à court terme. Mais que la stratégie nationale, adoptée en 2010, escompte renforcer les capacités de contrôle et favorise aussi la meilleure imbrication des efforts des institutions publiques de contrôles comme l’Ige, la Cour des Comptes et les inspections sectorielles.

C’est dans ce cadre que Mme Vergz situe les besoins de contrôle de gestion des secteurs public et de la société civile qui, à ses yeux, seraient plus gangrenés par les détournements de deniers. Pourtant, si l’on peut être d’accord avec l’Inspectrice générale de l’Etat sur les besoins de coercition contre ceux qu’on appelle communément les « moufcidines», le manque de transparence dans plusieurs affaires récentes installe le doute sur cette politique « mains propres » que l’Etat voudrait mener pour faire respecter la chose public. La mise en place des commissions sectorielles des marchés publics est parfois sans effet sur cette recherche de transparence promise.

Pire encore l’attribution de certains projets notamment celui de la centrale duale de Nouakchott et bien d’autres encore sape cette image que les autorités veulent donner en matière de transparence de gestion.

N’a-t-on pas vu des membres de commissions sectorielles démissionner pour « convenances personnelles», comprenez lassés d’une présence symbolique dans des commissions où rien ne marche comme il se doit. Certaines de ces commissions sont aussi truffées de recrutement ne correspondant en rien à la composition régulière.

Mieux encore, et sur un autre registre qui trahit la dualité comportementale, certains responsables révoqués pour mauvaise gestion présumée sont revenus par la grande porte de l’Administration. Ils occupent de hautes fonctions après avoir été épinglés. Là transparait nettement, contrairement à ce que argue l’inspection générale de l’Etat, le népotisme et le favoritisme politiques.

Tant que ces exceptions sont tolérées, pour ne pas dire protégées, l’on a toujours l’impression que le contrôle de gestion des deniers publics se fait «à la tête du client». Enfin quel rôle pour la Justice quand des responsables mis en prison, accusés de détournements, retrouvent subitement la liberté sans aucun procès, ni de non lieu? L’histoire récente est jonchée de tels exemples. Alors faut-il croire qu’il y a un contrôle et une inspection à deux vitesses?

Jedna Deida

Source : le quotidien de Nouakchott

Affaire Luc Nicolaï : Le parquet de Dakar requiert le mandat d’arrêt contre Bernard Touly

A la suite du rejet en nullité de toute la procédure initiée dans l’affaire du Lamantin Beach par la Cour suprême de Dakar, le dossier, repris par le parquet de Dakar, connaît aujourd’hui un rebondissement dont on ne peut préjuger des conséquences.

 

En effet, selon le conseil d’un des mis en cause qui s’est confié à Libération, le procureur de la République a requis le placement sous mandat de dépôt de Bernard Touly, le Pdg du Lamantin Beach, remis en liberté provisoire à la suite d’une décision du parquet de Thiès. Le journal Libération rapporte que la mission envoyée à Thiès par la Cour suprême avait relevé des  » curiosités  » et  » une précipitation suspecte  » dans cette remise en liberté provisoire du milliardaire français. C’est aujourd’hui que le Doyen des juges d’instruction devrait entrer en action pour donner suite (qui peut être positive ou négative) à la requête du procureur.

 

Seneweb

La Mauritanie avance de 20 points dans le classement de Transparency International

La Mauritanie a remonté dans le classement annuel de Transparency International. Elle a quitté le 143e rang qu’elle occupait en 2011, pour occuper le 123e rang mondial en 2012, soit une remontée de 20 points. Ce qui la place au 12e rang dans le Monde Arabe.

Dans une autre échelle, graduée en 100 points, la Mauritanie est notée 31 sur 100. L’avance vers 100 indique un progrès, alors qu’une régression vers zéro indique une mauvaise tendance. Cette année le classement inclut 176 pays.

