Mali : réunis à Alger, le MNLA et Ansar Dine s’accordent sur l’idée de négocier avec Bamako

Le MNLA et Ansar Dine ont signé un accord en fin d’après-midi, vendredi 21 décembre, à Alger. Les représentants des deux entités, Mohamed Ag Akharib pour Ansar Dine et Bay Dikmane pour le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), ont notamment prévu de négocier avec Bamako.

Sécuriser la zone du nord du Mali, assurer l’aide humanitaire à la population, et enfin travailler ensemble pour éviter toute atteinte à l’intégrité territoriale du pays. Voilà les priorités des deux mouvements.

Les deux chefs de délégation ont aussi répété qu’ils s’opposaient à une intervention militaire internationale. Ils assurent qu’ils éviteront toute hostilité ou situation de confrontation et qu’ils veulent aider à la libération des otages dans la région. Ils assurent par ailleurs qu’ils permettront la libre circulation des personnes, et la relance des activités économiques, politiques, sociales et éducatives.

Enfin, l’accord prévoit que le MNLA et Ansar Dine négocient avec les autorités de transition à Bamako pour trouver une solution pacifique.

A la fin de la réunion, le représentant d’Ansar Dine a réaffirmé qu’il n’était pas question de négocier sur la charia. Mais l’accord prévoit malgré tout « le respect des valeurs authentiques du peuple de l’Azawad ».

 

Source : RFI

Discours du président du parti Tawassoul à l’ouverture du congrès

Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux. Louange à Allah et paix et salut sur le prophète Mohamed, sa famille, ses compagnons et ceux qui le suivent jusqu’au Jour du jugement dernier.

