Pourquoi la Mauritanie a opté pour la fermeture de sa frontière avec l’Algérie

Le décision unilatérale de la Mauritanie de décréter sa frontière avec l’Algérie « zone militaire » interdite de toute circulation a surpris Alger. Si les explications fournies par la partie mauritanienne sont jugées insuffisantes pour la prise d’une telle décision, une autre piste est privilégiée.

Voilà une dizaine de jours que la frontière algéro-mauritanienne a été décrétée de manière unilatérale «zone militaire» interdite aux civils par la Mauritanie. Une décision lourde de sens qui émane certainement des chefs militaires et surtout du président mauritanien Mohamed ould Abdel Aziz.

Ainsi, une vaste zone allant du quadrilatère compris entre Cheggat au nord-est, Aïn Ben Tili, au nord-ouest, DharTichitt au sud-ouest et Lemrayya au sud, soit une aire géographique couvrant toute la frontière mauritano-algérienne et le nord de la frontière algéro-mauritano-malienne, est désormais fermée.

Et «tout individu circulant ou transitant dans cette partie du territoire national sera traité comme cible militaire», ont averti les autorités mauritaniennes.

Cette décision a surpris plus d’un et n’a pas provoqué de réactions chez le voisin algérien, même si on comprend qu’elle l’agace du fait de son caractère unilatéral, surtout que l’explication fournie par Nouakchott manque, pour certains, de clarté, en justifiant qu’«il est impossible pour l’armée de distinguer civils et trafiquants», dans cette zone.

De même, l’approche faite par certaines sources liant cette fermeture à l’arrestation d’orpailleurs mauritaniens par l’armée algérienne au niveau de la frontière est jugée trop légère par les observateurs avertis.

Ainsi, la question que tout le monde se pose est de savoir qu’est ce qui explique réellement cette décision unilatérale mauritanienne de fermer sa frontière avec l’Algérie.

Difficile d’y répondre du fait que les raisons sont jalousement gardées du fait du secret défense cher à la grande muette. L’absence de réaction algérienne aussi complique la recherche de la cause mais dit long sur l’embarras du voisin de l’est.

Reste que pour nombre d’observateurs avertis, le timing de cette décision pousse à avancer comme explication fondamentale le lancement prochain de la force conjointe G5 Sahel. Une force soutenue par Paris et qui ne fait pas plaisir à Alger, qui a été écarté alors qu’il faisait partie du Comité d’états-majors opérationnel conjoint (CEMOC), regroupant l’Algérie et les pays sahéliens dont la Mauritanie.

Or, si Alger est écarté directement de la force G5 Sahel, regroupant la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad, sous le parapluie de la France, avec pour mission de combattre le terrorisme dans toute la région du Sahel, tout le monde sait que le voisin algérien entretient des canaux de communication avec certains leaders de groupes terroristes, notamment Iyad Ag Ghali qui a réussi lui aussi à faire fusionner les groupuscules terroristes qui essaiment le centre et le nord malien et dont certains leaders ont des liens avec les services algériens.

D’ailleurs, conscient qu’Alger joue un rôle trouble dans cette région, le président Macron a appelé à trois reprises son homologue algérien pour lui faire part de sa préoccupation en ce qui concerne l’instabilité au nord du Mali et au Sahel en général. Ainsi, en soulignant que Paris aura «une exigence renforcée à l’égard des Etats du Sahel et de l’Algérie»Macron fait certainement référence au double jeu que certains accusent Alger de mener au niveau du Sahel.

A ce titre, certains observateurs expliquent qu’Alger avait favorisé la création en 2010 du Comité d’états-majors opérationnel conjoint (CEMOC), regroupant les pays du Sahel avec comme base à Tamanrasset. Toutefois, ce centre n’a jamais joué son rôle et a échoué lamentablement comme en atteste son inertie face à l’invasion du Mali par des groupes islamistes et terroristes en 2012.

Depuis, Alger n’ayant ni soutenu ni renseigné les Maliens, les pays du Sahel sont devenus plus méfiants à l’égard de cette puissance. Du coup, c’est vers Paris que ces pays se son tournés pour créer une force sous-régionale G5 Sahel et surtout disposer de la protection de l’ancienne puissance coloniale.