Dans le classement des pays arabes, le Qatar et les Émirats Arabes sont les mieux placés. Ces deux pays ayant obtenus la note de 68 points sur 100 sont ex aequo dans le classement mondial où ils occupent le 27e rang. Notons que Algérie a quitté le 123e rang pour occuper le 105e rang mondial.

Les pays arabes les moins bien placés dans le classement 2012 de Transparency International sont La Somalie 174e rang mondial ; Le Soudan 173e rang et l’Irak 169e. Notons qu’au plan mondial, le Danemark, la Norvège et la Suède sont les pays qui ont obtenus les meilleures notes.

Transparency International est fondé en 1973, avec comme objectif la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion dans le monde.

Source : taqadoumy

« Je n’ai pas pu violer ma voisine, j’ai un trop petit…… »

Un quinquagénaire liégeois a été acquitté vendredi par le tribunal correctionnel de Liège de faits de viols sur une jeune voisine. L’homme prétendait ne pas avoir pu commettre les faits parce qu’il est doté d’un micro-pénis. Ce n’est cependant pas pour cette raison qu’il a été acquitté mais au bénéfice du doute, le tribunal ne trouvant pas d’élément pour confirmer les déclarations de la victime.

En 2009, une femme âgée de 25 ans avait dénoncé les faits à l’issue d’un conflit de voisinage avec le prévenu. Elle affirmait qu’entre 1996 et 2002, soit entre ses 11 ans et 17 ans, son voisin lui avait imposé des pratiques sexuelles déplacées.

Dès ses 11 ans, la fillette aurait été invitée à participer à des jeux de cartes qui se terminaient par des gages attribués au perdant. Le prévenu lui aurait imposé des actes de masturbation. A 14 ans, il lui aurait imposé des relations sexuelles complètes. Puis, quand elle avait 15 ans, il s’est montré jaloux et possessif en raison d’une dépendance affective.

Le prévenu contestait les faits de viols et soutenait qu’il n’aurait pas pu entretenir de relation sexuelle avec cette jeune fille parce qu’il était doté d’un micro-pénis et qu’il subissait une médication qui le rendait impuissant. Cette argumentation a été balayée par une expertise.

Le tribunal a cependant estimé qu’il subsistait un doute profitable au prévenu parce que la dénonciation était intervenue tardivement dans le cadre d’un conflit de voisinage. Les déclarations de la victime n’ont pu être corroborées par d’autres éléments. Le prévenu a été acquitté au bénéfice du doute.

Source : 7sur7


Tchad : le «volet français» de l’affaire de l’Arche de Zoé devant le tribunal correctionnel à Paris

Six membres de l’association caritative l’Arche de Zoé doivent comparaitre ce lundi 3 décembre devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils seront jugés pour « escroquerie », « exercice illégal de l’activité d’intermédiaire à l’adoption » et « aide à l’entrée et au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France » suite à une tentative d’exfiltration, en 2007, par cette association, de cent trois enfants, soit-disant orphelins, en provenance du Tchad et à destination de la France.

Souvenez-vous, c’était le 27 octobre 2007. Dans le Nord-Est du Tchad, non loin de la frontière soudanaise et du Darfour en guerre, les autorités tchadiennes avait arrêté, sur la route de l’aéroport d’Abéché, un convoi de cent trois enfants. Les enfants étaient affublés de faux pansements par une association, l’Arche de Zoé, pour les faire sortir illégalement du Tchad à destination de la France, où des familles d’adoption attendaient les enfants persuadées qu’il agissait d’orphelins.

Dix-sept personnes sont donc immédiatement arrêtées, neuf Français, sept Espagnols et le pilote belge de l’avion. Tous vont se retrouver incarcérés à Ndjamena, alors que les enfants sont ramenés à Abéché, où la plupart retrouveront d’ailleurs leur véritables parents.