Mesdames, Messieurs les honorables hôtes venant de l’Etranger, Messieurs les invités, ulémas, présidents, présidents de partis, personnalités nationales et internationales, dirigeants de syndicats et s’organisations civils, Monsieur le Président de la Communauté Urbaine de Nouakchott, Monsieur le Maire de Tevragh Zeina, Messieurs les ambassadeurs et représentants du corps diplomatique, Mesdames, Messieurs les journalistes, Mesdames, Messieurs les congressistes, membres du Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (TAWASSOUL), Honorable assistance, Avec la grâce, l’aide et l’orientation d’Allah, nous voilà réunis au second congrès ordinaire de votre Parti après l’achèvement d’un cycle électoral complet, réaffirmant ainsi notre attachement à l’institutionnalisme et respectant les sessions de nos instances, bureaux, conseils et congrès, revenant en cela aux titulaires du droit et du mandat initial pour décider ce qu’ils veulent et élire ceux qu’ils choisissent. Quatre ans séparent notre premier congrès et les présentes assises, qui, après quatre ans pleins de crises, de contraintes et de soucis, constituent une occasion pour louer Allah Qui nous a guidés et offrent une opportunité pour implorer la miséricorde d’Allah pour les frères qui nous ont quittés et rendre hommage à ceux auxquels nous lient le courant et l’idée, même si nous divergeons sur le positionnement et les positions. C’est aussi une occasion pour saluer tous les partenaires de la patri, ceux qui partagent avec nous la vision et l’alliance, ceux avec qui nous avons le même positionnement, quoique notre approche soit distincte et ceux avec lesquels nous abrite la nation et partageons quelque peu la politique commune. Ce congrès m’offre l’occasion de remercier de tout cœur ceux qui nous honorés en répondant à notre invitation, nos illustres hôtes venus de loin ou de près, géographie oblige, car tous sont proches et très proches. Nous remercions ceux qui viennent de Palestine, de Tunisie, du Maroc, d’Algérie, du Sénégal, du Mali, de Libye, du Soudan, du Koweït, du Yémen, de Turquie, de Malaisie et de Syrie. Nous exprimons notre infinie gratitude aux honorables hôtes de l’intérieur du pays, chefs d’Etat, Présidents de la République, chefs de partis, ulémas, leaders d’opinion, secrétaires généraux de syndicats, journalistes. Honorable assistance, Le Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (TAWASSOUL) est un Parti jeune par sa création comme cadre reconnu mais il constitue un courant et une école originale enracinée dont les tenants ont patienté et lutté, attachés à leur droit jusqu’à l’obtenir et accrochés à leur objectif ils ont réussi grâce à l’aide d’Allah. Bien plus, il s’inspire des écoles de prêche et de réforme dans l’histoire du pays car les ulémas qui ont enseigné et prêché, les moudjahidines qui ont résisté et combattu et les réformateurs qui ont ordonné le bien et proscrit le mal et les cheikhs éducateurs qui ont dispensé la vertu et orienté les croyants sont autant de prédécesseurs dont nous sommes fiers, saluons et renouvelons leur patrimoine et nous considérons comme le prolongement de leur esprit réformiste. Dès sa création et depuis son premier congrès, TAWASSOUL a confronté des défis connus dont certains internes et d’autres externes. Sur le plan interne, se dressa le défi de l’édification du parachèvement des structures de l’extension géographique et malgré les problèmes de la politique, les priorités imposées par l’évolution du pays, les effets des coups d’Etat, les solutions, les élections et les contradictions, Allah a permis aux militants de TAWASSOUL de respecter les dates de réunion des instances centrales et au niveau des organisations des femmes et de la jeunesse et grâce à l’aide d’Allah, le Parti a connu une extension humaine et géographique dans 48 Moughataas et 20 communautés de ressortissants mauritaniens à l’Etranger, ce qui a réuni des ethnies, de couches et de régions sous le palmier de TAWASSOUL car aucun mauritanien n’est supérieur à l’autre sauf par la piété et les bonnes œuvres. La campagne d’adhésion et d’installation préparatoire du présent congrès a donné 73.485 adhérents répartis sur les Wilayas, les ethnies et les couches de la patrie, inscrits par leurs noms et adresses dans une base de données ayant nécessité beaucoup de temps et d’efforts et où se côtoient le cadre, l’imam, l’ouvrier, l’étudiant, le paysan et l’analphabète et dans laquelle la parenté se rapproche entre les hommes et les femmes et les membres affirment leur adhésion dans un climat plein de pressions et de difficultés devant le choix de la courageuse position d’opposition. Sur le front de l’extension et d la rencontre avec les frères de la patrie et les partenaires du référentiel, TAWASSOUL a enregistré l’adhésion de groupes et d’individus dans les diverses parties du territoire national, y trouvant une boussole pour acquérir la place, un chemin de lutte pour les droits et un cadre suscitant la quiétude et la confiance. L’adhésion de l’Initiative du Rassemblement est venue transmettre un message clair que les adhérents du soufisme en général et notamment les adeptes de la tidjania voient dans ce parti une rencontre historique entre le plus juste et le plus pur et que les raisons de l’intimidation et de l’intimidation mutuelle sont tombées devant la véracité des fondements et la clarté des mobiles de la rencontre et de la cohésion. Honorable assistance, A TAWASSOUL, nous avons commencé en parti limité à l’initiative d’un groupe connu par sa nature et son histoire mais nous avons affirmé dès le début que par la fondation de ce parti nous passons d’une situation à un autre et nous le considérons, si nous aidons et sommes aidés, comme la tente de tous les mauritaniens ensemble et avons découvert que des images et des conclusions que nous avions sur beaucoup de gens manquent de précision et beaucoup ont constaté que nous sommes différents de ce qu’ils pensaient ou entendaient sur nous. Ainsi, la voie fut- elle balisée vers la situation nationale et le Parti commença à exprimer son nom « Rassemblement » ayant la patrie pour frontières et la réforme, le tout encadré et basé sur un référentiel islamique claire « Livre révélé et sounna qui oriente desquels nous ne dévions pas, dont nous observons les dispositions et puis nous nous basons sur le patrimoine de la oumma et de ses ulémas, lequel nous oriente et nous sommes convaincus que l’ijtihad fondé sur la révélation, assimilant la réalité et recherchant l’intérêt constitue le mécanisme du renouveau dans la religion et son adaptabilité toujours et partout ». Nous sommes attachés à l’appartenance nationale à la Mauritanie où nous avons grandi dont nous sommes fiers, visons l’intérêt, défendons l’intégrité territoriale et protégeons l’unité et la sécurité, car le patriotisme constitue pour nous une qualité et un objectif et cette appartenance implique la défense de l’unité nationale du pays en ses diverses ethnies, couches et régions ». Nous observons aussi le choix démocratique dont nous avons précisé « qu’il représente un choix stratégique inébranlable et rejetons la tyrannie et ses justifications et le monolithisme et ses alibis ». Ce cheminement nous a conduits à un état de quiétude réciproque avec d’importants groupes de notre peuple et dont nous sommes fiers et heureux et leur adhésion nous honore. Ainsi le slogan du présent congrès est- il venu exprimer une situation nationale dont les prémices sont apparues et nous prions pour son achèvement « Un projet rassembleur pour un avenir prometteur »… Oui nous le voulons une rencontre avec tous nos citoyens et pour tous nos citoyens. Mesdames, Messieurs les honorables hôtes venant de l’Etranger et du pays, Honorable assistance, Chers militants et militants de TAWASSOUL, Notre congrès de 2008 fut celui du lancement et de la fondation et vos frères et sœurs se mirent à exécuter vos décisions et à appliquer votre volonté et grâce à l’aide et l’orientation d’Allah nous avons réussi et accompli des réalisations remarquables pour lesquelles nous devons louer Allah et féliciter nos frères et sœurs, bien que le chemin ne fût pas exempt d’accrocs et d’erreurs parfois dans l’appréciation et tantôt dans l’exécution. Nous avons avancé dans le parachèvement de la structure organisationnelle du Parti, cellules, comités, sections et fédérations, à l’intérieur et à l’Etranger avec des exceptions que nous regrettons et présentons nos excuses à ceux qui en sont concernés car nous n’avons pas pu venir ou sommes en retard, mais nous comptons combler cette lacune et la communication avec les militants continue à travers les visites, les activités et les séances de formation et d’habilitation. Les deux ailes et parures du Parti parmi les populations et la société, en l’occurrence l’Organisation des Jeunes pour la Réforme et le Développement et l’Organisation des Femmes de la Réforme, ont volé haut dans le ciel du Parti, tenu leurs congrès, constitué leurs structures et diversifié, méritant ainsi un grand bravo. La plupart des départements du Parti, présidence, secrétariat général, secrétariats sectoriels, ont engagé leur travail, encadrant les relations avec les partis, les personnalités et les organisations, nous avons contacté nos frères et amis au pays et à l’Etranger, nos frères et sœurs élus ont été exemplaires dans la défense des intérêts des populations et la dénonciation des abus et des pratiques de la corruption et nos maires se sont distingués, sans triomphalisme, dirigeant de façon collégiale, travaillant avec excellence et ouvrant la voie alors qu’ils n’ont ni prérogatives ni moyens, ce dont témoigne Essava avant le putsch contre son maire, comme Guerou, Tintane, Dar Naim, Toujounine et Arafat l’ont prouvé après cela, nos parlementaires, sénateurs et députés, ont contribué, à côté de leurs collègues de l’opposition démocratique, à dévoiler les nombreuses erreurs et posé des questions pertinentes aux divers départements gouvernementaux et certaines sections et représentations du Parti ont pu organiser des activités, des meetings et des formations qui ont donné au Parti une large extension profonde, Louange à Allah. Notre exposé est limité dans le temps et ne peut détailler ce qui a été réalisé au cours de la dernière étape à travers des plans annuels que le Conseil National contrôlait deux fois par an et qui comprennent les aspects organisationnels, la formation, l’information, les domaines sociaux, politiques, les relations extérieures, les fondements jurisprudentiels, l’éducation et les droits de l’homme, en plus des activités des organisations parallèles. Chers hôtes, Honorable assistance, La Mauritanie a des sujets sur lesquels il faut s’arrêter ici, car nous sommes un pays multiethnique et multiracial qui ne transige pas sur son unité nationale et n’accepte pas la division de ses fils sur la base de la couleur, de la région ou de l’origine sociale. Notre Charia en a décidé ainsi et notre intérêt le requiert. C’est pourquoi TAWASSOUL s’en tient au message de l’unité, rejetant les appels au racisme par la langue ou dans la pratique. Nous avons accueilli nos frères déportés et après les louanges à Allah le Tout-Puissant, nous avons remercié l’initiateur de la décision et avons demandé et demandons le parachèvement du retour et de placer les rapatriés dans des conditions qui leur font oublier les années d’exil et les souffrances de l’oppression, nous avons affirmé et affirmons que le règlement du dossier des violations passées des droits de l’homme, lesquelles sont profondes et douloureuses, est nécessaire avec une logique alliant l’équité et la justice d’une part et l’orientation vers l’avenir sur lequel il faut axer, d’autre part, nous avons renouvelé et renouvelons que l’identité nationale repose sur des piliers: l’Islam unificateur et fondateur d’une relation transcendant la race et la couleur, l’arabe comme langue officielle dominant l’administration et l’éducation, langue qui est devenue, après la révélation du Coran en Arabe, la langue d’une oumma, non d’une tribu la langue d’un religion, non d’une ethnie et les autres langues nationales, Poular, Soninké et Ouolof, servant de ciment de toutes les composantes de la nation et enrichissant leur culture et leur langue doivent occuper la place qui leur échoit officiellement et populairement. Sur le thème de l’esclavage, pratique et séquelles, TAWASSOUL a tranché dans un document publié et connu sa position reconnaissant l’existence du phénomène bien qu’il ait reculé et se soit transformé en séquelles, dénonçant la pratique et ses séquelles, appelant à une action nationale sérieuse pour réaliser une libération effective et une citoyenneté pleine et entière des victimes de ce phénomène et de ses séquelles, basée sur un référentiel islamique sans ambiguïté et invitant à la coopération en la matière avec l’appui d’un grand travail d’orientation, de fatwa, d’activités économiques et de développement. Honorable assistance, TAWASSOUL comprend continuer le rôle et l’importance des femmes et des jeunes et partant sa vision est pleine de ces deux thèmes et de leurs annexes. En effet, les femmes sont les sœurs des hommes et leur participation au travail public constitue une nécessité et un but et les dispositions de la Charia aident régulent tons et orientent, et les jeunes, force du présent et espoir de l’avenir, sont indispensables pour les protestations en temps de luttes et une condition pour la construction en temps de compréhension et de stabilité et leur droit vis-à-vis des pays se résume dans la promotion, la formation, les soins et la garantie de l’avenir. Avant de parler de la politique et de ses développements il s’avère nécessaire de s’arrêter sur une question très importante et sensible, à savoir la question de l’armée et de la politique, car nous avons clairement expliqué en 2008 et nous le réitérons maintenant que l’armée est l’une des institutions de l’Etat, ayant ses pouvoirs et ses compétences définies et la politique a ceux qui l’exercent et le cumul, visible ou caché nuit aux deux.