Ainsi, avec la création du G5 Sahel, le contexte a radicalement changé. Avec Alger comme allié et la neutralité longtemps affichée par la Mauritanie vis-à-vis des groupes terroristes, refusant ainsi de prêter main forte au Mali lors de son invasion en 2012, ou d’envoyer des soldats comme l’ont fait certains pays africains pour soutenir son voisin malien, le pays avait en quelque sorte tissé un pacte de non agression avec les groupes terroristes.

Seulement, avec la force du G5 Sahel, la donne change radicalement et la Mauritanie pourrait devenir une cible potentielle pour les groupes terroristes du fait de son alliance avec la France et les autres pays du G5 Sahel qui sont tous dans la liste des pays cibles du groupe d’Iyad Ag Ghali (France, Mali, Niger, Sénégal, Côte d’Ivoire, etc.), nusrat al islam wal muslim.

En conséquence, les voisins craignent qu’Alger, qui se sent écarté de la gestion du terrorisme au Sahel, joue un rôle plus nuisible pour ses voisins à cause de ses «relations supposées» avec certains dirigeants de groupes terroristes.

Au delà, c’est l’influence de l’Algérie même au niveau de la région qui se réduit face au parapluie de la France. Ce qui explique, en partie, les réactions racistes de dirigeants algériens vis-à-vis des migrants subsahariens qui viennent essentiellement des pays sahéliens et plus particulièrement du Mali et du Niger, membres de la forces G5 Sahel.

Partant, sachant que cette zone nord-est est un point faible du point de vue sécuritaire à cause des terroristes et trafiquants circulant entre Tindouf et le nord du Mali via le désert, la Mauritanie n’avait d’autre choix que de prendre la décision radicale de fermer cette frontière afin d’éviter des surprises comme celle de l’attaque terroriste de Lemgueyti, à quelques encablures de la frontière algérienne. Ainsi, épargnée de toute attaque terroriste dans cette zone depuis 2005, lorsqu’une unité du GSPC algérien avait attaqué une unité mauritanienne faisant 15 morts, 2 disparus et 17 blessés dans les rangs de l’armée mauritanienne dans la localité de Lemgheity poussant Ould Taya, président à l’époque, à déclarer le nord-est de la Mauritanie zone militaire, la Mauritanie semble vouloir prendre les devant et éviter toute surprise.

Ainsi, avec cette fermeture de la frontière, les contrebandiers de Tindouf et certains trafiquants alimentant le terrorisme seront obligés de passer par le territoire algérien pour regagner le nord du Mali où ils sont très actifs. Ce qui ne sera pas facile car Alger tient à contrôler son territoire. Un coup dur contre les trafiquants et les terroristes qui misent sur l’instabilité et voient d’un mauvais œil la création de la force G5 Sahel.

Par Karim Zeidane 

 

 

Source: essahraa

Mali : arrestation d’un important chef du groupe Macina

Le ministre malien de la sécurité, Salif Traoré, a annoncé l’arrestation dimanche par les forces françaises et maliennes d’un chef du groupe armé Macina qui avait revendiqué plusieurs attaques contre des objectifs occidentaux et maliens.
S’adressant aux journalistes, le ministre malien a affirmé l’arrestation du « terroriste El Houcein Ag Assala, responsable de la logistique et de l’approvisionnement du groupe que dirige Amadou Koffa le 8 juillet, lors d’une opération conjointe des forces françaises et maliennes dans la région de Tombouctou ».
Il a ajouté que cette arrestation avait été gardée secret, du fait des efforts qui étaient en cours pour arrêter d’autres responsables de ce groupe armé.
Aucun commentaire du côté des forces françaises BARKHANE, fortes de quatre milles hommes stationnées au Mali.
Le groupe en question actif dans la région de Mopti, est dirigé par  un islamiste Amadou Koffa qui a appelé ses adeptes à porter les armes afin de restaurer le grand empire historique du Macina.
Les forces maliennes avaient subi cette année d’importantes pertes en vie humaines, 131, selon les nations unies l’année dernière, au lieu de 49 l’année d’avant.
Source: Sahara Media

Dernière-minute : accident de route : 4 blessés graves (Photos)

Sept blessés dont quatre dans des états critiques ont été enregistrés dans un grave accident de la circulation survenu aujourd’hui, dimanche 23 juillet, aux environs de 10 heures 30 minutes sur la Route Nationale Rosso-Nouakchott, 97 KM à hauteur de Tiguent, dans la wilaya du Trarza.