En novembre, le pilote, deux journalistes et les Espagnols sont libérés. Et le 26 décembre, les six français sont condamnés par la Cour criminelle de Ndjamena à huit ans de travaux forcés. Mais ils seront graciés par le président tchadien Idriss Déby et transférés dans des prisons françaises pour une peine de substitution, dont ils sortiront en mars 2008.

Ce nouveau procès qui commence en France devrait durer jusqu’au 12 décembre.

Source : RFI


DSK: 6 millions de dollars à Diallo? Démenti des avocats

Dominique Strauss-Kahn devrait verser « 6 millions de dollars » à son accusatrice Nafissatou Diallo dans le cadre d’un accord à l’amiable, a affirmé vendredi le journal Le Monde, un chiffre démenti par les avocats de l’ex-patron du Fonds monétaire international.

« Dominique Strauss-Kahn, qui s’est rendu lui-même à New York à plusieurs reprises ces derniers mois, a confié à plusieurs de ses proches que les éléments principaux de l’accord avaient fini par être trouvés à la fin de l’été », écrit le quotidien français dans son édition datée de samedi.

Le Monde ajoute que « selon ses confidences, il devrait verser 6 millions de dollars (4,64 millions d’euros) à celle qui l’accuse d’agression sexuelle », réunis pour moitié via un emprunt bancaire et pour l’autre moitié par un prêt d’Anne Sinclair, dont il est séparé depuis le printemps 2012.

Démenti
Il s’agit d' »informations fantaisistes et erronées », ont réagi ses avocats français, en indiquant les démentir « vigoureusement ». « Ni Dominique Strauss-Kahn ni ses avocats n’entendent commenter la procédure en cours aux Etats-Unis », ont précisé dans un communiqué Me Frédérique Baulieu, Richard Malka et Henri Leclerc.

Le quotidien New York Times avait affirmé plus tôt que Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo seraient parvenus à un accord financier qui, s’il est signé, mettrait fin à 18 mois d’une formidable saga judiciaire aux Etats-Unis.

Rappel
Nafissatou Diallo, 33 ans, avait porté plainte au civil contre DSK le 8 août 2011, pour obtenir des dommages et intérêts. Elle l’accusait de l’avoir contrainte à une fellation dans sa suite de l’hôtel du Sofitel le 14 mai de cette même année.

Dominique Strauss-Kahn, 63 ans, a reconnu une brève relation sexuelle « inappropriée » avec la femme de chambre guinéenne qu’il ne connaissait pas, mais a démenti toute violence ou contrainte.

Une plainte au pénal avait été abandonnée le 23 août 2011, le procureur ayant des doutes sur la crédibilité de Mme Diallo en raison de mensonges répétés sur certains aspects de sa vie.

L’affaire avait contraint DSK à démissionner du FMI le 18 mai 2011, et avait aussi mis fin à ses ambitions présidentielles en France.

Source : 7sur7

Egypte : les hautes instances judiciaires dénoncent le décret Morsi

En Egypte, les magistrats ont franchi mercredi 28 novembre 2012 une nouvelle étape dans leur fronde contre le décret du président Morsi en vertu duquel il s’est octroyé de larges pouvoirs y compris sur le judiciaire.

Trois cours d’appel, dont celle du Caire, qui est la plus grande d’Egypte, ainsi que la Cour de cassation ont décidé de se mettre en grève. Ils rejoignent ainsi les magistrats et membres du parquet de tous les autres tribunaux qui étaient en grève depuis mardi 27 novembre.

Une décision importante car les membres du Conseil suprême de la magistrature, qui jusqu’à présent a gardé un profil bas, émanent principalement des cours de cassation et d’appel.

De son côté, la Haute Cour constitutionnelle a défié le chef de l’Etat. Elle a annoncé dans un communiqué qu’elle examinera dimanche à venir les affaires en cours concernant la dissolution du Sénat et de l’Assemblée constituante. Dans son décret, le président Morsi avait décidé que le Sénat et l’Assemblée constituante étaient immunisés contre toute décision de justice y compris celles à venir.

Source : RFI