Source : Elhouriya

Revue de presse senegalaise du 05 Janvier 2013 par Ahmed Aidara(Wolof)

Revue de presse sénégalaises du jour , le 22-12-2012

 

 

 

 

10 Juillet 30ème anniversaire du coup: Moustapha Ould Mohamed Saleck parle à Ould Kaïge -( Chapitre I)

Avertissement : depuis le retour d’exil du président Moktar Ould Daddah, Ould Kaïge a voulu savoir les circonstances et les raisons de sa chute. Il a interrogé les collaborateurs du père-fondateur mais aussi les pustchistes. Entendre les raisons de chacun n’est pas les partager,

mais mieux voir et comprendre.

Ould Kaïge n’a la responsabilité que des questions.

L’entretien a eu lieu,  le dimanche 23 Avril 2006.

questions et dires de Bertrand Fessard de Foucault

dires de Moustapha Ould Mohamed Saleck

 

I – Ambiance et évolution des choses : une explication ?

II –Un putsch ou le changement ? Qu’est-ce que la légitimité ?

III – Les impasses

 

I

 

Ambiance et évolution des choses

 

Le 10 Juillet 1978, quand l’armée renverse le président Moktar Ould Daddah, vous êtes le chef de l’’état-major national, pour la troisième fois, et vous devenez le premier président des Comités militaires que le pays a connu jusqu’en 1992. Moktar Ould Daddah vous a connu instituteur et vous a fait faire les plus hautes études militaires – elles se faisaient toujours en France à l’époque – et vous avez été son premier aide-de-camp mauritanien. Vous avez été un temps gouverneur de région.

 Je remplissais mes missions avec d’autant plus de cœur que j’y croyais, que je croyais à cette Mauritanie, dans ces circonstances tout à fait particulières. J’avais également l’appréciation, en tous cas les égards de la part de tout le monde, aussi bien du secrétariat général à la Défense. Jamais désignation ou initiative n’a été jugée plus juste qu’un garçon comme Mohamed Ould Cheikh : réaliste sur tous les plans. Pas du tout prétentieux en tant que personne, pas du tout prétentieux sur le plan technique. Mohamed Ould Cheikh était un garçon de poigne et quand il est quelque part, dans un gouvernement, on sent qu’il y a Mohamed Ould Cheikh, on sent qu’il y a une personne, qu’on pouvait convaincre, avec laquelle on discutait. Excellent collaborateur, vraiment tout désigné : c’est un chef, incontestablement. Un homme d’Etat. C’est pourquoi les gens ne l’ont pas toujours apprécié tel qu’il est parce qu’ils ont toujours voulu créer entre lui et Moktar une certaine mésentente. A laquelle, d’ailleurs, il se refusait, parce que – lui – il a le verbe franc. Quand il est devant Moktar, il lui dit les quatre vérités.

 

Une armée, ou pas ?

 

Nous nous sommes rencontrés, lors du Conseil national à Tidjikja, en Mars 1970. On commence d’envisager l’intégration de l’armée au Parti. Est-ce un problème pour vous ?

 M. Sall Abdoul Aziz, à l’époque directeur de cabinet du Président, peut le confirmer. Je lui dis : j’ai l’impression  que je piétine, je tourne sur place. Il y a des procédures. Ou bien nous voulons faire une armée, engager cette armée à un certain niveau. Si ce n’est pas le cas, moi je pense que j’ai encore un minimum de vigueur, confiez-moi de grâce quelque chose qui me permette d’être utile au pays et ne me demnadez pas de former des soldats qui ne font plus que manger et boire. Pendant très longtemps avec gentillesse, il m’a écouté. Vous êtes très fatigué, on va vous envoyer à Las Palmas, il y a des hôtels, passer un mois à l’étranger. – Je ne suis pas du tout fatigué … il me faut régler cette affaire, il me faut un équipement, il me faut une armée. Qui soit digne de ce nom, quelque chose d’abouti. Cela ne m’intéresse pas de faire de la politique. A ce moment-là, naturellement, on traversait toutes ces phases de vouloir intégrer l’armée au Parti. Le ministre du Parti, où chacun à son salon et où l’on compte les officiers qui sont là. Je me suis interdit ces choses-là, les militaires politiques, les politiques militaires… en tant que militaires, nous ne sommes pas faits pour faire de la politique. Ce qui m’intéresse c’est que ce pays-là reste sain et sauf. Et qu’il ait un outil militaire qui se développe, qui ait du matériel et qui suive l’évolution des matériels, que tous ces pays inventent… Rester en continuité avec ma conscience et en continuité avec ma formation. 

 Naturellement, j’ai préparé le dossier, dans un domaine, dans une ambiance, dans un monde auquel je n’appartenais pas du tout, où les gens s’achetaient des officiers pour avoir le plus grand groupe. En tout cas personnellement, moi, je n’y a pas participé. Nous avons fait Tidjikja, j’ai amené le dossier, il était prêt, il comportait tous les éléments pour la  décision. A notre retour, une semaine, deux semaines, je suis revenu à la charge. Moktar a été suffisamment gentil quand même pour me recevoir, il m’a dit : nous ne sommes pas un pays en guerre, et notre vocation n’est pas la guerre. Nous n’avons donc pas à nous armer. Nous ne le pouvons pas. Nous avons autre chose de plus urgent que les armes ou que l’équipement militaire. Nous avons besoin d’une présence … d’une grande police… noble, grande qui puisse parer aux petites éventualités. Nous n’avons aucune vocation à agresser personne et personne ne viendra… J’ai répliqué : je ne suis pas de cet avis. Nous avons des mines, nous avons du poisson, nous avons certainement du pétrole qui va apparaître par on ne sait qui, et les gens aujourd’hui ont tous des intérêts économiques… qui attireront certainement des convoitises de tous côtés. Et nous ne pourrons pas affronter ces situations. Moi, en tous cas, je ne peux pas affronter cette situation. Faites les choix que vous voulez, moi, je veux bien gérer peut-être des citoyens, les aider sur le terrain, mais pas cette expectative dans laquelle vous nous conservez… j’ai insisté plusieurs semaines, plusieurs mois, et en définitive, ils m’ont affecté dans l’administration régionale.

 D’abord à Néma, adjoint à l’un des gouverneurs, puis je suis allé à Atar comme gouverneur, aussitôt après quelques mois ramené à Néma comme gouverneur, etc… je me suis exercé dans ce domaine de l’administration. Qui n’était d’ailleurs pas moins fatiguant, au contraire où j’ai eu à apporter certaines choses, au point que le Président a exigé que les gouverneurs soient présents à toutes les réunions du Bureau politique. Nous étions convoqués à toutes les réunions à participer à l’avenir du pays sans avoir à renier de mon côté le terrain.