Le véhicule appartenant à une société chinoise, de marque Hilux qui se rendait à Rosso, a dévié de sa trajectoire et a effectué plusieurs tonneaux avant de se renverser sur une piste caillouteuse.
Les secouristes ont mobilisé de grands moyens pour apporter les premiers secours aux blessés au centre médical de Tiguent puis ils ont été transportés à bord des ambulances vers les hôpitaux de Nouakchott.

Mais la plupart de ces blessés (mauritaniens et chinois) qui se trouvent dans des états jugés critiques seront par la suite évacués vers des cliniques à Nouakchott pour de plus amples soins, précisent des sources sécuritaires

 

 

Source: Tawary

La jeunesse mauritanienne : entre crise de citoyenneté et apathie politique

 La citoyenneté: ce terme est utilisé dans des contextes divers. On parle souvent de « bon citoyen », « une manifestation citoyenne », et « crise de citoyenneté », ce qui donne le caractère très flou de son explication.
Cependant, le terme de citoyenneté peut être défini comme des prérogatives et des obligations qui sont propres aux populations. Parmi ces prérogatives et obligations figure le droit de participation à la vie politique. En ce sens, un citoyen est donc « une entité de la population ayant des prérogatives et des responsabilités vis-à-vis de ses compatriotes ».
Autrement dit, être citoyen c’est jouir de ses droits et s’acquitter de ses devoirs envers son peuple. Un bon citoyen se définit par son caractère civique et son comportement vertueux vis-à-vis de ses semblables.
Ce civisme et ces vertus s’acquièrent par le biais de l’éducation. Il appartient donc à l’école de la république de jouer ce rôle. La citoyenneté implique une éducation basée sur des valeurs de la république telles que la civilité, qui se traduit par le respect à l’égard des autres citoyens, le civisme qui se caractérise par le respect des lois de la république et des règles de la société et aussi l’engagement du citoyen dans la vie quotidienne. Le civisme nécessite d’agir pour que l’intérêt collectif l’emporte sur l’intérêt personnel. Enfin vient la solidarité qui est un marqueur de la fraternité. Ces valeurs constituent le fondement de la citoyenneté. Les populations conçoivent la citoyenneté à travers ces valeurs.
Or, il apparaît que les jeunes mauritaniens ont une autre conception de la citoyenneté. Aujourd’hui, la conception de citoyenneté dans l’imaginaire populaire des jeunes mauritaniens est très réductrice. La citoyenneté en Mauritanie se résume à la possession des papiers administratifs. Cette conception erronée de la citoyenneté est devenue malheureusement monnaie courante en Mauritanie, et elle partagée par beaucoup de jeunes, ce qui explique en partie le déferlement de la jeunesse mauritanienne face à l’enrôlement biométrique mis en place par le gouvernement et qui a exacerbé la crise de la citoyenneté qui existait déjà.
Cette crise remonte aux années 86 jusqu’à 2005, date à laquelle commençait à émerger au sein du pays le profil de deux types de mauritaniens. Le premier qui avait toutes les sortes de privilèges de l’État : des privilèges par rapport à l’octroiement des bourses d’Etat, aux sélections dans les concours nationaux et aussi à un certain traitement sophistiqué par les administrateurs de l’Etat.
Pour rappel, je me souviens en 2004 lorsque je faisais l’examen de l’entrée en 6ème, concours national qui termine les études primaires pour la rentrée en cycle secondaire, il y avait un fils d’un commandant militaire dont je tairais le nom qui avait passé les épreuves dans de meilleures conditions que les nôtres. Le second qui retroussait ses manches pour réussir les examens et gagner sa vie dans la dignité. Cette situation a conduit certains jeunes de la nouvelle génération à se considérer comme des « citoyens de second zone » c’est-à-dire des mauritaniens non considérés par l’Etat. Chemin faisant, quelques années plus tard, ces derniers commencent à adopter des postures révoltantes et des discours victimaires envers des hommes politiques qu’ils accusent d’être responsables de leur sort.
A cette période, on commence à observer chez ces jeunes une certaine allergie face aux discours politiques une méfiance voire un sentiment apathique à la vie politique et aux hommes qui les animent. Ce sentiment d’hostilité à l’égard du politique continue de se propager dans le pays, ce qui explique aujourd’hui le faible niveau de politisation des jeunes mauritaniens. On entend par «politisation» l’intérêt et l’attention accordés au fonctionnement du champ politique. En Mauritanie, on peut observer chez ces jeunes un désintérêt total et une inattention à la politique. Un désintérêt et une inattention qui se traduisent par une indifférence totale aux événements politiques actuels. En l’occurrence, au referendum envisagé par le gouvernement mauritanien.
De plus, avant ce projet de referendum, beaucoup d’évènements politiques ont marqué la scène politique nationale, notamment le dialogue national initié en septembre 2016 par le gouvernement. Ce dialogue nonobstant son rejet par les partis politiques qui aujourd’hui forment l’opposition a pu se tenir. C’était l’occasion pour les jeunes de formuler leurs revendications et d’exposer leurs doléances au gouvernement, puisque ce dernier avait dit qu’il était ouvert aux discussions sur toutes questions en trait avec le vivre ensemble des mauritaniens. Malgré tout, cette jeunesse n’a pas été au rendez-vous. Pourtant, leur présence pourrait désamorcer la bombe de la crise par le biais des discussions entre les jeunes et les décideurs politiques. Mais la jeunesse s’est engouffré dans sa caverne et a laissé s’agrandir un sentiment d’apathie politique florissante.
Cette apathie politique est liée à une hostilité croissante vis-à-vis du système politique et à un manque de politisation chez ces derniers. Aujourd’hui, le nombre de jeunes qui connaissent les noms de leurs ministres ou députés se compte sur le bout des doigts. La méconnaissance des noms des hommes politiques qui forment le gouvernement actuel est un indicateur du niveau de politisation de jeunes mauritaniens.
Face à cette crise de citoyenneté et de sentiment d’apathie politique florissante qui gangrène le pays, le mieux serait de réapprendre la jeunesse, la citoyenneté et la responsabilité qui y est attachée. C’est le rôle qu’a essayé de jouer le mouvement du 16 Avril. Ce mouvement composé de jeunes issus de divers milieux, de la société civile, d’artistes, d’étudiants et de diplômés chômeurs a fait un travail remarquable sur le terrain. Il est parvenu à réunir la majeure partie des jeunes mauritaniens autours de l’essentiel : des questions de société, telles que le chômage, la santé, l’éducation, l’emploi etc. La survie de ce mouvement donnera naissance à une jeunesse mauritanienne avertie et consciente de son devenir.

Wane Cheikh Oumar dit Almamy Wane

Chercheur en Santé Publique à Paris Sud

 

 

Source : Rmi-info 

Réunion de soutien aux amendements constitutionnels

Le coordinateur de la campagne référendaire au niveau de l’Assaba, M. Mohamed Abdallahi ould Oudaa, accompagné du wali de l’Assaba, M. Mohamed El Hacen Ould Mohamed Saad, a présidé samedi après-midi à Kiffa une réunion qui a regroupé les cadres, notables et élus de l’Assaba aux côtés du directoire de la campagne au niveau de la wilaya.

Le ministre a loué, au début de la réunion, la présence massive qui a accompagné le démarrage de la campagne électorale, indiquant qu’elle témoigne de l’attachement des populations de l’Assaba aux choix du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould abdel Aziz.