 Jusqu’au jour où de Néma, j’ai eu un problème avec les politiciens du Parti. Raison m’a été donnée quand même à  au point que j’ai été chargé, pendant la dernière année que je suis resté, à avoir le chapeau du parti, et celui de Wali, du gouverneur. De Néma, j’ai rejoint Aleg. Où très tôt, nous avons eu ce problème de Boghé et nous avons presque failli venir aux armes avec les gens du Sénégal. Réunions avec le gouverneur du Fleuve et les préfets de Rosso, Kaédi. Du côté du Sénégal, il n’y avait qu’un seul représentant, un colonel très en cour. Bras de fer dans des conditions particulières, quand pendant deux jours, il nous a tenu tête… j’ai demandé à ce que nous restions seuls entre militaires et je lui ai dit : colonel, si vous êtes venus dans cette intention, qu’à cela ne tienne, faisons tout de suite le procès-verbal suivant et nous rentrons chacun dans son pays … nous n’avons plus rien à ajouter. Evidemment, cela a fait impression et l’officier a été suffisamment intelligent pour revenir sur tout ce qu’il avait avancé et terminer le travail assez correctement. Je suis rentré aussitôt à Nouakchott, et, au ministre d’Etat, chargé de l’Intérieur, à l’époque Ahmed Ould Mohamed Salah, j’ai dit : vous avez les résultats, le Sénégal est là, mais l’affaire va éclater sur la frontière du Sahara. Nous allons l’avoir dans très peu de temps … avec le Sénégal, nous n’avons  aucun conflit, aucun contentieux que nous avons pu discuter. Le Sénégal est mû par un certain mouvement, par une certaine action, un certain conseil…et derrière il y a quelque chose qui se prépare. Méfiez-vous, cela va éclater. Vous verrez… Je suis parti, l’affaire a éclaté pas plus de quatre jours après mon retour à Aleg.

 L’attaque surprise du Polisario sur Nouakchott

 Et cette histoire-là, dès qu’elle a éclaté, on n’a pas trouvé mieux de m’affecter de la circonscription d’Aleg à la direction de la Sonimex, parce que c’était une société qui s’en allait à la dérive et qui tombait en faillite. Et je me retrouve donc directeur général de la Sonimex, il ne devait rester qu’une comptabilité mal fichue et des stocks pratiquement dévastés. Je n’étais pas prêt à faire çà, mais je n’ai pas perdu mon temps, je ne suis resté d’ailleurs que quelques mois. A peine le temps… c’était déjà en 1976… comme par hasard, nous nous trouvons à Nouakchott. Donc, un beau matin, tombent les obus du Polisario, à côté de la Présidence … je venais de rentrer à la Sonimex, je n’étais qu’un civil, et naturellement quand sont tombés les obus, je me suis dépêché à rentrer chez moi, j’avais mes affaires militaires, un petit équipement pour pouvoir m’habiller rapidement, s’il le fallait. Et je me suis dirigé au ministère de la Défense. J’ai trouvé les gens… jusqu’au moment où le ministre a accepté de me recevoir, il voulait me voir d’ailleurs, en me disant : qu’est-ce que vous faites là ? – Je crois que c’est le ministère de la Défense et je ne suis pas encore étranger, je voudrais bien savoir à quoi je peux être utile. Je ne peux pas rester dans cette situation, les bras croisés. – Votre place n’est pas là. Rejoignez l’état-major. Qu’à cela ne tienne, c’est tout ce que j’attendais. Je suis parti voir mes collègues à l’état-major. Je suis entré… je les ai trouvés un peu … le premier qui m’a… c’était l’adjoint, à l’époque c’était Maaouya Ould Taya. Qu’est-ce qu’il se passe ? qu’est-ce que vous faites ? rien. Où est le chef ? A l’époque, c’étaut Hamoud Ould Naji. Il est en train de dormir sur un petit lit.  Qu’est-ce que vous avez fait ? rien.  Nous n’avons rien fait jusqu’ici. Il y a une unité de la garde qui est sortie du côté de… Dans combien de temps, pouvez-vous faire rassembler vos hommes, voilà ce qu’on pourrait faire ensemble, qu’y a-t-il comme officiers présents ? Il m’a dit : d’accord. Je n’avais pas mis les pieds là-bas depuis trois ans, mais je me suis rendu aussitôt près de M. Gallouedec. J’ai besoin de votre avion. Nous avons fait le tour de l’ensemble de Nouakchott, vu la petite unité de la garde qui était alignée dans la sebkha, avec Djeïda. Nous sommes allés plus loin, jusques là où se trouvait le PC du Polisario et nous  avons constaté qu’effectivement il y avait une petite présence, une petite activité de ce côté-là. Je suis rentré donc avec la fin du rassemblement de mes collègues. Ecoutez, nous sommes là, vous ne pouvez pas vaquer à vos activités alors que le pays vient d’être attaqué.  Nous ne savons pas ce qui peut recommencer. Avant la nuit, il faut nécessairement qu’une ceinture de protection soit installée autour de Nouakchott. Et avant dix-sept heures, tous sont partis pour se poster.

 Et tout cela, uniquement par votre autorité morale, sans commandement effectif, légal ?

 Ni légal, ni quoi que ce soit. Naturellement, je ne reste pas derrière les gens qui exécutent. Sur le terrain, du côté de l’armée, il y avait deux ou trois officiers, un artilleur, un commandant de groupement assemblé à partir du disponible des effectifs, la gendarmerie, son chef, ils étaient également sortis. Les gens étaient à leur commandement. Ils n’avaient aucune raison  de démissionner. Et moi… je ne me suis même pas mis en tenue, je suis resté en civil comme je l’étais avec mes archives et mes documents de Sonimex et pas plus.

 Et vous aviez gardé une arme de service ?

 Même pas … mais l’armée était là, il n’y avait pas de problème. Je suis resté deux ou trois semaines, le temps de faire évoluer l’affaire et je me retrouve un soir, convoqué à la présidence de la République.

 Evidemment, les événements du Polisario se précipitaient. Bloqués à Nouakchott, ils se sont retournés aussitôt sur Atar, Zouératte et toute cette période-là.  Et les petites escarmouches contre le train s’accentuaient très fort : ils avaient dû descendre un effectif très important. Nous avons pu faire déclencher l’intervention des Jaguar : ah ! des frappes très fortes, sans lesquelles nous ne les aurions pas freinés. Parce qu’ils étaient entrés très profondément.

 Donc, vous voyez le Président à ce moment-là.?

 Oui, oui. C’est sur sa convocation que nous sommes venus. Moi-même avec un certain nombre d’officiers. Il faut se concentrer et voir ce qu’il se passe. Nous sommes allés rejoindre Atar le lendemain où il y avait des bagarres  permanentes, loin sur tout le Dhar, des attaques sur Chinguetti, sur Ouadane, même à proximité d’Atar. Les gens criaient un peu partout, en disant : vous acceptez le Polisario… le commandement de la région d’Atar était confié à Haïdalla… Haïdalla, les gens… les civils, le taxaient d’avoir une antenne… d’être en termes… on le taxait de n’importe quoi…

 … par sa parenté de naissance

 Me voici de nouveau chef d’état-major. Cela a été au début difficile, mais après cela s’est très bien passé, parce que, d’abord, j’ai été obligé de modifier le dispositif : il y avait une situation très dure à gérer.


La responsabilité du changement

 Mais il se développait tout un autre esprit que je ne cherchais pas à connaître, aussi bien à l’occasion des événements de 1966, qu’à l’occasion de toutes les manifestations qui ont failli nous amener à de véritables catastrophes.… Ainsi, à l’occasion des réformes de l’enseignement à partir de 1965-1966. Elles étaient très contestées entre ceux qui prônaient l’arabisation et le choix par les Négro-Africains d’un enseignement francophone : un méli-mélo inextricable. Face à cette situation, certains officiers, beaucoup, et chaque fois, sont intervenus ou sont venus près de moi manifester, ou bien, en tout cas, essayaient de se dévoiler en disant que cette situation n’était pas supportable, qu’il fallait chercher des solutions rapides et adaptées… qu’il fallait ceci ou cela… je ne leur ai jamais prêté l’oreille, naturellement, à cela car j’ai toujours considéré que la solution doit venir du gouvernement civil en place.

 On vous a prêté des velléités, comme vous le savez, dès 1966…  en liaison, avec Mohamed Cheikh. On vous a fait porter beaucoup de péchés.

 Cette histoire de Mohamed Ould Cheikh m’étonne beaucoup et je me demande en réalité quelle a été l’origine de cette rumeur.

 Quant aux événements de 1966, je me demande ce que serait devenue la Mauritanie si je n’avais pas été là à ce moment précis. Pendant plusieurs semaines il n y avait plus de pouvoir gouvernemental. Pourtant, suite à notre intervention, les choses sont rentrées dans l’ordre.

 Par la suite effectivement, beaucoup a été rapportées sur ce qui aurait été mes intentions. En Mauritanie, si on se base ou si l’on prête l’oreille à ce que les gens sont capables de dire. On se perdrait complètement. Tant mieux, si cette histoire a pu alimenter ou occuper l’imagination de certains pendant quelques temps.

 De toute façon, il y avait des gens qui ne pouvaient pas se tromper autant, ce sont les officiers français qui ont travaillé avec nous jusqu’à la dernière minute. Ils savaient parfaitement ce que chacun voulait et ce vers quoi on s’orientait. Mais je ne vivais pas dans cette ambiance-là… je n’ai jamais rien dit à personne et je ne me suis jamais non plus… et je ne le ferai jamais de ma vie… vanté d’avoir fait ceci ou cela. Je ne voulais rien d’autre que servir mon pays. Rien d’autre, l’essentiel pour moi, c’est que – sur le terrain – les résultats soient là. Il n’y a donc pas du tout de publicité à faire autour d’une quelque vocation ou ambition personnelle, quelles qu’elles soient. Jamais… jusqu’à présent d’ailleurs, je n’ai accepté d’approcher la presse de près ou de loin pour parler de ces choses là.

 

Qu’est-ce donc qui vous a amené à prendre une telle responsabilité ?

 Le président Moktar, moi je l’ai bien connu… je sais une chose. C’est qu’il a toujours agi en pensant à l’intérêt de ce pays. Mais les choses ne sont pas allées dans le bon sens.

 Pour le changement, on peut évoquer toutes les raisons que l’on veut. D’ailleurs beaucoup de bruits avaient couru à ce sujet. Des ministres de Moktar, dont certains amis à moi, auraient déclaré, à la suite de visites qu’ils m’avaiet faites, ou après des voyages que j’ai accomplis avec eux, en tant que Gouverneur de région…. travaillant sur le terrain, sur des choses concrètes… eh bien ! cet homme-là va prendre le pouvoir. Cet homme là a un goût personnel du pouvoir. Certains d’entre eux ont ainsi parlé de moi au président Moktar, se fondant sur ma manière d’agir, d’expliquer l’évolution des événements. Mais, rien de tout cela n’était vrai. D’ailleurs, dans les cercles du pouvoir, et le Président lui-même personne n’avait quelque chose à me reprocher. A preuve, d’ailleurs, j’ai été nommé une troisième fois chef d’état-majaor national, c’était en Février 1978.

 Je n’ai rien à faire du pouvoir.  Par contre, j’ai des vérités devant moi, devant le pays, et ma confiance en Moktar, et mon désir de le voir sortir le pays de cette impasse… ma tristesse de le voir partir sur de mauvais choix, de ne pas dire à ses ministres : Non ! Stop ! çà ne va pas, dans tel et tel domaine, votre façon de faire ne correspond pas à ce qu’il faut pour la Mauritanie. Il ne faut pas obligatoirement partir sur la volonté, ou suivre pas à pas, ou essayer de faire plaisir au Président ou aux ministres en leur disant que ce qu’ils font, est bien, alors que – en réalité – on est parfaitement conscient que çà ne l’est pas.

 En réalité, les raisons profondes du changement opéré résident dans le fait que la machine étatique s’était arrêtée depuis que la guerre avait été déclarée ; que les efforts et le courage humains n’étaient plus suffisants à eux seuls pour poursuivre la guerre ; que le pays commençait à se dépeupler en direction de l’Algérie (appels du Polisario) ou vers le Sud (Sénégal, Mali,…) ; que la SNIM, seule source de financement, n’avait plus de carburant pour les forces armées et les troupes combattantes ; même si les forces armées s’étaient battues jusqu’au dernier homme… comme il leut fut demandé et comme elles y étaient prêtes. Les mécontentements étaient grandissants et à tous les niveaux. 

 Je ne suis pas arrivé à me faire entendre. A la fin… j’avais peur pour la vie de Moktar. J’ai entendu dire… ce sont les officiers qui veulent prendre le pouvoir. Ce n’est pas vrai, c’est une erreur, il n’y a pas d’officiers qui ont voulu prendre le pouvoir … il y en avait qui en éprouvaient l’envie, mais ils savaient que, moi, j’étais là et que j’étais – si vous voulez – le passage obligé. Ils ne pouvaient pas entreprendre, dans cette armée que j’avais constituée à partir de zéro, que j’ai formée… qui est là… ils ne pouvait pas entreprendre la moindre action pour changer quoi que ce soit tant que je n’ai pas accepté de le faire. Mais il a fallu attendre et écouter tout le monde. Dans certains milieux, loin de l’institution militaire, la grogne devenait perceptible. Cela pouvait aller très loin. Certains promettaient de commettre l’irréparable…faire disparaître Moktar à la première occasion.

 Cela, je ne l’aurais jamais accepté de ma vie.

 L’ancien directeur de la SNIM me disait : il faut trouver une formule politique pour sortir de cette crise. Je veux bien mais la guerre était là, les combattants courageux mais de plus en plus démunis. Les dégâts devenaient importants et la solution politique n’arrivait pas. Personne ne refuse le combat, personne ne refuse le sacrifice, mais il fallait un minimum de moyens pour pouvoir faire la guerre.

 Et on ne les avait pas… on ne les avait pas, au départ ?

 … ni à l’arrivée. On n’avait absolument rien du tout.  Le pire, c’est qu’un certain nombre de ministres de cette époque – à ce que l’on dit, ce n’est pas mon domaine et je n’ai pas de vérification à faire – sont  partis et ils ont eu, semble-t-il, des aides très importantes de l’extérieur, dont les forces armées, dont le pays avaient grandement besoin. Personne n’a jamais su ce que ces aides étaient devenues. C’était là aussi l’une des facettes dramatiques de cette guerre.