Il a par la suite souligné que la réunion a pour but d’entamer l’étape d’un travail de terrain sérieux impliquant tous les acteurs pour faire réussir les amendements constitutionnels proposés à la consultation référendaire le 05 août prochain.

Le ministre a précisé que ces amendements visent à servir l’intérêt général du pays dans les domaines du développement et de la promotion de la démocratie, appelant les cadres et les acteurs à mobiliser le plus grand nombre possible de citoyens pour accueillir le Président de la République le mercredi prochain à Kiffa et assister au meeting populaire organisé pour la circonstance.

Pour sa part, le wali a salué le rôle de premier plan que jouent les cadres, notables et élus de l’Assaba pour la réussite des amendements, appelant à fournir davantage d’efforts et à se livrer à un travail de terrain sérieux.

La réunion s’est déroulée en présence du hakem et du maire de Kiffa.

 

Source: AMI

Sélibaby : Le pari de la mobilisation non réussi à l’ouverture de la campagne pour le référendum du 5 Août.

Le jeudi 21 juillet à partir de zéro heure, c’était l’ouverture  de la campagne pour le référendum, prévu le 5 Août prochain. A Sélibaby, la capitale régionale du Guidimakha, la salle de spectacle de la maison des  jeunes avait servi de cadre aux activités réservées  à l’ouverture de cette dernière. Mais l’affluence n’était pas massive et pour cause le pari de la mobilisation a été raté par les politiciens. Autres que les chefs des services décentralisés, des enseignants en  vacances, des contractuels qui espèrent du miel, ce sont les  Sympathisants  d’Hapsatou Yaya Kane qui sont venus s’ajouter à quelques personnalités de l’UPD, déçus par le député de leur formation.
 L’ouverture de la campagne pour le référendum a été  un   échec. Si  les cadres et hommes politiques  d’autres régions du pays se vantent  pour   l’affluence massive des populations lors des meetings  et à l’ouverture de cette campagne référendaire, au Guidimakha tel n’est pas le cas. Car la salle de spectacle de la maison des jeunes était presque vide.
 Cadres locaux et populations seraient en démarcation avec des politiciens.
 Les populations du Guidimakha qui  ne sont pas contre les amendements constitutionnels en raison de ce qu’elles représentent comme garantie pour le peuple mauritanien, se disent d’ailleurs   prêtes  à voter pour que le OUI  remporte.  Mais elles  semblent  ne plus   suivre les  politiciens de la région au motif de  leur inefficacité.   Ils se démarquent donc de politiciens, mais restent  convaincus de l’importance de tout ce qui a été concrétisé comme réalisations et acquis dans tous les domaines du développement. Tel est le  message lancé par les électeurs  qui semblent dire plus   besoin  artisans de faux discours qui font des récupérations politiques.
    Fera-t-il   mieux que les autres ?
 Aux dernières nouvelles, Ba Ousmane, l’ancien Ministre  de l’Education  Nationale, devenu  ambassadeur délégué aux nations unies  serait  contacté  pour descendre  sur le terrain. Il se préparerait même   pour venir. Mais reste à savoir si l’originaire de Seneyga Sammbanel du département de Sélibaby, qui se veut leader dans celui d’ould yengé  pourra-mieux faire que les autres?
 En  attendant d’éléments de réponse, soulignons simplement  que plus d’un  soi-disant cadre ou politicien est vomi au Guidimakha.
Amadou Bocar Ba/Gaynaako

Campagne du référendum constitutionnel : La Convergence démocratique vote NON

Le Parti Convergence démocratique (CD), membre du Forum national pour la démocratie et l’Unité (FNDU, opposition) a lancé, ce vendredi à l’aube, à partir de son siège central, à Nouakchott sa campagne de mobilisation pour voter « Non » aux amendements constitutionnels proposés au référendum le 5 août prochain.

Le président du parti, Me Mahfoudh Ould Bettah a estimé, dans un mot qu’il a prononcé pour l’occasion, que l’objectif visé à travers ces amendements est de supprimer les institutions de l’Etat en particulier le Sénat, le Médiateur de la République, la Haute Cour de Justice, le Haut Conseil Islamique.

Ould Bettah a appelé l’ensemble des mauritaniens à voter contre ces amendements car ils touchent des questions que le peuple mauritanien considère comme sacrées.

Le lancement de la campagne s’est déroulé en présence de plusieurs responsables du parti et de nombre de ses militants.

A en croire que ce meeting s’est déroulé au moment, où, le président Mohamed Ould Abdel Aziz, les leaders des partis de la majorité présidentielle et leurs camarades de l’opposition dialoguiste appellent à voter OUI.

 

Source: Tawary

Alerte sécurité Sénégal: L’ambassade des Etats-Unis met en garde ses ressortissants

La marche de protestation prévue par l’opposition sénégalaise le 25 juillet prochain à 14 heures à la Place de l’Indépendance, est prise très au sérieux au niveau international

. A Dakar, l’ambassade des Etats-Unis exprime ses vives préoccupations à moins de dix jours de la tenue des élections législatives prévues le 30 juillet prochain. Au niveau de la circulation,  il est à craindre des perturbations liées à ces manifestations, avant et pendant le jour du scrutin, a réagi la représentation diplomatique des Usa au Sénégal, dans un note dont copie est parvenue à la rédaction de Seneweb.

La manifestation du 25 juillet, qui se veut pacifique, est susceptible de tourner à la confrontation et à l’émeute. Ainsi, l’ambassade des Etats-Unis recommande à ses ressortissants d’éviter les lieux où se tiennent ces manifestations et de doubler de vigilance quant à leur sécurité aux abords des zones de tension.

Les citoyens américains sont invités à visiter le site du Département d’Etat, pour des précautions d’usage, les alertes voyages et autres informations particulières sur le Sénégal.

Ils peuvent à tout moment prendre contact avec l’ambassade des Usa, sise, Route des Almadies, à Dakar, ou téléphoner au +221 33-879-4000, de 8 heures à  17 heures, et le vendredi de 8 heures à 13 heures.

En dehors de ces horaires, les citoyens américains peuvent à tout moment téléphoner au numéro d’urgence:  +221 33-879-4444.

 

Seneweb.com

Le Président de la République préside le premier meeting de la campagne du référendum constitutionnel du 5 août prochain.

Le Président de la République préside le premier meeting de la campagne du référendum constitutionnel du 5 août prochain.

Nouakchott, 21 Août (AMI) – Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a présidé, vendredi matin, au Stade flambant neuf SAADA de la moughataa de Toujounine, wilaya de Nouakchott Sud, le meeting d’ouverture de la campagne du référendum constitutionnel dont la tenue est fixée au 5 Août prochain.

Ce référendum vient couronner les résultats du dialogue national inclusif qui a réuni en octobre 2016 la majorité présidentielle qui soutient le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, et des partis de l’opposition démocratique participante, en guise de renforcement de l’unité nationale, d’enracinement de la culture du dialogue et de consolidation des acquis démocratiques.

La cérémonie d’ouverture du meeting s’est déroulée, en présence de Premier ministre, Monsieur Yahya Ould Hademine, du président de l’Assemblée nationale, de membres du gouvernement, de présidents des formations politiques de la majorité présidentielle et de leaders de partis de l’opposition démocratique ayant participé au dialogue politique inclusif d’octobre 2016.

A son arrivée le Président de la République a salué chaleureusement les masses compactes venues de toutes les wilayas de Nouakchott exprimant à travers leurs ovations leur engagement à voter massivement oui pour les amendements constitutionnels le 5 août prochain.

Le Président de la République a remercié le public, soulignant que la détermination de ces foules immenses de citoyens à participer à ce meeting reflète l’éveil croissant des citoyens pour ce qui se passe dans le pays et constitue un message cinglant à l’adresse de ceux qui ne veulent pas que le pays avance.

Le Président de la République a félicité l’assistance pour le succès de l’ouverture de la campagne du référendum constitutionnel résultat du dialogue entre la majorité présidentielle et des partis de l’opposition participante, responsable et soucieuse de l’intérêt du pays, avant de s’appesantir sur les principaux amendements constitutionnels notamment sur ceux relatifs au drapeau et à la suppression du Sénat, précisant que la suppression de ce dernier se fera par la voie du peuple qui en a souffert énormément..