 Je me suis retrouvé avec des troupes dans cette situation-là, des hommes sur le terrain : je veux bien qu’on fasse ce que l’on peut faire, mais le matériel que nous utilisons, les véhicules, tout avait besoin de carburant. Que me proposait-on ? Réquisitionnez les stocks de la SNIM. Je signais des réquisitions chaque fois, mais au bout de quelques temps, il n’y avait plus de quoi faire fonctionner les trains ni la société. Nous, qui avions besoin d’une liaison en permanence de Nouakchott jusqu’à la frontière, et surtout vers la partie du Sahara que nous supervisions, nous ne pouvions nous permettre d’épuiser par réquisition les stocks de la SNIM. Surtout que la société ne se voyait pas payer une seule facture. Le directeur était là et fasait ce qu’il pouvait… je l’avais souvent dans mon bureau.

 Les troupes étaient dans la misère. La plupart d’entre elles étaient sur le front, isolées, immobilisées depuis des mois. Les combattants étaient là sans voir leur famille, ni pouvoir leur donner quoi que ce soit. C’était vraiment une situation invivable : je n’ai jamais voulu exagérer les choses, mais, ceux comme moi, qui ont vécu les choses de l’intérieur, sur le terrain, savaient que les résultats étaient là.

 Et au moment où se fait l’accord de Madrid et le partage, vous n’avez pas d’opinion ? il y avait une contradiction : on avait soutenu l’autodétermination du Sahara en pensant que ces Sahariens, étant Mauritaniens, vous viendraient, puis ensuite on partage pour un petit morceau, une exploitation commune.

 Cela va survenir complètement en dehors de l’institution militaire.. Jamais, je n’ai été associé ni de près ni de loin, à cette négociation là. Ce sont pratiquement tous des civils qui sont allés mener cela. Et nous, en tout cas, sur le plan militaire, nous n’avons jamais été associés à ces questions d’accord tripartite, à ce qui se discutait avec le Maroc, l’Algérie, etc…

 Pourtant, je ne me suis pas limité à cela. Après des contacts personnels avec Moktar, j’ai essayé d’expliquer… je n’ai jamais réclamé autre chose que des moyens, jamais voulu autre chose ou alors – à défaut de moyens – de quoi faire arrêter, par une décision politique, diplomatique, le carnage qui était en cours.

 

Et cette décision politique, vous l’aviez dans la tête ? vous la proposiez ?

 

… avant le changement ? Non ! Moi, je ne sais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas…enfin, de ce qui ne me regarde pas directement, je me limite à mes propres responsabilités. J’évitais surtout que l’on puisse supposer que j’étais en train de chercher à faire arrêter la guerre parce que je ne voulais pas combattre. Je suis allé, dans des conditions vraiment incroyables, de nuit comme de jour, sans répit, pour justement arrêter tout ce qui pouvait l’être… limiter les dégâts… Non seulement, après m’avoir envoyé dans le nord, on m’a ramené à Nouakchott, mais avant de me ramener d’Atar à Nouakchott, on nous a rattaché tout ce qui était proche d’Atar et de ses environs : Choum, toute cette partie de la voie ferrée et les unités qui s’y trouvaient parce qu’on s’est aperçu qu’avec moi, les moyens seraient bien utilisés et contribueraient à l’effort de guerre… il y a des témoins, tout ce monde qui assistait à cela… il faut parler de cette période-là  avec la mission française, les Jaguar…aucun problème.

 Mieux, quand on est revenu à Nouakchott, après les différentes réunions avec le Maroc au sujet des Comités de défense, l’utilisation des troupes marocaines,… dont d’ailleurs je n’ai jamais voulu, j’ai plaidé pour une meilleure utilisation, encore plus à fond. J’escomptais – et je l’ai dit devant le Roi et le président Moktar –que les unités marocaines qui sont là, deviennent des unités mauritaniennes. Je m’attendais à pouvoir les utiliser de la même façon que les autres. J’ai donc précisé que si ces unités doivent avoir une utilisation particulière, et n’obeir qu’à une hiérarchie donnée, moi – je n’en ai pas besoin.  Vous les retirez immédiatement chez vous, et vous les gardez. Parce que je ne voulais pas du tout que la souveraineté de la Mauritanie soit entachée de quoi que ce soit et qu’une partie, quelle qu’elle soit, puisse, à travers la présence de ses unités, prétendre au commandement chez nous.

 Je suis allé voir le Président. Il faut quand même que vous entendiez les officiers, que vous les voyiez, que vous voyiez un peu dans quelle mentalité ils se trouvent, il m’a dit : bon ! je vais tenir une réunion avec les officiers du front et les commandants de région pour faire le point de ce qui se passe. On tient la réunion, on commence à discuter. Les officiers, la majeure partie des officiers et surtout un certain nombre d’anciens viennent carrément avec des idées, pour le moins particulières, avec un discours différent de celui qu’ils me tenaient… en disant que … ils ne se plaignent de rien. Il est sorti de cette réunion que la seule revendication était la décentralisation des moyens financiers.

En réalité, qu’est-ce qu’on a fait ? tout ce qui était destiné aux régions était confiné entre les mains du commandant de région militaire, il le gérait comme il le voulait. Cela a abouti à toutes sortes d’abus qui ont marqué cette période et terni l’image de l’institution militaire. Ces actes sont indignes et particulièrement pendant cette période. Détournements et autres camouflages de disparitions d’armes et de stocks. Le Mauritanien a toujours eu une imagination fertile.

Pour terminer, nous sommes sortis de cette réunion, à laquelle étaient présents le Président et le Ministre de la Défense,  avec un procès-verbal, certes, mais qui n’avait aucun sens. Ce pourquoi j’avais demandé et organisé cette réunion, n’vait pas été discuté.… pourtant tout le commandement des forces armées était là.

 

Cette réunion, c’est celle du 5 Juillet, ou quelque chose comme çà ? c’est très peu avant les événements, avant le putsch…

 

Le chef de l’Etat n’a pas dit autre chose que : écoutez, il n’y a qu’une seule solution, avec moyens ou sans moyen, nous nous battrons jusqu’au dernier homme. Cela, c’était la conclusion, il n’y avait pas autre chose. Nous nous battrons jusqu’au dernier homme, quelles que soient les conditions dans lesquelles on se trouvait. Voilà … en tout cas, pour moi, la conclusion fut : maintenant, il n’y a plus rien à faire. Pour qui était là, il n’y avait pas de mesures, en vue. Il n’y avait pas de renforcement des moyens parce que les ressources étaient complètement épuisées. Il fallait donc tenter le statu quo. Et … c’est dans ce contexte qu’est intervenue Le Changement.

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Source : BFF dit Ould Keige


ATTENTION DANGER : Bagarre entre clans tribaux a Atar

Une bagarre vient d’être enclenchée entre les 2 clans rivaux de la tribu de Teizegua a propos de qui conduira  la chefferie. Selon le reporter Mourassiloun sur place une bagarre rangée entre les partisans de l’homme d’affaires Ahmed Ould Choueikh et ceux du chef traditionnel Nenneu Ould El Bouss.

Les bagarreurs ont déplié les tentes, enchevêtré  les tapis qui s’y trouvaient, anéanti les équipements d’enregistrement audio ,installe en prélude a la soirée de gala que comptait organiser l’homme d’affaire ce soir.

Le quartier de kanaoil connaît actuellement une situation sociale explosive conduisant la police a intervenir et bloquer des rues entières obligeant les habitants a rester a domicile

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Source : Adrar info

Mali: l’ONU donne son feu vert au déploiement d’une force internationale

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté jeudi à l’unanimité une résolution autorisant, « pour une période initiale d’un an », le déploiement d’une force internationale au Mali.