Le Président de la République a révélé qu’il commencera sa tournée dans le pays par la ville de Rosso, capitale de la wilaya du Trarza.

Le Président de la République a promis aux citoyens beaucoup des surprises et plus de données sur les réalités du pays durant les deux prochaines semaines et a donné rendez-vous aux populations des wilayas de Nouakchott jeudi prochain pour davantage d’éclaircissements sur les amendements.

Il a enfin salué les forces armées garantes de la sécurité du pays et les contingents de ces forces qui participent au maintien de la paix.

Le ministre de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Jiay, coordinateur de la campagne référendaire pour Nouakchott avait auparavant dans un mot pour la circonstance déclaré que la présence massive au meeting de Nouakchott préparant le référendum constitutionnel du 5 août traduit plusieurs messages clairs disant que les populations de Nouakchott s’en tiennent aux réalisations accomplies sous les auspices du Président de la République et ne sont pas prêtes à écouter les propagandes mensongères et par conséquent vont voter en masse en faveur des amendements lors des échéances prochaines.

Il a ajouté que le deuxième message indique que les populations croient en la culture du dialogue pour ancrer la démocratie et veulent vivre en harmonie et en symbiose dans une Mauritanie libre et prospère qui sied à tous ses fils, renforçant la démocratie et jetant les bases d’une démocratie équilibrée sur l’ensemble du territoire national.

A son tour, M. Boidjel Ould Houmeid, président du parti El Wiam démocratique et social a, au nom de l’opposition participante, remercié le Chef de l’Etat pour présider personnellement ce meeting, soulignant l’intérêt que porte cette opposition aux prochaines échéances constitutionnelles partant de sa détermination à respecter les résultats du dialogue politique.

Il a réaffirmé la volonté de l’opposition d’appliquer les résultats du dialogue et de voter « Oui » lors du prochain référendum, demandant aux partis signataires des résultats du dialogue d’éviter tout comportement de nature à porter préjudice au contenu de ce dialogue.

Le chef des partis de la majorité, M ; Ethmane Ould Cheikh Ahmed Ebi Al Maali a exprimé son appui aux réformes politiques nationales qui ont passé par la voie du dialogue et qui sont proposées aujourd’hui aux populations pour connaître leur position par rapport aux résultats du dialogue. Il a précisé que la plupart des composantes ont participé au dialogue et il est logique que ces résultats obtiennent l’approbation de la majorité des mauritaniens.

M. Ould Ebi Al Maali a souligné que ce référendum traduit le principe de la concertation (Choura) en Islam relevant que cette présence massive et la succession des initiatives montrent que la majorité des mauritaniens sont avec ces amendements.

Il a invité tous les partis de la majorité à soutenir massivement le « Oui » le 5 août prochain.

M. Ba Alassane, président du parti « Arc en ciel » a pour sa part précisé que le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a constaté des insuffisances au niveau de notre système politique et en tant que chef de famille a invité tous les mauritaniens, lors de son appel depuis Chinguitty et dans son discours de Néma, à s’asseoir autour d’une table et à prendre part au dialogue politique.

Le parti « Arc en ciel » , dit-il, a décidé de participer à ce dialogue pour évaluer notre système politique, le renforcer et stimuler l’unité nationale et la protéger pour assurer une cohabitation entre ses différentes composantes du peuple mauritanien dans un seul pays avant d’appeler les militants de sa formation à voter oui pour les amendements constitutionnels afin de combler les lacunes du système et de répondre aux problèmes nationaux qui nous sont posés.

En ce qui le concerne, M. Cheikhna Ould Hijbou, président du parti Al Karama a souhaité la bienvenue au Président de la République et à son épouse soulignant que le gouvernement de M. Yahya Ould Hademine a constitué un levier pour le processus de développement. Il a rappelé que cet afflux massif au meeting traduit la reconnaissance des mauritaniens des réalisations accomplies dans le pays sous le haut patronage du Chef de l’Etat, notant que son parti est engagé dans ce processus avec tous les autres partis de la majorité et de l’opposition participante. Il s’est dit persuadé que le référendum remportera la majorité des voix du peuple mauritanien, faisant remarquer que les améliorations de la Constitution mauritanienne se poursuivront pour servir les intérêts du peuple.

Mme Khadijetou Mint Sghair, a, au nom de la société civile exprimé sa satisfaction pour ce référendum qui traduit la poursuite du processus de développement en cours et mis en garde contre les tentatives de ceux qui entravent les efforts consentis pour promouvoir notre système politique et renforcer nos acquis démocratiques.

M. Yacoub Ould Moine président du parti Alliance démocratique s’est dit heureux de la présence du Président de la République à ce meeting et passé en revue les réformes constitutionnelles en perspective et leur importance dans la répartition des fruits du développement, notant l’intérêt de la fusion de certaines institutions constitutionnelles pour rationaliser les dépenses d’une part et pour plus d’efficacité d’autre part.

M. Sidi Mohamed Ould Maham a, au nom du parti de l’Union pour la République (UPR) a souligné qu’il s’attache aux réformes issues du dialogue et relevé que les militants et militantes voteront Oui au référendum du 5 août.

Dans les wilaya intérieures, la campagne a été marquée par l’organisation de meetings de sensibilisation sous la supervision des coordinateurs de cette campagne et en présence des représentants des formations politiques participantes et des initiatives soutenant les réformes prévues ainsi que d’un public nombreux.

La campagne électorale, qui a démarré à 0 heure vendredi se poursuivra 15 jours durant et sera consacrée à l’explication du contenu des réformes constitutionnelles proposées et à sensibiliser les citoyens sur la nécessité d’une participation active au scrutin.

 

 

Source: AMI

Sahara: la Mauritanie saisit des armes et des munitions de contrebande en provenance de Tindouf

 Kiosque360. Peu après avoir déclaré ses frontières Nord-ouest zone militaire, l’armée mauritanienne a intercepté un véhicule transportant des armes et des munitions en provenance des camps du Polisario.
L’armée mauritanienne a intercepté une cargaison d’armes et de munitions dans le Nord-ouest du pays, déclaré récemment zone militaire fermée. Les armes et les munitions interceptées se trouvaient à bord d’un véhicule en provenance des camps de Tindouf, affirme le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du jeudi 20 juillet.
Le journal explique que le véhicule, de type 4×4, a été intercepté par l’armée mauritanienne alors qu’il était en fuite, poursuivi par des éléments armés du Polisario.
Selon des sources médiatiques mauritaniennes citées par le quotidien, les individus à bord du véhicule devaient en même temps escorter un convoi de drogue, ce qui confirme l’hypothèse de collusions entre les réseaux de trafic d’armes et de drogue dans la région.
L’armée mauritanienne affirme d’ailleurs que ce véhicule appartenait à un réseau de trafic de drogue, note le journal. La voiture a été repérée grâce à un système de surveillance aérien activé depuis que cette région du Nord-ouest de la Mauritanie a été décrétée zone militaire. Une décision qui avait pour objectif, rappelle le journal, de lutter contre les trafics en tous genres.
Toujours est-il que cet incident met à jour, encore une fois, les activités de contrebande auxquelles s’adonnent des éléments du Polisario dans cette zone, par-delà le Mur de sécurité.
Par ailleurs, le journal Assabah s’intéresse, dans son édition du 20 juillet, à un tout autre type de contrebande qui a eu lieu dans la région. Le quotidien souligne ainsi que des élus locaux, dans la commune rurale de Bir Guendouz, ont organisé un important trafic de poisson marocain vers les camps de Tindouf, en passant par Guerguerat, avec la complicité de contrebandiers appartenant au Polisario.
Cette zone est également considérée, affirme la même source, comme un point d’entrée de poisson chinois introduit illégalement au Maroc et vendu pour du produit marocain.

Par Amyne Asmlal

 

 

 

 

Source : Le360