La résolution ne fixe pas de calendrier précis pour le déclenchement d’une offensive au Nord-Mali afin d’en chasser les groupes islamistes extrémistes qui contrôlent cette région depuis six mois.

Communiqué du conseil des ministres du 20-12-2012

Le Conseil des Ministres s’est réuni Jeudi 20 décembre 2012 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République. Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants:

-Projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt signé le 02 décembre 2012 à Nouakchott entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et le Fonds de l’OPEP pour le Développement International (OFID), destiné au financement du projet d’électrification rurale de la zone d‘Aftout Oriental.

Le financement, d’un montant de 11.93 Millions de Dollars US, soit l’équivalent de 3 512 670 000 UM, a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des populations à travers la réalisation de l’électrification rurale de la zone de l’Aftout Oriental en tant que composante d’un programme intégré de développement dans ladite zone.

– Projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt signé le 16 décembre 2012 à Nouakchott entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et l’Agence Française de Développement (AFD), destiné au financement du projet d’Alimentation en Eau Potable de la zone Aftout Echarghi.

Ce projet vise à assurer l’approvisionnement en eau potable des populations de l’Aftout grâce à la réalisation d’infrastructures hydrauliques de qualité. Il permet aussi d’améliorer les conditions d’hygiène à travers la réalisation de réseaux d’assainissement dans cette zone. Il entre également dans le cadre de la politique d’aménagement du territoire visant à limiter le phénomène de l’exode rural.

– Projet de loi d’habilitation autorisant le Gouvernement, en application de l’article 60 de la Constitution, à ratifier par ordonnance, l’accord de crédit qui sera signé entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social (FADES), destiné au financement du Projet de parc éolien 30 MW à Nouakchott.

– Projet de loi d’habilitation autorisant le Gouvernement, en application de l’article 60 de la Constitution, à ratifier par ordonnance, l’accord de crédit qui sera signé entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social (FADES), destiné au financement du projet de développement des centrales électriques des villes de l’intérieur du pays.

-Projet de loi d’Orientation Agropastorale (LOAP). Sans remettre en cause l’arsenal juridique existant dans les domaines liés au développement rural, les nouvelles dispositions du Projet de loi d’orientation déterminent les orientations politiques importantes dans le domaine de l’agriculture et l’élevage et régissent la mise en place des dispositifs et des outils nécessaires pour l’exécution des programmes et politiques appropriées dans le cadre du processus de promotion et de développement du secteur rural.

– Projet de loi autorisant la ratification de l’amendement au protocole de Montréal relatif à la convention de Vienne sur la protection de la couche d’Ozone, adopté à Beijing, en décembre 1999.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :

– Projet de décret autorisant la dérogation à la procédure d’appel à la concurrence pour une zone de l’offshore peu profond du domaine pétrolier. La présente demande de dérogation est conforme à la loi dans la mesure où elle intègre à la foi la prise en considération de la bonne connaissance de l’offshore ainsi que le respect des conditions d’investissement et de protection de l’environnement.

– Projet de décret portant augmentation de participation de l’Etat dans la SOMAGAZ. Le projet de décret intervient en vue de l’actualisation des statuts de la Société à la suite de la cession gracieuse par l’Etat Algérien de ses actions à l’Etat Mauritanien et permet ainsi de relever la part de détention de l’Etat à 67% au lieu de 34% avant le retrait de la partie algérienne. Sur cette base la société devient de fait une société à capitaux publics au sens de l’ordonnance 90-09 du 04 Avril 1990.

– Projet de décret portant création de l’autorité nationale pour l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction. La création de cette autorité intervient dans le cadre des accords entre les pays membres de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques. Elle aura également en charge d’assurer la liaison et la coordination avec ladite organisation dans les domaines concernés.

– Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret n°2011-168 du 26 juin 2011 accordant le permis de recherche n°1357 pour les substances du groupe 1 (Fer et substances connexes) dans la zone de Guelb Chouayel (Wilaya de l’Inchiri), au profit de la Société Earthston Ressources Mauritania Sarl.

– Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de l’Etablissement d’Exécution des Travaux Réalisés en Matériaux Locaux de Construction (ETR-ML)

– Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de la Société Nationale des Forages et Puits (SNFP).

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre du Développement Rural a présenté une communication relative à la Stratégie du secteur du développement rural Horizon 2025.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère de la Santé
Secrétariat Général

Secrétaire Général, Moussa Ould Hmednah, précédemment Directeur Général de l’Agence Nationale d’Etudes et Suivi des Projets

Ministère de l’Equipement et des Transports
Secrétariat Général

Secrétaire Général, Diagana Mohamedou Youssouf, précédemment Directeur Général du Parc National du Banc d’Arguin

Etablissements Publics

Etablissement d’Exécution des Travaux Réalisés en Matériaux Locaux de Construction (ETR-ML)
Directeur Général, Sidi Ould Ahmed Baba Ould Bebatt, Ingénieur en Génie Civil 

Ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement

Secrétariat Général
Secrétaire Général, Rassoul Ould El Khal, précédemment Conseiller à la Présidence de la République

Direction de la Communication et de l’Audio Visuel
Directeur Adjoint, Cheikh Tijani Ould Baba précédemment Chef de Service du Personnel au même Ministère

Direction de la Coopération et des Relations Extérieures
Directeur Adjoint, Mohamed Lemine Ould Hamed, précédemment Direteur Adjoint de la Presse Electronique

Direction des Etudes et de la Planification
Directrice Adjointe, Houriya Mint Moulaye Driss, précédemment Directrice Adjointe de la Coopération et des Relations Extérieures 

Direction de la Presse Electronique
Directeur Adjoint, Ahmedou Ould Abdallahi Ould Mohameden

Ministère Délégué auprès du Ministre d’Etat à l’Education Nationale, chargé de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des Technologies Nouvelles Cabinet du Ministre

Chargé de Mission, Sidi Ould Ahmed Vall, Titulaire d’un Doctorat en Sciences Islamiques

Ministère Délégué auprès du Premier Ministre chargé de l’Environnement et du Développement Durable

Etablissements Publics
Parc National du Banc d’Arguin, Directeur, Maître Ali Ould Mohamed Salem, précédemment conseiller à la Présidence de la République.


BIRAME DE RETOUR :

Vers 15h30, Mr Birama s’approche des sympathisants et militant de son mouvement en cri de joie de le revoir.

Birama de retour le 20-12-2012_rimweb.info

après un bain de foule, il s’est adresser aux centaines de sympathisant venues nombreux l’accueillir, les militants décident de l’accompagner pour certains a pieds jusqu’à son domicile au pk12, juste avant le départ du cortège il fait un discours de 5mn pour remercier les militants de l’accueil chaleureux qui lui a été réservé (vidéo en cours de montage).

Source : la rédaction

RIMWEB VOUS Y MÈNE EN IMAGES………………….

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La coordination de la jeunesse abolitionniste en Mauritanie : lettre ouverte au SG de l’ONU

La coordination de la jeunesse  abolitionniste en Mauritanie

Lettre adressée aux organisations des droits de l’homme et de la société civile, pour demander la légalité et la justice.

A,

Monsieur le Secrétaire Générale des Nations unis Bankimoon

Au nom de la communauté haratine, nous portons à votre auguste personnalité ce qui suit:

Le ciblage de la communauté haratine majoritaire à travers les vendeuses de tabac, les brasseuses de couscous les vendeuses de légumes, les dockers, les charretiers, les âniers, et les vendeurs ambulants, n’est pas un fait du hasard comme  le veut la campagne propagandiste des outils d’information nationaux du système racial, et ethnicité; l’objectif essentiel n’est autre chose que l’exécution d’un plan d’exclusion fort ancien dont les jalons sont posés depuis la création de l’état mauritanien, en vue de maintenir les haratine au bas de l’échelle socialement, culturellement , politiquement et économiquement pour que ces derniers ne rattrapent pas  le retard  accusé o combien douloureux. La politique intentionnée de tous les pouvoirs qui se sont succédés de n’accorder aucune autorisation Import-export, de bureau de change, de banque; l’expropriation des terrains par des anciens ministres, officiers supérieurs pour les transformer en stations services ou marchés. Cette exclusion et marginalisation  qui dépasse de loin le système ségrégationniste Sud-Africain, dénotant une intention manifeste  de l’exécution d’un plan minutieux  contre les harratines par les  système Beydano –  berbère  que la Mauritanie a connu, ce plan s’exécute lentement  avec une intelligence pointue dont l’objectif est l’écrasement de l’élite Haratine à travers  une campagne aboutissant à leur soumission et manque de crédibilité par des calomnies et paroles obscènes, souvent cette élite finit en prison , au  cimetière  ou au renoncement à la lutte du fait  de la précarité ou d’absence des moyens leur permettant de continuer le refus et la résistance. Cette cruauté arrive parfois même

à l’élimination physique des intellectuels Haratine, comme s’est arrivé au génie Mathématicien Sidi Ould Jaber qui devait préparé son agrégat et qui fut froidement assassiné par les renseignements Beydano-berbere en 1981 en Tunisie et le physicien Bilal ould Youssouf, d’autre sont mis en prison torturés jusqu’à la mort, tels que le docteur Agronome sortant des Universités Américaines Sidi Fall Mohamed Tayvour, , le brillant étudiant Hneydh Aidara ; pour la génération postindépendance on peut citer l’expert économiste véritable moteur de croissance des PROCAPECs Ahmed ould khattri,  le militant droit l’homme président d’initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA)  Monsieur Biram Dah Ould Abeid, qui ont croupis dans les geôles du système raciale et l’ingénieur Sidi Ould Mouloud qui l’est toujours. Dans l’appareil sécuritaire, on peut énumérer beaucoup de victime du racisme d’état à titre d’exemple, le colonnel Amed Saw, et le lieutenant Abdalahi ould Mohamed Ould Youssouf  prématurément mis à la retraite,   le colonel Baby Housseynou qui a échappé à une tentative d’assassinat ce qui l’a amener à fuir en France, le colonel Sidi Mohamed ould Beylil, le colonel  Elhadi ould Sedikh etc…. ; les raisons de ces injustices c’est qu’ils sont des haratines manifestant des estimes pour leurs cousins de race noirs.   L’échelle sociale sur la quelle s’est institué l’Etat mauritanien, encouragé par les chefs des tribus, les personnalités jurisconsultes sortant des mahadras conservatrices et l’assabiya  Beydano-berbères du fait de leur ignorance des sacrés célestes et leur interprétations fallacieuses  et l’explication des versets coraniques pour préserver leurs intérêts sociaux, politiques  et économiques  à créer une société nivelée fondée sur la classe. Cette marginalisation des haratines et l’appropriation du pouvoir par la communauté Beydano-berbère ont contribué à cette situation de précarité des haratine et leur privation de tous leurs droits civiques de la même manière dont se pratiquait la discrimination au Soudan contre nos cousins de race Darfouri. La communauté haratine convaincue que les droits s’arrachent et ne s’offrent pas est plus que jamais prête à payer le prix dans un cadre juridique lui garantissant la légalité et la justice  spoliées  depuis plus de 50 années passées et  ceci même au prix du sacrifice physique. Les élections nous ont montré que les réactionnaires ne sont pas prêts à nous accorder les destinées de ce pays ; ce qui est démontré par les élections 2009-2010 quand beaucoup de Beydane ont abandonné cour de route le candidat haratine Messaoud ould boulkheir parce qu’il est descendant d’esclave, ce qu’il a attesté dans plus d’une interview. La communauté haratine éprise de justice au cas où elle aura les destinés de ce pays  est disposée à travailler avec tous les partenaires dans l’application de l’Etat de droit,la promotion de la démocratie et la justice entre tous les citoyens loin sa couleur et de son appartenance politique, car la citoyenneté est le soubassement de la cohésion sociale.  Les crimes civiques et morale (d’appauvrissement, d’exclusion, et de marginalisation) dont sont victimes les haratine  ne sont plus supportables, ces forfaits atteignent même parfois le segment berbère radical qui sont poussés à l’exil ou mis en prison ( l’ex commissaire aux Droits de l’homme) Mohamed lemeine ould Dadde, Jemal Ould Yessa , Mohamed Oul ebnou, l’onusien Ahmed ould Abdalah, Mohamed Elmoukhtar Chinkhuity etc…..ce qui a amené la nouvelle génération haratine à collaborer avec ces derniers  d’attaches pragmatiques et libérales,  de culture occidentale  égalitaire leur permettant de vivres avec les haratine et les négro-mauritaniens ; ces progressistes finissent souvent en prison dont le cas de Ould Dadde  est le lus probant ou lancé dans les oubliettes comme l’ancien ministre Moustapha ould AEbeidrahmane. Cette politique de précarité, de souffrance et d’emprisonnement des haratines est planifiée pour que les générations montantes soient altérés dans leur élan comme s’est arrivé à feu Sidi fall, l’expert Ahmed ould Khatri, Sidi ould mouloud,  et le militant droit l’hommiste Biram dah Abeid, licenciés de leur travail et privés de leur salaires au point de ne plus pouvoir prendre en charge la scolarité de leur enfants ; de ce fait nous demandons aux partenaires  internationaux le soutien dans notre noble cause pour l’obtention de nos droits :

1-   Nous aider à ce que les enfants hratins soient renforcés dans leurs capacités dans tous les appareils à travers des formations à l’étrangers afin qu’ils accèdent à des grades supérieurs dans l’armée dont ils sont majoritaires mais qui sont complètement exclus du commandement notamment dans l’armée de  terre ,de l’air et de la marine,   et le peu qui  s’y trouve sont victime d’une politique  de midage (retraites anticipées) dont sont victimes des anciens hratins de l’armé

2- la politique d’une discrimination positive dans l’école Polytechnique militaire et dans des spécialités comme la mécanique, l’électricité et l’électronique.

3- la création des projets de développement dans les Adwabas en partenariat avec la société civile, et  le développement des centres de vulgarisation ;

4- Du fait de notre privation des médias aussi bien  publics que privée, dont l’exemple lu plus éloquent est que sur les 4 télévisions et les 4 radios privées sont  toutes possédées par la communauté minoritaire Beydano-Bérbere ;  nous vous demandons de nous former des cadres hratin dans le domaine de la presse et de nous financer des télévisions et des radios Privées

. Ampliation:

*- Le SG des nations Unis,

*- Les Ambassades occidentales,

*- Les organisations et Les Commissariats des  droits de Hommes

 

Source : la coordination

Revue de presse senegalaise du 20 Decembre 2012 par Ahmed Aidara(Wolof)

Revue de presse du 20 décembre 2012